Si elle savait, elle ne voudrait plus de lui…

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6 sujets de 1 à 6 (sur un total de 6)
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    Messages
  • #55100
    Léonora
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    Enfin un peu de calme et de tranquillité. Cela faisait très longtemps, que je n’avais pas pris le temps de me poser dans le parc. Il fallait dire qu’entre les études et le travail, je n’avais pas vraiment eu le temps.

    Le plus drôle, c’est qu’à mon entrée à l’université, lorsque je cumulais deux jobs en plus de mes études, je prenais le temps de venir dans ce parc. Certes c’était pour y réviser, mais quand même.

    Ce qui avait changé ? Le fait que l’université mette en place un système de tutorat et que, la plupart de mes professeurs ont voté pour ma candidature. Honnêtement à l’époque, pour moi cela n’avait aucune importance. De toute façon, même si l’université me sélectionnée, il n’y avait aucune chance pour que mon profil intéresse ne serait-ce qu’un seul des tuteurs. Donc, quand j’ai été sélectionnée, j’ai répondu « Génial ! » avec un sourire feint et je suis partie travailler.

    Le jour du « choix », j’ai bien faillis arriver en retard. Il faut dire que, je terminais le travail à 13H et que la réunion débutait à 13h30 pile. Et qu’il me fallait, 25 min pour faire le trajet entre les deux. Je suis arrivée à l’heure. Les cheveux ébouriffés, essoufflée comme si je venais de faire un marathon mais à l’heure.

    Je me suis installée dans le fond de l’amphithéâtre et j’ai sorti mes cours. Après tout, la pièce était climatisée et, j’étais convaincue que, je serais de toute façon la dernière personne prise. Il n’y avait que des grandes pompes des affaires et du droit, alors bon, moi qui n’était qu’une pauvre fille d’ouvrier…

    Je vous laisse imaginer ma surprise (et celle de mes camarades), quand ce fut mon nom qu’on prononça en premier. Ma surprise fut encore plus grande quand, je découvris qui, m’avait choisi comme pupille. David Stanton, mania des finances et commercial de génie, son entreprise était une des plus fructueuses au monde. A, à peine trente ans, il avait réussi et fait un parcours des plus impressionnants. Je savais qu’il serait un des tuteurs présents, vu que ce n’était pas sa première fois. Par contre, il ressemblait à quoi ce type ? Non parce que, autant j’avais travaillé son parcours pour un de mes cours, autant, je n’avais aucune idée de la tête qu’il avait. Le professeur me désigna un siège vide à côté d’un homme. Bon quand il faut y aller, faut y aller.

    J’ai descendu l’estrade et me suis dirigée vers la place. L’homme qui me regardait de haut en bas était grand, brun, une carrure athlétique et une aura clairement dominante. C’était bien ma veine.

    A la fin de la réunion, nous nous sommes dirigés vers mon appartement. A son air refroidi devant mon petit studio, je lui ai dit qu’on n’était pas tous millionnaire. Son regard est devenu subitement dur et ses mains se sont crispées. Sa réponse m’a laissée bouche bée : «  Je le sais bien Alexandra, c’est bien pour cela que je vous ai choisi ». Vous voulez répondre quoi à cela ? A l’époque, j’ai pris mes affaires et je l’ai suivi.

    Quand nous sommes arrivés chez lui, il m’a fourni tout se dont j’avais besoin. Une chambre deux fois plus grande que mon studio, entièrement équipée, avec un grand bureau de travail et un ordinateur portable. J’ai bien essayé de dire que c’était beaucoup trop, mais cela a eu autant d’effet que de souffler sur une montagne. C’est-à-dire, aucun.  Il a ajouté la voiture et une carte bleue à la liste. Tout cela en disant, qu’il ne pouvait pas laisser sa pupille aller en cours en bus et habillée avec des habits de seconde main. A ce moment-là, je lui aurais bien collée ma main à la figure. Je lui en ficherai moi des habits de seconde main !!!

    Après trois semaines de cette nouvelle vie, j’avais repris des formes. Il faut dire que passer d’un demi-repas pris sur le pouce à trois repas par jour, cela change tout. J’étais aussi subitement devenue très populaire. Être la protégée de David Stanton, y avait été pour beaucoup. Le truc, c’est que j’ai vite perdu pied dans cette vie universitaire, inconnue jusqu’alors. Les invitations, les sorties, les soirées, etc… Et, quand sont arrivés les partiels, cela s’est ressenti. Je ne les avais pas loupés, mais il ne fallait pas compter voir un « A », sur les résultats.

