Pourquoi la fessée nous titille (même sans l’avoir prise)
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LeSpanker, le il y a 3 mois et 4 semaines.
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- 9 août 2025 à 22:35 #105722
OlmcvbParticipantJe suis le genre de personne à me demander l’origine des choses, et c’était bien évidemment le cas pour la fessée. Non pas d’un point de vue historique, mais je dirais psychologique. Chers lecteurs et lectrices, je vous invite donc à lire mes réflexions (en me permettant d’ajouter des articles allant dans mon sens).
Comme Freud le disait, tout vient de l’enfance : les fantasmes, les traumatismes, tout ce qu’on est. Vous vous doutez donc bien que, pour la fessée, c’est pareil : beaucoup de gens qui l’ont reçue dans leur jeunesse en font un fantasme, et c’est bel et bien le cas ici, si je ne me trompe pas. Freud l’explique dans Trois essais sur la théorie sexuelle (1905). Il dit que les premières expériences avec l’autorité, le plaisir et la douleur sont liées et forment nos désirs adultes.
Mais sa thèse n’explique pas tout. Par exemple, il y a ceux qui n’ont jamais eu de fessée enfant et qui fantasment quand même dessus j’en fais partie, et c’est d’ailleurs de là que venait mon questionnement. Une étude publiée par James Gilbert dans Journal of Sex Research (2013) explique que le fantasme ne dépend pas forcément de l’expérience vécue, mais peut venir d’une capacité d’imagination et d’empathie. C’est ça qui permet de ressentir la soumission sans l’avoir connue. À vrai dire, je ne connaissais pas cet auteur lors de mes réflexions, je l’ai découvert très récemment, et sa théorie de l’empathie colle plutôt bien dans mon cas. J’imagine donc qu’il y a de fortes chances qu’elle soit vraie.
Cependant, quand on y réfléchit, la société elle-même, à toutes les époques, a toujours eu une forme de domination et la fessée, elle, n’a pas de date, elle est quasiment universelle. Comme si les deux étaient synonymes. Je pense même que l’humain est, en quelque sorte, en quête de soumission, car la vie humaine en est remplie à tout âge : parents, professeur, chef…
Et pour pousser le truc un peu plus loin, il y’a quelques années: mon prof de philo au lycée m’avait parlé d’une idée de Jean-Paul Sartre qui disait que Dieu, c’est un peu comme un père absolu, un maître qui domine nos vies. Ça rejoint la dynamique dominant/dominé qu’on retrouve dans la fessée.
Jean-Paul Sartre sur Wikipédia
Ça colle bien aussi avec l’idée que beaucoup de dirigeants, recherchent une forme de domination .Ils sont dessus de l’échelle mais se tournant vers cette envie. Comme si c’était une chose naturelle. Cette idée est présentée dans les témoignages du livre: Le pouvoir et le plaisir de Christophe Granger (2007), qui analyse la relation entre pouvoir social et pratiques BDSM
Merci pour votre lecture ! Je serais ravi de débattre avec vous sous le post , et à très bientôt pour un prochain article….
Bisou sur la fesse rose
10 août 2025 à 09:55 #105723
FessochixParticipantFreud, si je me souviens bien ( je n’ai pas le texte sous les yeux ), cite @olmcvb l’exemple de Jean-Jacques Rousseau pour attirer l’attention du lecteur sur le fait qu’une correction administrée par un adulte sur le “séant nu” ( c’est une traduction ) d’un enfant peut induire le goût pour cette pratique, goût qui sera présent dans la sexualité du futur adulte. Jean-Jacques Rousseau avait déjà fort apprécié la deuxième et dernière fessée qui lui fut administrée par Mlle Lambercier, après une première qui lui avait paru moins terrible que ce à quoi il s’attendait. Relire le chapitre 3 du livre I de ses “Confessions”. Il avait, selon ses biographes s’appuyant sur les dates de son placement chez le pasteur Lambercier et sa sœur, dix ou onze ans, mais il a écrit n’en avoir eu que huit. Cette deuxième fessée, il n’utilise pas le nom, lui a provoqué du plaisir . Mlle Lambercier s’est aperçue “à quelque signe que ce châtiment n’allait pas à son but” : une érection, non nommée, mais on comprend. Elle “déclara qu’elle y renonçait et qu’il la fatiguait trop“.
