Lui, mon guide

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  • #63926
    Victor
    Participant


    Prologue

    Ces quelques jours sont exceptionnels dans notre quotidien. Une pause contrainte  mais bien méritée m’est autorisée  par la vie. Je suis à la fois effrayée, heureuse et excitée  par la suite que Monsieur donnera à  cette  pause. 

    Je suis allongée dans ce lit que je quitterai  bientôt, le dos relevé par quelques coussins en plus du  dossier  réglable électriquement. Il ne faut pas trop que je m’habitue à ce luxe. Je retrouverai  bientôt  au fond de notre chambre, mon petit lit une place, a plus de trois mètres  du lit de Monsieur. Il m’a bien fait  comprendre que c’était le sien et que je devais en être digne chaque fois que j’aurai envie d’y passer du temps. Il ne m’y admet que certains jours lorsqu’il juge  ma  conduite irréprochable et qu’il veut bien de moi à ses côtés pour la nuit.

    Je vois Monsieur  dans l’encadrement de la porte.  Comme  à son habitude, il porte une jolie barbe entretenue et soyeuse de  quatre  semaines. Je distingue qu’il est plus  apprêté qu’à l’accoutumée. Il sort  probablement du  salon de coiffure et a  même eu  le temps de passer chez le barbier. 

    Il discute  avec une vieille connaissance  dans  le couloir, et affiche un grand sourire. J’aperçois qu’il cache maladroitement un très  beau  bouquet  de  roses  blanches, roses, et rouges. 

    Ma montre préférée,  celle que je lui ai  offerte pour nos dix ans de vie commune, orne son poignet  couvert d’une légère pilosité masculine. Je lui  ai fait présent de ce bijou d’horlogerie. Celui-ci, ce n’est pas une breloque en toc ! Il l’aime beaucoup sa montre à complications. Il m’en a fait des louanges pendant des mois jusqu’au jour ou j’ai cédé à  son envie. 

    Au dessus de son chronographe, dépasse de sa veste, quelques centimètres  de  popeline blanche à poignets mousquetaires.  Ses manchettes, tiennent par l’action de boutons en or blanc que nous  avons fait faire sur mesure. J’en ai moi aussi une paire puisque je me dois de  porter  des chemises. Les miens sont un peu plus discrets que les siens : féminité oblige. Ceux-ci sont élégamment percés et permettent, lorsque  Monsieur le souhaite, de relier nos poignets par  une légère chainette. Occasionnellement, il relie non pas mon poignet au  sien mais à certains de mes colliers munis d’un petit anneau. Je  vous  détaillerai le délice de cette pratique  par la suite.

    Je peux vous dire, qu’il a même fait un détour par  sa boutique afin de retirer son nouveau costume. Il a choisi une composition en en trois pièces. Avec, il a  l’air d’un prince. Le bleu lui va à  ravir. 

    Même s’il se porte comme un charme et  s’entretient chaque jour en faisant une heure de sport chaque matin, Monsieur  se paye  le luxe de  la coquetterie pour affirmer son style. Il ne s’est pas offert un gilet banal que tout quidam ignorant pourrait choisir. Il a pris le parti d’un gilet sur mesure renforcé de quelques baleines autour de l’abdomen. Celles-ci, une fois bien en place, maintenues par un laçage semblable à ceux des corsets  des  dames d’autrefois, lui gainent un peu plus le torse. C’est un secret qu’il  garde  précieusement. Seul un de ses amis  créateurs et  moi savons qu’il se  permet ce détail. Ainsi, le « V » de son dos est soigneusement souligné. 

    L’étoffe de sa veste est  comme toujours somptueuse. Deux laines, de premier choix, italiennes bien sur, bleue et bleue, décorent son habit de légers carreaux. Carreaux qu’on ne peut distinguer qu’en approchant suffisamment – à moins d’avoir reçu comme  moi une certaine éducation sartoriale. Je vous préciserai un jour mes déboires lors de l’apprentissage des détails de l’élégance masculine. Monsieur y a mis du coeur et de la sueur. Il lui a fallu parfois m’obliger à endurer l’aide de quelques instruments pour maitriser le vocabulaire nécessaire. Toutefois, sa persévérance  a eu raison de mes difficultés.

    En ce samedi de printemps, Monsieur, n’a pas relégué la cravate au  vestiaire. Il en porte une : fine, discrète, impeccablement nouée, soulignée d’une épingle traversant son col « pin-collar ». 

