Zoé et les orties

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  • #75843
    Omega
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    Quelques souvenirs, avec Zoé, toujours…
    Il y eut cette fois où l’on se retrouva dans la campagne nivernaise, en pleine nuit. Elle remontait de Marseille, et avait fait un large détour pour s’aventurer près de la ville ou je passais le week-end, comme souvent à l’époque. Il faisait beau, il faisait doux, il faisait nuit, et je résolus de la fesser en pleine nature, dans les bois des environs.
    En fait, la forêt, la nuit, même quand vous estimez bien la connaître car vous y avez déambulé tant et plus au cours des deux ou trois années précédentes, ça ne ressemble plus à ce joli coin de verdure si calme et si reposant que vous avez appris à apprécier. Plus du tout. Ça ressemble plutôt à un endroit mystérieux, presque maléfique, sombre, noir, avec plein de craquements inquiétants qui viennent renforcer le bruit déjà menaçant du vent dans les arbres. Brave et fiérot, je l’ai emmenée dans la forêt. Pas loin. On a rebroussé chemin. Je maintiens que l’idée était bonne. Ce sera pour dans une autre vie. La fessée eut lieu, rassurez-vous. Dans sa voiture. Moins mémorable, je pense. On ne s’en souvient que parce qu’elle en a remplacé une de potentiellement plus remarquable.
    Un jour, à la fin du printemps, j’entrai chez Zoé de mauvaise humeur. Une mauvaise humeur surjouée mais pas  inventée. Évidemment, Zoé ne s’inquiéta pas une seconde de cette mauvaise humeur, après tout, elle n’avait rien à se reprocher, n’est-ce pas? depuis la dernière fois! Elle n’avait pas été insolente envers moi, ni désagréable envers son entourage. Elle n’avait pas volontairement laissé un tas de fautes dans les deux mails qu’elle m’avait écrits : elle avait juste manqué de temps pour relire. (“Et tu vas pas te plaindre, encore? Quand je ne t’écris pas tu n’es pas content, quand je t’écris tu n’es pas content… Comment tu veux que je fasse, moi?”). Elle n’était pas dans le rouge à la banque, alors qu’on n’était que le 17 juin… Elle ne venait pas de perdre quatre points sur son permis pour avoir grillé un feu. Non, rien de tout ça, évidemment. Donc elle était sereine. Elle eut tout de même la politesse (plutôt la curiosité) de s’enquérir des causes de cette peu fréquente irascibilité affichée.
    -Quelque chose ne va pas? Tu es tout énervé!
    -Ben non, ça va pas trop.
    Je lui montrai ma main.
    -Euh… Oui?
    -Regarde, là, au-dessus du pouce.
    -Quoi, ça? Les deux misérables piqûres de moustique? Tu vas pas me dire que ç’est ça qui te rend aussi désagréable!
    -Je suis pas désagréable, je suis énervé! Et en plus c’est de ta faute!
    -Tu te fais piquer par un moustique, et c’est de ma faute?
    -Ce ne sont pas des piqûres de moustique.
    Je fouillai dans mon sac à malices (j’avais abandonné l’attaché-case depuis quelques temps). J’en sortis des feuilles de papier journal, plus ou moins chiffonnées.
    -Oui, c’est de ta faute. Tout en l’observant, j’étalai les feuilles sur la table, faisant apparaître un magnifique petit bouquet de végétaux, bien verts. Je la vis blêmir.
    -Quel est le lien entre cette herbe et tes piqûres de moustique? dit-elle en s’éloignant des effrayants végétaux.
    -Ce n’est pas de l’herbe, et tu vas t’en apercevoir tout de suite. Tu t’es conduite comme une écervelée récemment. Et le terme est faible. Alors j’ai résolu de passer à la vitesse supérieure.
    -Quoi? Qu’est-ce que j’ai fait encore?
    -Zoééééé….!
    -Quoi, encore!?
    Comme à chaque fois que la punition approchait, la sympathique jeune femme souriante devenait un être boudeur, agressif et buté.
    -Ce qu’il y a, ENCORE, c’est que je viens te montrer ce que je pense de ton comportement récent. Et je crois que tu vas t’en souvenir.