    Ce fut le soir du dernier partiel, que je fus convoquée par David. C’était une première. Entre son travail et mon emploi du temps, on se croisait à peine. Je toque donc à la porte de son bureau et entre, après en avoir reçu l’autorisation. En face du siège où, je pris place, se trouvait une enveloppe et posait dessus,  une petite boîte.

    • Comment se sont passés des partiels ?
    • Plutôt bien. Ils ont été plus compliqués que prévu. Dis-je en rougissant
    • Je vois. Ta nouvelle vie t’a perturbée.
    • Je vais jouer carte sur table Alexandra. Si je t’ai choisi, c’est parce que je savais que tu avais les capacités et la volonté de réussir. Maintenant, à toi de voir ce que tu souhaites. Nous pouvons continuer notre tutorat tel qu’il est actuellement. Ou bien, je peux t’aider à atteindre l’excellence. Mais pour cela, il faudra que tu acceptes mes règles et ma discipline.
    • Je comprends. Je suis désolée.
    • Tu n’as pas à être désolée. Je suis certains que tu réussiras et je t’aiderai, qu’importe la méthode que tu choisis. Je ne te demande pas une réponse tout de suite. Dans l’enveloppe en face de toi, se trouve le contrat de discipline que je te propose. Si tu décide de choisir cette option, tu devras signer ce contrat et mettre le pendentif se trouvant dans cette boite. Si tu choisis l’autre option, tu me rends tout, tel quel. Je te laisse jusqu’à dimanche soir pour me donner ta réponse.
    • Très bien.

    A ce moment-là, son téléphone sonna et il dut décrocher. Je sortis de son bureau avec l’enveloppe et la boîte, que j’allais déposer dans ma chambre, avant de rejoindre Sonia pour le dîner. Sonia était l’intendante de la maison. Nous nous étions liées d’amitiés et je mangeais la plupart de mes repas avec elle.

    Mon week-end fut très perturbé. La proposition de David me faisait peur. Encore plus après avoir été regarder sur le net à quoi correspondait l’ « éducation anglaise ». Mais après, ce n’était qu’une question de règle et si, je voulais avoir un bon travail plus tard, sortir major de ma promotion serait un grand plus. Le dimanche soir, j’ouvris la boite et en sortie le pendentif. Une chaîne en argent avec à son bout, un « A » serti de petites pierres rouges. Je priais pour que ce ne soit pas des rubis, mais bien des breloques. Je me suis dirigée vers son bureau et découvris avec stupéfaction que, celui-ci était ouvert. J’entendis un « entre », ce que je fis. David referma la porte de son bureau et m’invita à m’asseoir. Je déposais les papiers signés sur le bureau et repris ma respiration. Il s’installa à son bureau et m’examina.

    • Ah ce que je vois, tu as choisis la voie de l’excellence.
    • Oui, je pense que c’est le mieux.
    • Et tu sûre de toi Alexandra ? Parce qu’il n’y as pas de retour en arrière. Ce contrat t’engage pour un an.
    • Sûre à 100% non. Mais que c’est la meilleure des solutions, oui. Et puis, si je respecte mes engagements et vos règles, je ne risque pas grand-chose. N’est-ce pas ?
    • Tant que tu suis mes règles et respecte tes engagements, tu ne risques rien et comme je te l’ai dit, je te soutiendrais et t’aiderais. Par contre, si tu manques à une des règles ou engagement, je serais intransigeant et sévère avec toi.
    • Je comprends parfaitement et je sais ce que j’ai signé.

    David attrapa le contrat et le signa. Après l’avoir rangé dans un tiroir, il vint s’asseoir en face de moi sur son bureau. Sa main attrapa mon menton et il me força à le regarder.

    • Te connaissant, je suppose que tu as fait des recherches (je hochai la tête). Bien, sache que si le châtiment corporel est une composante de la discipline que je t’ai proposée, il n’est pas la seule. Je ne compte pas m’en servir à tout va, bien au contraire. Je compte bien te faire craindre cet aspect. Autant, je n’aurai aucun scrupule, à te mettre une claque sur les fesses pour te rappeler à l’ordre, autant, chaque fois que tu recevras une fessée punitive, cela sera mûrement réfléchi et parce que tu auras dépassée les bornes. Est-ce que c’est clair pour toi ?
    • Parfait, mais histoire que tu n’ais aucun doute, j’aimerai que tu ailles ouvrir la petite armoire qui se trouve à droite derrière moi.