    Je ne me lasse pas de le dévorer du  regard.

    Il se tient contre l’encadrement de la porte, un pied bien au sol, l’autre, vertical, croisé derrière le premier. Il n’a pas fait  dans la demi-mesure aujourd’hui. A journée exceptionnel, tenue exceptionnelle. Des souliers de cuir soigneusement patinés et vernis soulignent sa tenue. 

    Au cours de sa discussion, un mouvement dévoile la ceinture de son pantalon. Il est au top de l’élégance si on en croit les spécialistes. Monsieur, ce matin, porte donc un pantalon plutôt taille haute, à pattes de serrage. Et donc, sous son gilet, se cachent de fines bretelles qu’il aura choisies avec soin. Il aura, j’en suis certaine, su  choisir un modèle à  boutons dont les boutonnières sont cachées à l’intérieur  de la ceinture. 

    Un instant, je ferme les yeux  pour mieux m’éclipser de  ce  bas monde. J’aimerai toucher le galbe musclé qu’enveloppe son pantalon. J’imagine ses mains passer  sur mon corps. J’aimerai, qu’à cet instant, il me touche. J’aimerai  qu’il cesse enfin la conversation qui  l’occupe depuis de trop longues minutes. En dépit des règles en vigueur pour lesquelles il ne m’a permit de pause ce jour, mes mains s’échappent  du dessus de mes draps et se perdent bientôt plus au sud de ma taille. Ainsi, ici, hors du domicile conjugal, les yeux fermés, je m’oublie, me mords les lèvres et commence à effleurer le capuchon qui orne le  mont de chair qui me fait femme. Soudain, surprise par la finesse de la fragrance qui  parfume son cou s’approchant  pour m’embrasser, je  rouvre les yeux, penaude, trahie par mes mimiques, je baisse les yeux, sort mes mains et prie Monsieur de m’excuser pour ce moment d’égarement. Tout sourire, il ne m’en tient guère rigueur pour l’heure. Il dépose un baiser sur mon front, et me donne mon bouquet de roses. Il  le sait bien, il s’agit de mes fleurs  favorites. Instantanément, j’y plonge le nez pour calmer  le léger stress qu’il a fait monter en moi après avoir chuchoter ces quelques mots :  « Plus tard, je te punirai ».

    Il se penche sur  le berceau des deux  chérubins  nouvellement débarqués sur cette petite Terre. Il en prend un dans ses bras et déambule bienheureux dans la chambre… Qu’il est séduisant ! 

    Nous avons  attendu Mathéo et Anna trente six semaines durant. Elle est belle. Il est beau. Nous sommes sur notre petit nuage. Mais, j’appréhende un peu. Non pas l’apprentissage de la vie de parents mais l’adaptation de nos habitudes de vie. Depuis que je l’ai rencontré, je me suis laissée guidée par son autorité, ses directives. Je lui ai laissé totalement la main sur  notre vie, y trouvant épanouissement et bonheur. Maintenant, je me demande comment il va conjuguer cela avec nos deux nouveaux amours.

    Mais, laissez moi  d’abord vous raconter l’aube de notre  vie. Au moins, pour cette partie, je maîtrise.

    A suivre….

    #63941
    Victor
    Participant


    Adjugé … Vendu !

    C’était un soir d’automne à Paris. 

    ***

    Sur la fin de mon adolescence, ayant voué une véritable passion  pour les vieux manuscrits, je  m’était  inscrite à l’institut national des métiers d’arts pour apprendre la calligraphie.  En parallèle, je ne cessais d’accroitre mes connaissances sur ce sujet, les techniques, les vieux parchemins, et toutes sortes d’écrits ayant traversés l’Histoire. Malheureusement, ma passion seule quoique bien entretenue, ne me permis pas de vivre décemment dès les premières années de vie active. Alors, conquise par les arts, j’avais repris ma formation par l’école du Louvre. J’avais passé le concours de conservatrice  et avait pu entrer après quelques années dans un musée parisien. Je continuais de cultiver ma passion pour la calligraphie et bientôt mes travaux furent reconnus  par le ministère de la culture. On me mandata en expertise.

    Alors, ce soir là, je rodais dans les salles d’exposition de la maison Drouot afin de dénicher des oeuvres perdues dans le but de les précompter  au nom du peuple Français. Nous étions en particulier à la recherche d’un original de roman.

