Moratoire sur la douceur

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 17)
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    Messages
  • #62881
    FrenchTouch
    Participant


    Il y a fort longtemps, à l’époque de mes débuts, je souffrais de cette terrible faiblesse : en présence d’une femme nue j’avais tendance à vouloir la caresser. Je vous vois esquisser un mouvement de recul, j’imagine la sévérité de votre jugement à la lecture de ces mots.

    N’ayez crainte : je vais mieux. Je me suis soigné longtemps pour éradiquer cette tare, l’indécente manie de mêler, au point de les alterner presque, les caresses et les coups.

    Je garde quelques séquelles de cette terrible condition. On n’en guérit jamais complètement. Il m’arrive encore de parcourir du doigt la marque laissée par la badine, pour en sentir le relief, et ce contact détaché est un lointain cousin, fortement réprimé, des caresses d’autrefois.

    Les vraies caresses maintenant se méritent, et je suis devenu dur en affaires. Je suis devenu décent. J’ai décrété un moratoire sur la douceur.

    ***

    (Un texte qu’on pourrait classer dans une catégorie “élucubrations”)

    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 mois par FrenchTouch.
    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 mois par FrenchTouch.

    Adepte du tout répressif

    #62885
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    @frenchtouch, comme je compatis, j’ai été moi aussi frappé très jeune d’une romantisite aïgue.
    On ne s’en remet jamais, c’est un mal sournois qui s’invite à votre insu quand vous êtes au front, sanglé dans vos apparats de rustre rédempteur, réduisant à néant vos allures fières d’inquisiteur !
    Encore, hier, elle était attachée dans la baignoire, les stigmates de mon courroux rougeoyaient sur ses fesses et son corps si délicat, mis à nu dans l’émail, chantait la gloire de mon autorité.
    Et là, le drame, une crise !
    Son regard d’ange qui filtre à travers une mèche de ses cheveux et me touche en plein coeur, ce coeur que pourtant je soigne chaque jour depuis qu’on m’a diagnostiqué Romantiquomane frénétique
    La douceur est un mal insidieux qui s’immisce en vous mais ça, vous ne le savez que trop bien, mon cher Frenchtouch.
    Cette crise fût terrible.
    Et voilà, que je l’embrasse dans le cou.
    Et pire encore, je la prends dans mes bras et l’emmène jusqu’au lit.
    Et au comble de ma déchéance, je lui dis des mots bleus, les mots qu’on dit avec les yeux, je la sèche, je la crème, je la câline et la cajole (J’ai si honte de l’avouer).
    Et en rupture total avec mon Serment d’Intransigeance, j’attrape la brosse qui l’avait rudoyée et je me mets à la coiffer, avec dans les yeux, l’air niais de celui qui s’est absenté du monde, ensorcelée par une poupée.

    je sais que cette confession est navrante mais je sais aussi que contre cette longue maladie, qui nous touche l’un et l’autre, on ne gagne qu’au prix d’un combat quotidien.
    Courage!

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #62886
    FrenchTouch
    Participant


    Merci @monsieurmechant pour ce témoignage ! On va finir par ouvrir un groupe de discussion : des chaises en rond, une cafetière à filtre et des gobelets sur une table en formica, les autocollants avec les faux prénoms sur les chemises.

    🙂

    Adepte du tout répressif

    #62889
    CoDée
    Participant


    @frenchtouch @monsieurmechant

    Merci Messieurs de nous livrer ainsi à cœur ouvert vos sensibilités et vos faiblesses. Quel courage il a dû vous falloir pour se faire !

    Comme je souhaite apporter mon aide à cette œuvre bienfaitrice, je me permet en toute modestie de vous proposer un nom pour votre groupe de discussion à venir. Deux en réalité… Ainsi en concertation avec vos confrères touchés du même mal que vous, vous pourrez faire le choix qui vous paraîtra le plus judicieux.

    Je vous propose donc :

    -Les Brutaux Dominants Sensibles et  Mystérieux

    ou alors

    -Les Bons Dominants Sévèrement Magnanimes.

    Ne me remerciez pas, j’ai l’âme généreuse. Tout le plaisir est pour moi.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois par CoDée.
    #62901
    Loup_solitaire
    Participant


    Post intéresssant, en effet c’est quelque chose qui m’arrive bien souvent !

    Est-ce la naïveté de la jeunesse ? ( Quoi que les années passent et le compteur défile ) est-ce mon côté naturellement protecteur et doux ?

     

    Je ne sais pas toujours est-il que je fait toujours dans la compassion! ( légèrement) .

     

    Cependant je dois dire que j’assume totalement ce côté !cette alliance de brutalité et de douceur pour créé une explosion de plaisir.