    Je me suis levée, en étant pas très stable et dirigée vers l’armoire. Quand je l’ai ouverte, je suis devenue couleur frigo. Je savais évidemment ce que j’allais trouver dedans, je n’étais pas idiote. Mais entre savoir et voir, il y avait un monde. En posant ses mains sur mes épaules, David me fit faire un bond de quinze mètres.

    • Calme-toi Alexandra. Respire un grand coup. Je t’ai dit que je jouais cartes sur table. Et qu’est-ce que tu déduis de cette armoire ?
    • Que cela va faire très mal.
    • Quoi d’autre ?
    • Que les punitions auront lieu essentiellement dans votre bureau.
    • La précision est parfaite. Elles auront principalement lieu ici et toi, je te veux en jupe. Je ne tolérerai aucune autre tenue, lorsque je te convoque pour une punition. Après, c’est à tes risques et périls si tu viens autrement.
    • Bien compris.
    • Concernant les règles, elles vont être très simples. Tu as permission de 22H en semaine et permission de minuit le week-end. Je veux que tu me préviennes, par SMS ou par téléphone si tu ne rentres pas pour dîner. Pour les fêtes et autres choses du même type, je veux être au courant, afin de pouvoir déterminer si oui ou non, tu peux y aller.
    • Tout cela commence à ressembler à un règlement de pénitencier, grognais-je
    • Il va aussi falloir que l’on encadre ton caractère, l’insolence et l’arrogance ne font pas bon ménage avec le droit et les affaires.
    • Dixit celui qui lors, de dernières discussions commerciales, à pris de haut tous les participants…
    • Mais moi, je peux me le permettre. Toi, non ! Et concernant tes résultats, je ne veux rien en dessous de « A ».
    • De « A » ?!! Mais, c’est quasiment impossible !
    • Non, tes derniers résultats de partiels montrent le contraire.
    • Mais, il n’y avait pas que des « A », j’ai eu un « A nég » en sociologie.
    • Cela reste un « A ». Positif ou négatif c’est un « A ».
    • D’accord. Est-ce que cela concerne également, les partiels que je viens de passer ?
    • Quand auront-nous les résultats ?
    • Je suppose fin de la semaine, début de la semaine prochaine.
    • Donc oui, ils rentrent dans notre accord.
    • Cela promet d’être drôle….
    • Regretterais-tu ta décision ?
    • Est-ce que je peux attendre les résultats, avant de répondre à cette question ?
    • Mais tu sais Alexandra, regrets ou pas, il est trop tard.

    Je soupirais. Oui, je savais bien qu’il était trop tard pour avoir des regrets. En fait, je n’avais pas de regrets, j’avais juste peur. J’étais bien consciente, qu’il n’y aurait aucun « A », sur mes résultats de partiels. Et je craignais ce qui m’attendait pour cela.

    Pour une fois, nous avons dînés ensemble, avec Sonia. Ce qui surprit cette dernière, qui m’avoua quelques jours plus tard, que cela faisait très longtemps que ce n’était pas arrivé. Durant ce dîner, j’ai également découvert, que Sonia avait été, la première protégée de David. Et que elle aussi, n’avait pas choisit, la solution de facilité.

    Les deux premiers jours se passèrent sans anicroche. Le lundi et le mardi étant des jours pleins pour moi, concernant les cours, je ne souhaitais qu’une chose le soir, rentrer et pouvoir réviser tranquillement dans ma chambre, avec une tasse de thé fumante. Le mercredi, j’ai passé mon après-midi dans la bibliothèque pour préparer mon prochain exposé de sociologie. Avoir en dessous de « A », n’était clairement pas envisageable. J’ai donc envoyé un message à David, indiquant que je ne rentrerai pas pour dîner. Sa réponse a été « OK. N’oublie pas, permission de 22h ».

    Je ne risquais pas de l’oublier. Enfin, ça c’est ce que je pensais. Parce que j’ai bien voulu, rentrer à la maison à 21h, sauf qu’Angèle et Vanessa, sont venues me chercher, pour une petite soirée détente. Bien évidemment, après quelques piques bien placés de la seconde, j’ai accepté.