    Sous une cloche de verre, un parchemin attira mon attention, c’était un rouleau couvert d’encre soigneusement déposée à la plume. Il était bien là. Les informateurs du ministère avaient bien travaillé. Je déchiffrais le texte écrit  en  un français de style soutenu mais fort émoustillant. 

    Un homme, charmant au demeurant, s’était installé à mes côtés pour lire lui aussi le parchemin. Il m’indiqua qu’il se délectait de telles écritures et vouait des louanges au « saint auteur » de ce texte « fabuleux ». Il m’indiquait qu’il n’y « avait  pas meilleur façon de traiter la gent féminine », un sourire en coin. Légèrement moqueur mais séduisant, je me laissais prendre au jeu. Nous discutâmes toute la soirée. Nous nous installâmes l’un à  côté de l’autre  dans la salle des ventes. 

    Lorsque ce lot passa en enchères, conquise par les charmes, les envies de cet homme, et un brin joueuse je le provoquai : « Que le meilleur gagne ! ». En vérité, je n’avais pas un sous à mettre dans ce parchemin. Je connaissais le commissaire  priseur et  l’avais prévenu que je m’amuserai jusqu’à 75  000 euros avec ce bout de papier. Mon ami commissaire avait bien compris qu’une fois  cette somme  atteinte,  l’objet devrait être retiré de la vente  en prétextant un appel du ministère. J’avais réussi à arranger ce petit jeu en m’éclipsant une minute de ma conversation avec cet homme. La mise en vente de l’objet ne serait donc qu’une mascarade pour égayer la vente. 

    « Rira bien qui rira le dernier » me lança mon adversaire.

    « Mise à prix 10 000 euros… »

    J’attendis que cela monte à 40 000 avant de faire ma première enchère. Lui, avait déjà enchéri et enchéri comme un pauvret à coup des 500 euros.

    « 40 000 euros pour cet original de Sade» dit le commissaire.

    « 50 000 ! » dis-je. Quelques  applaudissement se firent entendre. Mon voisin fut surpris d’un tel bon. 

    Il renchérit à 50 500 le sourire aux lèvres.

    « Minable lui dis-je à voix basse » Je laissai passer quelques enchères successives à 500 euros et remit le paquet : « 72 250 ! »

    « Alors petit joueur ? »

    « 100 000 ! » annonça-t-il en se levant.

    Parfait ! il avait  marché et même bien couru. Je fis un discret clin d’oeil à  mon ami commissaire. 

    « On m’annonce au téléphone que ce parchemin est retiré  de  la vente  au nom du peuple Français. Le document sera conservé à la Bibliothèque François Mitterand ».

    J’éclatais de rire. « Je vous  ai bien eu », lui dis-je en lui tendant ma carte de  visite du ministère.

    « Ah coquine ! Vous mériteriez une bonne fessée ! »

    Je me levai et m’éclipsai au bar. Il me suivi, m’attrapa par la main et m’embrassa.

    « Alors, vous me trouvez … vilaine Monsieur ? »

    #63963
    Victor
    Participant


    Premiers pas

    Il était couturier. Il  avait appris son métier  chez les plus grands créateurs de la capitale et  s’était  lancé après dix ans de labeur dans la création de sa propre marque. Il connaissait un certain succès. Hommes et femmes venaient chez lui s’habiller sur mesure. Perfectionniste et exigeant il était dur avec lui même. De son point de vue, les finances de sa petite maison étaient bonnes mais suivaient une trajectoire trop aléatoire. D’ailleurs, le soir de la vente chez Drouot, malgré  son enchère assumée à 100 000 euros, il m’avait indiqué qu’il avait été  soulagé d’apprendre le retrait de la vente du parchemin original  des 120 journées de Sodome. Lui non plus n’avait pas un sous à mettre  dans les  objets  d’art. Tout du moins pas 100 000 euros. Il  était  venu, en simple curieux et  s’était laissé prendre au jeu en se disant qu’il  ne pourrait  gagner face à une jeune fille aussi sure d’elle.

    Après m’être copieusement moqué de lui suite à sa « défaite », je l’avais laissé me ramener chez  lui me mettre la fessée  suggérée. Suite à cet interlude érotico-disciplinaire, j’étais définitivement tombée sous le charme de cet homme  puis de son domicile. Il avait du gout. La décoration de son logis était du plus bel effet.

    Nous avions  depuis cette  fessée  originelle développé une relation dominant-soumise que nous cultivions. 

