Médecine traditionnelle

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5 sujets de 1 à 5 (sur un total de 5)
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    Messages
  • #71266
    Victor
    Participant


    Médecine traditionnelle

    Premier épisode

    Au 25 de  la rue du marquis, se tenait un hôtel particulier présentant une imposante porte en bois d’au moins trois mètre de haut cerclée d’un  porche de pierres blanches.  La poignée dorée était surmontée d’une tête de lion tenant entre ses  incisives un lourd  anneau de fer  forgé. Cet  édifice suscitait la curiosité des passants. Tout du moins, de  ceux qui prenaient le temps de  lire  l’inscription portée au fronton :  « MAISON DE DISCIPLINE ». Les  plus  intrigués s’approchaient  de la porte et distinguaient sur l’encadrement  en calcaire blanc, deux plaques  en  laiton, telles celles qu’affichent fièrement les  médecins et les avocats devant  leur locaux professionnels. La première indiquait : 

    DONNA ISABELLA ESTRICTA

    MADAME

    interne de l’institut de Sade – 2009-2015

     

    La seconde portait la mention suivante : 

    SIR JOHN WISDOM

    MONSIEUR

    Interne de l’institut de Sade – 2009-2015

     

    Les plaques ne mentionnaient ni horaire ni numéro de téléphone.  Il n’y avait pas non plus de sonnette, ni même une chaine pour tirer une cloche.  A en croire les apparences, le seul moyen d’attirer l’attention des maitres des lieux était de soulever et laisser tomber l’anneau coincé dans la bouche du lion.

    C’est ce que  fit Jeanne, arrivée ici sur recommandation de son psychologue. Elle se confiait à lui depuis de nombreuses années mais ne parvenait pas à vaincre  un mal qui la poursuivait depuis l’adolescence. Monsieur Jim, son thérapeute, lui  avait  indiquée cette maison, en prenant soin de la mettre en garde. « Ce couple a des méthodes originales et strictes. Mais, sachez qu’ils ont des résultats exceptionnels. Je ne vous en dit pas plus. Telle est leur politique. Essayez cela ne vous coutera rien. Les rendez vous sont pris au  secrétariat, directement sur place. Ils sont un peu old-school, mais toute mes patientes en sont ravies. »

    Jeanne laissa tomber l’anneau trois fois sur le vantail en  chêne. La verrou  fut levé à distance. A l’ouverture, au loin, à une dizaine de  mètres, Jeanne vit un comptoir tenu par une jeune femme en tailleur : brune, blanche, quelques taches de rousseur, maquillage léger, cheveux tirés et épinglés coiffés en un élégant chignon, rouge à lèvres rouge tout simplement, boucles d’oreilles de discrètes perle de nacre naturelle, chemisier blanc impeccablement repassé, décolleté quasiment inexistant, mains entretenues, vernis étincelant. A l’entendre se mettre debout, elle était chaussée de petits talons. 

    Jeanne était impressionnée par la beauté des lieux. Le sol en marbre blanc était couvert d’un épais tapis jusqu’au comptoir. Sur celui-ci, était inscrit : « Accueil – Secrétariat ». Sur la droite, se développait un imposant escalier, précédé d’un panonceau :  « Consultations & Bilans ». Au fond, à gauche du comptoir, il y avait une porte surmontée d’une plaque : « Deuxième consultation et suivantes ». De l’autre côté du comptoir, le passage s’ouvrait sur la salle d’attente. Au dessus de Jeanne, entre la porte d’entrée et le secrétariat, s’élevait une impressionnante coupole de verre décorées de quelques verres colorés.

    • Bonjour Mademoiselle, Mathilde Carré, pour vous servir, lui dit la secrétaire en inclinant la  tête. Elle avait pris le temps de sortir de derrière de son comptoir alors que Jeanne était restée subjuguée par cette demeure de caractère.

    Mathilde portait effectivement de chics petits escarpins noirs et une jupe grise, foncée, en laine coupée juste au dessus du genou lui couvrait les cuisses. Enfin de somptueux  bas noirs, de certainement 20 ou 30 deniers, aux  motifs discrets, lui couvraient les mollets.

    • Suivez moi Mademoiselle.

    Jeanne découvrit au dessus du comptoir une horloge en chiffres romains, cerclée d’une mention latine qu’un de ses  professeurs d’histoire du collège n’avait de cesse de répéter : « Errare humanum est, perseverare diabolicum ».

    • Vous devez être Mademoiselle Jeanne Nena ?

    Jeanne fut abasourdie par cette interpellation. Mathilde le  vit bien et rassura Jeanne rapidement.

    • Mademoiselle, Monsieur Jim, nous a contacté et a indiqué qu’il vous avait recommandé  de consulter ici. Il nous a donné un descriptif physique afin que nous puissions vous reconnaitre. 
    • Oui c’est ça, confirma  Jeanne. J’aimerai consulter l’un des deux thérapeutes.
    • Pouvez-vous m’en dire plus sur le mal qui vous amène Mademoiselle Nena ?
    • Et bien… Jeanne hésita et regarda derrière elle – personne, à gauche – personne, à droite – personne.
    • Ne vous inquiétez pas, Mademoiselle. Nous sachons restez discrets et nous ne sommes que toutes les deux.
    • J’ai beaucoup de mal avec la ponctualité et la procrastination répondit Jeanne, timide et inquiète d’avouer ici au comptoir  ses vieux démons.
    • Mademoiselle. Monsieur traitera ces maux rapidement. Madame pourra  intervenir pour un suivi  ponctuel. Je vous recommande un rendez-vous avec Monsieur. Il m’a personnellement prise en main pour les retards que j’avais avant de travailler  ici. Il  est d’une efficacité… Vous ne serez pas déçue.
    • Quelles sont ses méthodes ?
    • Je ne peux vous en dire plus Mademoiselle. Êtes vous disponible dans qu’amantes minutes ? Monsieur peut vous  accueillir. 
    • Oui, oui pas de problème. J’ai  pris ma journée.
    • Suivez moi, Mademoiselle, je vous accompagne à la salle d’attente. Souhaitez vous un rafraichissement, un thé, un café ?
    • Je veux bien un thé s’il vous plait Mademoiselle.

    Mathilde précéda Jeanne et l’emmena s’asseoir dans la pièce attenante. Il s’agissait d’une bibliothèque dont les murs étaient recouverts d’ouvrages reliés de cuir. Il y avait des romans, des essais, des ouvrages d’analyses. 

    Mathilde revint avec un plateau d’argent, une petite théière, une sous-tasse et une tasse en porcelaine de Sèvre, une cuiller en argent posée sur une épaisse serviette blanche surpiquée de l’inscription « DONNA ESTRICTA & SIR WIDOM – Maison de discipline  – depuis 2015 ». Elle posa le plateau sur une table basse et laissa Jeanne patienter. Cette dernière était restée à  lire le titre des ouvrages rangées sur les étagères. L’un d’entre eux avait attiré son attention.  « Enard & Manara – L’art de la  fessée ». 

    « Fessée ». C’est ce mot là qui l’avait interpellée. Curieuse, et rassurée  par l’ambiance cosy dégagée par cette bibliothèque et la discrétion de Mathilde, Jeanne avait emprunté l’ouvrage pour patienter et boire son thé. Elle avait pris place dans un confortable fauteuil en tissu  épais, pourpre. En attendant que son thé refroidisse, elle avait feuilleté l’ouvrage rapidement et immédiatement refermé, estomaquée par les dessins explicites qu’elle avait entrevus. Les planches d’illustrations l’attiraient mais Jeanne se sentait un peu honteuse de lire ce genre d’oeuvre littéraire ici. D’ailleurs, le rouge lui était monté aux joues et son regard s’était terré dans le tapis, ses cuisses s’étaient resserrées. Elle avait mis un peu de temps à oser remonter son regard. Elle avait retourné le livre sur la table basse et s’était attaqué à sa tasse de thé en se disant que ce n’était pas convenable de lire cela ici. Elle se demandait même comment ce genre de chose pouvait se trouver dans ces rayonnages. Toutefois, cela collait avec les précédents éléments : le fronton de l’établissement, l’horloge, l’élégance et la politesse de Mathilde… Et, la curiosité l’emporta. Elle vérifia encore qu’elle était bien seule dans la pièce, posa son thé, et reprit le volume, comme une enfant vient chaparder un paquet de sucreries dans le dos de ses parents. Son attention se focalisa sur le texte, puis les images et bientôt, sa main droite se glissa sur la boutonnière de son pantalon, à peine cachée sous la première et la quatrième couverture de l’ouvrage qu’elle tenait de la main gauche. Elle s’était laissée absorbée et bientôt majeur et auriculaire appuyaient fermement sous le livre. Elle n’avait pas vu qu’elle faisait face à l’entrée de la salle d’attente. Sans avoir fait attention,  elle  s’était  mise dans une position confortable  mais inhabituelle pour une salle d’attente. 

