Nous faisons tout notre possible pour écourter votre attente

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  • Ce sujet contient 9 réponses, 7 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Valentin, le il y a 1 semaine.
10 sujets de 1 à 10 (sur un total de 10)
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  • #54299
    FrenchTouch
    Participant


    T. sait qu’elle sera punie. Elle s’y attend depuis un moment, parce qu’il y a de bonnes raisons pour qu’elle le soit. Un certain vendredi je le lui annonce. « Tu seras punie, la semaine prochaine. Prépare toi. »

    Le lundi suivant, elle me croise dans un couloir. Regards en biais : je ne suis pas seul. Je reçois un message sur mon téléphone (« quand ? »), auquel je ne réponds pas. Elle s’arrange pour me croiser à nouveau. Nous allons prendre l’ascenseur ensemble mais quelqu’un attrape la porte à la dernière minute. Elle dit sur un ton délicieusement professionnel « je t’ai envoyé un message, tu l’as vu ? », et je réponds « non, pas encore », puis j’ajoute l’air de rien « à quel sujet ? ». Elle bredouille quelque chose au sujet d’un pot de départ, puis sort au mauvais étage. Je lui écris : « mercredi, déjeunons ensemble si tu es au bureau, ensuite nous irons chez toi ».

    Passe la fin de la journée, passe le mardi. « Ca tient toujours pour demain ? » « J’y compte bien ». Sur ce bonne nuit. Mercredi matin, elle a une longue réunion. Je m’arrange pour passer devant la salle, dont la paroi est vitrée. Je la vois lever les yeux, marquer une courte interruption dans sa présentation. Je lui écris de ne pas être en retard.

    Nous déjeunons dans un bistrot à l’écart du bureau. Je lui demande de me parler de sa réunion, je pose des questions. Je ne me suis jamais autant intéressé à son travail. Elle semble ne pas avoir beaucoup d’appétit, mais je fais durer le déjeuner, j’insiste pour que nous prenions un dessert, puis des cafés. Nous marchons tranquillement jusqu’au métro. Il y en a pour 25 minutes environ jusqu’à son arrêt. Près de chez elle, nous faisons un détour pour acheter une bouteille de vin. Je parle avec le caviste, qui est très bavard. Elle est pâle, mais doit faire bonne figure. C’est son caviste, elle le voit souvent. Déluge d’informations sur la biodynamie. Je n’écoute pas. Je n’écourte pas non plus.

    Il est 15h45 quand nous arrivons chez elle. Elle retourne son sac à la recherche de ses clés. Je passe un doigt sur ses fesses, une pression à peine sensible. Elle entre à reculons, en me faisant face. Elle s’attend à être suivie jusqu’à sa chambre, au fond de l’appartement, mais je bifurque vers la cuisine. Je pose la bouteille de vin, entreprends de me faire un café. « Je t’en fais un ? » Elle fait non d’un signe de tête. Elle semble un peu tendue.

    « Va m’attendre dans la chambre. Prépare toi, et prépare le paddle. »

    On aborde la partie difficile de cette petite joute. Je m’installe sur le canapé, lutte contre l’envie de me brûler en avalant le café d’une traite. Je feuillette un livre abandonné sur la table basse. Je me dis que je vais en lire un chapitre entier, pour me donner un objectif tangible, mais c’est impossible. Les chapitres font plus de 20 pages. Je ne comprends rien à ce que je lis, mais enfin je lis, 10 bonnes minutes. Puis je me lève, me sers un verre de vin et vais la retrouver dans la chambre. Il est plus de 16h.

    Elle est assise sur le lit, à côté du paddle. Je lui demande si elle est prête, m’approche, caresse sa joue. Je lui demande de se lever et de s’éloigner du lit. Je m’approche et je fais le tour d’elle. J’ajuste un peu sa posture, lui fais écarter les jambes, sortir un peu les fesses. Ses mains sont derrière sa tête, ses seins bien en avant. Elle a des seins menus, ravissants. Je lui retire doucement son chemisier, puis son soutien-gorge. Je caresse son sein nu d’un revers de main, puis lui demande de retirer son pantalon. Je baisse sa culotte, assez rudement, et lui fais reprendre sa posture.

    Puis je vais m’assoir sur le lit, avec mon verre de vin.

    ***

    Ce petit texte n’est pas à proprement parler un récit, mais il pourrait l’être. Il décrit un effort récurrent de retenue juste avant d’administrer sa punition à une certaine jeune femme que j’appelle ici T. Cette attente, je crois que T l’aime et la déteste. Moi aussi.

    Et vous, attendez-vous ? Combien ? Comment ?

    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 semaine et 2 jours par FrenchTouch.
    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 semaine et 2 jours par FrenchTouch.