    Après six mois de relation de couple chacun chez soi, il m’avait  un jour offert une clé de son domicile et m’avait demandé de venir habiter chez lui. Toutefois, il avait  indiqué qu’il y aurait quelques conditions mais que je ne les découvrirait qu’une fois ma garde robe intégralement déplacée chez lui. J’étais en confiance, curieuse, amoureuse, rien ne m’aurait fait renoncer.

    Le jour  de mon emménagement, il était convenu qu’aucune de mes affaires ne dépasserait du vestibule tant que nous ne serions pas revenu du restaurant. Ainsi une fois toutes mes valises et cartons de vêtements entreposés dans cette petite pièce, il me fit  ressortir de la maison. Il m’emmena  fêter notre installation au Train Bleu, ma brasserie préférée. En quittant ce lieu mythique vers minuit, il  m’indiqua que la soirée ne faisait  que  commencer et  qu’une  surprise  concernant ma condition m’attendait à notre retour.

    Il demanda au taxi de nous arrêter à 20 minutes de marche de la maison pour une promenade digestive. Arrivés à l’entrée de sa rue, nous nous arrêtâmes. il m’embrassa pendant de longues minutes. Nous vivions un instant suspendu, au clair de lune. Aucune voiture  ne passait.

    Sa maison de ville était mitoyenne des  deux  côtés, au fond d’une impasse. On aurait  cru un petit coin de  Londres en plein  Paris. L’entrée était à  gauche  de l’impasse. Le pallier de la porte d’entrée se trouvait à l’entre sol sur une petite  terrasse côté rue. Entre le trottoir et le palier, il devait y avoir six marches, mitoyennes avec la maison de gauche. De l’autre côté, des plantations diffuses se déployaient jusqu’à l’autre mur  mitoyen, le long d’une rambarde en bois blanc.

    Une lanterne de ville éclairait péniblement l’impasse. Nous nous avançames jusqu’à la maison. Une fois sur le pallier, il alluma la lanterne de la terrasse et baissa la luminosité au maximum. Il ouvrit la porte, prit une clé dans la boite prévu à cet effet et ressorti en laissant la porte ouverte. Il défit le cadenas du coffre qui se trouvait sur la terrasse et me donna les instructions suivantes : « déshabille-toi… mets tes affaires dans le coffre… pose tes mains sur ta nuque… et  à mon signal, rejoins moi à l’intérieur ». 

    Il se retira, franchit le pas de la porte, déposa son manteau au crochet, croisa les bras et me regarda. J’hésitai quelques instants. Une question me fit sortir de ma torpeur : « Qu’arrive-t-il si tu me désobéis ? ». Je répondis du tac au tac : « Je serai punie Monsieur ». Ne voulant pas gâcher la suite de la soirée, le coeur battant, stressée d’être repérée malgré les haies clairsemées qui cachaient la majeure partie de mon corps à  tous les voisins, je pris mon courage à  deux mains et commençai à me dévêtir. Je manquais d’assurance et  cela  se voyait. Il m’avait complètement prise au dépourvu. J’étais tellement stressée mais voulait tellement réussir l’épreuve. Je me précipitais. Il le vit et me retourna une nouvelle question lorsque j’eu fini de déboutonner mon manteau : « T-a-t-on demander de faire vite ? ». Je baissais les yeux. Il reprit : « Doucement. un vêtement à la fois. Tu vas rester nue sur le pallier pendant cinq minutes lorsque tu auras fini ». La pression montait mais je lui faisais confiance. Nous nous n’en étions pas à notre premier petit jeu d’exhibition. Je savais qu’à tout moment je pourrais rentrer à toute vitesse et mettre fin à ma « peine ». 

    Lorsque je ne fus plus qu’en culotte, je fus surprise par les feux d’une auto qui s’engouffra dans l’impasse. Je voulu me cacher mais il me reprit. La voiture s’arrêta a cinq mètres de la maison mais fit demi-tour : le conducteur avait du se tromper de route. J’abaissai alors ma culotte, me retrouvant complètement nue, vulnérable, sur le pallier, visible d’un certain angle depuis la rue si des curieux s’y étaient invités. Depuis la  rue, au travers des arbustes, on pouvait certainement distinguer un sein ou  un bout de peau.  Le stress s’intensifiait. Mais, il su me garder avec lui. Sa voix se posa, comme s’il avait voulu hypnotiser. Je me concentrai alors sur le son de sa voix et obéissais pour dépasser mon angoisse. Bientôt des signes d’humeur féminine se manifestèrent entre mes cuisses. 