    Sir Arthur le gentillet 😊 ( pour ceux qui ont la référence )

    Créateur de chaleurs corporelle

    #62904
    Némésis
    Participant


    Comme je me reconnais dans ces témoignages… Que dire qui n’ait déjà été dit ? Qu’ajouter qui ne soit redondant avec vos confessions ? Messieurs, je ne peux que me joindre à vos douceu… à vos douleurs. Ce désir de câlins, de romantisme, qu’on a inscrit en moi à mon insu. L’envie de la prendre dans mes bras, lui caresser les cheveux, effleurer sa peau du bout des doigts, de la nuque au bas de son dos, de l’épaule jusqu’au poignet, de la gorge jusqu’à… plus bas (plus bas encore… Encore un peu… Oui, là). Quel enfer de sentir cette envie vous submerger comme un tsunami (tsunennemi ?), et de devoir le contrôler jusqu’à en trembler.

    Mesdames, si vous saviez à quel point nous donnons de nous. Seulement notre fierté masculine, un brin déplacée, je l’avoue, nous empêche de l’avouer. Alors on dresse la tête, on respire fort, on serre les dents, et sans rien laisser paraitre, on continue d’abattre notre cravache sur votre joli derrière rebondi à souhait. Et quand vous n’en pourrez plus, nous non plus. Alors enfin, nous pourrons laisser la chaleur de nos bras remplacer celui de notre main/cravache/paddle/martinet/badine/lame-de-parquet/etc., et nous abandonner à cette chimère vorace qu’est notre romantisme.

    C’est un combat sans fin, mais on ne se laissera pas vaincre !

    On n'avoue rien quand on est innocent, mais je te sais fautive alors, je t'écoute...

    #62905
    salamboflaubert75
    Participant


    Messieurs, j’ai quelques difficultés à saisir pleinement vos ressentis par rapport à la douceur et/ou la tendresse.

    Est-ce parce que pour moi elles ne sont en rien incompatibles avec l’exigence, la fermeté, la sévérité et l’intransigeance?
    Sûrement et aussi car une telle combinaison est plus souvent troublante et déstabilisante que « ridicule » ou « repoussante » à mon humble avis et d’après mes propres ressentis bien évidemment.

    Enfin je ne crois pas tellement que l’âge et/ou l’expérience aient un si grande importance ici.
    Personnellement j’étais plus « dure » et moi tendre et douce étant plus jeune.

    Pour finir je pense sincèrement que beaucoup d’éléments s’épanouissent dans un équilibre certain ou un certain équilibre et à mon sens ses émotions/ressentis en font totalement parties.

    Sal

    #62906
    Solal
    Participant


    J’avoue partager cette faiblesse aussi. Si je semble effroyablement intraitable au début, l’esprit ahuri par toutes ces fautes impunies depuis notre dernière rencontre ou pire encore si c’est notre première rencontre.

    J’ai les yeux plus gros que le ventre, j’annonce un programme redoutable mais je ne parviens guère souvent à la fin.

    Après châtiments et punitions diverses, je me transforme … , le doute m’assaille, suis je juste ? Et puis à ce moment, la situation de domination semble si parfaite, il n’y a plus de résistance. Ma partenaire est soudainement devenue avide d’obéissance, elle en fait presque trop, comme pour anticiper. Elle semble s’être abandonnée complètement depuis un beau moment déjà. N’était ce pas le graal recherché?
    Alors à ce moment là, j’avoue que je change aussi et que j’ai envie de profiter de ce lien très fort que la punition a créé pour lui donner du plaisir.

    #62912
    Némésis
    Participant


     

    @salamboflaubert75, c’est du second degré. On force exprès la dérision, juste pour apporter un peu de légèreté dans ce monde de brut 😉.

    On n'avoue rien quand on est innocent, mais je te sais fautive alors, je t'écoute...

    #62916
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    Bah oui @salamboflaubert75, bah alors… ?
    Un petit exercice bien agréable de second degré comme je les aime, initié brillamment par @frenchtouch et repris en coeur par une bande de Romantiquomanes compulsifs !

    a

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #62921
    SandrineG🍑
    Participant


    Ces aveux de romantisme et de douceur sont aussi touchants que douloureux. Que de souffrances insoupçonnées!… et on lit une lutte de chaque instant pour survivre lors de bascules accidentelles ou forcées dans le monde de la douceur…

    Belle abnégation messieurs… vraiment…

    #lespauvrespépères

     

    "Et mes fesses, tu les aimes mes fesses" ;-)"

    #62938
    salamboflaubert75
    Participant


     

    Un exercice fort agréable je suis bien d’accord.

    Et c’était très sympathique à découvrir.