    Il était quasiment 1h du matin, quand j’ai rentré la voiture au garage. Soit près de 3h de retard… Je suis rentrée dans la maison à pas de loup. J’ai même retirée mes chaussures, avant d’entrer. J’ai refermé tout doucement la porte et je me suis dirigée vers l’escalier, quand la lumière s’est allumée. Vous voyez la réaction d’un animal tétanisé par les phares de voiture ? La mienne a été strictement identique.  David était assis sur le fauteuil à côté de la bibliothèque. Et il ne semblait pas de bonne humeur.

    • Bonsoir Alexandra.
    • Bon…bonsoir.

    Vous pouvez me croire, je n’en menais pas large. David c’est levé et c’est rapproché de moi, à la manière d’un fauve, chassant une proie. Et cette proie, c’était moi. J’ai ravalé ma salive et essayé de m’intégrer au mur.

    • Tu veux bien me dire, d’où tu viens ?
    • De chez Vanessa. Elle m’a invitée à prendre un verre chez elle, après mes révisions.
    • Si je ne me trompe pas, tu dois avoir ma permission pour ce genre de chose. N’est-ce pas ?
    • Oui…
    • Est-ce que tu l’avais ?
    • Non…
    • Donne-moi tes clés de voiture. (je dépose les clés dans sa main) Ensuite, tu peux me rappeler, l’horaire de ton couvre-feu.
    • 22h
    • Et quelle heure est-il ?
    • Passé 01h00…
    • Cela fait donc trois heures de retard. Tu es donc privée de sortie et de voiture, pendant trois semaines. Maintenant, va te coucher.
    • Mais, comment je…
    • Un conseil Alexandra, tais-toi et vas te coucher. Parce que crois-moi, j’ai été plutôt gentil avec toi, mais je peux encore changer d’avis.
    • Bonne nuit !

    J’ai suivi son conseil et je suis partie me coucher sans demander mon reste. Le lendemain, j’ai eu la réponse à la question que, je n’ai pu poser. C’était le chauffeur de David, Jon, qui me déposa et revint me chercher à l’université, à la fin de mes cours. Une semaine après cet incident, les résultats de mes partiels arrivèrent. Nous étions jeudi matin quand le SMS est arrivé. « Résultats arrivés, RDV dans mon bureau à 15h ». Comment dire, que j’ai été littéralement malade toute la matinée. Même Jon, m’a demandée si, je ne voulais pas aller voir un médecin. Je lui ai répondu que non.

    J’avais l’estomac tellement noué, que je n’ai rien pu avaler. Quand Sonia m’a demandée ce qui n’allait pas, j’ai prononcé un mot « partiels ». Elle m’a tapoté doucement la main et m’a servie un chocolat chaud, en me disant que, de toute façon, maintenant c’était trop tard et que ne rien avaler ne m’aiderait pas. J’ai hoché la tête et bu mon chocolat.

    A 15h tapante, j’ai toqué à la porte de son bureau. Je suis entrée et je l’ai refermée. David était au téléphone, sur une fin de conversation apparemment. Il m’a faite signe de m’asseoir et m’a tendue l’enveloppe de l’université, pour que je l’ouvre. En voyant les résultats, mon cœur à balancé entre joie et peur. Joie, parce que je n’avais aucun résultat en dessous de « B nég ». Peur, parce qu’il n’y avait aucun « A ».  David raccrocha et vint s’asseoir à côté de moi. Il tendit la main vers moi et j’y déposai les résultats. Le glas venait de sonner pour moi.

    • Il y a deux façons de voir les choses. La première, en se basant uniquement sur les résultats de ces partiels. Avec une moyenne de « B », on peut dire qu’ils sont bons, voir très bon. La seconde est de se baser, sur tes résultats précédents et de faire un comparatif. Là, ce n’est plus la même histoire. On passe de « bon » à en chute et décevant. Quelle est la bonne façon, à ton avis ?
    • Vu que la validation d’une année, se base sur les résultats de tous les partiels, donc la seconde. Mais, en ce qui nous concerne, que ce soit l’une ou l’autre, cela ne change rien, car il n’y a aucun résultat au niveau attendu.
    • C’est une vision très pragmatique, mais parfaitement exacte. Et tu peux me dire pourquoi, il n’y a aucun résultat espéré ?
    • Parce que, au lieu de travailler j’ai préféré sortir et faire la fête.
    • Encore une fois c’est exact. Je pense que la canne anglaise, va t’aider à te souvenir, que c’est une très mauvaise idée. Tu as passé 7 partiels, auxquels tu as eu « B ». Il n’y a qu’une seule note d’écart entre ton résultat et le résultat attendu. Chaque note d’écart va te couter 5 coups. Soit 35 coups de canne.

