Mon histoire (peu érotique)

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  • Ce sujet contient 17 réponses, 12 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Yves, le il y a 1 semaine.
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  • #74308
    la vilaine
    Participant


    On se connaissait depuis déjà quelques années. Au début, il n’y avait rien de « spécial » entre nous, j’étais juste au fond du trou et j’avais besoin d’aide. Il avait été là. Et semaine après semaine, mois après mois, avec l’aide de la vie aussi, j’étais un peu sortie de cette sorte de dépression. J’allais mieux. Je commençais à lui parler d’autre choses, des hommes, de séduction. Et puis, très timidement, de mes envies.

    A l’époque, on se voyait encore face à face. Les premières fois que je lui ai parlé fessée, je me souviens que je me sentais un peu bête, ridicule. Comme si ces envies-là étaient un peu déplacées, perverses – et certes, comme c’était un professionnel bienveillant, il ne me dirait rien d’inconvenant. Il avait toujours été à la hauteur – ce qui me changeait pas mal des autres adultes « de référence » que j’avais pu connaître dans ma vie.

    Ces deux premières années, ça ne m’avait même pas effleuré l’esprit que je puisse éventuellement lui plaire – ou que mes envies puissent lui plaire. Il avait 65 ans, le corps un peu lourd, intelligent, cultivé, calme, ouvert, de l’humour. Beaucoup trop vieux ou « posé » pour l’envisager un instant sous un autre angle que celui pour lequel j’allais le voir chaque semaine. Et puis le cadre dans lequel on se voyait était très sérieux.

    Et puis… Quand les choses ont-t-elles pris un autre tournant ? Je ne sais pas. Je me revois un jour, assise dans le fauteuil face à lui. J’ai cette phrase qui tourne dans ma tête – et déjà la dernière fois je voulais qu’elle sorte de ma bouche, mais impossible. Il est là en face de moi, tranquillement installé dans le fond de son fauteuil, tout calme avec ses petites lunettes, la phrase revient en boucle dans mon esprit et là je m’entends la prononcer : « Vous avez déjà eu envie… de me donner une fessée ? ». Et je termine ma phrase en plantant mon regard dans le sien.

    Le silence dure plusieurs secondes. Lui qui d’habitude est plutôt fluide dans l’échange… J’aime soutenir son regard. Je découvre que j’aime être un peu vilaine avec lui. Et j’aime son trouble, que je devine à la manière qu’il a de me répondre : soudain il parle plus vite et plus longtemps que d’habitude. « Vous savez bien que je ne peux pas vous répondre, blablaba »

    On a continué à se voir, bien entendu. Mais c’était là : cette envie de le troubler. Et ce plaisir à le titiller, sachant qu’il ne pouvait rien dire, rien faire. Comment n’avais-je pas vu plus tôt tout le potentiel lié au contexte, à sa personne ? Un bureau, plein de livres, ça respire la sagesse et l’expérience, tout est bien propre et comme il faut. Et malgré tout son professionnalisme, tout son sérieux, il ne pouvait contrôler ces petits regards qui parfois vrillaient sur mes jambes, mes cuisses, quand je portais une jupe. Ou même mes hanches, mes fesses, quand je portais un jean moulant.

    Une fois j’étais venue avec une jupe plus courte, noire, légère, boutonnée sur le devant. En me voyant, il avait dit rapidement (en souriant me semble t-il) : « Très jolie jupe… ». Sans doute ne pouvait-il pas se permettre de dire « Très jolies jambes… ».

    Le temps est passé. J’allais globalement de mieux en mieux – voire bien. Il m’a proposé que l’on se voit deux fois par semaine, moi allongée. J’ai mis quelques temps avant d’accepter – c’était intimidant. Et puis, passée la première fois un peu bizarre, ça a bien « pris ». Et puis ce changement de « configuration » a concouru avec un autre changement dans ma vie : j’ai recommencé à jouer… Cela faisait 7 ans que je m’étais abstenue (j’étais en couple, on avait fait des enfants, et puis bon, c’était pas très normal de se faire des séances « fessée »… Bref je m’étais un peu forcée à rentrer dans le rang). J’avais retrouvé un vieil ami, L., que je connaissais depuis mes 20 ans.

