LOuVE de RufISQUE

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  • Ce sujet contient 4 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Anonyme, le il y a 4 mois et 3 semaines.
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  • #55058
    Biloba
    Participant


    Je viens de terminer la correction, mais tu n’as rien senti : Duvet Q.

    J’ai déjà vu des tornades, mais toi, c’est de l’inédit, nous sommes Dakar sur ce point. Ma mère a vécu quelques années au Sénégal avant de m’y promener un jour en vacances. C’est revenu grâce à toi, bien des années plus tard, seul et involontaire cadeau de mon destructeur de frère : j’ai rencontré NOguEYE qui avait déjà ses yeux.

    Tu créais des vêtements cousus “main d’or”, or qui devenait œuvre d’or, alchimie du soleil dans la nuit de tes bijoux, fenêtre d’étoiles sur ta peau noire. Avec des grains de beauté clairs qu’on aurait pu relier afin de donner forme à ta constellation. D’autres vêtements, en mètres cubes ceux-là, tes effets personnels, envahissaient l’espace de ton repère. Carnaby comparé, c’était de la miniature.

    C’était Noël en permanence. Je me souviens d’une guirlande de trente quatre strings et culottes sur la tyrolienne intérieure. Tes vêtements sentaient la nourriture et le musc en même temps. Tu régalais les voisins grâce à un sens des proportions n’existant pas dans les grimoires. Du piment de channel, fragrance de Nogueye, parfum de l’impossible.

    Tu peignais – en odeurs pour les aveugles et en taches pour les voyeurs – sur dessus de lit. Certains artistes ne referment jamais tout à fait les flacons de parfum dans leurs sacs à main. C’te bonne black…  Tu aimais bien la castagne, un éperon de cicatrice en témoigne, restant ligne claire le long de ton dos. Prendre un coup de couteau dans le dos, c’est ton acupunkture ?

    C’était un festival. Tu te levais à minuit, démarrais un thiep pour le “dîner”. Nous le mangions, accompagné d’un rouge costaud, cependant que la moitié de la France vasouillait son petit déjeuner. La veste en daim dans la machine à laver puis le sèche linge. Les heures de jeu de piste dans toute la ville à la recherche de la bleue carte ou du mobile téléphone. La tête de ton divorcé le jour où tu lui as demandé s’il voudrait bien être ton témoin pour notre mariage.

    Tu avais fumé tout Rabelais et tu me rendais complète Mandingue.

    de Patmos et Jean passe.

    Mariée, tu portais le nom de famille de monsieur. Ce nom de famille était un chiffre, un chiffre ou bien un numéro, un destin ? Je te surnommais “RaiE De CHARMes”, tu en riais parfois toi-même, de cette fichue cécité que tu attribuais à des sorciers de là-bas. Tu prenais soin des retraités, c’est ici, en travaillant, que ce poison chimique a rencontré tes yeux. Restaient deux dixième pour l’un, zéro pour l’autre.

    Tu as continué, ok gogole, car tu ne voulais pas, ko gogole, finir dans un ghetto. Tu as continué, avec tes longs doigts d’araignée qui devinent. Je craignais pour ton Mont de Vénus à l’heure du rasoir : même pas mal. Tu as continué, sur tes pilotis verglas, avec des gnons dans les poubelles, lampadaires et autres coins de trottoirs. Certains croyaient à une ivrogne. Les bleus sur noir ne se voyaient pas. Tu es grande de partout, ma mètre quatre vingt six, tu me dépasses en hauteur comme en courage. Echassière WOLoF, louve ébène à la fois.

    Ton nom de jeune fille comprend un deuxième EYE love you forever and ever. De Pentange en Silène, nous sommes revenus, décorés sylvestre sur nos tenues de ville. Tu tenais absolument à grimper à l’arbre en même temps que moi. Je te voyais déjà dans les fougères, c’est moi qui suis tombé. Tout cela pour offrir du gui de chêne à des gens qui s’en moquaient.

    Enfant, tu te dénonçais, au risque de prendre la fessée à la place de tes frères. “tais toi, menteuse”, ton père te renvoyait. Puis la menace de la chicotte qui ne pardonnait pas.

    Je t’ai envoyé un eSsaiMe est-ce (que tu veux des réPercussions ?). “il ne se passera rien que de digne et de chaste” répondit nonne au feu couvant. Je me souviens de cette nuit chaste où tes fesses étaient firmament. Tu me donnes désordres et j’adore ça “plus fort, n’aie crainte, j’ai la peau dure”. Ton cul majuscule et charbon devient diAMANTS dans sa brûlure. Je rôtis tes indépendantes d’un feu gréjoie, jusqu’à ce qu’amor s’en suive.