    « Pose tes mains sur ta tête » 

    « Regarde moi »

    Il me fixa et me parla un peu, tout en prenant sa montre en main. Il déclencha un chronomètre, pour compter les cinq minutes précédemment indiquées.

    « Tu es désormais mienne et ton éducation ne fait que commencer »

    « Je vais te faire visiter la maison comme tu ne l’as jamais vue »

    Il aiguisait ma curiosité et enclenchait par ses paroles le moteur de mon imagination. J’en oubliais la rue, la lumière de la lanterne, celle du clair de lune, les passages lointains des automobile, les voisins. J’étais absorbée par sa voix.

    « Chaque jour, il en sera ainsi ».

    « Chez nous, je te veux nue ».

    « Tu t’habitueras ».

    Je ne pensais à rien. Je l’écoutais et me laissais absorber. Il continua jusqu’à ce que le temps soit écoulé et sorti.

    « Entre. Avance de deux pas dans le vestibule. Agenouille toi ».

    Il me suivi, veilla à ce que je respecte la séquence et ferma la porte. Le claquement de la porte me soulagea.

    Il s’agenouilla derrière moi, posa sa main sur mon périnée, et constat mon état.

    « Heureusement que ma petite conservatrice a enlevé sa culotte » me chuchota-t-il à l’oreille. 

    Je baissai les yeux, mais un petit rire m’échappa. Celui-ci me valut une claque sur une fesse.

    Je l’entendis sortir un objet de sa veste de costume. Toujours derrière moi, il présenta sous mes yeux, une boite rouge de bijoutier. Il l’ouvrit pour me faire découvrir un collier en or blanc. Il était fin, tout simple et son pendentif comportait un anneau un peu plus épais. Il me demanda de tenir la boite et me le mit après avoir recoiffé mes cheveux bruns en un simple chignon. Ce collier finissait à ras du cou. 

    Ensuite, il enleva le coussin de la boite à bijou pour découvrir un petit cadenas visiblement lui aussi taillé dans l’or blanc. Mon rythme cardiaque accéléra. Il prit le loquet, reposa le coussin et verrouilla mon collier. Ce cadenas, ridicule par sa taille se posa sur ma nuque. D’émotion, d’avoir enfin trouvé mon Maitre je fondis en larmes. Il me serra contre lui, mon dos contre son torse jusque’à ce que toutes mes larmes sèchent. 

    Il me fit relever et marcher quelques pas pour me guider dans le salon. Sur la droite se tenait des rayonnages de bibliothèque. Il poussa un livre vert sur la bibliothèque . C’était en fait l’entrée d’une pièce secrète qu’il ne m’avait jamais fait visiter.

    Décidément Monsieur était plein de surprises.

    #63966
    Clio
    Participant


    Merci pour ces épisodes ! C’est très bien écrit et très visuel. L’histoire est prenante et nous partageons les émotions et ressentis de la jeune femme . Vivement la suite !

    #64019
    Victor
    Participant


    Petite récompense

    La lumière était tamisée. Il me prit par la main et nous fîmes quelques pas. La porte secrète se referma. Au fur et à mesure que nous avancions les lumières devant  nous  s’allumaient et celles derrières nous s’éteignaient. Plus nous  avancions, plus le volume du phonographe que je découvrirais bientôt semblait fort. Monsieur était féru de musique classique. Il m’avait déjà emmené plusieurs fois au concert et à l’opéra. Le sol du couloir était moelleux, recouvert d’une épaisse moquette. Les murs portaient des bougeoirs électriques. On reconnaissait ça et là des portraits d’illustres auteurs. Nous étions sous bonne garde.

    Au  bout du couloir, trois portes. Monsieur me fit entrer par l’ouverture centrale, juste en face. A son ouverture, le couloir s’éteignit. Une lumière chaude illumina une baignoire déjà emplie d’une eau ni glaciale ni fumante. Monsieur s’arrêta derrière moi, mit sa main sur mon ventre et me chuchota qu’il n’était pas envisageable pour « sa soumise » d’aller au lit sans avoir fait un brin de toilette. L’évocation de ce terme, distinctement prononcé à voix basse résonna en moi. Des frissons me parcoururent. Sa main sous ma poitrine et son souffle chaud sur ma nuque ne manquèrent pas d’ériger les pointes roses de mes mamelons. 

