Punie pour jalousie

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  • Ce sujet contient 4 réponses, 5 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Miss Betty, le il y a 1 mois.
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  • #65912
    CoDée
    Participant


    -J’aimerais que l’on parle de la jalousie maintenant .

    Je plonge mon regard dans le vôtre, cette fois je suis prête à défendre ma position. Parce que oui je veux me soumettre à vous c’est évident mais mon esprit fier et incisif n’est pas pour autant absent. Il n’est qu’en veille quand je suis auprès de vous. Mais parfois il a besoin de s’imposer. Comme maintenant. Aussi c’est sans hésiter que je vous répond :

    -Pas moi.

    Je me délecte de la surprise que je lis sur votre visage.

    -Pardon ? Qu’as-tu dit ?

    -Je n’ai pas envie de parler de cela. C’est ce que je veux dire.

    -Je vais mettre de côté pour le moment le fait que ta réponse est insolente. Pourquoi tu ne veux pas en parler ?

    -Je ne veux pas. Parce qu’il n’y a rien à en dire.

    -Je crois que si moi justement. Il y a beaucoup à en dire. Pour commencer, reprend ton carnet et dis-moi combien de fois je t’ai demandé d’y inscrire la jalousie ? N’as-tu pas déjà fait des lignes pour cela d’ailleurs ?

    -Je n’ai pas besoin de le reprendre. Je sais combien de fois. 3 fois.

    -Tu es insolente encore. Prend garde, je ne vais pas l’oublier.

    Je me mordille les lèvres et tente d’apaiser la rébellion que je sens monter en moi. Mais ce n’est pas facile.

    -Je voudrais dire…

    -Oui je t’écoute ?

    -Je…

    -Dis-moi.

    Votre regard posé sur moi est doux et bienveillant. Pour m’encourager à m’exprimer probablement, même si je me doute que certains propos insolents seront punis par la suite…

    -Entendu. Je vais vous dire ce que je pense alors. Ne croyez-vous pas qu’avant de punir la jalousie il serait utile de comprendre pourquoi elle est là ? Ce qui l’a déclenchée ?

    -Ah… Oui on peut si tu veux. Alors je t’écoute.

    -Je ne sais pas tout compte fait si je peux évoquer cela de la sorte avec vous. C’est sûrement inapproprié. Puis cela ne va pas vous plaire je pense.

    -Tu dois tout me dire. Tu le sais. Je veux savoir ce qui se passe dans ta tête pour mieux te comprendre.

    -Mais je l’ai déjà évoqué cela. Vous le savez. Je doute toujours de moi. Je ne me trouve pas intéressante, pas exceptionnelle, puis surtout je n’aime pas mon corps et ses défauts. Je suis trop ronde, je…

    -Mais je t’ai déjà rassurée sur ce point non ?

    -Oui. Enfin vous avez essayé. Mais la faille est trop profonde pour être comblée si facilement. Je suis terriblement jalouse de ces filles qui se montrent si fières d’elles et se mettent en avant facilement.

    -Mais elles ont probablement leurs propres failles aussi tu sais.

    -Oui possible. Mais à dire vrai je m’en fiche. C’est leur problème. Cela ne change rien à ce que je ressens moi.

    -Bon. Tu es un peu remontée je vois. Je ne suis pas sûr que cela soit le bon moment pour parler de cela.

    -Peut-être. De toutes façons je suis jalouse, c’est comme ça. Cela n’est pas prêt de changer. Je suis jalouse aussi de bien des choses.

    -Desquelles par exemple ?

    -Non, non, ça je n’ai pas envie de le dire.

    -Si. Tu dois me le dire. Je t’écoute.

    -Eh bien par exemple je suis jalouse de votre temps, votre attention…

    -Tu es trop possessive. Je te l’ai déjà dit. Prend garde à cela. Nous ne sommes pas en couple. Ne te trompe pas.

    -Je le sais bien. Évidemment. Ce n’est pas ce que j’attends de vous de toute manière.