    L avait presque 60 ans. Il était grand, indépendant, intelligent. Et très « passionné » (on pourrait dire sadique et pervers) et expérimenté. On avait « joué » quelques fois, au fil des 20 dernières années, de manière relativement « sage ». Il devait prendre assez au sérieux sa position « paternelle » à mon égard car il avait pris soin, la plupart des fois, de me laisser ma culotte pour me donner la fessée (certes il se débrouillait pour que mes fesses soient néanmoins bien dégagées…).

    C’était uniquement à notre dernier rendez-vous (plusieurs années plus tôt, donc) que le truc avait un peu « dérapé ». Il faut dire que sa manière de faire pouvait pas mal m’exciter. Son côté sérieux et déterminé. Cette manière qu’il avait eue de me pencher sur ma table, me déshabiller et me battre avec cette courroie en cuir, et que je ne puisse pas me dégager – et lui très calme, faisant ce qui semblait naturellement s’imposer. Ensuite, sur mon lit, il m’avait gentiment passé de la crème sur mes fesses brûlantes. J’étais allongée sur le ventre, sans doute le haut habillé, et en chaussettes, et je me laissais faire. C’était très agréable qu’il prenne soin de moi. Je crois qu’on ne parlait pas. Peut-être je me sentais un peu comme une enfant, avec lui. Et je ne sais plus comment les choses s’étaient déroulées exactement, mais très lentement elles avaient pris une tourne un peu différente, pour que finalement je me sente bloquée, contrainte, et que ce massage à la crème prenne une tournure un peu plus… intime et personnelle… Et j’étais ainsi bloquée physiquement, et son doigt entrait entre mes fesses, sans qu’il m’en laisse le choix. Un truc punitif et comme de contrôle de mon corps.

    Bref, c’était la dernière soirée que j’avais passée avec lui. (Non pas que je lui en voulais de ce moment embarrassant – mais il s’était vexé quand, par messages, je le prévenais qu’on ne referait peut-être pas ce type de truc. Je ne voulais pas que la relation parte sur du « sexuel ». Enfin, c’est plus subtil que ça. Je voulais (et je veux, encore aujourd’hui), que la relation ait une dimension punitive, cadrante, et non comme une relation sexuelle entre adultes. Bref il s’était vexé, on s’était perdus de vue, j’avais rencontré mon conjoint et entamé ce « tunnel d’abstinence »…)

    Et donc, alors que je renouais avec cette partie « obscure » de moi, entre les mains de L, je découvrais le plaisir d’ensuite tout raconter à mon « autre papa », dans nos deux rendez-vous hebdomadaires (qui sont d’ailleurs rapidement passés à trois).

    Certes je n’osais pas tout raconter non plus. Même si j’avais très envie de partager ces moments avec lui, de pouvoir lui raconter (et aussi le chauffer un peu, mine de rien…), une fois que j’arrivais au rendez-vous, je devenais bizarrement plus timide…

    Mais bon, on ne peut pas lutter contre sa nature… Et j’ai fini par raconter pas mal de choses à ce pauvre homme, au fur et à mesure que L me malmenait, m’imposait des déshabillages, des punitions et autres embarras.

    Et puis à un moment, j’avais terminé. La thérapie était terminée. Cela faisait quelques semaines qu’on en parlait. Et ce fut la dernière fois. Mais j’avais un peu tâté le terrain… J’écrivais, parfois, et aimais lui faire partager mes écrits. Avant que je décide de mettre un terme à nos rendez-vous, j’avais pris soin de travailler la suite… Il allait m’aider dans l’écriture de mon livre. C’était une suite assez naturelle : cela faisait des années que je lui envoyais mes textes, qu’il les appréciais et les commentais brièvement, qu’il m’encourageait à poursuivre. Et lui-même avait une position plus avancée que la mienne dans le domaine : il écrivait déjà des livres et se faisait publier.