    • Mademoiselle Nena, appela d’une voix de baryton, un homme en costume.

    Jeanne ne vit pas le costume en premier lieu. Elle fut surprise comme un adolescent  par ses parents ; comme un adolescent occupé à bien plus attrayantes activités que la rédaction du devoir de philosophie déjà en retard de trois jours ; comme un adolescent cherchant désespérément un coussin pour couvrir son égarement. Elle était maintenant complètement rouge, scotchée, les yeux rivés sur ces bottines de cuir vernis qui s’affichaient au loin devant elle.

    • Vous n’êtes pas Jeanne Nena, Mademoiselle ? insista l’homme, sachant pertinemment qu’il avait  affaire à  la bonne personne.
    • Si si, dit-elle penaude.
    • Et bien, Mademoiselle, regardez moi lorsque je vous parle. Un peu de correction s’il vous plait. Il ne mâchait pas ses mots et était sur de lui.

    Jeanne avait refermé le volume instantanément alors que l’homme avait fait quelques pas vers elle. Elle avait déjà vivement sorti sa main de la zone de ses cuisses lorsqu’elle avait entendu son nom de famille de la bouche de cet homme. L’intéressé avait souri.

    Les « Mademoiselle » avait interpellé Jeanne depuis son entrée dans l’hôtel particulier. Jamais, ses interlocuteurs habituels ne prenaient ni le soin ni le temps d’employer ce titre  aussi régulièrement.

    Péniblement, Jeanne relevait son regard pour croiser celui de cet homme. Elle découvrit un pantalon bleu marine, une ceinture noire, un gilet, pas de cravate, une chemise blanche aux deux derniers boutons défaits, couvrant un torse d’apparence athlétique, mais aux manchettes mousquetaires, et une somptueuse veste bleu marine. Jeanne eu du mal à remonter son regard jusqu’à celui de cet homme. Il resta bloqué au col de sa  chemise. Elle se sentait bête de cette  séance de lecture, et faible dans sa tenue habituelle en jeans-débardeur. Cela ne collait pas  vraiment avec la tenue de Mathilde ou de cet homme qui se tenait devant elle avec une imposante prestance. 

    Lui avait eu le temps de faire  encore quelques pas, son regard avait croisé la tranche du livre que Jeanne avait choisi. Avec Assurance, il posa son index sous le menton de Jeanne et orienta sa tête vers la sienne. Elle se retint. Il insista. Elle abdiqua.

    • Allons Mademoiselle, n’ayez pas honte. La  fessée est d’une aide précieuse dans la quête de la discipline.
    • Vous… 

    Il ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase.

    • J’en suis certain Mademoiselle. Sir John Wisdom pour vous servir. Suivez moi.

    Bouche bée, impressionnée, et prise en flagrant délit de lecture érotico-tactile, Jeanne ne chercha pas la négociation. Elle se leva et suivi Sir Wisdom. Il ouvrit la marche et annonça : 

    • Vous aurez l’obligeance de m’appeler Monsieur, Mademoiselle.
    • Bien Monsieur, dit Jeanne à voix basse en marchant et ne voulant plus se faire remarquer.
    • Pardon Mademoiselle, je n’ai pas entendu. Parlez à haute et intelligible voix. Répétez.
    • Bien Monsieur, dit elle obéissante et de  la bonne intonation cette fois ci.
    • Mademoiselle Carré, je ne prends plus de premier rendez-vous jusqu’à  ce soir dit-il en passant devant le comptoir.

    Jeanne suivit donc Wisdom. Ils empruntèrent les escaliers que Jeanne avait laissés sur sa droite en entrant pour rejoindre le bureau de ce nouveau thérapeute. Wisdom débarrassa Jeanne de son sac et de son gilet et les suspendit à l’entrée de son bureau. Il invita Jeanne à s’asseoir sur la chaise en bois, face à son bureau. La chaise était toute simple, avec un dossier tout plat parfaitement perpendiculaire à l’assise. Le bureau était dégagé et derrière, il y avait une cheminée qui brulait de grosses sections de chêne. Et, au dessus de la cheminée, était croisées deux cannes anglaises de rotin. Dans l’esprit de Jeanne, les méthodes de cette maison de discipline se précisaient.

    Wisdom s’assit dans son fauteuil de cuir brun.

    • Mains sur les genoux Mademoiselle. Tenez vous droite. Regardez moi. N’ayez point peur. Respirez. Racontez moi ce qui vous amène…

    A suivre !

    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 mois et 2 semaines par Victor. Raison: Correction inversion de personnage
    #71270
    Yves
    Participant


    Situation intéressante, mais je trouve la jeune fille un poil trop impressionnable. Il n’empêche, c’est un chouette texte, j’aime beaucoup. Hâte de voir la suite…

    Mesdames, mesdemoiselles, mon propre plaisir passe par le vôtre

    #71295
    Victor
    Participant


    Merci bien pour tous les soutiens. Merci @sevy-ryjackan pour ta remarque. J’ai du mal à faire  les espiègles et les  résistantes dans ces récits par chapitre. Sur des petits textes j’y arrive mieux mais ce n’est tout de même pas mon fort.

     

    La suite par ici :

     

    Second Episode

    Jeanne se concentra, respira un bon coup, pris son courage à deux mains et commença :

    • Et bien, Monsieur, je  suis là devant vous car  mon psychologue m’a recommandé de consulter votre établissement pour traiter ma  tendance aux  retards et à la procrastination.
    • Tout d’abord, Mademoiselle,  je  tiens à vous féliciter  pour avoir décidé de consulter. Peu de gens ont le courage de se faire aider. C’est bien. Je dirais même que le plus dur est fait. Avouer ses démons et ses problèmes n’est pas chose aisée. Encore bravo.
    • Monsieur, cela me dérange en fait au quotidien et cela  m’a  déjà joué des tours  dont je me serais bien passée.
    • Quel ennuis cela a-t-il pu vous causer ?
    • A la faculté , il y a deux ans, j’ai  repoussé encore et encore la rédaction de mon mémoire de master. Je pensais vraiment avoir le temps. J’ai du demandé un supplément de délai, que je n’ai pas réussi à respecté car j’ai encore repoussé. Cela m’a couté mon année et la fin de  la fidélité de mon principal sponsor. Mes parents m’ont privé de financements lors de mon redoublement. J’ai du me débrouiller seule pour financer  entièrement mes études et j’ai eu beaucoup de mal à  finir l’année et obtenir mon master. 
    • Veillez à l’emploi de la locution « Monsieur » lors de chacune de vos prises de  parole. « Mademoiselle »  ou « Mathilde » avec notre secrétaire. « Madame » avec mon épouse Donna Estricta. Sinon, je me verrai obligé d’inclure cette correction d’éducation dans votre traitement.

    Jeanne trouva Wisdom un peu gonflé de la sermonner sur son éducation. Elle avait été élevée par ses parents sans qu’on ne lui reproche rien jusque là, retards et reports au lendemain exclus. Wisdom inspirait le respect mais Jeanne voulait savoir ce qui se cachait derrière le mot traitement.

    • De quel traitement parlez vous ?
    • Monsieur ! gronda-t-il
    • Vous dites ?  continua-t-elle effrontée.
    • Mademoiselle, reprit-il bien agacé. Je ne vais pas vous expliquer les bases de la politesse ce jour. Si nos traitements ne vous intéressent pas, restez avec votre procrastination et vos retards, et continuez d’aller vous risquer à bien des échecs, avait-il froidement lancé en se dirigeant vers la porte. Vous pouvez partir. Bonne journée Mademoiselle, dit-il en ouvrant.

    Choquée de la démarche, Jeanne rebondit, ravala sa fierté et se confondit en excuse en tournant la tête vers Wisdom.