    Et des mots et des maux, jeudi : “canne blanche ?”, c’est moi qui te zébrais vers un : “samedi pas plus”. En pot on l’a rangée, faudra penser à l’arroser. Nous étions fouets amoureux parmi tes longs lacets de cuir qui trainaient, anonymes, un peu partout aux yeux de tous. Tu en cueillais un “fesses aux” selon ton bon plaisir. Coeurdonnier du Théâtre, unique en ville pour ces joujoux, qui t’invitaient à tendre, verseau, tes autres joues, ne posait point de questions mais te voyait beaucoup.

    Nogueye voulez ma main, Reine de, Saba ma main sur les délices que le d’yeux des 3 livres nous prête en l’attendant, pour supporter ceux qui est pire que Lou pour l’homme. Ma main donnée depuis, avec ferveur et bruit.

    Le code untel nous sied comme la came isole. Que neige votre force : votre droit à l’amour s’écrie au devoir d’aimer.

    Epouse-t-on un mor(t)s, fUtile de rire ?

    Jeûne vieux pas d’autre enfant ; vous avez Marie, j’ai Tournelles.

    Parti pour partie, vous œuvriez pour mon retour……………..avec ma divorcée, et réécrire l’histoire. Ce dont je vous remercie, c’est gentil, c’est tout VoUs. Ce qui est fessée plus à faire.

    J’ai gravé pour ton bien “j’abolirai la nuit”. Nous avons dispersé ses cendres, il a descendu la Loire, salué ce rien qui, dans ma vie, ne remplacera Saint Nazaire. Puis il a mis Lébous, de Nazaré aux Almadies. Depuis la plage de Ouakam, il a fait le tour du m’ondes jusqu’à Saint Pierre des Cœurs.

     

     

     

    • Ce sujet a été modifié le il y a 6 mois et 1 semaine par Biloba.
    #59071
    Biloba
    Participant


    #59087
    Anonyme
    Inactif


    Magnifique Photo et beau texte, même si je penses ne pas en comprendre toutes les subtilités.

    Merci Biloba

    #59100
    Biloba
    Participant


    @laurette :     Merci.

    A propos de comprendre, je souhaite à chacun de vivre un Amour comme celui-ci, surtout de n’y rien comprendre : ne plus se reconnaître, donner et se donner, dans une prévenance mutuelle, inédite et naturelle. Nous entrons dans une grâce surhumaine, l’un près de l’autre, sans nous toucher, dans le silence qui parle si bien pour nous. Je viens de naître à ma conscience d’Homme, je pleure, Elle est si courageuse, a survécu à tous ces indicibles pour le quart desquels je serais mort depuis longtemps. Nogueye est désormais obèse, abimée, recousue, bousillée de partout, au dedans au dehors, toujours malvoyante, mais je n’ai jamais vu femme plus belle, ni plus désirable ; et c’est moi, l’enfant, branleur de base, qui a le privilège d’être l’élu de son cœur. Comme quoi : “les derniers seront les premiers”, il ne mentait pas, et c’est un présent merveilleux que je ne considère – eu égard à mon comportement exemPlaire – vraiment pas mériter.

    Je viens de perdre mon travail, je suis à la rue. Fauché, brisé par la veulerie des hommes, de ma famille de chair. Abandonné de tous, deveNu chien errant. J’en profite pour remercier l’adorable compagne de mon père –  elle dont le métier est de dénoncer les pervers narcissiques voire d’écouter les gens qui souffrent, elle a qui j’ai rendu tant de services sans rien attendre en retour – qui a trouvé humain, (malgré le fait qu’elle possède sa propre maison) de tirer sur l’ambulance afin que celui-ci me vire de chez lui. J’ai sonné chez Nogueye après trois ans d’absence, sans contact aucun de part et d’autre. Je ne voulais mourir dans les bras de personne d’autre. Elle et moi avons fait traversée du désert chacun de notre côté, chacun sa merde trois ans durant. Je me suis assis, avons pris un café comme si, mais comme si n’est pas le bon terme (c’est commencement, de Verbe aimer), comme si nous ne nous étions jamais quittés. Elle a vécu la rue et ne veut pas que je la vive, malgré tout le mal que j’ai bien pu lui faire, j’en pleure tellement c’est beau. Nous ne savons pas ce que cela durera, nous ne savons ni pourquoi, ni comment, mais nous savons, malgré notre pauvreté, que nous sommes riches de ce quelque chose que nous sommes incapables de décrire. Nous sommes dans “la fin et le commencement”, dans un temps hors du temps, dans un inquantiFiable qui ne mourra pas, malgré notre mort certaine. Le disert a perdu ses mots, il doit tout réapprendre.  Je vous souhaite, du fond de mon cœur meurtri, de briller tous un jour de cela.

    #59108
    Anonyme
    Inactif


    Merci à vous Biloba pour vos souhaits pour nous tous.
    J’ai eu la chance de vivre un de ces instants de grâce.

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