    A cette annonce, je suis devenue encore plus blanche. J’avais chaud et mes mains tremblaient. David s’est levé pour aller chercher cet instrument de t o r t u r e. Il l’a posé sur son bureau et m’a demandée de me lever. Il a retiré les fauteuils, les objets se trouvant au centre de son bureau et m’a faite pencher dessus. Il a soulevé ma jupe et baissé ma culotte au genou. Puis, il m’a passée un savon d’enfer. En y mettant des mots du type « déception »… Quand il s’est arrêté de me sermonner, les larmes coulaient toutes seules sur mes joues. Il a attrapé la canne anglaise et pendant quelques temps, s’est amusé à la faire siffler dans l’air.

    Le premier coup m’a prise par surprise et m’a coupée le souffle. Cela fait un mal de chien sur le coup, mais en plus, après la douleur augmente. J’ai préféré accrocher mes mains au bureau. Mais je doutais de pouvoir tenir encore 34 coups. Le deuxième est tombé juste en dessous du premier, traçant, une seconde ligne de feu. J’ai subi les 35 coups, mais je ne sentais plus mes fesses, qui étaient devenues, un enchevêtrement de lignes de feu, fournissant l’énergie d’un brasier. Je n’avais pas criée. Mais, j’étais en sueur et je pleurais à chaudes larmes. Il ne fallait pas me demander de bouger, mes jambes ne me porteraient pas.

    Après m’avoir laissée reprendre mes esprits, David m’autorisa à me relever et me prit dans ses bras. Il m’expliqua que c’était terminé, qu’on en parlait plus. Que maintenant, il fallait passer à autre chose et aller de l’avant. Il m’entraîna avec lui sur le canapé, et me câlina tendrement, jusqu’à ce que je me calme.

    Après cette leçon, la canne est devenue ma bête noire. Aujourd’hui encore, je ne l’aime pas. Mais comme le dit souvent David, elle est très efficace pour remettre les idées en place.  Je l’ai encore reçue, mais rarement. David préférant amplement les punitions pédagogiques, plutôt que répressives.

    J’ai donc, mes deux premières années avec lui, passé beaucoup de temps au coin. Coin, que nous avons aménagé. En effet, David trouvait plus utile de me mettre au coin, lorsqu’il traitait des affaires, au sens large du terme, en visioconférence. La première fois, j’ai pris des notes sur le mur. Ce qui m’a valut de faire un tour sur ses genoux, pour une sérieuse explication. Donc pour éviter que je recommence et, trouvant cela malgré tout logique, que je prenne des notes, il a fait installer un petit bureau d’angle. Comme on dit, de la pratique viens l’expérience. Là, je ne mettais pas en pratique, mais j’assistais à de réelles discussions commerciales et financiaires.

    Au début de mon Master, il fallait que je choisisse une entreprise où, faire un stage. Il était évidemment hors de question, de faire un stage dans l’entreprise de David. Tous le monde sachant qui j’étais, cela aurait-été contre productif. J’ai donc posé ma candidature dans plusieurs entreprises. La première qui m’a répondue, a été la bonne. Quelle a été ma surprise, de découvrir trois semaines plus tard, que le PDG de cette entreprise n’était autre que Félicia KARTMANN, la tutrice d’Angèle et une des plus sérieuses rivales de David. Et que, je devenais son assistante.

    Quand nous nous sommes retrouvées l’une en face de l’autre, nous étions toutes les deux surprises. Au bout de cinq minutes, Félicia éclatait de rire, en me disant qu’elle en connaissait un, qui allait méchamment mal le vivre.

    Ce fut effectivement le cas. Car quand David sut, que j’étais devenue l’assistante de Félicia, il déclara que c’était un complot et de la trahison. Ce qui fit éclater de rire cette dernière, mais pour pas très longtemps, car David, lui lança en pleine figure, qu’elle devait comprendre  ce qu’il vivait, vu qu’Angèle, avait également désertée son entreprise. J’ai décidé à cet instant, qu’il était temps pour l’assistante, d’aller chercher les cafés. Ce sujet était un terrain dangereux, c’était après m’avoir demandée mon avis et les raisons pour lesquelles, j’avais décidé de ne pas travailler pour David, qu’Angèle avait décidé de faire la même chose et de ne pas travailler pour Félicia. Chacune de nous, emporterait cette discussion dans sa tombe.

