Une histoire de serrure

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  • Ce sujet contient 5 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par leloveboat, le il y a 4 mois.
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    • #60755
      Chess
      Participant


      A la demande de quelques personnes du forum suite à mon passage sur le chat d’hier, j’ai décidé de coucher par écrit ma palpitante aventure d’hier en compagnie de mes deux fesseurs préférés. Il n’y a pas de fessée dans la première partie mais beaucoup de fous rires et d’affection partagée. Promis, je vous raconte la fessée dans la deuxième partie.

       

      Parfois le petit monde rose auquel nous appartenons ne se résume pas à une séance punitive. Il arrive que nous partagions des moments de vraie vie.

      Et c’est ce qu’il s’est produit ce samedi. La veille, j’avais appelé mon ancien fesseur, appelons le N pour préserver son “anonymat”, bien que beaucoup ici le connaissent, afin qu’il m’apporte un nouveau barillet pour ma porte d’entrée. Plein de bonnes intentions mais pas en très grande forme, il a proposé de me le changer. Puis il est reparti, me laissant la porte non verrouillée. J’ai mis du temps avant de tester la serrure et c’est là toute mon erreur. Car lorsque je la testais enfin, je m’aperçus qu’elle ne fermait plus. Paniquée, j’écrivis à N pour qu’il me dise quoi faire. Il me répondit qu’il reviendrait le lendemain. Et donc quoi, j’allais passer la nuit avec ma porte ouverte ?

      J’écrivis ensuite à mon Mentor, Z. Sa réponse ?
      “LOL !…”
      OK, j’allais passer une mauvaise nuit.

      Le lendemain matin, de bonne heure et de bonne humeur, N repassa chez moi. Il constata qu’effectivement, le pêne dormant ne sortait plus. Foutu pour foutu, il eut la brillante idée de démonter toute la serrure.
      Une heure plus tard, alors que je l’observais religieusement, il m’avoua dans un rire qu’en vrai, il ne savait pas du tout ce qu’il faisait et qu’il ne savait pas remonter l’ensemble. Je commençais à paniquer.
      – Mais… Vous avez pris des photos au moins ?…
      – Tu sais à qui tu parles ? Me dit-il dans un rire.
      Dans ma tête, ça aurait mérité une fessée.
      Je commençais à me demander comment j’allais bien pouvoir faire rentrer un serrurier dans mon budget.

      Z suivait l’avancement de la situation de loin. Il me dit que si N n’y arrivait pas, il viendrait. Je lui annonçai que ça ne servait à rien, N n’ayant pas pris de photos de l’ensemble, ne sachant pas la remonter. Il me fit promettre de ne pas appeler de serrurier avant son arrivée et sauta dans sa voiture pour nous rejoindre.

      – Non mais tu le sais, il ne faut pas me demander de bricoler, je suis une catastrophe. Changer un barillet, ça je sais, mais remonter une serrure… Franchement… Par contre je suis doué pour la démonter.
      – J’avoue, c’est un beau travail, toutes les pièces sont démontées, on ne peut même pas deviner où elles allaient.

      Je cherchais désespérément des photos de serrure sur Google, ne reconnaissant rien. Je cherchais un serrurier. Z arriva, sa boite à outils sous le bras. Il me fit un câlin puis alla saluer N et se mit au travail sans plus de tergiversations. Il me lâcha tout de même ceci :

      – Qu’est-ce que tu fais là à regarder ? Tu n’as rien à faire ? Ranger ta cuisine par exemple ?

      Je dois avouer que je m’étais légèrement relâchée sur le rangement. Ça sentait de toute façon la sanction, aussi je m’enfuis discrètement pour aller promener le chien et surtout me faire réconforter par Ame.masculine qui suivait la situation de loin, dépité que N ait démonté une serrure sans même prendre en photo le mécanisme monté.

      Quand je revins, N s’avouait vaincu dans un éclat de rire et prit congés. Je le remerciais pour sa participation. Cela faisait déjà 3h qu’il y était. Il partit en pouffant de rire. Me voilà seule avec Z qui me rappela encore que j’avais des corvées à faire. Décidément, la sanction se rapprochait. Du coup je m’excusai et allai faire une sieste.

      A mon réveil, Z y était toujours. Je lui demandai si je pouvais appeler un serrurier maintenant. Il me répondit que d’abord, il allait fumer la cigarette de l’espoir, puis qu’ensuite il se remettrait au travail, et qu’enfin, il savourerait le café de la victoire. Je lui laissai donc une chance. Une heure plus tard et de multiples démontages remontages plus loin, il y parvint enfin. Je lui fis un gros câlin.

      – Et maintenant je vais boire le café de la victoire !