La fessée vise uniquement la peau, les muscles protègent largement les os. Et peau d’une zone érogène. Elle fait mal, mais cela peut stimuler. Et en ayant commencé par déculotter le puni ou la punie l’effet, y compris psychologique, est maximal. C’est dans cette tenue, même si il ne le précise pas, que Jean-Jacques Rousseau l’avait reçue. Au début du livre III il avoue, à dix-sept ans, avoir montré ses fesses à deux demoiselles qu’il avait attendu sur leur passage, bien sûr dans l’espoir d’une nouvelle correction.
Cela étant ces fessées reçues dans l’enfance n’expliquent pas tout. On peut la pratiquer adulte sans l’avoir connue dans sa jeunesse. Et l’avoir subie sans aucune envie de la recevoir de nouveau. Le fantasme pouvait aussi se former en assistant à une ou à des fessées, ou par les menaces de déculotter, et éventuellement “devant tout le monde”. Les lectures de la comtesse de Ségur, illustrées dans certaines éditions, ont eu leur rôle. L’interdiction de la donner, même en famille, va faire disparaître ce châtiment des enfants. Mais les jeunes générations, ne l’ayant pas connue, manifestent de l’intérêt pour la fessée. Voir le succès des “trois nuances”, roman ou film. Il y avait bon nombre de très jeunes, et en majorité de jeunes femmes, à la projection à laquelle j’avais assisté ; d’après le tome 2, début de l’année 2017.-
Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois et 4 semaines par
Fessochix. -
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Fessochix.
On dit parfois une "bonne" fessée : mais c'est normalement toujours bon ! Et pour les deux...
10 août 2025 à 19:04 #105734
Elisa69ParticipantPour juste apporter mon petit grain de sel, je rajouterai que l’autorité, le pouvoir n’est qu’un leurre, nous choisissons à qui nous donnons le pouvoir, l’autorité. C’est un rapport qui se base sur la confiance. Je trouve qu’en générale, on a une attitude très hiérarchisée le prof, le chef, le policier mais que se passe-t-il si nous refusons cette hiérarchie?
10 août 2025 à 20:37 #105737
Axelle petite pesteParticipantVous lire est très intéressant ! Je me méfie de Freud dont nombre de théorie ont beaucoup été controversé et renié (je ne dis pas qu il a tord mais pour moi il fait des raccourcis par manque de données et recherches)
c’eût été intéressant d avoir des études plus récentes mais j’imagine que c est dur à trouvé ou faire lol
mon avis est que les fesses se trouvent près de zone érogène et que forcément ça y joue qu on l ait reçu ou assisté, en réel ou par le biais de lecture.
10 août 2025 à 20:39 #105738
Axelle petite pesteParticipantEt je partage énormément ton point de vue @Elisa69 sur l autorité qui est en réalité accordé ou non
10 août 2025 à 21:35 #105739
OlmcvbParticipantMerci pour vos réponses,
Pour écrire mon paragraphe, c’est davantage mes idées que j’appuie avec des recherches qu’autre chose. Je n’ai pas vraiment la connaissance philosophique pour pouvoir faire une analyse intéressante de Freud ou autre.
Pour ce qui est de l’autorité, c’est exactement un rapport de confiance (pas dans 100 % des cas, certes, mais souvent, ça l’est). Le professeur a de l’autorité car on lui fait confiance sur le fait d’enseigner et d’éduquer. Le policier a de l’autorité car il y a une forme de respect et également de confiance (même si vous n’êtes pas forcément fan de la police, vous auriez tendance à faire davantage confiance à un policier ou à un militaire qu’à quelqu’un d’autre).