    -Mais je n’ai rien fait!
    -Ah non? Toujours ton problème de mémoire… Je propose que tu ailles au coin, un bon quart d’heure, et que tu réfléchisses à ce que tu as fait, et à ce que tu n’as pas fait.
    -Pourquoi j’irais au coin?
    -Parce que tu  as besoin de quelques minutes d’introspection pour voir si par hasard tu n’aurais pas fait “quelque chose”.
    -Pas besoin, je suis sûre de moi. Tout va bien, merci. Je n’ai rien fait. Tu veux un verre de jus de fruits?
    -Non, je veux que tu ailles réfléchir au coin.
    -J’irai pas.
    Sur un ton définitif, accompagné de sourcils froncés, et les bras croisés. Typiquement Zoéesque.
    -Pfff, tu m’exaspères. Tu sais bien que cela ne sert à rien, que tu ne gagnes que le plaisir de m’énerver, ce qui te vaudra quelques claques de plus sur tes jolies fesses.
    -Pourquoi tu me fesserais? Je n’ai rien fait!
    Ma patience étant plus limitée que son entêtement, je m’approchai d’elle, la saisis par le bras, la fis tourner sur elle-même pour qu’elle me présente son verso et assénai une claque puissante sur ses fesses protégées par un jean noir.
    -Ça va pas non?
    Sans prendre la peine de lui répondre, je l’entraînai vers un coin de son appartement qu’elle connaissait bien. Le coin, justement.
    -Tu ne bouges pas, tu réfléchis à ce que je t’ai dit.
    -Non. Et elle retourne vers le frigo…
    Franchement, je m’y attendais. Mais c’est quand même toujours énervant.
    -Zoé?
    -Quoi, encore?
    -Tu sais ce que c’est l’herbe que j’ai ramenée pour toi et qui me vaut ces démangeaisons au dessus du pouce?
    -Non.
    -OK. Je crois que tu mens, comme d’habit…
    -Je ne mens pas!
    -OK. Alors je vais t’éclairer. Je me suis piqué en ramassant des orties, juste avant de venir.
    -De la soupe d’orties en juin? Et je ne sais pas la faire… Tu sais faire ça, toi? Ça m’étonnerait. T’es pas encore tout à fait assez vieux pour en manger. Il te reste même encore des dents.
    -Zoé… Pourquoi tu aggraves ton cas?
    -J’aggrave rien.
    -Donc, disais-je avant que tu m’interrompes impoliment, ce sont des orties. Que j’ai ramassées parce que tu as fait tellement de bêtises ces derniers temps, que je voudrais te faire comprendre que tu as vraiment dépassé les bornes. Et que ta fessée sera une fessée aux orties.
    -T’es complètement malade!
    -Zoé. Tu vas au coin, immédiatement, réfléchir à ton comportement de ces dernières sem…
    -Non
    -… semaines sinon en plus d’être fessée aux orties, une fois la fessée terminée, je garnis ta culotte avec de belles orties bien fraîches et tu passes la soirée les fesses bien au chaud.
    -Ça va pas, non?
    -Si très bien.Cinq… Quatre… Trois… Deux
    -Ok
    Elle est allée se positionner à l’endroit désiré.
    -Réfléchis bien à ce que tu as fait. Je passe t’en parler dans quelques minutes.
    Je me suis installé sur le canapé, j’ai feuilleté deux ou trois magazines qui traînaient sur la table basse et je suis allé voir Zoé.
    -La mémoire t’est revenue?
    -Non.
    Elle a voulu quitter son poste d’observation de la jointure de deux de ses murs. Je l’ai attrapée par le bras, l’ai remise à sa place, ai déboutonné son jean, l’ai descendu un peu, au-dessus de ses genoux, où il fut rejoint par l’habituelle culotte en coton.
    -Réfléchis bien. A ce que tu as fait, et à ce qui t’attend si tu continues à te foutre de moi, lui murmurai-je à l’oreille.
    Elle n’a rien rétorqué. Quelques minutes plus tard, je l’ai appelée depuis le salon où je m’étais à nouveau réfugié.
    -Tu as quelque chose à me dire?
    Je l’ai entendue bouger, elle s’est avancée vers moi les joues rouges, les yeux pas rieurs du tout. Un regard de colère et d’humiliation. Elle faisait de tout petits pas, entravée qu’elle était par le jean.