      Message pour N : Z vous informe que pour vous avoir ainsi sauvé les fesses, ça mérite bien une bonne bouteille de rhum.
      (voire deux, une pour moi aussi, promis, je ne le couperai pas cette fois-ci)

      – Mais tu n’as toujours pas rangé ta cuisine ?? Tu as fait quoi pendant tout ce temps ?

      J’ai prié.

      Z prit congé, me promettant de revenir le lendemain vérifier si j’avais bien travaillé.

      Donc voilà, à la question combien faut-il de fesseurs pour changer un barillet, la réponse est 2, pendant environ 5h !
      On félicite quand même Z pour son acharnement largement payant.

      Quant à moi ? Depuis hier, j’ai continué ma sieste. Z doit revenir ce soir, je vous raconterai comment ça s’est passé pour mes fesses. Je vous laisse, j’ai une cuisine à ranger.

      (A suivre)

       

       

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      Chat sauvage ayant trouvé une main pour la guider.

    • #60765
      Zato
      Participant


      Voilà un récit amusant, on sent le vécu…

      Une phrase m’interpelle cependant et fait rebond à une conversation que j’ai eu hier soir…

       Parfois le petit monde rose auquel nous appartenons ne se résume pas à une séance punitive. Il arrive que nous partagions des moments de vraie vie.

      Dans le modèle que nous avons choisis, le mode de fonctionnement qui nous est cher, qu’est ce donc que “la vraie vie”?  Voilà une question que je me pose quelquefois alors que pour moi, la frontière est très floue. A partir du moment où elle m’a demandé d’être son mentor, il n’y a plus cette notion “d’à coté” pour moi. Quelles que soient les circonstance, elle est ce qu’elle a choisi d’être. D’autres avis, d’autres orientations?

      Sinon, il est clair que l’auteure (quel drôle de mot en vérité) méritait bien sa sanction et il me plait d’imaginer que, toutes affaire cessante, Z. aurait dû s’en acquitter, de plus je dois dire que de belles traces de mains graisseuses sur un joli cul blanc aurait été, en plus de l’objectif escompté, du plus bel effet esthétiquement…

      Mais il est des moments ou l’esprit, concentré sur de mystérieux mécanismes et sur des rouages énigmatiques ne peut se laisser distraire… un choix cornélien en vérité.

      Bon, elle ne perd rien pour attendre visiblement donc… Que le Rhum coule à flot.

      Et si, certains parmi vous, messieurs, envisageaient d’un jour attacher votre vilaine avec de solides chaines maintenus par de gros cadenas avant de la punir ben…. Je peux vous donner maintenant quelques modestes conseils…. sur la serrurerie 🙂

       

       

      • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois par Zato.
    • #60767
      Chess
      Participant


      Il est vrai que dans notre façon de vivre la discipline, il s’agit d’un mode de vie et non pas de séances. Cette réflexion faisait écho à ce que me proposent parfois certains messieurs, qui ne réalisent pas la chance que j’ai de partager bien plus que de simples épisodes claquants.

      Chat sauvage ayant trouvé une main pour la guider.

    • #60776
      maître fesseur
      Participant


      Joli récit mais quelle aventure bravo

    • #60778
      Chess
      Participant


      Je vous avais promis le récit de la fessée qui suivit. La voici.

       

      Monsieur arriva quelques minutes avant le couvre feu. Dans un élan de zèle, je finissais de ranger mon salon avant son arrivée. On s’embrassa et je lui proposais un apéritif. Je nous servis deux verres de rhum.

      Nous parlâmes, parlâmes de tout et de rien, alors que la tension augmentait de mon côté. Je savais au fond de moi que la sanction allait tomber. J’avais presque envie à ce moment là de me mettre à genoux et de lui demander de me punir pour mes fautes. Mais il savait très bien quel effet me faisait cette attente. A moment donné, n’y tenant plus, je me rendis sur ses genoux pour l’enlacer et le couvrir de baisers. Il comprit que j’avais trop attendu et me parla de mes péchers.

      J’avais pourtant fait le tour de la cuisine plusieurs fois. De toute évidence, j’aurais dû continuer la sieste plutôt que de m’embêter à nettoyer. Car bien sûr, ça n’était pas assez bien fait. Mais nulle volonté de ma part, je ne suis juste pas douée pour les arts ménagers.

      Et puis d’autres broutilles… Des retards dus à la fatigue. Un ménage pas fait. Et surtout… Un refus de ma part de faire mes exercices de kiné.

