Premiers émois

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9 sujets de 1 à 9 (sur un total de 9)
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    Messages
  • #73891
    Manfred
    Participant


    Revenons un peu en enfance, ou plutôt à l’adolescence, quand les premiers désirs se manifestent… et les premiers fantasmes aussi.

    J’en ai encore quelques bribes en mémoire, lorsque j’ai rencontré pour les premières fois l’excitation inspirée par notre fantasme commun.

    Je me souviens d’illustrations de certains Folio jeunesse (Ségur était de la partie évidemment, mais pas seulement…), d’annonces très explicites publiées dans les dernières pages d’un certain quotidien emblématique de la gauche soixante-huitarde que lisaient mes parents. L’exploration s’est ensuite faite plus précise, à travers les définitions du dictionnaire Robert et ses citations, qui évoquaient pour mon esprit déjà perverti quelques débuts d’histoire, suffisants pour faire phosphorer mes neurones.

    Je me souviens d’extraits de romans, là aussi détournés en plein vol par mon imagination. Elle a trouvé matière jusque dans d’improbables chapitres de Sherlock Holmes, si, si !

    Je me souviens d’être tombé par hasard sur les BD de Manara et Serpieri et de voir pour la première fois la chose représentée sans fard et sans contournements : ô bonheur !

    Bien sûr, je parle d’un temps que les moins de 25 ans ne peuvent pas connaître, où la “ressource” était bien plus rare et Internet encore un privilège d’initiés. Ah ! Internet…

    Je me souviens au début des années 2000 de l’émerveillement à la découverte de quelques sites primitifs, Wulfram, Fesrouge, je ne suis plus très sûr de l’orthographe. Je n’étais donc pas seul…

    Ces quelques souvenirs font-ils renaître les vôtres ?

    #73895
    Biloba
    Participant


    C’était vers mes dix ans, au temps des gaulois.

    J’ai assisté, par la fenêtre, depuis l’extérieur, à la correction de ma cousine, allongée sur les genoux maternels. Ses frères et sœurs étaient présents, attendant peut-être leur tour. Je n’ai jamais su la fin puisque je suis parti en courant. Et depuis au courant.

    J’imagine bien la tête de l’adulte qui m’aurait demandé de faire un dessein de ce que je voulais faire plus tard.

    J’ai l’impression que c’était écrit depuis le début. Mes parents ont d’abord eu un garçon et attendaient une fille pour le second que je suis. D’où d’ailleurs un prénom mixte. Le nom est un signe, le nom est un présage, distille.

    J’ai été “fait sœur” dès l’origine, dans toute l’acception verbale. Je peux me tromper, mais je le vis comme ça.

    Il y avait, dans la Maison des Mémoires, les annonces de l’hebDom’adhère Le Nouvel Observapeur, celles du quotidien que vous évoquez, mais c’est surtout dans la parole de mes contemporains, qui en parlaient en souriant, que j’ai pris conscience de la prégnance de ce jeu, chez celles et ceux qui rêvaient de le pratiquer mais n’osaient franchir le pas.

    J’ai lu plus tard dans Révélation : “je reprends et je châtie tous ceux que j’aime….” (pour la calvitie, t’étais pas obligé). Ce fut une source d’inspiration.

    Enfaim, j’en ai vite eu assez des petites annonces, des femmes sur papier glacé, des récits imprimés, de la farandole des illusions. J’ai pris, malgré une timidité maladive, mon courage à deux mains et suis entré dans la vraie vie, comme un con qui ose tout. Ce fut encore plus beau que tout ce que j’avais pu imaginer.

    #73899
    Anonyme
    Inactif


    Ma génération a eu bien plus de facilités sur les accès à l’image. Il m’a été assez facile d’avoir à l’adolescence des fessées cinglantes et bien pire encore devant les yeux. Cependant ce ne sont jamais là (et encore aujourd’hui) que se sont déclenchés mes émois. J’ai toujours préféré un certain décalage. La bd par exemple a été un excellent support à fantasmes et particulièrement la Bd historique. Celle avec des navires des costumes d’époque, des haubans et des cordages sur fond de paysages tropicaux et puis toutes les possibilités de finir à fond de cale pour sévices imprévus…ouf! J’en tremble encore!

    bien sûr les films … les regards d’acteurs …mais jamais les films dédiés et encore moins les pornos( beurk!)

    j’ai toujours eu aussi l’imagination débordante sur certains adultes qui m’impressionnaient … et puis les livres bien évidemment…mais toujours en ayant ma propre projection personnelle. Jamais satisfaite par le monde «tout cru » finalement.

    et pour finir , je crois ces emois restent toujours bien là aujourd’hui. Juste un peu plus d’étoffe et d’expérience…et ainsi c’est très bien!

    tres beau sujet Monsieur Manfred!😉

    #73908
    ALAIN ELOGE
    Participant


    La lecture des “courriers des lecteurs” dans “UNION”, furtive dans les rayons des marchands de journaux avant d’enfin oser l’acheter …
    Plus de 40 ans plus tard, j’ai encore en mémoire certains de ces témoignages .