    • Non Monsieur, pardon, je ne voulais pas vous offenser.
    • Et bien, Mademoiselle, vous voyez quand vous voulez. Lorsque nous commencerons votre traitement n’oubliez pas de me rappeler de traiter votre insolence.

    Cette menace finit de claquer le caquet de Jeanne.

    • Reprenez votre position  Mademoiselle, et maintenant restez sérieuse.

    Elle remit ses  mains sur ses genoux et reprit la position droite sur sa chaise.

    • Monsieur, vous parliez de traitement. De quoi s’agit-il ?
    • Mademoiselle, continuez le récit de vos mésaventures. Je dois mieux cerner votre cas avant de vous traiter. Je sais comment soigner votre insolence mais pour le reste, je dois en savoir plus. Hormis ce retard de mémoire de fin d’études, quel est votre problème en matière de retard ?
    • Monsieur, je ne sais ce que ponctualité signifie. Je pars toujours en retard comptant sur une bonne étoile imaginaire pour arriver à l’heure. Mais, chaque fois, je ne sais pourquoi, rien ne se passe comme dans l’idéal. Et jamais cela ne me sert de leçon.

    Il fouilla dans son bureau et sorti un cahier noir.

    • Voici votre carnet de suivi. Vous allez indiquer ici votre nom et votre prénom. Chaque  feuillet comporte l’alternance  de deux blocs. Le premier, comme vous voyez, lui dit-il en ouvrant le carnet, surligné de bleu est à  renseigner de vos  fautes de comportement. Donc chaque fois que vous remettez une tâche à  la prochaine heure, au prochain jour, à la prochaine semaine ou aux calendes grecques, mentionner le dans un cadre. Annoter quelques éléments de contexte. Datez l’évènement. Faites de même avec les retards. Essayer d’identifier la raison de votre faute. De même lorsque vous êtes insolente et  lorsque vous pensez faire quelque chose d’inconvenant. Ainsi chaque fois que vous me rendrez visite, nous balaierons ensemble votre carnet et je déciderai du traitement punitif à vous appliquer pour que vous réfléchissiez à vos fautes. Nous en parlerons et tacherons de faire en sorte qu’on ne vous reprenne jamais plus à commettre la même faute de comportement.
    • C’est humiliant et  infantilisant, Monsieur.
    • Oui Mademoiselle, mais cela fonctionne parfaitement. Vous êtes libre de quitter mon bureau dès que vous n’êtes plus en ligne avec nos méthodes.
    • Monsieur, vous parlez de traitement punitif. En quoi cela consiste-t-il ?
    • Tout à l’heure Mademoiselle je vous ai surprise à  lire ce livre à propos de la fessée. 
    • Vous allez  me fesser Monsieur ?
    • Cela ne dépend que de vous Mademoiselle. C’est ma méthode. Elle a fait ses preuves. A vous  de voir.
    • Je  ne sais pas. Cela fait-il mal Monsieur ?
    • Mademoiselle, la douleur fait partie du traitement. Tout comme l’aveu des fautes par  écrit, de votre main, tout comme la rédaction du châtiment que je vous réserve. A la lecture de vos fautes, je vous dicterai les punitions que je vous infligerai. Une fois administrées, je viserai votre carnet d’une signature et de mon sceau. 
    • Mais, Monsieur, chaque fois que je viendrai, je serai nécessairement fessée, continua Jeanne tourmentée entre la curiosité et la peur de cette méthode.
    • Mon objectif est de traiter au mieux et au plus vite vos maux, Mademoiselle. Une fessée ne suffira pas. Vous viendrez plusieurs fois. Puis nous fairons des bilans régulièrement. Si votre carnet se trouve vierge de nouvelle faute, je ne vous appliquerai aucune punition. Par contre j’ai pour habitude d’administrer une fessée de maintien dans ce cas. Cela sera douloureux, mais moins que pour une punition. Vous pouvez aussi  choisir de venir très régulièrement justement pour recevoir ces fessées de maintien. 
    • Je ne sais plus comment m’y prendre Monsieur pour ces maux justement. Cela me pourrie la vie.
    • Tenez, dit-il en lui tenant un stylo. Ecrivez votre prénom sur la première ligne de la première page de votre carnet. Votre nom de famille juste en dessous. En haut à droite, inscrivez la date d’aujourd’hui et indiquez en dessous : « début du traitement ». Au milieu, sur la quinzième ligne donc, portez la mention « Mon carnet de suivi ». Sur la seizième ligne : « pour le respect de la discipline ». En bas à gauche, « patiente de Sir John Wisdom et Donna Isabella Estricta ».

    Jeanne copia de sa plus belle écriture et remplit assidument le carnet, sans faute,  ni rature.

    • Mademoiselle. Ce traitement est basé sur une relation de confiance. Je ne perdrais pas trop de temps à vous tirer les vers du nez et m’en tiendrai à l’examen de votre carnet. Si vous n’inscrivez pas dans votre carnet le moindre écart de comportement, ne vous étonnez pas d’une progression nulle.
    • Entendu Monsieur. 
    • Ne me dîtes pas oui pour me faire plaisir  Mademoiselle. Les traitements que je donne font mal. En général, on a pas envie d’en prendre plus en sortant d’ici. 
    • Monsieur, je serai sérieuse. Cela m’a causé trop de tort jusqu’alors.
    • Mademoiselle, vous ne serez jamais fessée en ma seule présence. Nous considérons qu’il s’agit d’un traitement mais préférons l’exécuter devant témoin après avoir recueilli votre consentement. Nous ne voulons pas d’ennui inutile à cause d’une patiente qui n’aurait pas compris ce à quoi elle s’expose en venant en notre maison.
    • Je comprends Monsieur, dit-elle un peu moins  enjouée.
    • Cela n’a pas l’air de vous enchanté Mademoiselle. 
    • Et bien disons simplement que cela ajoute du stress au fait de devoir me prendre une fessée comme une gamine. Mais j’ai besoin d’une solution. Alors Monsieur, je serai traitée devant témoin.

    Sir Wisdom, sonna la cloche posée sur son bureau. Mathilde se présenta.

    • Mademoiselle Carré, Mademoiselle Nena va être traitée en nos locaux. Restez ici le temps que nous finissions cette première consultation.

    A ces mots, Jeanne comprit qu’elle allait surement prendre sa première fessée, là, maintenant, devant Mathilde. Elle baissa les yeux, et une larme échappa à Jeanne. Mathilde se tenait debout à côté de la porte d’entrée du bureau.

    • Qui vous a autorisé à baisser les yeux Mademoiselle ?

    Elle redressa son regard.

    • Je vous prie  de m’excuser Monsieur.
    • J’impose ici une discipline stricte. L’obéissance doit devenir votre priorité en ces lieux. Notre équipe est ici pour vous faire progresser. Soyez reconnaissante envers elle, obéissez. Sinon craignez son courroux. Sans ménagement.
    • Oui, Monsieur, marmonna Jeanne.
    • Avant de vous  donner rendez vous pour le passage en revue de  vos prochains égarement j’ai besoin d’en connaitre physiquement plus sur vous. Levez vous et mettez vous face à la chaise ici, dit-il en pointant le coin opposé de la salle.

    Jeanne se leva, se dirigea vers l’angle droit de la pièce et fit face à la chaise.  Wisdom la rejoignit, s’assit sur la chaise. Mathilde était impassible, les bras croisés  dans le dos.

    • Je vais vous déculotter, et vous  mettre une première fessée.

    Jeanne n’arrivait pas à se calmer. Des larmes coulait de ses yeux. Elle ressentait une immense gêne et  une certaine humiliation d’être obligée d’être traitée ainsi pour ce qu’elle n’arrivait pas à gérer autrement par  elle-même.

    • Sommes sous bien d’accord Mademoiselle que je vais baisser votre jeans, votre culotte, que je vous mettrai complètement nue éventuellement et que je vais taper vos fesses pour vous faire regretter votre comportement ?
    • Oui…
    • L’insolence Mademoiselle. Que d’insolence.
    • Oui Monsieur. Et … perdu  dans un début de sanglot et  prise de tremblement, Jeanne ne su pas finir sa  phrase.
    • Oui Mademoiselle… Et ?
    • Et, Monsieur, il faudra me traiter pour mon insolence s’il vous plait.
    • Mademoiselle est courageuse malgré son anxiété. C’est bien. Pour cette première fessée, je vais  vous taper et  vous envoyer au coin. Par la suite nous ferons évoluer les châtiments. Selon l’accord que  vous consentirez à chaque séance, je ne limiterai pas mes actions à de simple fessées. Le corps est réceptif à d’autres stimuli punitifs, pas seulement sur les fesses. Etes vous prêtes ?

