Punie pour procrastination

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  • Ce sujet contient 4 réponses, 5 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Miss Betty, le il y a 1 mois.
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    CoDée
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    Je vous tourne le dos, à la recherche de ce fichu carnet qui semble s’être volatilisé. Je fouille fiévreusement les recoins et poches du sac que j’ai apporté avec moi. J’étais sûre de l’avoir mis là pourtant.

    Je sens votre présence derrière moi et votre souffle dans mon cou. Je frémis, mon cœur s’emballe.

    -Détend-toi un peu, ce n’est pas la peine de te mettre dans cet état-là.

    Sans me retourner je glisse à voix basse :

    -Mais je suis détendue…

    Votre main sur mon épaule m’incite à me retourner vers vous. Je baisse les yeux mais j’ai eu le temps de croiser votre regard, légèrement amusé.

    -Tu ne l’es pas. Sinon tu aurais remarqué que tu l’avais déjà dans la main ton carnet…

    Je rougis je le sens, jusqu’à la racine des cheveux. Oui il est dans ma main. C’est vrai. Quelle imbécile je suis.

    Je vous le tend, sans même oser vous regarder mais j’entends :

    -Non tu vas me le lire toi-même. Que tu assumes ces fautes en pleine conscience devant moi.

    Je me mords les lèvres. C’est tout juste si j’arrive à prononcer quelques mots en votre présence alors relater à haute voix tous ces manquements à vos règles, quel exercice difficile…

    Par réflexe je m’apprête à m’agenouiller devant vous, cela me semble plus approprié. Mais votre main sur mon bras m’en empêche.

    -Non. Pour le coup ce serait trop facile de te mettre à genoux. Je veux que tu me regardes quand tu vas m’énoncer ce que contient ce petit carnet rose.

    Mon cœur bat trop vite dans ma poitrine, je n’arrive pas à parler. Vous vous êtes assis sur le bord du lit, et je vous ai suivi timidement.

    Debout devant vous, je croise votre regard qui me semble si apaisant et rassurant malgré la situation.

    -Alors ? Je t’écoute.

    Je prend une inspiration et ouvre la première page. Machinalement j’énonce les dates, et mes fautes et manquements un par un.

    De temps en temps vous m’interrompez pour me sermonner ou me demander des précisions. Je suis terriblement gênée, embarrassée. J’ai hâte que cela se termine.

    Une fois la dernière ligne enfin lue, je me sens soulagée et apaisée. Tout est à plat, c’est entre vos mains qu’est la suite désormais…

    Vous me prenez le carnet des mains et le parcourez rapidement avant de le poser sur le côté.

    -Bon. Que penses-tu de cela, dis-moi.

    -Je… Je ne sais pas ?

    -Mais si je t’écoute. T’es-tu bien comportée ? As-tu fait des efforts ?

    -Non… Enfin Pas assez..

    -Oui il me semble. Que tu pouvais mieux faire.

    -Je ferais mieux je vous l’assure.

    -J’ai déjà entendu ça. Et pour autant cela n’a pas été suivi d’effet.

    -Je sais… Je suis désolée.

    -Approche et dis-moi ce que je devrais faire pour t’y encourager.

    Mes yeux fixent obstinément le sol. Mes mains dans mon dos sont croisées et serrées. Un frisson me parcourt, j’ai chaud et froid en même temps.

    -Je t’écoute ? Que devrais-je faire ?

    -Je crois…

    Les mots ne franchissent pas ma bouche, je n’y arrive pas. Je mord ma lèvre inférieure, embarrassée.

    -Bon. Tu mérites d’être punie. Tu es d’accord avec ça ?

    -Oui…

    -Bien. Va te mettre à genoux au milieu de la pièce, les mains dans le dos, je vais réfléchir un instant.

    J’obéis et prend la position demandée. Vous avez repris mon carnet et je vous vois le parcourir. Le temps me paraît long. Je voudrais avoir l’air d’une pénitente et garder la tête baissée, mais je ne parviens pas à vous quitter des yeux.

    Enfin vous me faites signe de revenir.

    -Je ne compte pas te punir pour chaque jour où tu aurais fauté mais plutôt par catégorie. Il y en a plusieurs aussi tu seras punie plusieurs fois. Compris ?

    -Oui..

    -Oui ?

    -Oui.. Monsieur…

    Il me brûle les lèvres ce mot là je ne sais pas pourquoi il m’est si difficile à prononcer..

    -Bien. La première catégorie pour laquelle tu seras punie ce sera la procrastination. C’est un peu ta spécialité cela, aussi ce sera une bonne entrée en matière.

    Je lisse nerveusement le tissu de ma robe, sans vous regarder.  Votre main a attrapé mon bras, pour me rapprocher de vous. Je garde obstinément les yeux rivés au sol pendant que vous passez vos mains sous ma robe. Les pans remontés, vous les coincez dans le ruban qui fait office de ceinture. Et vos doigts approchent enfin de ma peau, je les sens sur moi, presque caressants, avant qu’ils ne se glissent sous l’élastique de ma culotte.