    #73919
    Saul
    Participant


    Très joli sujet qui confirme bien qu’au delà des supports illustrant nos fantasmes. C bien dans notre tête que tout se passe au départ.

    Adolescent boutonneux, c la projection de me retrouver couché sur les genoux de profs à la 40aine épanouie qui a nourri mes premiers désirs.

    La bd ensuite erotique et non pornographique j’insiste sur ce point car souvent suggérer est bien + excitant que de montrer.

    La suite ? Somme toute + banale m’a amené jusqu’ici en passant par lez affres de sites bdsm + hardware qui ne comprennent rien à nos envies viscérales. Même si je respecte les envies + aiguisées d’amateur (trices) d’autres pratiques SM

    Suite sans doute à mon post récent, je reçois des sollicitations de fesseurs. donc pour éviter ses importuns avec lesquels je ne me connecterais je précise immédiatement que je suis HETERO, donc messieurs passez votre chemin MERCI

    #73939
    Eva
    Participant


    Il y avait eu un sujet un peu similaire, “Naissance d’une vocation…”,auquel j’avais répondu cela:

    D”ou me vient cette envie?je me suis posée la question récemment et ai donc “cherché” les réponses. J’ai dû recevoir une claque sur le cul a 3 ans et je me souviens/me revois “filer vite” au lit en rentrant les fesses…
    A 7/8 ans, j’étais invitée chez une camarade et lors d’un jeu je lui ai mis une fessée, un peu trop appuyée.elle s’est plainte a sa mère…et je n’ai plus jamais été invitée.
    Après, j’ai continué à jouer avec mes copines mais au Docteur. J’étais toujours le docteur.lol
    Les livres de la contesse de Ségur et aussi un livre pour enfant qui était dans la bibliothèque de l’école : le marchand de fessée ont accompagné mon enfance.
    Par la suite, j’ai épanoui mes envies d’ado, puis jeune adulte mes émois avec des hommes et des jeunes femmes.
    J’ai peu de temps après rencontré mon homme, qui est aujourd’hui mon mari.
    J’ai continué à nourrir de temps en temps mes désirs en matière de fessées via la lecture de récits sur des sites, a 20 ans, a 26… Ma/Notre(reçue pour moi, donnée pour lui) première fessée a été tellement forte et intense, jouissive aussi que …et bien elle est restée pendant quelques temps comme une bulle dans notre sexualité.
    Parce que la notion de D/s nous l’avions déjà un peu, parce que cela fait partie de nos caractères tout simplement…cela paraissait beaucoup 🙂.C’est plus récemment que j’ai développé un besoin de faire “basculer” fantasmes et envies dans la réalité. Parce que en plus de lire, je me suis mise a écrire sur le sujet, parce que un champs des envies ça se cultive, parce que le plaisir partagé est au rdv. Oui, définitivement maintenant, je crois que je peux le dire…j’aime la fessée.J’aime la vivre, la fantasmer, et même en donner?😉

    Se révèle être "comme une boule de flipper,qui roule qui roule...".

    #73942
    Christal
    Maître des clés


    En plus, il y a un gif mémorable sur le post ” Naissance d’une vocation” 😋

    Merci Eva !

    Rien n'est acquis, tout est fragile...

    #73952
    Manfred
    Participant


    Morbleu, je m’en veux de n’avoir pas retrouvé et fait remonter ce sujet de Stan si riche en belles réponses. Les deux se complètent heureusement et il est frappant de voir combien, décidément, les chemins vers notre fantasme sont divers. Les voies de la fessée sont imp… Non, là je crois que je fais fausse route 😀

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 7 mois et 3 semaines par Manfred.
    #74032
    Docteur Clack
    Participant


    En ce qui me concerne ce sont de sévères institutrices qui ont allumé la flamme. L’une d’elle pratiquait assez régulièrement, toujours sur des garçons en travers de ses genoux pantalons baissés (mais jamais plus). C’était littéralement électrisant. A l’instar d’Eva j’ai essayé de reproduire les gestes en jouant au docteur avec une copine de classe déculottée pour l’occasion, mais ce fut bref. L’envie ne m’a plus quitté depuis.

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