    Jeanne, ne sachant où se mettre, inclina la tête.

    • Mademoiselle, le bon dieu vous a donné la parole, faites en bon usage.
    • Oui Monsieur…
    • Vous dites Mademoiselle ? interrogea Wisdom ne comprenant pas les  bégaiements de sa patiente.
    • Oui Monsieur, je suis prête.
    • Mathilde, veuillez noter que Mademoiselle Jeanne Nena consent à recevoir de mes mains une fessée, à être mise au coin, voire entièrement déshabillée dans le cadre de son traitement inaugural.

    Cela finit de glacer Jeanne sur place. Elle ne su  pas  arrêter ses pleurs – discrets, au demeurant. Wisdom, qui n’en était pas à son coup d’essai ne s’arrêta pas à cela. 

    • Mains dans le dos Mademoiselle. Et tachez de demeurer silencieuse  pour cette fessée. 

    Wisdom, déboutonna le jeans de Jeanne. Elle n’avait pas vraiment prévu de se retrouver ainsi  prise en main aujourd’hui. Instinctivement elle porta ses mains à sa boutonnière.

    • Vous ai-je autoriser à vous défendre Mademoiselle ? Voulez vous vous retrouver  déjà complètement nue ?

    Il était ferme, autoritaire. Son costume impressionnait. Il était si sur de lui.

    • Mains sur la nuque, Mademoiselle.

    Elle hésita,  puis prit position, ses sanglots allant de plus belle. Et dire qu’il n’avait pas encore mis la moindre claque…

    Il déboutonna complètement le pantalon de la jeune patiente et le lui descendit jusqu’aux chevilles. Il se redressa, et fit tourner Jeanne.

    • Montrez moi donc vos fesses Mademoiselle. Demi tour !

    Elle se tourna.

    • Revenez en position initiale. 

    Elle obéit.

    • Je ne veux plus vous voir en pantalon Mademoiselle. Tout manquement sera puni. N’osez pas le port de collant. Mathilde vous conseillera d’excellentes boutiques de bas et portes jarretelles.

    Jeanne ne répondit pas. Elle ne savait comment elle tenait encore debout. Wisdom, prit la culotte de Jeanne entre pouce et index et l’abaissa entre ses genoux dévoilant une petite toison échancrée brune et tondue.

    • Je ne veux plus vous voir non plus en string. La culotte sera le seul sous vêtement toléré ici. Je ne veux pas vous voir sans culotte non plus. La vulgarité n’a pas sa place ici… Entendu ? dit-il en haussant le ton.
    • o…ou….Oui…Monsieur 
    • Allons, redites ça comme il faut en me regardant droit dans les yeux Mademoiselle.
    • Oui… M… MMM.. Monsieur
    • Pardon Mademoiselle, mais je crois que la nudité vous fera le plus grand bien.
    • Oui Monsieur, s’empressa-t-elle de répondre, sans plus aucune hésitation.
    • Trop tard Mademoiselle. Vous finirez nue. Alors récapitulez s’il vous plait !
    • Je ne devrai plus porter de pantalon pour venir vous voir. J’aurai des bas et portes jarretelles, et je viendrai en simple culotte, et jamais sans… Monsieur.
    • Enlevez donc vos chaussures, vos chaussettes, et revenez me voir.

    Jeanne marcha vers le centre du bureau handicapée par sa culotte et son jeans baissés. Elle s’assit, quitta ses chaussures, son jeans, son string et revint se positionner devant Wisdom, mains sur la nuque.

    • Mains aux hanches Mademoiselle.

    Il se leva, déboutonna le chemisier de Jeanne larmoyante et le lui fit quitter. Il passa derrière elle, dégrafa son soutien gorge et rassembla ses vêtements.

    • Mains sur la nuque. La nudité aide à réfléchir mademoiselle. Regardez bien ce coin face à vous. Je reviens vous fesser dit-il en posant les vêtements sur son bureau. Mathilde allez me chercher une culotte, une jupe de rechange et une paire de bas et portes jarretelles.

    Mathilde s’exécuta et récupéra le nécessaire dans le placard de gauche du bureau de Wisdom. Elle posa les affaires sur  le bureau, pris le jeans, le string et les déposa dans la corbeille du bureau.

    Wisdom se rassit devant  l’infortunée Jeanne, la prit par la main et la coucha en travers de ses genoux.  Jeanne avait réussi  à  se calmer mais était tout de même dans un état d’anxiété certain. Elle ne revenait toujours pas de sa situation et se demandait comment elle avait bien pu en arriver là.

    Mathilde, habituée, se mit à genoux à  côté de Wisdom à hauteur de Jeanne et lui donna la main. Jeanne la lui serra de ses  deux mains. Mathilde ne lâcha pas le regard de Jeanne. Wisdom positionna convenablement la croupe ronde et musclée de Jeanne. Il posa sa main sur ses reins pour la cambrer un peu, il passa son autre main sur ses fesses et l’obligea à ouvrir légèrement les jambes de sorte à dégager la vue.

    • Mademoiselle, votre sexe est parfaitement entretenu et vos fesses sont propres. 

    Quelle humiliation se disait-elle, avant qu’il reprenne.

    • Qu’il en soit ainsi à chacune de vos consultations. Sinon, je sévirai et corrigerai moi même votre toison par un rasage complet sans hésitation aucune et quelques fessées supplémentaires. Si vos fesses ne sont pas propre, je vous administrerai un lavement.

    A ces mots, elle serra les fesses et la main de Mathilde.

    Jeanne était gênée et honteuse de cette mise en garde mais ne dit rien. Elle croisa le regard de Mathilde, silencieuse, qui comprit son malaise. Wisdom, passa sa main sur les cuisses de Jeanne et remonta la poser sur ses fesses.

    • Je vais bientôt commencer Mademoiselle, dit-il. Je dois me rendre compte de vos réactions physiques. Colorations. Marques. Bleus. Rougissement. Boursoufflures. Réactions sexuelles. M’autorisez vous à effleurer votre vulve en fin de fessée pour procéder à ce contrôle ?
    • Oui Monsieur ! sortit instantanément de la bouche de Jeanne. Elle n’en revenait pas elle même mais ne revint pas sur sa décision. 
    • Mathilde, avez vous entendu ?
    • Oui Monsieur, Mademoiselle Nena, accepte que vous puissiez effleurer sa vulve pour contrôler les effets du traitement.

    Wisdom commença alors la fessée de Jeanne. Il commença doucement. Une fesse puis l’autre. Une cuisse, puis l’autre.

    • Avoir des bleues ou des marques ne vous ennuie-t-il pas Mademoiselle ?
    • Monsieur, il faut que j’essaye ce traitement quoi qu’il m’en coute dit-elle ayant retrouver ses esprits.

    Il frappa ses fesses de sorte à lui rosir entièrement la croupe : de la hanche droite à la gauche et des reins à mi cuisses. Wisdom fit chauffer progressivement la peau de ce joli derrière. Jeanne se concentrait pour étouffer quelques gémissements mais ne pu retenir certains cris ou « stop »  : surtout lorsqu’il mit plus d’intensité à l’ouvrage. Il espaçait les claques mais faisait retomber sa main plus fermement. Il observa une progressivité totale. Les fesses rougissaient et se couvraient peu à peu de marques. Des rougissements épars apparaissaient. Les cris n’étaient plus retenus. Ils étaient entrecoupés de reprise de souffle. Wisdom s’amusait à serrer les fesses de Jeanne entre ses mains. Il les pétrissait entre deux claques pour lui donner un peu de repos. Jeanne sentait alors l’air courir sur son anus, sur sa vulve. Elle se laissait faire. Bientôt Wisdom reprit avec des claques de plus en plus vives : cuisse gauche, fesse droite, cuisse droite, fesse gauche. Aucune surface n’était épargnée. Maintenant, Jeanne concassait entre ses mains celles de Mathilde. Celle-ci restait stoïque. Elle avait l’habitude. Wisdom augmenta le rythme de sorte à déboussoler Jeanne et créer une petite gêne respiratoire. Elle n’arrivait pas à se calmer et respirait fort. Elle demandait que la fessée cesse mais Wisdom continuait. Il continuait encore et encore jusque’à obtenir de nouvelles larmes. Et ce fut bientôt le cas. Mathilde connaissait la musique. Elle surveillait le regard de Jeanne. Jeanne avait mal aux fesses et était gênée mais pas au point d’arrêter. D’ailleurs, la tension dans ses mains avait chuter. Jeanne avait des ongles assez longs et aurait pu les enfoncer dans les mains de Mathilde. ce ne fut pas le cas. Une fois en pleurs, sanglotante, Wisdom fit une pause. Il constata les effets de la fessée sur la croupe de Jeanne et reprit la parole.