    Adepte du tout répressif

    #54302
    LotharioGrimm
    Participant


    Joli récit très bien écrit qui décrit bien l attente, les envies et les troubles qu elle peut générer.

    Je suis un homme de 44 ans habitant en région centre. Attiré par la fessée depuis mon adolescence.

    #54323
    Christal
    Maître des clés


    Je n’attends pas ou plutôt j’attends tellement que je refuse d’attendre à ce moment précis où l’inéductable doit arriver.

    C’est super bien narré et dans une autre vie oui j’aurais pu aimer ce genre d’attente mais pas dans la mienne, pas dans l’actuelle…

    Le sablier du temps coule toujours trop vite alors à moins de me laisser vivre mes fantasmes pendant 8 jours durant en mode non stop, je dis non à cette attente à côté de lui/elle sans qu’il ou elle me touche.

    Braqueuse de rêves : https://entre-force-et-fragilite.blogspot.com

    #54325
    salamboflaubert75
    Participant


    En ce qui me concerne je n’apprécie guère l’attente mais comme pour tout ce qui ne peut être changé, j’essaie de prendre sur moi et de faire avec car c’est comme cela.

    Je peux saisir et comprendre l’érotisation et l’intérêt de l’attente , sa langueur ( délicieuse torture ) si proche de mon complice mais je n’y parviendrais pas longtemps j’aurais trop vite envie de sa peau et de ses mains.
    Je finirais par le rendre chèvre ou le faire céder.

    Et puis pourquoi nous imposer tellement de pénibles instants supplémentaires si je peux l’éviter ou si il ne tient pas plus longtemps que moi.

    Je crois aussi qu’elle peut s’avérer utile, nécessaire voir prometteuse en fonction des envies et désirs que l’on y place et surtout de leurs réalisations…

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 2 jours par salamboflaubert75.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 2 jours par salamboflaubert75.
    #54343
    FrenchTouch
    Participant


    Comme ces demoiselles sont impatientes 🙂

    Je comprends, je suis très impatient, moi aussi. Attendre est une petite violence que je me fais parfois, pour laisser monter la tension, pour exacerber le désir. Je n’ai pas narré la suite (l’aviez vous deviné ? On va assez rapidement finir par se toucher), parce que la suite n’était – pour une fois – pas mon propos.


    @christal
    : ce petit jeu allait dans un ensemble ou l’on pouvait se voir, certes pas aussi souvent qu’on l’aurait voulu, mais enfin régulièrement. Autrement, si nous passions plus de temps à nous attendre, on aurait sans doute tous les deux été moins patients 🙂

    @salambo: je confirme, l’impatience étant partagée, ça ne dure jamais *très* longtemps.

    Adepte du tout répressif

    #54383
    Miss Whimsical
    Modérateur


    Mhhh, merci pour ce petit texte !

    J’adore détester cette délicieuse torture psychologique qu’est l’attente. Ce moment où on se sent basculer progressivement vers cette petite bulle hors du temps, à la merci de son bon vouloir…

    https://missw-s-bonnet.blogspot.com/

    #54384
    Eva
    Participant


    Ce texte est très bien écrit. Merci pour ce partage, et j’aime beaucoup son titre qui me fait sourire. Pour ma part, si je suis en position de recevoir une fessée, cette attente “de proximité” développerait tant ma frustration que je pense que cela pourrait me rendre agressive voir…me bloquer dedans.
    Paradoxalement, dans la position de donner une fessée, je pense que je pourrais prendre du plaisir à me forcer moi même à cette attente. A la contempler, à profiter de chaque instant de ce qu’elle m’offre, y compris de sentir monter son trouble et sa frustration….

    Se révèle être "comme une boule de flipper,qui roule qui roule...".

    #54385
    FrenchTouch
    Participant


    Merci Eva. N’ayant jamais été en position de recevoir une fessée (quelle idée), je ne peux qu’imaginer l’effet que l’attente peut produire. De mon point de vue, c’est délicieux (difficile à tenir mais ça en vaut la peine). Par ailleurs, même si je crois que la personne en question n’apprécie pas forcément patienter pour être punie, je crois savoir qu’elle aime bien être regardée. Donc même pour elle, je me dis que tout n’est pas complètement perdu 🙂

    Adepte du tout répressif

    #54387
    salamboflaubert75
    Participant


    Je suis totalement d’accord Eva, dans la position de la personne en charge, l’attente peut être véritablement différente et stimulante. C’est même un pur délice!

    #54396
    Valentin
    Participant


    « Va m’attendre dans la chambre. Prépare toi, et prépare le paddle. »

    J’aime beaucoup cette phrase. Comme si la punition était un acte ritualisé, un acte qui demande une préparation. On imagine l’attente dans la chambre, l’angoisse et l’excitation monter. Entendre les pas se rapprocher, voir la poignée pivoter, la porte s’ouvrir …

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