    La thérapie était maintenant terminée depuis quelques semaines et mon texte était maintenant prêt à être partagé avec lui. Un truc de plusieurs pages, que je trouvais pas mal, assez sincère. Et surtout, qui pourrait le titiller. Ce texte, c’était le récit d’une récente relation « fessée » avec un homme plus jeune que moi. C’était la première fois que je jouais avec plus jeune, et malgré mes a priori, ça avait été très fort, très excitant. Le garçon était aussi déterminé, sérieux et strict que moi j’étais « débordante », à aimer chercher et me permettre d’être légèrement incorrecte. Ca avait accroché direct, dès les premières minutes, installés à une terrasse de café une fin d’après-midi. J’avais dû le tacler un peu, comme ça, à moitié pour m’amuser à moitié pour le tester. Il n’avait pas rigolé. Sa mâchoire s’était serrée, il m’avait regardée droit dans les yeux, visiblement « touché ». Le Mojito aidant, mais même avant le Mojito, je m’étais vraiment bien amusée à le chercher, à faire la maline, et je le voyais, obligé de se contenir, tout sérieux, je devinais son envie de me mater et je savais son impossibilité à le faire. J’avais vraiment beaucoup rigolé à cette première soirée – lui beaucoup moins.

    Bref, j’avais passé du temps (sur mon télétravail) à narrer cette première rencontre. Et les rendez-vous qui avaient suivis, chez ce garçon. La surprise face à sa détermination – quoi, un petit minet de 30 ans peut avoir autant d’autorité, d’ascendant, d’envie de me corriger ?… J’avais envoyé le texte à « mon autre papa » un jeudi après-midi. J’avais passé cette journée de télétravail à la maison, en pyjama sans même prendre le temps de me laver, à relire mon texte et chercher à l’améliorer. Et clic ! J’avais envoyé. Mon cœur était un peu serré. Comment allait-il prendre ce récit ?…

    J’ai ensuite passé la soirée à vérifier mes sms, mes mails, guettant sa réponse. Allait-il se contenter d’un « Très belle plume, comme d’habitude » ? Ou alors y aurait-il une ouverture sur une éventuelle suite ?…

    #74309
    Stan
    Participant


    “Très belle plume, comme d’habitude !”

    #74310
    la vilaine
    Participant


    😉 Merci cher Stan…

    #74311
    Docteur Clack
    Participant


    Bravo chère Vilaine pour ce beau récit très inspiré.

    #74312
    jjack
    Participant


    Une Vilaine très inspirée, un beau récit très agréable à lire et assez érotique en fait !

    #74313
    Line
    Participant


    Un très joli récit, très touchant et empli de sincérité 🙂

    L'incorrigible Line

    #74314
    salamboflaubert75
    Participant


    Bravo et merci @lavilaine 

    J’apprécie beaucoup la sincérité et l’authenticité de ce récit qui n’est pas dénué d’érotisme.^^

    Sal

    #74315
    Manfred
    Participant


    Que c’est vilain de vouloir ainsi corrompre un honnête professionnel. Je suis choqué, outré, révulsé.  😀 😀

    #74317
    Yves
    Participant


    Je trouve ce récit d’une sincérité exceptionnelle. Bravo et surtout merci pour avoir partagé cela. D’autre part, je trouve votre plume très affutée, ce qui ne gâche rien.

    Et pour tous ceux/celles qui partagent sur ce forum, j’en profite pour rendre hommage à votre courage et à vos plumes et votre poétisme, parfois, aussi car tous vos récits ont égayé ma vie depuis que je vous lis…

    Merci et passez un bon réveillon.

    Mesdames, mesdemoiselles, mon propre plaisir passe par le vôtre

    Blog : histoires-jr33.blogspot.com

    #74326
    la vilaine
    Participant


    Merci beaucoup pour vos gentils commentaires 🙂 Effectivement, j’ai écrit avec sincérité. Bon, à la base je partais pour écrire autre chose (les “rêveries” qui me viennent à l’esprit dans certains moments et qui me troublent particulièrement), mais voilà… Du coup j’ai pas trop réfléchi et je me rends compte qu’il y a deux éléments qui ne ressortent pas trop :

    1) Une certaine ambigüité voire tension entre ce Monsieur et moi… Ambiguïté qui s’est clairement développée au fil du temps et qui s’est traduite par de multiples petits détails…