    • Vous avez de jolies rougeurs Mademoiselle. Mais vous pouvez prendre bien plus. Choisissez un mot à prononcer seulement en cas d’alerte maximale. Prononcez le. J’arrêterai le traitement sans discuter.
    • Couscous ! Monsieur
    • Bien si vous prononcez le mot « couscous », Mademoiselle, je cesserai. Mathilde apportez moi le paddle de cuir s’il vous plait.

    Celle ci obéit et repli place. Wisdom reprit la fessée, sans ménagement. Les cris reprirent bientôt. Les jambes de Jeanne battaient. Il la prit par le bras et la fit lever. Il l’emmena, nue, aux fesses rouges et violacées sur le bureau. 

    Il la coucha sur le bureau, lui fit écarter les jambes, et la fit mettre sur la pointe des pieds. Il mit deux livres sous ses talons. Il décrocha sous ses yeux l’une des cannes qui était accrochée au dessus de la cheminée et se mit en position. Mathilde s’agenouilla entre  la cheminée et le bureau pour tenir les mains de Jeanne. Wisdom abattit la canne sur les fesses de Jeanne avec vigueur. Jeanne ne  pu retenir ni cris, ni pleurs, ni gémissement. Pour chaque coup reçu, Jeanne réagissait. Au bout  du dixième, Mathilde  vit  dans le regard de Jeanne que la limite  était atteinte et lança un regard à Wisdom, qui n’avait de cesse de guetter le sien.

    Il fit relever Jeanne et l’emmena au coin. 

    • Mains sur la tête Mademoiselle.

    Il se rassit face à elle. 

    • Regardez le coin droit devant vous. 

    A la grande surprise de Jeanne, Wisdom ne tata pas son sexe.  Il n’était  pas  sec, mais pas détrempé. Cela la surprenait d’ailleurs.

    • Bien Jeanne. Vous avez reçu votre première fessée. Tachez de vous en souvenir. Je vous laisse au coin 20 minutes. Mathilde vous rhabillera et vous prendrez rendez vous pour votre seconde consultation. Je tacherai de vous punir convenablement. 

    Il se  leva, laissant Jeanne au piquet, raccrocha la canne au  dessus de la cheminée, ajusta sa veste et descendit au rez de chaussée s’occuper d’autres patientes attendant  chacune leur consultation.

    • N’oubliez pas votre carnet en partant… dit il gentiment en poussant la porte la porte.

    Jeanne  fatiguée, fondit en larme, tentant de tenir la position debout mains sur la tête. La leçon avait été bonne. Et dans sa petite tête, une voix  d’ange lui  disait : « tu as bien fait de venir petite canaille ». Elle se disait qu’au moins avec un traitement si humiliant et si douloureux, elle ne serait pas prise d’envie de trop  procrastiner ou arriver en retard, ni même de  verser  dans l’insolence. 

    Mathilde resta derrière elle à la surveiller. Plusieurs fois, elle lui ordonna de remettre ses mains sur sa tête et de fixer le coin. 

    Une fois le temps écoulé, Mathilde retourna Jeanne, la félicita et la pris dans ses bras. Elle osa poser sa main sur ses fesses chaudes et lui proposa un peu de crème apaisante. Jeanne accepta et Mathilde la prit sur ses genoux pour procéder. Jeanne remit ensuite son chemisier, le porte jarretelles, la culotte, les bas et les accrocha sur conseils de Mathilde.

    • Toujours la culotte sous les portes jarretelles, à moins que vous ne souhaitiez être plus punie Mademoiselle.
    • Bien Mademoiselle.

    Jeanne mit sa jupe, puis enfin ses chaussures. Les deux demoiselles descendirent au comptoir pour fixer un rendez-vous. Jeanne demanda un rendez-vous sous quinze jours.

    • A bientôt Mademoiselle Nena, n’oubliez pas votre carnet de suivi la prochaine fois.

    Mathilde commanda le verrou de la porte d’entrée et Jeanne sortit, les yeux rouges mais sans larmes, les fesses rouges et cinglées, piquantes, son sac en bandoulière, et son carnet de suivi contre sa poitrine serré par ses bras croisés. 

    Monsieur Jim n’avait pas donné mauvais conseil…

     

    #71577
    Victor
    Participant


    Troisième chapitre

    Jeanne avait essayé de se tenir à carreau au cours  de  ces deux dernières semaines. Elle y avait mis toute la bonne volonté du monde. Sa visite à la maison de discipline avait été un petit électrochoc. Elle pensait  chaque matin à cette fessée qu’elle y avait  prise lors de sa première visite. Elle se souvenait des pleurs qu’elle n’avait  pus contenir face à Sir Wisdom qui l’avait traitée, à vrai dire comme une gamine, en osant : la déculotter, la fesser et la mettre au coin. Qui plus est, elle avait consenti à  tout. On lui  avait demandé de confirmer et d’approuver les traitements choisis. Elle avait dit oui à chaque fois. Chaque jour passé, elle y repensait, se demandait ce qui avait bien pu la conduire à dire oui. Elle trouvait cela complètement incongru, inattendu, extra ordinaire même. Que son psy  ait pu lui indiquer pareille maison : oui cela paraissait bien extraordinaire. Elle se demandait combien de patientes il avait pu envoyer  chez  Wisdom & Estricta. Il devait y en avoir eu d’autres avant elle. Assurément. Mais combien ? Depuis quand ? Depuis quand ce traitement était il connu ? Depuis quand savait-on qu’une prise en main un peu musclée pouvait faire reprendre le droit chemin – comme ça à l’âge adulte ? Jeanne se demandait aussi s’il était normal de pouvoir se faire à ce genre de pratique thérapeutique. 

    Malgré toutes ces pensées, la honte qu’elle avait éprouvée de se retrouver cul nu face à Sir Wisdom, les précautions qu’elle  s’efforçait de prendre pour se tenir correctement, arriver à l’heure à son travail ou à ses rendez-vous et faire  les choses dès  qu’elle en avait le temps, Jeanne ne su pas faire de sans faute. Elle du, malheureusement pour son petit derrière bombé, noircir son carnet de suivi au moins cinq fois. Ses méfaits auraient pu ne pas sembler grave pour un simple quidam. Toutefois, pour elle, ils l’étaient. Et, elle avait été envoutée par l’autorité de  Sir Wisdom. Alors, pour chaque écart, elle prenait le temps de s’assoir et de soigneusement les consigner. Wisdom lui avait demandé  la plus grande transparence. Elle obéissait sagement. D’ailleurs, depuis, elle emmenait son carnet partout avec elle. 

    C’est donc inquiète et la boule au ventre  qu’elle se prépara pour son rendez vous à la maison de discipline. Même si la fessée  avait été douloureuse et l’épreuve  particulièrement dérangeante, Jeanne avait commencé à croire en la performance de ce traitement. Cette dernière quinzaine, elle avait constaté une légère amélioration de  son comportement. Du coup, elle y retournait : pas vraiment de bon coeur, mais  pas à reculons non plus. Elle en voulait plus, espérant ainsi pouvoir enfin guérir des ses vieux démons.