Et pour la fessée, c’est un peu pareil : c’est le peuple (dans notre cas, les demoiselles) qui donne le pouvoir aux hommes d’avoir de l’autorité et de sévir. C’est la personne « soumise » qui donne l’autorisation à l’autre de lui rougir les courbes.
(Je parlais de « pas dans 100 % des cas », car oui, des rapports de domination non consentis , qu’ils soient sexuels, politiques, dictatoriaux, etc…… existent malheureusement. Mais dans les deux cas, je dirais que ce ne sont pas vraiment des exemples bien vus ni à suivre.)
11 août 2025 à 08:56 #105742
AnonymeInactifBonjour je ne l’ai jamais reçu ni à l’école ni à la maison et je me suis toujours demandé pourquoi j’aimais tant recevoir la fessée de la part d’un homme. Tout ce que je sais, c’est lorsque j’ai reçu ma première fessée réelle sur les genoux de mon chéri de l’époque, à la main et déculottée, j’ai eu un plaisir rare que je n’ai pas en d’autres occasions. Il fessait fort aussi le bougre.
11 août 2025 à 12:25 #105749
LeSpankerParticipantFreud, si je me souviens bien ( je n’ai pas le texte sous les yeux ), cite @olmcvb l’exemple de Jean-Jacques Rousseau pour attirer l’attention du lecteur sur le fait qu’une correction administrée par un adulte sur le “séant nu” ( c’est une traduction ) d’un enfant peut induire le goût pour cette pratique, goût qui sera présent dans la sexualité du futur adulte. Jean-Jacques Rousseau avait déjà fort apprécié la deuxième et dernière fessée qui lui fut administrée par Mlle Lambercier, après une première qui lui avait paru moins terrible que ce à quoi il s’attendait. Relire le chapitre 3 du livre I de ses “Confessions”. Il avait, selon ses biographes s’appuyant sur les dates de son placement chez le pasteur Lambercier et sa sœur, dix ou onze ans, mais il a écrit n’en avoir eu que huit. Cette deuxième fessée, il n’utilise pas le nom, lui a provoqué du plaisir . Mlle Lambercier s’est aperçue “à quelque signe que ce châtiment n’allait pas à son but” : une érection, non nommée, mais on comprend. Elle “déclara qu’elle y renonçait et qu’il la fatiguait trop“. La fessée vise uniquement la peau, les muscles protègent largement les os. Et peau d’une zone érogène. Elle fait mal, mais cela peut stimuler. Et en ayant commencé par déculotter le puni ou la punie l’effet, y compris psychologique, est maximal. C’est dans cette tenue, même si il ne le précise pas, que Jean-Jacques Rousseau l’avait reçue. Au début du livre III il avoue, à dix-sept ans, avoir montré ses fesses à deux demoiselles qu’il avait attendu sur leur passage, bien sûr dans l’espoir d’une nouvelle correction. Cela étant ces fessées reçues dans l’enfance n’expliquent pas tout. On peut la pratiquer adulte sans l’avoir connue dans sa jeunesse. Et l’avoir subie sans aucune envie de la recevoir de nouveau. Le fantasme pouvait aussi se former en assistant à une ou à des fessées, ou par les menaces de déculotter, et éventuellement “devant tout le monde”. Les lectures de la comtesse de Ségur, illustrées dans certaines éditions, ont eu leur rôle. L’interdiction de la donner, même en famille, va faire disparaître ce châtiment des enfants. Mais les jeunes générations, ne l’ayant pas connue, manifestent de l’intérêt pour la fessée. Voir le succès des “trois nuances”, roman ou film. Il y avait bon nombre de très jeunes, et en majorité de jeunes femmes, à la projection à laquelle j’avais assisté ; d’après le tome 2, début de l’année 2017.
Chez moi, même si je suis d’une génération qui l’a reçue enfant, c’est effectivement la lecture de la Comtesse de Ségur et certaines illustrations qui ont contribué à ce fantasme. Les petites filles modèles en particulier ! Une illustration originale de Bertall, d’une scène de fouet m’avait beaucoup marqué !
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