    2) Et c’est lié : le fait qu’au-delà du plaisir de le titiller, j’avais très très envie qu’il me punisse. (Ce qui me donnait d’autant plus envie de le titiller…)

    Il y a un an, j’avais une image dans la tête, qui me troublait énormément, m’obsédait. C’était terriblement gênant de lui en parler – et je l’ai gardée pour moi un moment… Et puis une fois, prenant mon courage (et aussi un peu de vice…) à deux mains, j’ai commencé : “J’aimerais vous dire…” (Bon, voilà c’était entamé, il fallait que je poursuive). “Il y a une image que j’ai en tête, avec vous… Rien de très hard, hein…” (Bon, gagner encore quelques secondes) “Et donc y a cette image, avec vous, et moi aussi…” (Pfiouuu il est là derrière moi à m’écouter et me regarder, pas facile…). “En fait… Voilà, je suis en travers de vos genoux, le bas dénudé… et vous me tenez le poignet… Comme un moment en suspend…”

    Bonne année à tous, avec de beaux moments à venir… 🙂

    #74329
    Dundee
    Participant


    Superbe récit, et la suite ?

    Heureux début d’année !

    Épicurien, grand voyageur, adepte de la fessée OTK

    #74360
    Docteur Clack
    Participant


    Merci beaucoup pour vos gentils commentaires

    🙂

    Effectivement, j’ai écrit avec sincérité. Bon, à la base je partais pour écrire autre chose (les “rêveries” qui me viennent à l’esprit dans certains moments et qui me troublent particulièrement), mais voilà… Du coup j’ai pas trop réfléchi et je me rends compte qu’il y a deux éléments qui ne ressortent pas trop : 1) Une certaine ambigüité voire tension entre ce Monsieur et moi… Ambiguïté qui s’est clairement développée au fil du temps et qui s’est traduite par de multiples petits détails… 2) Et c’est lié : le fait qu’au-delà du plaisir de le titiller, j’avais très très envie qu’il me punisse. (Ce qui me donnait d’autant plus envie de le titiller…) Il y a un an, j’avais une image dans la tête, qui me troublait énormément, m’obsédait. C’était terriblement gênant de lui en parler – et je l’ai gardée pour moi un moment… Et puis une fois, prenant mon courage (et aussi un peu de vice…) à deux mains, j’ai commencé : “J’aimerais vous dire…” (Bon, voilà c’était entamé, il fallait que je poursuive). “Il y a une image que j’ai en tête, avec vous… Rien de très hard, hein…” (Bon, gagner encore quelques secondes) “Et donc y a cette image, avec vous, et moi aussi…” (Pfiouuu il est là derrière moi à m’écouter et me regarder, pas facile…). “En fait… Voilà, je suis en travers de vos genoux, le bas dénudé… et vous me tenez le poignet… Comme un moment en suspend…” Bonne année à tous, avec de beaux moments à venir…

    🙂

    Rassurez-vous chère vilaine. Les ambiguïtés et les envies dont vous parlez se ressentent très bien à la lecture vu la précision de votre écriture. Même si vous aviez le prétexte de la provocation, ça reste courageux d’arriver à “cracher le morceau” comme vous l’avez fait” dans un contexte qui ne s’y prête pas facilement. Bravo.

    #74472
    Arthurinbeau
    Participant


    Beau récit, très érotique (titre mensonger !)

    Vous pratiquez donc la fessée de manière extra-conjugale ?

    Lyon et sa région

    #74574
    pro-fesseur
    Participant


    Beau récit, très érotique (titre mensonger !) Vous pratiquez donc la fessée de manière extra-conjugale ?

    C’est même l’extra-conjugalité qui confère l’érotisme à ce récit 😉

     

    #74583
    la vilaine
    Participant


    Beau récit, très érotique (titre mensonger !) Vous pratiquez donc la fessée de manière extra-conjugale ?

    C’est même l’extra-conjugalité qui confère l’érotisme à ce récit 😉

    rhoo ben non, j’espère que cela ne tient pas qu’à ça 😇

    merci en tous cas..

    Bon, une seule personne a demandé la suite, je suis vexée… 😉

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