    Le jour suivant sa première tannée d’adulte, Jeanne avait suivi les conseils de Mathilde et s’était rendue dans les boutiques recommandée pour s’enquérir de nouvelles tenues. Elle avait fait l’acquisition de bas, porte-jarretelles, jupes et autres chemisiers. Elle y était allé, pour le coup, de bon coeur, dépensant sans compter l’enveloppe de billets que lui avait offerte sa grand mère pour son anniversaire. Et, devinez quoi ! Grand-mère lui avait mit un petit mot : « Pour un vestiaire de grande ! Bisous. Mamie. » 

    Cette sortie shopping avait été un pur moment de bonheur. Elle avait rencontré des femmes expertes dans leur domaine : lingerie, corsetterie et mode générale. Les boutiques de Mathilde étaient toutes de petites échoppes tenues par de vraies professionnelles de la mode féminine, expérimentées, attentionnées et bienveillantes. Elle y avait reçu des conseils, avait écouté l’histoire de la lingerie et du stylisme. On lui avait même indiquée la bonne taille de soutien-gorge. Comme beaucoup, Jeanne ne portait pas la taille adaptée. Ce réajustement améliora son confort. On lui conseilla les meilleurs modèles de porte-jarretelles, équipés de pinces dignes de ce nom. On lui fit un cours sur le tissage des bas et des collants : les  deniers, les motifs, les modèles « couture », l’association bas-couture et escarpins. Pour les chemisiers et les jupes, on lui indiqua les signes distinctifs de qualité : boutons de nacre, hirondelles de renfort, qualités de tissu, coupes, tailles de col, profondeurs de décolleté. Jeanne fut admirative de  la passion de ses interlocutrice.

    A chacun de ses passages, Jeanne indiquait qu’elle venait de la part de Mathilde Carré. On lui indiquait en retour que c’était une cliente fidèle et qu’elle s’était métamorphosée depuis deux ans. C’est dire depuis son premier passage à la maison de discipline. Elle était arrivée un jour, parait-il, au magasin de jupes, vêtue d’un horrible jeans boot cut – recouvert de déchirures bien plus grandes que des pièces de deux euros, un débardeur crop top très court – tel une brassière, les cheveux en vrac mal entretenus et une paire de baskets Air Jordan de couleur criarde en guise de souliers. Jeanne n’en était pas revenu du descriptif. Elle avait rit à cette description, se souvenant de celle qu’elle avait vue chez Wisdom & Estricta : une parfaite secrétaire, apprêtée comme une  hôtesse de l’air, calme, simple, élégante et distinguée.

    Elle espérait donc à la sortie des magasins pouvoir être à  la hauteur des attentes de Wisdom.

    ***

    Pour sa seconde visite, Jeanne choisit la tenue suivante : un soutien gorge blanc, une culotte blanche taille haute, un chemisier bordeaux, une jupe grise, des bas noirs sans motif, et une paire de tennis plutôt simples. Elle aurait aimé allé plus loin dans l’effort vestimentaire. Le style de Mathilde lui avait beaucoup plu. Depuis, elle s’était abonné à divers profil Pinterest pour affuter son sens de la mode et de l’élégance. De nombreuses photos lui avaient tapée dans l’oeil. Surtout les noirs et blancs à l’éclairage et au contraste travaillé. Elle avait  fait  des essais à la maison. Mentalement, demeurait en elle encore un petit blocage. Elle trouvait que se dégageait d’elle, un petit air de carnaval lorsqu’elle osait, comme Mathilde, chausser une paire d’escarpins et couvrir ses jambes d’une paire de bas couture ou bas à motifs. Elle n’aurait pu sortir ainsi. « Impossible ! » se disait-elle. Alors elle s’en tenu, aux tennis de cuir noir qu’elle affectionnait tant. Elle franchirait le cap, plus tard.

    Elle se rendit à son rendez-vous ainsi vêtue, munie d’un sac à main tout simple, doté d’une fine bandoulière qu’elle décida de porter sur une épaule, sans la passer en travers de son dos. Elle l’avait déniché lors de cette séance de shopping dans une sublime boutique de maroquinerie artisanale. Le carnet de suivi, ou plutôt ses dimensions, avait décidé Jeanne pour cette pièce de cuir.

    Arrivée à l’institut Wisdom & Estricta, un peu honteuse, elle s’approcha du perron. La pression lui monta un peu plus. Son palpitant se mit à cogner sa poitrine de plus en plus fort. Son regard tomba et se figea sur le marbre du palier. Avec un certain manque d’assurance, presque tremblante d’appréhension, elle saisit l’anneau dans la gueule du lion et le laissa tomber sur la lourde porte. Il ne se passa pas trois secondes avant que Mathilde souriante ne lui ouvre la porte.

    • Mademoiselle Nena ! Bonjour ! Vous êtes venue. Félicitations.
    • B… Bonjour Mademoiselle, balbutia Jeanne devant tant de joie de vivre.
    • Vous savez Mademoiselle, vous pouvez m’appeler Mathilde. Je ne me vexerai pas.
    • Ah bon…D’accord Mademoiselle. Euh Mathilde pardon… se reprit-elle un peu confuse et balisant la tête.
    • Ne vous inquiétez pas Mademoiselle, ce n’est rien. Nous sommes toutes passées par là un jour. Ne restez pas sur le palier, entrez, mettez vous au chaud. Vous êtes un peu en avance. Puis-je vous offrir un verre d’eau pour patienter ?
    • Oui, je veux bien s’il vous plait.
    • Allez dans la salle d’attente, je reviens.

    Jeanne était chancelante. Elle marchait à petits pas. Elle hésitait à aller plus loin, se retournait sans cesse. Elle ne parvint pas à aller jusqu’à la salle d’attente par ses propres moyens. Mathilde, battante, souriante, avait eu le temps d’aller chercher le meilleur Château La Pompe de la contrée, quelques cubes d’eau gelée, de disposer le tout, soigneusement sur un petit plateau d’argent et de revenir à Jeanne. Etonnée de voir la petite patiente à peine au milieu du grand hall, elle l’approcha et demanda : 

    • Allons Mademoiselle, ça ne vas pas ?
    • …. J’ai…
    • Vous avez peur de la fessée Mademoiselle ? demanda Mathilde tout en se voulant rassurante.
    • Oui, un peu, dit-elle les yeux humides.
    • Si vous êtes ici, c’est que vous pensez que cela vous fait un certain bien Mademoiselle. Qu’en pensez vous ?
    • Vous n’avez pas tort. Mais…
    • Allez, venez avec moi Mademoiselle, je vais laisser le plateau dans la salle d’attente, vous mettre un peu de musique et rester un peu avec vous.

    Elle se dirigea vers l’un des coins de la salle d’attente, choisit un microsillon de musique classique et le mit à tourner sur le gramophone et vint s’asseoir à côté de Jeanne.

    • Merci Mathilde, dit Jeanne tout en portant le gobelet de cristal à ses lèvres.

    Les deux demoiselles restèrent là quelques minutes à papoter de la pluie et du beau temps. Mathilde remarqua l’élégance des pièces que Jeanne avait choisies. Elle complimenta son choix. Cet intermède féminin permit à Jeanne de se détendre. Elles échangèrent sur les boutiques, les vendeuses. Mathilde proposa même d’emmener un jour Jeanne en virée shopping ou chez elle pour lui montrer l’étendue de sa collection. 

    Une cloche sonna, Mathilde reprit du service, interrompant cette parenthèse de détente.

    • Il est l’heure Mademoiselle. Veuillez me suivre s’il vous plait.

    Le petit sourire qui venait de reconquérir le visage de Jeanne s’estompa. Elle fut conduite jusqu’à la porte à gauche du comptoir – en somme, celle pour les rendez vous du quotidien. Mathilde se remit à son comptoir et se tourna vers Jeanne.

    • Je vous laisse ici Mademoiselle. Tapez sur le digicode sur votre droite, votre code personnel : « 777 ». 

    Jeanne s’exécuta, un « clic » se fit entendre, la porte se déverrouilla, mais ne s’ouvrit pas.

    • Tirez la porte sur votre droite pour la faire coulisser. Rentrez. Refermez là. Poser votre sac à main dans le panier sur le guéridon. Gardez votre carnet. Refermez la porte. Ensuite, laissez vous guider par les messages sonores. 

    Jeanne trouva ce protocole bien mystérieux. Elle eut un mouvement de recul à l’annonce de celui-ci.

    • Mais…
    • Vous ne souhaitez plus traiter les maux qui vous gâchent la vie Mademoiselle ? interrogea Mathilde, étonnée de cette hésitation.

    Ah ! Mathilde avait le même discours que son employeur. Jeanne, culpabilisée, resta bloquée une seconde avant de reprendre la parole.

    • Non non, je vais y aller.
    • Bonne journée Mademoiselle Nena.