    J’ai chaud, un éclair de désir et d’excitation transperce mon ventre. Je suis face à vous, prête à abandonner toute gêne et pudeur.

    Mes yeux se lèvent un instant.  Je vous regarde, je vous admire, si sûr de vous, si déterminé. Je suis fière et je me trouve chanceuse d’être là avec vous.

    Je sens que vous avez baissé ma culotte, d’un coup sec. Elle glisse à mes pieds. Je la regarde échouée au sol, pour me donner une contenance. Je ne sais que faire. Il se passe quelques instants qui me paraissent être une éternité. Je suis embarrassée, je voudrais cacher mon visage mais je n’ose pas.

    Votre main tire la mienne. J’ai compris. Je sais ce que je dois faire. Docilement je m’allonge sur vos genoux…

    Quelques secondes s’écoulent. Je ferme les yeux. J’attends. Vous avez relevé ma robe dans mon dos. Un frisson court de mon cou, le long de ma colonne vertébrale jusqu’à la pointe de mes pieds. C’est long. Pourquoi attendez-vous comme cela ?

    Une salve de claques tombent sur moi. Enfin. Je l’attendais ce moment. Où enfin j’allais sentir vos mains sur  moi. Où enfin je pourrais expier mes fautes…

    Une pause, très brève, une caresse légère, un effleurement sur ma peau nue, et de nouvelles claques pleuvent. Ce n’est en rien comparable avec ce que j’ai connu auparavant. Clairement on est sur un autre niveau. Oui cette fois c’est vraiment punitif…

    Je pensais naïvement que cela serait facile mais finalement cela ne l’est pas. J’ai dû mal à rester silencieuse et immobile. Je bouge un peu, je me mord les lèvres, et moi dont l’esprit est perpétuellement en fusion, j’ai l’impression qu’il s’est vidé, qu’il n’y a plus rien. Je ne suis plus que votre poupée, docile, je ne pense plus, je me laisse porter.

    Une pause, plus longue, vous avez terminé on dirait. Je fais un mouvement pour me relever mais je sens votre main posée sur mon dos qui m’en empêche.

    -Mais enfin, ce n’est pas déjà fini que crois-tu.

    -Pardon, je…

    -Alors pourquoi je te punis dis-moi ?

    Je lâche timidement :

    -Parce que je n’ai pas fait ce que je devais faire.

    -Oui mais plus précisément ? Pour quoi je te punis maintenant ?

    -Pour avoir repoussé certaines choses à plus tard…

    -Oui et feras-tu des efforts à l’avenir ?

    -Oui, je vous le promets.

    -Bien on verra…

    La fessée reprend, sans ménagement, mon corps se tend, je me mord les lèvres, je le voulais ce moment, je voulais enfin effacer toutes ces fautes, je désirais tellement sentir la fermeté de votre discipline. Mais cela n’est pas aussi facile que je le pensais. Je sens une chaleur diffuse qui irradie dans tout mon corps. Mais cela ne s’arrête pas. J’ai chaud, je me tortille, je gémis. Quelle endurance vous avez décidément…

    Enfin vous me faites mettre debout et je me dis que la catégorie procrastination est éliminée de la liste. Quelle naïveté vraiment…

    -Enlève ta robe.

    Je suis rouge, décoiffée, je transpire même. Jamais encore je ne me suis déshabillée entièrement devant vous. Je n’ose pas , je marque un temps de pause, comme immobilisée sur place.

    -Faut-il que je recommence à zéro cette punition pour que tu obéisses ?

    -Non, non, je vais le faire…

    Mes mains sont gauches, je suis maladroite, le ruban qui me serre la taille tombe par terre, ma robe passe par-dessus ma tête, je la garde dans mes bras comme un dernier et maigre rempart à ma pudeur.

    Vous vous levez et me la prenez des mains. Soigneusement vous la déposez sur une chaise dans un coin de la pièce avant de vous rapprocher de moi. Il ne me reste plus que mon soutien-gorge que vous désignez du doigt sans mot dire. J’ai compris, je dois l’enlever aussi. J’obtempère et vous le donne, il va rejoindre ma robe.

    Je suis embarrassée, entièrement nue, sans aucun vêtement. Ce n’est pas si simple que de vous envoyer des photos déshabillée, je ne peux plus rien vous cacher cette fois de mes défauts et imperfections.

    -Bien. Vas te mettre en position. On va passer à la suite.

    -Oh mais…

    -Mais rien. En position je t’ai dit.

    -Mais comment ?

    -Comme tu veux. Je suis gentil aujourd’hui. Je te laisse choisir.

    Je réfléchis rapidement, mes pensées se bousculent dans ma tête. Ce serait plus simple d’entendre mets-toi comme ci, ou comme ça. Mais non. Je dois décider cela moi-même.

    -Alors ? Je ne vais pas attendre indéfiniment. Je te conseille de te dépêcher si tu ne veux pas que je devienne moins gentil.

    Je vous regarde, perdue, désemparée. Je n’arrive pas à savoir quoi faire.