    @monsieurmechant
    vous n’êtes pas sans savoir que le second degré comme l’humour et les plaisirs  sont nettement plus savoureux partagés.

    Je ne suis visiblement pas parvenue à partager les miens mais l’essentiel réside dans l’échange…
    Je me trompe peut-être mais je crois déceler un appel subliminal à recevoir l’offrande d’une certaine douceur…

    ^^

    Sal

    #62954
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    @nemesis et @frenchtouch

    Ce groupe de parole m’a fait du bien et je sens que mes démons de guimauve molle s’éloignent doucement.
    J’ai trouvé une parade (dont je tenais à vous faire part) pour éviter la honte de ces crises de douceur qui me frappe quand, dans la forêt dense et fraiche, je sévis au coté d’un petit chaperon rouge.
    Comment j’évite ce mal? C’est simple, je m’excuse avant mes actes à venir et c’est comme si cette confession servait de paratonnerre et tenait à distance au cours de mes crise, l’humiliation de cette extrême douceur.
    Un exemple :

    Mademoiselle,

    Je tiens à vous exprimer des excuses pour mon comportement à venir.

    A ma décharge, sachez que je n’ai pas de manière, je suis un loup « mâle » dégrossi, hors de sa réserve quand il s’inspire auprès d’une chair extraordinaire.

    Je formule le vœu que vous me pardonnerez cette fouille par des mains affamées qui pillent et se servent avec une avide férocité.
    Votre chemisier et votre jupe sur le sol stigmatiseront la précipitation des assauts irrésistibles que vous aurez subis, mea culpa.
    Je fais le serment de remplacer cette jolie dentelle de calais dont l’élastique n’aura pas résisté aux dents de la « bête » que je serai devenue, enragée par l’impatience de vous ôter vos dessous.

    Je suis affreusement gêné de cette conduite inqualifiable, des outrages qu’elle occasionne et vous prie de m’excuser pour la main qui pressera l’intérieur de vos cuisses pour en forcer l’ouverture pendant qu’une autre immobilise votre tête dans les coussins du divan.
    Quel embarras de vous imaginer contrainte à forcer votre cambrure pour présenter votre ravissant fessier dans une indécence imposée, je n’ai pas de mots !

    Il ne faudra pas vous offusquer de ce visage qui fourrage entre vos cuisses, halluciné par vos humeurs démonstratives et le fumet de leurs manifestations.
    J’espère humblement que vous ne prendrez pas trop ombrage des dents qui vampirisent votre nuque et vous immobilisent alors qu’un index éprouve la tonicité de votre orifice avant de s’inviter dans votre fondement.

    Sachez que les indélicatesses acrobatiques de ma langue, au plus profond de votre intimité, ne seront que l’expression d’une envie excessive, impossible à endiguer et qui conduit inévitablement à de tels débordements.
    A ma défense j’aimerais que vous y voyiez un sublime hommage, excessif je vous l’accorde mais enflammé, à votre féminité.

    Ne vous formalisez pas de mes manières de rustre en nage quand je brandirai mon sexe à pleine main pour matraquer vos fesses et vos cuisses, le regard embroché par le temple hypnotique que je m’apprête à profaner.
    Mademoiselle, cette saillie sera sauvage, pardonnez-moi, elle vous ouvrira sans ménagement. De grâce ne prêtez pas attention aux indécences sonores du bassin qui pilonne votre entrecuisse par saccades, alors qu’un râle bestial monte, signalant l’imminence de votre délivrance.

    Viendra enfin le moment de ma libération qui nourrira la votre…

    Vous sentirez alors, mon corps se relâcher et une main glisser délicatement dans vos cheveux et vous exprimer ma gratitude pour avoir enduré les offenses barbares d’un loup hors de contrôle.
    Vous jouirez de cette métamorphose qui me ramène à l’humanité, de mes lèvres qui glissent dans vos cheveux et votre cou, s’amourachent de chaque centimètre de votre peau et se perdent en hommage sur vos fesses.

    Mes yeux s’éclaireront de cette renaissance apaisée, ma respiration retrouvera son calme, je déposerai un baiser sur vos lèvres et dans l’intimité de votre oreille, je glisserai :

    “Merci”

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #62960
    Monsieuralex
    Participant


    Monsieur Méchant comme vous écrivez bien toutes ces choses! Bravo je n’aurais pas su dire mieux… ☺️

    Monsieuralex, fesseur nantais

    #62967
    Némésis
    Participant


    @monsieurmechant C’est un discours tenu pour toutes ? Mince, moi je me contente de contrôler ma respiration 😮 !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois par Némésis.

    On n'avoue rien quand on est innocent, mais je te sais fautive alors, je t'écoute...

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