    Jeanne composa le 777 en se demandant si ce code chance était un hasard du destin ou pas, tira la porte, entra, déposa son sac, prit son carnet, ferma la  porte et attendit. Devant-elle une double porte coulissante s’ouvrit sur un long couloir. Comme un couloir d’hôtel, ou plutôt d’hopital. Non. Un couloir de prison. Il y avait, de part et d’autre de l’allée, plusieurs portes distantes d’à peine un mètre les unes des autres – certaines étaient fermées, d’autres entrouvertes. Sur chacune, on pouvait voir une poignée, un verrou, et un fenestron d’observation. 

    • Avancez jusqu’au bout Mademoiselle Nena, dit une voix féminine au haut parleur. 

    Jeanne ne connaissait pas cette voix. Mathilde avait la voix plus claire. S’agissait-il de Donna Estricta ?

    Timidement, Jeanne s’avança. Après dix mètres péniblement parcourus, le couloir tournait à quatre vingt dix degrés. Elle y rencontra un homme connu.

    • Bonjour Mademoiselle, déclara Sir Wisdom.
    • Bon.. Bonjour Monsieur.
    • Je sais Mademoiselle, c’est un petit peu impressionnant la première fois. Vous vous y ferez. Sachez que je vous garderai quelques temps parfois derrière l’une de ces portes, le temps que vous réfléchissiez à votre mauvais comportement.
    • Pardon…M … mm… Monsieur ? répondit Jeanne interloquée par cette affirmation hautaine.
    • Certains jours Mademoiselle, au lieu de vous mettre au coin, je vous garderai ici. Regardez, dit-il en ouvrant la trappe d’observation d’une des portes. Vous voyez. Voici une patiente comme vous qui a reçu une bonne fessée et qui patiente gentiment.

    Jeanne découvrit derrière la porte une dame aux fesses et cuisses rouges, mains sur la tête. Quelle honte se disait-elle. La mise au coin avait déjà été une épreuve. Alors finir au « cachot »…

    Wisdom plaça sa main sous le menton de Jeanne et croisa son regard. Elle, eu du mal à le soutenir.

    • Un souci Mademoiselle ? Vous ne souhaitez pas poursuivre votre thérapie ?

    Confuse, Jeanne répondit en veillant à ne pas oublier « Monsieur » à la fin de sa phrase.

    • N… Non ! aucun souci Monsieur. J’ai pris mon carnet ! dit elle fièrement.
    • Et je vois que vous avez changé de style vestimentaire Mademoiselle. Je vous félicite. Vous ressemblez désormais plus à une adulte sérieuse qu’à une gamine. Dommage qu’il faille encore vous fesser comme telle.

    Sir Wisdom était impitoyable. Il n’en manquait pas une et fit ravaler à Jeanne le brin de fierté qui avait ressurgi lorsqu’elle avait annoncé être en possession de son carnet.

    • Osez vous ce style chaque jour ?

    Elle hésita à  répondre mais resta transparente.

    • Non Monsieur.
    • Et bien, il va le falloir. J’enverrai Mathilde chez vous éclaircir un peu vos placards. Maintenant. Suivez moi.

    Jeanne marcha dans les pas de Wisdom, intriguée par cette proposition de vide-dressing. Après avoir passé quelques portes, Wisdom s’arrêta devant une porte métallique qu’il déverrouilla à l’aide d’une grosse clé. 

    • Je vous laisse aux mains de ma charmante épouse. Je reste pour assister à la séance Mademoiselle. Comme vous le savez, nous n’agissons jamais sans témoin.

    Ça alors ! Ce détail humiliant s’était évanouit des souvenirs de Jeanne. La pression s’accrut.

    Wisdom referma la porte et s’assit jambes croisées, dans un fauteuil club de cuir marron, usé par les années d’observation, dans un coin du bureau de Donna Estricta. Celle-ci salua Jeanne et l’invita à se tenir debout au centre de la pièce. Elle récupéra son carnet.

    • Donna Estricta, annonça t-elle pour se présenter tout en récupérant le carnet de Jeanne. Savez vous comment vous adresser à moi Mademoiselle ?
    • Oui. Madame.
    • Bien jeune fille. Mains sur la tête, le temps que je lise votre ouvrage.

    Jeanne fut immédiatement soumise à la voix de la Donna.

    • En retard, pour un rendez vous professionnel ? La déculottée donnée par mon ami ne vous a pas suffit ? Faudrait-il donc que le martinet tombe sur vos fesses chaque jour que le seigneur fait ? demanda dédaigneusement Estricta, avant de continuer marchant autour de Jeanne : Dieu soit loué ! vous avez trouvé le chemin de nos amis tailleurs préférés. Quelle style ! fit-elle, en passant le dos de sa main sur les fesses recouvertes de la jupe de Jeanne. Vous ne ressemblez plus à la description de la créature que m’a faite John.

    Jeanne sursauta lorsque la Donna lui toucha les fesses.

    Estricta, était mordante et sure d’elle. Toute sérénité quitta Jeanne. Pour elle, entre les mains de ce couple de thérapeutes d’un genre nouveau, un sale quart se profilait.

    • Réponse moqueuse à votre patron ? Allons donc !! Vous vous prenez pour qui Mademoiselle ?  grogna la Donna. Montez votre entreprise si vous en avez le courage ! Petite maligne !! Vous aimeriez que vos employés se fichent de votre figure ? Vous croyez que Mathilde ose se genre de bévues ? Montrez nous donc la petite cheffe d’entreprise que voue êtes ! Effrontée !!

    Elle continuait les reproches. Jeanne n’osait lever les yeux et bientôt, la donna lui arracha une petite larme. Elle coula du coin de son oeil droit et termina sa course sur le joli chemisier bordeaux. Sa teinte s’assombrit alors au contact de celle-ci.

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    • Avec un tel bilan, que croyez vous que nous allons faire de vous ? Croyez que vous allez rester habillée longtemps ? Tombez votre jupe ! ordonna sèchement Estricta tandis que Wisdom, dans le dos de Jeanne, au fond de la pièce, se délectait de la scène.

    Jeanne s’exécuta, et voulu plier sa jupe. Estricta reprit :

    • Laissez là à terre, et écartez vous en… Et vos mains Mademoiselle ! Vos mains ! lança-t-elle mettant une première claque sur les fesses de Jeanne.

    Celle ci-serra les dents pour ne pas lâcher de cri de surprise, elle remit instantanément ses mains sur sa tête.

    • Et bien bravo ! Mettre des bas semble plus facile que de résister à la procrastination. Vous écrivez : « j’ai attendu le dernier moment pour souhaiter l’anniversaire de mon grand père et je me suis trompé de jour ». Vous errez d’indiscipline en bêtise Mademoiselle. Nouez donc votre chemise à hauteur de taille que je vois votre culotte….Allez… continua-t-elle impatiente. Je n’ai pas que ça à faire… insistât-elle, pressant Jeanne.

    Jeanne déboutonna maladroitement la partie inférieure de son chemisier, hésitante, tremblante et cette fois les deux yeux rouges et humides, honteuse d’entendre dans la bouche d Donna Estricta le récit de ses propres fautes.

    • John…

    Wisdom se leva, prit les mains de Jeanne, les lui remit sur la tête, mit un genou à terre, prit les deux bouts du chemisier et les noua ensemble au niveau du nombril de Jeanne. Il retourna s’assoir.

    • Alors…C’était si compliqué que ça Mademoiselle Nena ? Bonté divine ! Mais, qu’est ce que ce sera lorsque vous ferez de grosses bêtises ? Croyez vous que nous dédions nos journées exclusivement à vos maladresses ? Un peu de nerf jeune fille…

    La Donna continuait de plus belle. Son discours était rythmé. Jeanne n’aurait pu en placer une. Elle avait perdu toute fierté et ne pouvait plus du tout cacher son malaise.

    • « J’ai été au restaurant, j’ai remarqué une erreur sur la note et je ne l’ai pas signalée au serveur » : fourbe et malhonnête avec ça ! Mais vous allez finir au purgatoire Mademoiselle !! Défaites vos porte-jarretelles. 

    Elle se pencha, défit les pinces de la cuisse droite avec quelques difficultés. La Donna revint à la charge.

    • Et bien, vous ne feriez pas long feu chez Cartier. Un peu de doigté ! Relevez vous. Laissez moi faire.

    La donna s’accroupi et défit avec une habileté et d’une main les pinces de la cuisse.