    -Qu’attends-tu de moi alors ? Peux-tu me le dire précisément ?

    -Mais… Vous le savez bien…

    Je suis en train de redescendre, de retrouver petit à petit ma place et la manière appropriée de m’adresser à vous. Je ne sais plus ce que je peux dire. Je n’ose répondre. Les mots ne me viennent plus. Mon esprit s’est comme vidé tout d’un coup.

    -Je voudrais te l’entendre dire. Dis-le moi.

    -J’attend, j’attend…

    -Oui ?

    -J’attend de vous fermeté, autorité et discipline…

    -Oui. C’est bien pour cela que tu es venue jusqu’à moi aujourd’hui n’est-ce pas ?  Tu trouves que je ne t’en donne pas suffisamment ? Que je ne me suis pas assez investi pour toi ?

    -Mais si… Si. Vous le savez. Je suis heureuse et fière de vous avoir. Vous m’apportez tellement et…

    -Pas de fleurs ce n’est pas la peine. Donc puisque tu attends de moi autorité et discipline, crois-tu que je vais laisser passer ton insolence et tes propos inappropriés ?

    -Non…

    J’ai baissé les yeux par réflexe. Mon cœur se fait lourd dans ma poitrine. Je sens les larmes non loin de se montrer. Est-ce le fait d’avoir évoqué cette jalousie qui revient me harceler de manière récurrente ? Ou ce manque de confiance en moi et ces doutes permanents qui me dévorent? Je ne sais pas pourquoi j’ai éveillé votre intérêt et votre attention. Je ne comprend pas pourquoi j’ai eu cette chance. Pourquoi moi? Si commune, si ordinaire, si imparfaite ?

    Je ne veux pas laisser voir que je suis prête à pleurer. Je me mets à genoux, juste devant vous. Et je prend votre main que je presse contre ma joue après y avoir déposé un baiser.

    J’ai besoin de ce temps, de ce moment pour reprendre pied. Vous l’avez compris je crois, puisque vous me laissez faire sans mot dire.

    Quand je sens que les larmes se sont finalement éloignées je lève les yeux vers vous. Et je suis sûre cette fois que oui, vous m’avez bien comprise.

    Vous me faites signe de me relever et, alors que je n’ose pas vous regarder, je sens vos bras qui m’entourent et m’attirent à vous. Ravie, je me blottis contre votre poitrine, lovée dans vos bras je me sens si bien. Quel délice que de me sentir ainsi entourée, protégée, rassurée. Moi qui généralement ne supporte pas le contact et n’aime pas que l’on me touche, c’est une envie et un besoin totalement inédit.

    Après quelques instants délicieux pendant lesquels je savoure ce précieux réconfort que vous m’offrez, je me détache en douceur.

    -Je voudrais vous dire…

    -Dis-moi.

    -Merci…

    -Mais de quoi donc ?

    -D’être là pour moi…

    -Mais je t’en prie. Je t’avoue que je ne suis pas totalement désintéressé tu sais.

    Votre petit sourire en coin je devine très bien ce qu’il veut dire. Je sais que vous avez de nombreuses attentes envers moi.

    -Oui.. Je le sais…

    Un temps de latence, je vous regarde, vous ne dites rien, je ne sais plus ce que je dois faire. Je n’aime pas les silences. Aussi, comme je vous connais un peu mieux maintenant, j’ose le rompre.

    -Vous voulez bien me punir maintenant ?

    La surprise que je lis sur votre visage est délicieuse à voir, vraiment. Elle me procure même une puissante vague d’excitation au creux du ventre.

    -Si tu le demandes, comment m’y refuser franchement. N’empêche, tu ne devrais pas avoir à le faire. Il faut que je me reprenne.

    Je me mords les lèvres et laisse échapper un petit sourire moqueur. Sourire qui ne vous a pas échappé.

    -Mais tu te moques de moi là, vilaine ? Viens ici.