    Aujourd’hui, je suis toujours l’assistante de Félicia. David, m’apprends également à gérer un budget d’entreprise, en me demandant de faire le budget mensuel d’une partie de sa société et la comptabilité. J’ai eu ma licence avec mention « excellent »  avec une année d’avance. J’ai validée ma première année de Master, de la même façon.

    Mon téléphone ne cesse de vibrer. Je vais finir par porter plainte pour harcèlement moral. Le harceleur ? David. Il avait du apprendre par Félicia, que ma journée de travail été terminée. Mais je n’ai pas envie de le voir. Plus depuis qu’il m’a annoncée que, Vanessa devenait sa pupille. Non mais Vanessa…. Cette dernière m’avait faite vivre un enfer ces dernières années, me critiquant parce que soit disant, je prenais tout le monde de haut, parce que j’étais la protégée de David. En fait non, si je voulais pouvoir répondre aux exigences de ce dernier et ne pas grimacer régulièrement de douleurs, pour cause de punition exemplaire, je n’avais pas le temps de m’amuser, en dehors des périodes de vacances. Donc, devoir la supporter nuit et jour, non merci ! Je n’avais pas signé pour cela !! Bon ça va, je vais décrocher, mais il va m’entendre.

    • Quoi ?
    • Lexy, où es-tu ?
    • Qu’est-ce que ça peut te faire ? T’es de la police ?
    • Alexandra ! Réponds-moi !!
    • Que je sache mon couvre-feu est toujours à 22H et il est 16h15.
    • Et alors ?
    • Et Alors ? Fous-moi la paix !!
    • ALEXAN…….

    Je viens de lui raccrocher au nez. Bon, je risque d’avoir des ennuis en rentrant à la maison, mais je gérerai cela en temps voulu. C’est vrai quoi. Il ne pouvait pas me laisser tranquille.

    Apparemment non, car environ une demi-heure plus tard, une haute stature vint jouer les pare-soleil, arrêtant ainsi ma séance de bronzage naturel. Pfff…. Bon ben quand il faut y aller, faut y aller. J’ouvre les yeux et dit

    • Comment m’as-tu retrouvée ?
    • J’ai géolocalisé ton téléphone.
    • C’est illégal tu sais, de faire ça, sans l’accord de la personne ?
    • J’ai ton accord signé Alexandra. Debout, on rentre.
    • Tu ne pourrais pas me laisser profiter du grand air pour une fois ?
    • Je peux. Mais je doute, que tu ais très envie de recevoir une fessée déculottée en plein milieu du parc. Cependant, je peux me tromper.
    • C’est bon. J’arrive.

    Bon, son humeur était aussi mauvaise que la mienne. Cela allait devenir très sportif. En arrivant à la voiture, je poussais un gigantesque soupir intérieur. Je détestais cette voiture. Elle était presque aussi grande qu’une limousine, ce qui voulait dire, que ça allait barder pour mon matricule, avant que l’on arrive à la maison.

    Et je ne m’étais pas trompée. A peine la voiture avait-elle démarrée, que je me suis retrouvée en travers de ses genoux, la jupe relevée et la culotte aux chevilles. Et, il n’y va pas de main morte, bien au contraire. Ces claques sont dures et puissantes, aussi bien sur mes fesses que sur mes cuisses. Je gigote dans tous les sens et tente, tant bien que mal, de retenir mes cris et mes larmes. Mais, ma colère n’a pour autant, pas diminuée.  Il me fait basculer à genou entre ses jambes, m’attrape par le menton et me force à le regarder.

    • En arrivant à la maison, tu vas directement dans mon bureau, tu te déshabilles et tu m’attends au coin, mains derrière la tête. Est-ce que c’est clair ?
    • Vas te faire foutre !

    Je reçus en réponse, une gifle magistrale. Je savais que c’était à 99%, une mauvaise réponse. J’avais atterrie la tête sur son genou droit, je n’ai plus bougé, jusqu’à ce que la voiture se gare. Je suis descendue de celle-ci en courant. J’ai traversée la maison à la même vitesse, en croisant Sonia, qui lança un « Lexy ? », très inquiet.