    -Combien de temps tu vas me faire attendre ?

    -Je suis désolée, je.. je ne sais pas…

    -Bon. Faisons simple pour commencer. Penche toi au dessus de cette table.

    Je suis soulagée, j’obéis instantanément. C’est tellement plus facile quand je n’ai pas à réfléchir. Juste à suivre vos ordres.

    Je croise mes bras sur la table, pose ma joue sur le bois, et j’attends.

    J’essaie de vous voir mais je n’y arrive pas. J’entends juste vos pas sur le sol et des bruits qui annoncent la suite de ce qu’il va m’arriver.

    Le son de la boucle de votre ceinture et celle-ci qui glisse lentement hors des passants de votre pantalon. Cela me paraît être une éternité tout cela. Le frottement du cuir pendant que vous la disposez entre vos mains me fait frémir.

    Je sais qu’elle va bientôt cingler sur moi votre ceinture, qu’elle va me mordre sans pitié. Mais le premier coup me surprend quand même. Je pensais avoir davantage de temps pour m’y préparer. Encore une fois je me fais la réflexion que c’est incomparable avec ce que j’ai connu auparavant. C’est véritablement punitif. Je comprend mieux pourquoi vous m’aviez prévenue que cela ne serait pas une partie de plaisir mais bien une véritable correction.

    Les coups tombent un à un, et j’ai du mal à garder ma position. Je me concentre pour y parvenir et bouger le moins possible. Je voudrais être silencieuse aussi mais je n’y arrive pas. Des gémissements plaintifs s’échappent malgré moi de mes lèvres à chaque coup.

    Une pause, je me relève, je n’ai pas le droit je pense mais tant pis.

    -T’ai-je dit que c’était fini ?

    -Non… Pardon…

    -Alors reprend ta position. Dépêche-toi.

    Je souffle, malgré moi.

    -Tu n’es pas contente ? Ce n’était pas cela que tu voulais ?

    -Si, si, désolée…

    -Bien si tu es contente on recommence alors.

    Les coups pleuvent à nouveau, mordant ma peau sans ménagement. La brûlure se diffuse, c’est comme si chaque claquement la faisait irradier sur toute la surface de mon épiderme. C’est long, c’est difficile à supporter mais je tiens, je suis forte. C’est mérité. Je le sais. Et je dois être courageuse pour expier mes fautes.

    Enfin cela cesse. J’entends que votre ceinture reprend sa place d’origine. Je me relève et me tourne vers vous timidement.

    Vous avez un petit sourire au coin des lèvres. Pas moqueur, presque bienveillant.

    -Nous n’en n’avons pas encore fini tu sais.

    -Je sais..

    -Nous allons enfin pouvoir barrer quelques lignes sur ce carnet. C’est un début…

    -Oui. Un début…

    -Reprend ta place à genoux au milieu de la pièce, je dois réfléchir à la suite.

    -Je peux avoir un peu de réconfort avant s’il vous plaît ?

    -Non. C’est encore trop tôt pour ça. Plus tard si tu te comportes bien..

    -Oui c’est compris.

    -Oui qui ?

    Je lève les yeux et je vois dans les vôtres et dans votre sourire une sorte de connivence et de complicité. Cela m’apaise et me réchauffe le cœur. Je souris timidement à mon tour, avant de parvenir enfin à dire fièrement :

    -Oui Monsieur c’est compris…

     

     

     

     

     

     

    #65741
    Stan
    Participant


    Une histoire qui… qui me parle pour l’avoir peut-être vécue, va savoir…

    #65742
    salamboflaubert75
    Participant


    Chère @corrigeedelivree, j’ai sincèrement aimé ce récit/histoire qui décrit si  bien beaucoup de ressentis parfois contradictoires qui peuvent nous submerger et faire passer de femme assurée et sûre d’elle…

    A une demoiselle rougissante, confuse, penaude, honteuse et obéissante.

    Bravo et Merci

    Cher @stan, il faudra venir se confier sur ton rôle dans cette histoire peut-être vécue procrastinateur ou « correcteur »…

    😊

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 1 semaine par salamboflaubert75.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 1 semaine par salamboflaubert75.

    Sal

    #65930
    Saul
    Participant


    Mon dieu que c touchant, et que monsieur a de la chance @co dee

    Suite sans doute à mon post récent, je reçois des sollicitations de fesseurs. donc pour éviter ses importuns avec lesquels je ne me connecterais je précise immédiatement que je suis HETERO, donc messieurs passez votre chemin MERCI

    #66343
    Miss Betty
    Participant


    Délicieux, comme toujours. Tu décris parfaitement les contradictions de nos sentiments que se bousculent dans nos têtes.

    Et ces petits moments Hyper troublant comme lire/dire nous même nos fautes alors qu’il suffirait qu’il lise lui même (rire) et surtout … devoir le regarder et lui dire qu’on mérite d’être punie … “je mérite une fessée Monsieur”  … J’en ai des frissons rien que d’y penser.

    On a deux vies. La deuxième commence quand on se rend compte qu'on n'en a qu'une !

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