    Le ton est redevenu ferme et autoritaire. Votre attitude sévère je l’adore. Elle me rassure et me réconforte.

    J’obéis, je m’approche et là, à la volée, coincée sous votre bras et prestement déculottée je reçois une salve de claques sur les fesses… Puissantes, sans ménagement, vives et brûlantes.

    Quand vous me relâchez j’entends :

    -Déshabille-toi et va me chercher ton martinet maintenant. Que tu ne l’aies pas apporté pour rien.

    Je frémis et je sens la chair de poule m’envahir. Sans mot dire j’obéis, récupère le martinet dans mon sac et m’approche pour vous le tendre sans oser vous regarder.

    -Mieux que ça s’il te plaît.

    Je me met alors à genoux, tête baissée, je tiens le martinet en travers de mes deux mains, paumes vers le haut, et le tend vers vous, dans une attitude et une posture de parfaite soumission.

    -C’est très bien. C’est comme cela qu’il faut me le donner.

    Je souris sans lever la tête. Que j’aime entendre ces mots, que j’aime quand vous me félicitez. C’est décidément une bien belle récompense que de pouvoir les entendre…

    -Maintenant, relève-toi.

    Votre main s’est refermée sur mes cheveux et c’est en tirant dessus que vous m’entraînez contre le mur le plus proche.

    -Penche-toi et pose tes mains sur ce mur.

    J’obéis, embarrassée de la position que vous me faites prendre. Un petit coup de la pointe de votre chaussure sur mes pieds, j’ai compris, je dois écarter davantage les jambes.

    Ce n’est pas encore le martinet qui s’abat sur moi mais votre main qui me corrige avec force et sévérité.

    -Ça c’est pour l’insolence. Tu la mérites cette punition tu es d’accord ?

    -Je la mérite… C’est… vrai…

    -Bien. Et ce n’est pas fini. Je ne supporte ni ne tolère l’insolence.

    -Oooh… Aïe… S’il vous plaît… Je ne… serais plus… insolente…

    -Tant mieux. Je vais m’assurer que tu retiennes cette leçon.

    Et les claques continuent de pleuvoir, encore et encore…

    Quand c’est enfin fini, avant même que j’aie le temps de réagir j’entends :

    -Garde ta position. On passe à la jalousie maintenant.

    Je souffle, malgré moi, j’aurais bien eu besoin d’une pause.

    -Comment ça tu souffles ? On est encore sur de l’insolence alors…

    -Non, non, s’il vous plaît, pardon…

    Une volée de claques s’abattent à nouveau sur moi. Je gémis, je trépigne mais vous êtes intraitable.

    Enfin j’entends :

    -Bon. Passons à la jalousie pour de bon cette fois. Tu vas compter distinctement, c’est compris ?

    -Oui Monsieur, c’est compris… Dites, S’il vous plaît ?

    -Oui ?

    -Jusqu’à combien je vais devoir compter ?

    -Ça je ne sais pas encore…

    Le premier coup cingle presque comme une caresse, c’est largement supportable. Il est à moi ce martinet (quelle idée d’ailleurs de m’être offert ce cadeau à moi même), aussi vous ne le connaissez pas, vous y allez en douceur.

    -1…

    Que c’est difficile de prononcer ce chiffre, je trouve cela tellement embarrassant et humiliant de devoir compter moi-même.

    -2…

    Ah un peu plus fort celui-ci.

    -3… Aïe…

    Bon il n’a pas fallu longtemps pour que vous l’ayiez bien en main ce martinet.

    -4, 5, 6…

    Les coups suivants  cinglent plus fort et sont franchement douloureux. Je me mords les lèvres mais je gémis quand même malgré moi.

    Le 11ème me brûle, cela en est si douloureux que j’ai le réflexe de me redresser brusquement et de poser mes mains sur cette vive brûlure, comme pour l’apaiser.

    Votre paume sur ma nuque imprime sur moi un mouvement que je dois suivre, je n’ai pas le choix. Aussi je pose à nouveau mes mains sur le mur et reprend ma position initiale.