    Au sol, un parquet en vieux chêne donnait à cette demeure l’aspect d’un manoir. Le bois craquait légèrement sous nos pas. La baignoire avait certainement due être chinée. Elle comportait de jolis pied de lions dorés ; à moins qu’ils ne furent de cuivre et de zinc. Devant, un grand tapis en éponge, adoucissais le contact du pied au sol. 

    Je ne sais d’où il sortait cette baguette, mais avant de procéder à ma toilette, il m’arrangea les cheveux en un chignon à l’aide de cet instrument, dégageant ainsi mes épaules. Monsieur me tendit sa main à hauteur d’épaule. Je posai la mienne en sa paume. Il me guida alors comme une dame de compagnie guide sa comtesse vers sa baignoire. Il affermit la tension dans son bras tuteur pour que je ne glisse point. Il me fit assoir et me demanda d’immerger mes épaules. Il s’installa à l’arrière, sur un banc dont la conception correspondait exactement aux courbes de mon siège. Il me fit fermer les yeux, et osa les recouvrir d’une étoffe si soyeuse qu’Hermès lui aurait proposé tout l’or du monde pour la confection de ses carrés. 

    Ensuite, ses mains passèrent dans mes cheveux, un massage crânien finissait de me relaxer. Seul les nocturnes de Chopin sonnait. Je me laissais faire. Je sentis, une éponge passer sur mon épaule. Au fur et à mesure qu’elle parcourait mon corps immergé, j’entendais par le crissement du vieux parquet, Monsieur se déplacer autour de l’eau. Il prit soin de moi un moment. Un moment si merveilleux que je ne vis pas Chronos égrainé le temps.

    Je l’entendis faire couler pendant plusieurs minutes de l’eau dans je ne sais quel récipient. 

    Il me fit relever après avoir parcouru trois fois ma peau. Je ne m’en lassais pas. Personne ne m’avais ainsi baigné jusqu’alors. La température de l’air était en accord parfait avec celle de l’eau. Il tourna autour de moi quelques instants. Et puis, du bout des doigts, me caressa. Par ici. Par là. Plus bas. Le visage. Le dos. La cuisse. Les reins. Le bassin. Le cou. L’épaule. Le bras. Le sternum. Le menton. Le nez. Il alternait avec la pulpe de ses doigts, le plat de ses ongles et ses ongles sans jamais me griffer. Il évitait soigneusement toutes les zones que j’aurai voulu qu’il explore. Et lorsqu’il provoqua presque l’émoi, il fit couler sur mon épaule le seau qu’il avait préparé. Son contenu était un peu plus froid que l’eau dans laquelle je me tenais. La fraicheur soudaine saisit ma chair. Une étrange combinaison de sensations éveilla mes sens : il touchait avec l’eau fraiche les points qu’il avait épargné de ses doigts. L’eau ruissela là ou la gorge que les hommes ont plaisir à deviner lorsque nous veillons à boutonner nos chemisiers. Là où mes cuisses se rejoignent l’eau s’écoula. Elle parcourut la vallée tracée par ces deux collines que les hommes aimeraient voir mêmes lorsque nous sommes assises. La fraicheur atteignit l’intimité que je ne réserve qu’à Monsieur. Et en même temps, doué d’une certaine agilité, il continua d’effleurer mon corps. Lorsque toute l’eau eu coulé, il dénoua le foulard. Il avait pris soin d’abaisser un peu plus la lumière pour ne pas m’éblouir. Quel gentleman ! Je fus recouverte bientôt d’un délicat peignoir couleur crème. Sa main m’était de nouveau proposée pour quitter l’eau. Il se positionna encore derrière moi, tamponna mon visage à l’aide d’une éponge, puis posa ses mains de mes épaules à mes pieds sans qu’il ne fut nécessaire que je ne bouge. C’est lui qui s’accroupit pour me sécher. Il osa, en remontant, passer sa main sur mon genou et remonta à ma taille en prenant soin d’effleurer mes lèvres. A nouveau, il me dévêtit me prit par la main et m’emmena face à une double porte. Mon coeur apaisé reprit des battements plus intenses lorsque la lumière de la salle de bain s’éteignit et que Monsieur, au point d’orgue de la mélodie du microsillon m’ouvrit les portes de son intimité… 