    • Vous voyez. Et vos mains ! Faut-il qu’on vous les attache ?

    Et Jeanne se précipita pour se replacer en bonne position. Estricta reprit : 

    • Bien ! Vous avez achetez de vrais bas. Vous marquez un petit point Mademoiselle, dit moqueuse la Donna voyant les bas de Jeanne tomber sur ses chevilles. En effet, Jeanne avait suivi le conseil de Mathilde et n’avait pas pris de modèles auto-fixants. Une fois séparés du porte jarretelle, ils tombèrent rapidement.

    Madame Estricta n’y allait pas avec le dos de la cuillère à moka. Jeanne continuait de se décomposer et ne pouvait rien dire. Elle était coupable. Elle avait avoué elle-même et par écrit ses propres fautes. Elle était revenue en cette maison de  son plein gré. Annuler le rendez-vous ne lui était jamais venu à l’esprit. Elle savait que ce ne serait pas une partie de plaisir, même si bizarrement, bien que mal à l’aise sous la fermeté de la Donna, une tâche commençait à traverser le fond de sa culotte. Alors qu’elle encaissait remontrance sur remontrance, elle espérait maintenant que la Donna ne remarque pas cette étrange manifestation féminine.

    • Ah et pour finir, paiement de votre loyer en retard d’une semaine !!! Mais vous êtes une collectionneuse ! Ce n’est pas une fessée que vous allez prendre… Je crois qu’on va vous faire une carte de fidélité Mademoiselle Nena. Comme au grand magasin. Nous faisons de bon prix pour les petites pestes comme vous !

    Jeanne avait beau avoir le cuir dur, elle ne put résister plus à l’assaut et fondit en larmes à l’écoute de ce recadrage d’une froideur à congeler de la lave.

    • John… Déculotte là s’il te plait, continua-t-elle abruptement.
    • Nonnnnnnnn ! gémit la demoiselle.
    • Pardon jeune fille ?! Répétez voir cela, lança la Donna revenant vers elle et saisissant son visage entre ses doigts. Vous vous croyez à l’hôtel ? au restaurant ? Vous nous prenez pour vos domestiques ? Nous édictons les règles ici. Vous : vous obéissez.
    • Pardon Madame, demanda Jeanne.
    • Cela ne vas pas suffire, Mademoiselle ! John… Tu veux bien l’inspecter pour moi.

    Jeanne fit un pas en arrière. Wisdom s’approcha, s’agenouilla, et descendit la culotte taille haute de Jeanne jusqu’à ses genoux.

    • Isabella, regarde… dit-il en montrant la tache sur la culotte.
    • Mais en plus nous avons une petite vicieuse ! Lucifer ne fera de vous qu’une bouchée. Oubliez le purgatoire… Vous êtes incorrigible.

    John mit sa main sous le sexe de Jeanne sans le toucher. Il leva les yeux vers elle. Croisa son regard et demanda.

    • Je peux Mademoiselle ?

    Jeanne hésita, ferma les yeux, inspira, souffla,  répéta cette séquence trois fois, essayant de calmer ses palpitations et lâcha :

    • Oui… Monsieur.

    Wisdom n’hésita pas lui et plaqua sa main sur les grandes lèvres de Jeanne.

    • Tu as raison Isabella : une vraie petite vicieuse. 

    Jeanne attendait que le temps passe et que la fessée tombe enfin. Elle ne parvenait plus à se contenir. La punition était déjà bien chargée  pour sa petite personne. Mentalement, c’était plus dur que la fessée.

    Wisdom continua :

    • Une bonne tannée, lui fera grand bien, déclara-t-il en se relevant. Tournez vous, penchez vous que je vous inspecte…

    Pourquoi pas ? se dit Jeanne, perdue  dans ses pensées. Il venait de toucher son intimité, il avait prévenu qu’il l’inspecterai  tôt ou   tard. Elle n’avait plus rien à cacher.

    • Dépêchez vous Mademoiselle, insista la Donna, voyant un peu  de résistance.

    Wisdom posa sa main sur une fesse de Jeanne et l’écarta. Il constata :

    • Un rasage parfait ! Notre petite patiente sait s’apprêter. Relevez-vous ! ordonna Wisdom, regagnant à nouveau son siège alors que la Donna s’était régalée de voir sa patiente tripotée par son mari.

    Les larmes aux yeux, chancelante, la cyprine aux lèvres, le malaise en tête, les mains sur la tête, tremblante, Jeanne attendait la suite. Elle en fut surprise :

    • Asseyez vous au bureau Mademoiselle, dit la Donna tout en posant sous ses yeux, le carnet ouvert sur la page de la première faute de Jeanne. Ecrivez pour les punitions de cette semaine :
      • J’ai été lentement déshabillée sur les ordres de Madame et sous la surveillance de Monsieur.
      • J’ai approuvé que mes thérapeutes me touchent l’intimité, me l’inspectent et constatent mon étrange manifestation d’humeur féminine.
      • J’ai été fessée manuellement comme une gamine. Encore !
      • J’ai été mise au piquet dans le couloir.
    • Relisez à haute voix Mademoiselle.

    Elle obéit.

    • Approuvez-vous ce programme curatif jeune fille ?
    • Oui Madame, répondit Jeanne bien que mal à l’aise, hésitant entre malaise, plaisir d’avoir trouvé une curieuse thérapie, curieuse de voir comment Madame allait la fesser, honteuse de devoir reconnaitre qu’il lui fallait un traitement de « gamine », intriguée de sa réaction sexuelle, légèrement apeurée par la mise au coin dans le couloir qu’elle avait découvert il y a quelques instant.

    Sans plus tarder, à l’annonce de ce « oui », prononcé sans hésitation et devant témoin, la Donna prit Jeanne par le bras, la leva manu militari et la coucha sur ses genoux pour lui asséner une longue fessée. 

    • Vous allez voir Mademoiselle comment je traite les petites vilaines vicieuses dans votre genre. La fessée j’espère calmera vos envies de retards et autres bévues comportementales. A votre âge ! Il faut encore vous fesser ! N’avez vous pas honte ?
    • S…
    • Taisez vous ! Je ne vous ai pas demandé la messe Mademoiselle.

    La fessée donnée, Wisdom prit Jeanne par le bras, la releva, et l’emmena dans le couloir. Il ne l’emmena pas en direction du couloir d’arrivée mais d’un autre couloir. Là, Jeanne, surprise par la tournure des événement, les fesses auréolées constellée de marques rouges  pourpres sur ses  fesses et ses cuisses rouges, s’immobilisa de peur de découvrir autre chose. Wisdom, lui claqua les fesses déjà rouges et auréolées, ça et là, de petits bleus que Madame lui avait fait – simplement de sa main leste. Jeanne avait eu raison de se méfier de ce nouveau couloir. Wisdom ouvrit une porte et dévoila un nouveau  couloir. Il était semblable au premier. Toutefois, dans celui-ci les portes étaient simplement faites de barreaux, et, on voyait au travers, des hommes et des femmes, tous mains sur la tête, les fesses et les cuisses plus ou moins rouges, plus ou moins striées, plus ou moins marquées. Jeanne fut donc mise derrière les barreaux, fesses exposées vers le couloir. Bien qu’ayant montré une petite réticence, elle avait finalement abdiqué et s’était mise elle aussi mains sur sa tête, face au mur.

    • Deux heures de pénitence vous feront grand bien Mademoiselle, indiqua Wisdom en verrouillant la porte barreaudée.

    Une cloche raisonna dans le couloir. Jeanne et les autres patients et patientes sursautèrent.

    Wisdom appuya sur un bouton contre le mur et parla :

    • Oui Mademoiselle Carré ?
    • Monsieur Jim est là, Monsieur.
    • Faites le donc entrer Mathilde.

    Jeanne voulu se retourner dans son recoin mais ne le pu du fait de l’exiguïté de ce logement d’infortune. Elle comprit que son psy allait donc la découvrir en fâcheuse posture, fraichement traitée aux moeurs de la maison de discipline du 25 rue du Marquis.

    #71607
    Gabrielle
    Participant


    Je viens de découvrir cette belle aventure.
    vous avez une plume d enfer monsieur Victor!

    pourquoi des institutions comme celles ci n existe pas ? Je suis sûre que les praticiens seraient beaucoup demandés.

    je préfère masquée

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