      Cette dernière bêtise en particulier était un point sensible entre nous. Mon manque de motivation était dû en partie à la fatigue, mais aussi à de la fainéantise. Au bout de plusieurs années à faire de la rééducation, on finit par se lasser. Et puis, ça allait plutôt bien depuis quelques temps. Alors, pourquoi perdre son temps et son énergie à pédaler sur un vélo d’appartement ou à porter des poids alors que je pouvais juste m’enfouir sous mes animaux devant une bonne série télé ?

      Je savais néanmoins que ce travers méritait rectification. Mieux, j’en appelais à sa sévérité pour me remettre dans le droit chemin.

      Il ferma le rideau, s’assit sur le canapé. Je décidai d’assumer ma punition sagement et me plaçai à sa gauche, prête à offrir mes fesses à sa main intransigeante. Je m’allongeais entre ses genoux. Il ne fallait pas que je ramène ma main en arrière pour me protéger pendant la fessée, aussi j’enfouis ma tête dans mes bras, honteuse et repentante. Il commença à me claquer les fesses, de façon assez modérée, caressant ma peau rougie entre chaque claque. Il me fit la leçon. Je pris sans le vouloir une voix d’enfant pour lui répondre. Oui, je ferai des efforts cette semaine. Oui, je serai sage.
      J’étais à sa merci, dans l’acceptation de la douleur, de la honte, réclamant presque que sa main continue à me battre pour que la sensation de culpabilité disparaisse. Oui, je n’avais pas assuré cette semaine, je le savais, et je voulais m’en faire pardonner. Il s’arrêta. M’ordonna de me relever.

      Je savais que je n’allais pas aimer la suite. Nous avions une punition particulière pour tout ce qui avait trait à la santé. Une fessée dans une position bien particulière, très douloureuse. Une fessée en position diaper, la peau tendue, offerte à ses coups. J’en tremblais presque. Il m’ordonna de prendre la position. Je m’allongeai sur le canapé, relevai mes jambes, les tenant derrière les genoux avec mes bras. La première claque tomba. Je fermais les yeux avec un gémissement. Ça faisait terriblement mal. Bien plus qu’en travers de ses genoux. Puis la deuxième. La troisième. Je criai. Puis criai encore à la suivante. Suppliai. Me débattis. Sa voix sèche m’enjoint à reprendre la position. Je m’exécutai, offrit mon cul à la prochaine claque qui me ferait hurler de plus en plus. Qu’est-ce que je détestais cette position. Il n’insista pas longtemps, sachant que la leçon était largement intégrée. Il me menaça néanmoins d’utiliser un instrument la prochaine fois dans cette même position.

      Je reniflai un peu, les larmes avaient coulé pendant cette deuxième fessée particulièrement appuyée. Il me fit me relever et venir m’asseoir à ses côtés. Je me jettai littéralement dans ses bras pour être réconfortée. Paradoxalement, entre mes cuisses, j’étais trempée.

      Plus tard, je fis mon temps de vélo d’appartement quotidien en grimaçant du frottement de la selle contre l’intérieur de mes fesses, meurtries par les claques de la deuxième fessée. Je le fis de moi même, sans qu’il n’y ait besoin de me le rappeler. La leçon avait été assez dure pour ne plus jouer avec ma santé.

      Nous sommes un peu plus tard dans la soirée. Comme toujours, Monsieur s’est endormi dans le canapé. Je l’observe débordante d’affection pour cet Homme qui m’apporte tant d’amour et de protection. Pour cet Homme capable de faire tant de route pour venir me secourir au moindre problème.

      Oui, nous avons créé notre propre mode de vie. Il implique un quotidien, rythmé par notre dynamique de Mentor/élève. Je m’efforce de faire mieux, toujours mieux, sous son égide bienveillante et sévère. Je m’efforce de le rendre fier, de lui apporter comme il m’apporte. Il s’efforce pour sa part de me guider au travers des objectifs que je me fixe. De me pousser à les atteindre, même quand je n’en ai plus envie, ou quand je faiblis. En dehors de cela, nous vivons. Nous nous baladons, nous échangeons, nous bricolons, nous cuisinons, nous nous aimons.

      Pour moi, la discipline est bien plus que la concrétisation d’un fantasme de mentorat. C’est mon quotidien, ma réalité. Nous ne nous forçons pas, nous ne jouons pas, nous n’incarnons pas, nous sommes.

      Alors, quand vous me branchez pour me donner une bonne fessée, relisez ceci. La barre est haute. Seriez-vous capable* ?

       

      *de remonter une serrure démontée à la barbare ?

      • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois par Chess.

      Chat sauvage ayant trouvé une main pour la guider.

    • #60782
      leloveboat
      Participant


      Quelles aventures pour un dimanche …

      Skipper pour aventures salées ...

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