    -Tu as quelque chose à me dire?
    Le regard baissé, les mains le long du corps, mais je sentais qu’elle était vraiment nerveuse.
    -Je suis désolée
    -Oui, comme souvent, sans que ça ne change jamais rien à ton comportement.
    -Je suis désolée, mais je n’ai rien de plus à te dire que tu ne saches déjà. Je ne t’ai rien caché. Alors il n’y a pas de quoi me punir.
    -Je suis content d’apprendre qu’il n’y a rien de PLUS! Il y en a déjà assez, non?
    -…
    -Non?
    -Oui, mais je t’ai déjà tout dit, et je t’ai dit que je ferai attention, à l’avenir.
    -Qu’est ce que tu m’as dit? Pour la banque?
    -Que je suis dans le rouge à la banque.
    -Pourquoi?
    -Parce que je pensais que le 13 ème mois était versé en mai, mais c’est en juin. Et que j’avais anticipé en m’achetant une bague magnifique. Regarde comme elle est belle, ajouta-t-elle en avançant sa main gauche.
    -Que m’as-tu dit d’autre?
    -Elle est belle, hein? Elle valait la peine, c’est une super-affaire
    -N’aggrave pas ton cas. Qu’as tu dit d’autre? Le permis?
    -J’ai grillé un feu. Enfin, les flics disent que j’ai grillé un feu, mais c’est pas vrai. Il était bien mûr, mais je ne l’ai pas grillé.
    -La police a menti?
    -Oui! Je te jure.
    -Et il faut que ça tombe sur toi.
    -Oui, je ne mérite pas ça…
    -Il te reste combien de points?
    -Cinq, je crois.
    -Qu’as tu dit d’autre? Le voisin?
    -Le voisin est un con, il me cherche en permanence. Il m’a trouvée, c’est tout.
    -Et plus exactement?
    -D’accord, j’aurais pas dû le traiter de connard, à pleins poumons, dans la cage d’escalier.
    -Nous sommes d’accord.
    -Mais c’est vraiment un connard.
    -Zoé, arrête.
    Elle était moins tendue, son regard était apaisé. Elle était toujours aussi jolie, le pantalon et la culotte aux genoux, le chemisier descendant toujours trop bas, mais compensant par un magnifique décolleté.
    -Rien d’autre? repris-je. Et on ne s’étendra pas sur ces mails.
    -Non, rien d’autre.
    -Tu sais ce que je vais faire maintenant?
    -S’il te plaît, non! Pas les orties.
    -Bien sûr que si, dis-je en me levant. Je pris un gant en plastique dans mon sac, puis une poignée d’orties. Viens maintenant. Je m’assis sur le fauteuil, et désignai mes genoux, de ma main non-gantée.
    Elle ne dit rien, se contentant de secouer la tête. J’attendis. Son regard accrocha le mien, elle s’approcha doucement.
    -Pas longtemps hein, s’il-te plaît?
    -Autant que je le jugerai nécessaire.
    Elle s’installa en travers de mes genoux. Les orties commencèrent aussitôt à caresser ses fesses. Ce fut plus court que d’habitude. Elle ne dit pas un mot.

    #75908
    Anonyme
    Inactif


    Pauvre zoé, je comprends sa peur et sa douleur des orties pour en avoir reçue une aussi, il y a quelques temps…

    #75910
    Nush
    Maître des clés


    Un récit intéressant, bien construit.

    Attention: on ne le dira jamais assez mais à part en ‘fantasme’ ne jamais utiliser les orties (ou d’autres plantes) sur la peau pour une punition.
    C’est urticant et si cela touche une plaie, même invisible à l’œil nu, cela peut rapidement s’infecter.

    Car le feu qui me brûle est celui qui m'éclaire .

    #75914
    Snakeye
    Participant


    Attention: on ne le dira jamais assez mais à part en ‘fantasme’ ne jamais utiliser les orties (ou d’autres plantes) sur la peau pour une punition. C’est urticant et si cela touche une plaie, même invisible à l’œil nu, cela peut rapidement s’infecter.

     

    Merci pour cette précision. Je ne le savais pas pour ma part.

    Même si cette pratique ne m’attire pas vraiment.

    Plaisir d'offrir, joie de recevoir

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