    En arrivant dans le bureau, je n’ai pas réfléchie, j’ai obéis. David a fermé la porte de son bureau en la claquant. Moi, j’ai essayé de rentrer dans le mur. Je ne l’avais jamais vu aussi en colère. Je l’ai senti voyager dans la pièce. Puis, sa main s’est glissée dans mes cheveux et il m’a conduite jusqu’à  son bureau, pour me pencher dessus.

    • Il y a combien de lettre dans « vas te faire foutre » ?
    • ….seize…
    • Alors on est partit pour 16 coups.

    Au premier coup, je me suis littéralement redressée. David m’a remise en place, en m’ordonnant de ne pas bouger et que, si je venais à le faire, il recommencerait à zéro. Autant dire, que je n’ai pas bougé. Par contre, j’ai hurlée à pleins poumons. Ses coups étaient à pleine puissance et sans récupération. Mon cerveau n’arrivait pas à suivre, trop de douleurs en même temps. Quand il s’est arrêté, ma respiration ne ressemblait plus à rien, je pleurais à chaudes larmes, ma gorge me faisait mal d’avoir hurlée et malgré ma nudité, j’étais trempée de sueur. David a reposé la canne et m’a alors expliquée, la raison de sa décision concernant Vanessa. Le père de Vanessa est un ami et un investisseur de David. En voyant mes résultats et ne doutant pas un instant, que David n’était pas étranger à cela, il lui a demandé, de bien vouloir prendre sa fille sous son aile. Celle-ci n’avait toujours pas validée sa licence, en sachant qu’elle est entrée à l’université en même temps que moi. Ce qui fait, qu’elle devrait être en première année de Master, ou bien avoir validée sa licence. Mais celle-ci avait redoublée sa première et deuxième année et la troisième, était bien partie pour subir le même sort. David avait donc parlé de notre accord, afin de dissuader son ami. Mais celui-ci, avait répondu qu’au point où, cela en était, c’était la meilleure des disciplines. David avait donc accepté.

    Maintenant, je comprenais mieux. Je ne le digérais toujours pas, mais je comprenais. Puis, je sentis quelque chose de frais se poser sur mes fesses. C’est là, que David m’annonça, que la canne avait été la punition pour lui avoir mal répondu et que maintenant, le paddle allait m’apprendre à ne pas me comporter comme une e n f a n t capricieuse et pourrie-gâtée. Ma respiration se coupa avant même le premier coup. Si certes, je méritais une punition, mes fesses elles, n’étaient plus d’accord avec cela. Elles étaient envahies du feu de l’enfer. Cela ne l’arrêta pas. Après 10 minutes de ce traitement et de suppliques, David me libéra et m’envoya dans ma chambre. Il ne voulait pas me voir jusqu’au lendemain. Sonia déposa un repas dans ma chambre et badigeonna mes pauvres fesses et cuisses.

    Deux jours plus tard, Vanessa arriva à la maison. Et au bout de deux heures, je n’avais plus de tête. Et David par ci et David par là. Ce dernier m’a demandée de garder le secret sur la discipline. Donc, Vanessa n’est pas au courant. En même temps, si elle savait, elle ne voudrait plus de lui….

    Moi, joueuse et provocante?! Non, Naturelle! 😀

    https://lesvoyageshautsencouleurs.blogspot.com/

    #55104
    Anonyme
    Inactif


    Exactement la  même discipline…

    #55108
    Léonora
    Participant


    Exactement la même discipline que quoi?

    Moi, joueuse et provocante?! Non, Naturelle! 😀

    https://lesvoyageshautsencouleurs.blogspot.com/

    #55110
    Anonyme
    Inactif


    J’ai adoré, merci ! C’était une super pause dans mes révisions en tout cas. Maintenant le problème, c’est que je ne sais pas si je vais m’y remettre.. Ou pas… :p

    #55113
    Miss Betty
    Participant


    Bon et bien je vais bien dormir et faire de beaux rêves 😁 –

    Merci pour ce très bon récit.  J’adore

    On a deux vies. La deuxième commence quand on se rend compte qu'on n'en a qu'une !

    #55114
    Léonora
    Participant


    Merci pour ses compliments!

    J’espère que les rêves ont été beaux et que les révisions reprises! 😉

    Moi, joueuse et provocante?! Non, Naturelle! 😀

    https://lesvoyageshautsencouleurs.blogspot.com/

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