    C’est reparti pour une nouvelle volée de coups que je compte mais presque machinalement. Mon esprit est concentré sur le mur en face de moi,  pour mieux endurer ce châtiment qui pique et brûle ma peau. Je bouge, je danse un peu d’un pied sur l’autre. C’est dur, c’est pénible, c’est douloureux.

    -Aïe, s’il vous plaît… On peut arrêter ?

    -Quand je l’aurais décidé. Pas maintenant.

    Encore quelques coups cinglent sur moi, encore plus douloureux puisque ciblés sur le haut des cuisses.

    Je sursaute, je gémis, je sens les larmes qui montent. Je tente de me contenir, je serre les lèvres. Que c’est difficile d’être forte et de supporter votre discipline.

    Enfin c’est fini. Encore une fois je n’ai pas droit à une pause, j’entends :

    -Relève-toi et va te mettre à genoux sur le bord du lit.

    Je frémis de crainte. Je ne peux pas en endurer davantage. En tous cas pas tout de suite.

    -S’il vous plaît, non…

    -Ce n’est pas pour te punir. J’ai envie de te prendre maintenant. Ces jolies marques imprimées sur ta peau par le martinet m’ont donné envie. Sur le lit. Dépêche-toi !

     

     

    #65914
    Christal
    Maître des clés


    … Mais elles ont probablement leurs propres failles aussi tu sais. -Oui possible. Mais à dire vrai je m’en fiche. C’est leur problème. Cela ne change rien à ce que je ressens moi.

    J’aurais pu l’écrire cette phrase ^^

    La dualité des sentiments, la sensation d’être moins bien que les autres femmes qu’il a déjà parfois.

    La fameuse question : pourquoi fais-je partie des femmes que vous désirez ?

    Est-ce que ça continuera après la première vraie rencontre quand il aura vu une femme qui n’a plus 20 ans, qui a enfanté et qui a des marques de vie ?

    Est-ce qu’il sera rassurer la petite qui est en nous et qui a peur de perdre la place qu’elle créer à ses côtés…

    Tu exprimes magnifiquement tes sentiments ou en tout cas tu te mets divinement bien dans la peau d’une femme pas très sûre d’elle 😉

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 1 semaine par Christal.

    Rien n'est acquis, tout est fragile...

    #65920
    SandrineG🍑
    Participant


    Tout le monde a des failles et les femmes parfaites n’existent que dans la fiction ou les médias.

    Cependant, je partage les mêmes doutes, inquiétudes ou interrogations. Malheureusement, personne ne pourra nous rassurer totalement, hormis nous-mêmes…

    Un long chemin.

    Joli récit.

    "Et mes fesses, tu les aimes mes fesses" ;-)"

    #65977
    RoiDePique
    Bloqué


    Tres tres bien ecrit! merci

    #66195
    Miss Betty
    Participant


    Mais je l’ai déjà évoqué cela. Vous le savez. Je doute toujours de moi. Je ne me trouve pas intéressante, pas exceptionnelle, puis surtout je n’aime pas mon corps et ses défauts. Je suis trop ronde, je…

    Que de lectures en retard depuis quelques temps (oui, je mériterai un doux châtiment pour ces manquements 😊)… mais quel plaisir de te lire CoDée.

    Ce passage précis me parle tellement et tu le décris parfaitement. Ces doutes au fond de nous qui s’estompent en recevant leur amour, leur attention et bienveillance… mais qui ressurgissent n’importe quand pour nous faire regretter immédiatement nos paroles.

    Nous punir à la hauteur de leur amour et de l’estime qu’ils ont de nous 😊 .

    Les larmes ne coulent pas parce-qu’ils nous punissent… mais parce-que nous réalisons que nous méritons nous aussi cet amour. Nous méritons de vivre ces moments précieux 😘

    On a deux vies. La deuxième commence quand on se rend compte qu'on n'en a qu'une !

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