    #64038
    Victor
    Participant


    Première nuit

    J’étais apaisée. Excitée. Il me prise par la main, mais ne m’emmena pas en direction du grand lit. Il me fit faire demi tour, me faisant découvrir à gauche de la double porte un renfoncement qui abritait son phonographe, une collection de disques, et au dessus de vieux ouvrages. J’apercevais une bible. Monsieur avait-il mis la main sur une authentique copie de moine ? A moins que ce ne fut qu’une « simple » copie de l’époque de Gutemberg. A droite des portes, d’épais rideaux de velours abritaient un second renfoncement. Il posa sa main sur ma fesse et me demanda d’ouvrir les rideaux. Le renfoncement faisait deux mètres de large sur une profondeur de soixante dix centimètres. Sur sa gauche, à proximité de la porte, il y avait une corde, enroulée sur un portant. l’une de ses extrémité était attachée à un anneau en bas du mur.  L’autre comportait un mousqueton. En partie haute du renfoncement, se trouvait un cadre couvert d’or fin en attente d’une toile. « C’est ici que nous encadreront nos engagements réciproques. Tu les recopieras à la plume, à l’encre de chine, en gothique et chaque colonne comportera une enluminure ». Juste en dessous, sur environ quarante centimètres, un placard dont le contenu ne m’était pas encore dévoilé. En dessous, à quelques centimètres du sol, une banquette. « C’est ici que tu dormiras chaque nuit… à  quelques exception  près ». 

    Surprise et somme toute désorientée par  ce propos, un « Mais… » m’échappa. Je venais de commettre une erreur, mes yeux cherchèrent je ne sais quoi dans le sol pour tenter d’échapper à mon destin.

    Mais c’était sans compter sur l’autorité de Monsieur. Il me fit instantanément agenouiller face à cette banquette. Il posa  son index sous mon menton et son pouce sous ma lèvre. Il me fixa  et me demanda quel était la seule possibilité  pour une soumise. Absorbée par le ton solennel, je répondis :

    • Une soumise  obéit sans protester.
    • Sinon… ??? demanda-t-il agacé, en accentuant la tension sous mon menton.
    • Sinon elle doit être punie. Sévèrement.

    Il lâcha mon menton et mes yeux replongèrent vers le parquet. Il fit quelque pas vers la corde, déroula quelques tours, s’accroupi et la relia à l’anneau de mon collier.

    • Cette corde mesure en  tout et pour tout neuf mètres. Avec, tu ne peux sortir  au delà de la  bibliothèque secrète. Je te fais confiance, elle ne comporte pas de cadenas. Ose  l’enlever sans  ma permission et ton  châtiment  sera sans précédant.

    Il parlait à voix basse, calme, lentement, sans hésiter. Chacun de ses mots était  pesé. J’aurai voulu qu’on me parle ainsi plut tôt.

    Il me reprit par le menton, et me fit lever. Il me conduisit à trois pas du renfoncement et s’interposa entre moi et le placard. La corde pendait de mon cou au sol. Il me fit  mettre les mains dans le dos, me fit ouvrir les jambes d’une bonne largeur d’épaules, et redressa mon regard en direction du placard. Il ouvrit les deux portes battantes et les fit coulisser à l’intérieur. Monsieur disposait d’une collection de jouets et d’instruments nécessaires au maintien de la discipline sous son toit. Aux cours des six derniers mois, seule sa ceinture avait atteint mes fesses. Nous avions échangé au sujet des punitions et  je lui avais fait part de mes envies. Il ne manquerait  rien ici pour assouvir mes  désirs les plus profonds. Il disposait de jouets dont seuls les adultes  ont usage, de longueur et de diamètres différents. Certains était en  verre, la plus part en acier, certains,  de manière plus anecdotique, en latex. Un étrange objet était suspendu sur  le côté gauche. On aurait dit une sorte de fine culotte en acier. Je  n’en avais jamais vu de telle. A quoi  cela pouvait-il  bien  servir ? Une étagère  présentaient des entraves aussi diverses que variées : des chaines, des cordes, des menottes, des barres. Et la dernière, la plus basse présentaient des instruments nécessaires aux punitions. 

    • Anna. A genoux. Ordonna-t-il.

    Je ne me fis pas plus prier. Il se retourna  et la seule chose que  je vis furent les lanières d’un martinet marron à brin carrés. Il ne semblait ni souple, ni de première jeunesse. 

    • A quatre pattes.

    Je basculai.

    • Cambrée.
    • Mieux que ça.

    Il éteignit la lumière et  seul un spot, illuminant mon corps demeura.

    Le cuir s’abattit sur mes fesses. Il ne m’avait jamais frappé si fort. Je découvrais la puissance de cet instrument, et l’intensité que pouvait procurer de telles lanières. Auparavant, de cuir je n’avais connu que son épaisse ceinture. Celle-ci offrait une répartition homogène de la pression. Là, au contraire, les petites lanières ne frappaient pas toutes de la même manière et surtout, pas en même temps. Enfin pas exactement. Les contacts étaient décalés de seulement quelques centièmes de secondes. Mais, je parvenais à les percevoir. Certaines lanières heurtèrent ma peau non pas à plat, mais sur la tranche. A ces endroit la douleur était vive et inhabituelle. 

    • Tu dormiras lorsque ta peau sera rouge m’annonça-t-il en toute simplicité.

    Monsieur laissa passer de longues minutes entre chaque coup. Je comptais les secondes les séparant, espérant pouvoir trouver un rythme. Il ne me fit pas ce plaisir. Monsieur m’asséna la correction mérité. Chaque impact me faisait tressaillir. Il connaissait mon endurance et savait qu’il pouvait frapper fort et longtemps. Je n’avais rien à dire. Fautive, je recevais en silence ma punition. Il repassa à  certains endroits plusieurs fois. Lorsqu’il descendu à la  limite  de mes cuisses, je ne pu contenir un cri. Puis, il s’éloigna un peu pour ne battre d’abord que ma fesse droite, puis la gauche. Il prit à un moment une certaine position de sorte que les extrémités de l’instrument viennent lécher la limite de l’origine du monde. Je  découvrais de nouvelles terminaison nerveuses. A longueur maximale, le cuir me mordait la peau. Je sentais coup après  coup d’étranges sensations filiformes rester sur ma peau. Pour moi qui avait rêvé de fouet et de canne… cette punition me paraissait déjà une montagne à gravir. Je n’osais imaginer la maitrise dont je devrais faire preuve lorsque Monsieur me punira un jour par ces instruments. Je serrai les dents, tentait de maitriser ma respiration mais Monsieur avait la main.

    Bientôt, le rythme changea. La pression sur mes fesses s’accentua. Un coup me déstabilisa. Mes mains ne purent tenir en place et, chancelante, je basculai sur les coudes, offrant à Monsieur  une vue plus précise sur cette partie qu’il avait pris soin de ne pas toucher directement ce soir. Je n’eut pas le temps de reprendre mon souffle. Un dernier coup tomba et s’imprima dans mes chairs. 

    • Te voilà punie et prête pour la nuit.

    Je m’effondrai au sol, en larmes, tremblante, peinée de lui avoir fait du tort, heureuse d’avoir tenue ma punition.

    Il me laissa nue au contact du chêne, remis le martinet à sa place et resta debout à, je crois, me regarder. Il chercha quelque chose dans le placard. Je ne su distinguer ce dont-il  s’agissait. J’étais trop occupée à tenter vainement de me calmer et reprendre mes esprit. Les minutes passaient.  Les  larmes continuaient de couler silencieusement. C’était tellement inattendu. Je ne savais plus où me me mettre mais je me savais en sécurité sous les yeux bienveillants de mon Maître. Il s’assit à mes côtés, posa sa main sur mes reins et descendit masser les impacts qu’il m’avait imposé. Je sentis qu’il faisait pénétrer une lotion apaisante. Il m’aida à me remettre sur quatre appuis, me massa encore ainsi positionnée. 

    « Je vois que tu aimerais passer à d’autres amusements » me dit-il , explorant le torrent de désir qui ruisselait de mon sexe. Cela n’eut pas pour effet de calmer la crue torride sui débordait de son lit. Me prenant par les épaules, il me remit sur les genoux, contrariant tout espoir de pénétration. Il guida  mes mains sur  ma nuque et s’accroupît devant moi. Il n’y avait guère à tergiverser. Toute soumise aurait su quoi faire.

    • Monsieur, je vous présente mes excuses pour avoir rouspéter. Je vous remercie de m’avoir punie.

    Satisfait, il sourit.

    • A présent, au lit ! 

    Je basculai à quatre pattes, et gagna ma couche loin du lit de Monsieur. Je m’installai sur le côté, le regard en direction de son lit. Le matelas était bon. Il s’accroupit, dégagea la corde pour la faire passer au maximum au sol et non sur  ma peau. Il m’embrassa sur le  front, me couvrit et tira le rideau, Enfin à ma place, à bout de force, exténuée, heureuse, excitée, un peu frustrée, Morphée n’eut guère de difficulté pour s’emparer de moi.

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