Lily aux trois saisons

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    Biloba
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    Prime Lily

    J’espère que tu ranges encore toute la vaisselle de l’égouttoir dans le sèche linge, philo, philo lit, philo Lily, jolie canaille. Petit lys, graine d’Angleterre, tu dormais dans la voiture immobile tandis que nous attendions, longtemps parfois, que tu te réveilles du Pays de Galles. Ton sourire de premiers pas m’est resté comme un exemple. Quand, entre ta mère et moi, est venue la rupture, c’est toi que j’ai pleuré. Tu étais fille de Lindia et de Team, je n’existais pas. Tu dois danser vers les trente et je te Lily Mac Marana, dans les yeux de tous les gosses, dans les vœux de tous les anges.

    Lily

    Tu es 13 en couleur après ta mère, étant toutes deux du même arc en ciel, cela ne dure guerre. Nous étions Prieuré de Saint Cosme, d’un spectacle les invités. Tu m’as demandé s’il y avait bise, un vent froid dans ce réfectoire, si bien chauffé pourtant par les présences humaines, te grelottait. Des voix de temps jadis sont venues te susurrer : “c’est misère qu’elle chante anglais” de la femme œuvrant sur scène. Ronsard en son cœur de Pierre te réchauffa en mon mentaux et je ne dis rien à ta mère des paroles de son ado.

    Lily dans la vallée

    Tu m’attendais, en haut du colimaçon, pour un thé qui dura trois ans. J’ai compris, à cause de ton matelas en briques, pourquoi aucun n’était resté longtemps. Je t’ai vue grandir sans imaginer que tu serais un jour si précieuse à mon cœur.

    Vint une partie de Champagne au Dom Rémy, qui donna Rouen pour Orléans et Caïnon pour Loches ;  deux sangs neufs, le tiens, le mien. Tu étais hautre de lucidité. Nous avons presque frôlé les larmes la première fois, en des passions qui se retrouvent, c’été l’automne comme jamais.

    Extra et lucide, rien en toi ne savait mentir, ni te mentir. C’est venu plus tard, sans doute la compagnie déjà loups, des jaloux. Tu aurais peut être dû raconter ton malheur plutôt que ce qui allait.

    Nous étions page blanche : “déclare moi, toi qu’aime mon âme”, “comme l’assemblée de deux camps” ; nous ne connaissions rien de l’autre “jardin clos”.

    La providence ouvrit la porte de la salle d’O. Celle que tu n’avais pas fermée. Quand je t’ai vue, accroupie, miroir à terre, épiler au briquet les finitions de ta toison d’or, jasons, forte à propos, que nous allions enjoués. “j’aime me punir” tant “la vie m’a été facile et je ne l’en remercie pas”. Tu avais accroché cette dernière phrase à hauteur des yeux lors de tes mises au coin. Un temps de cette lecture avant ; un autre après.

    Pendant, j’étais la main enfer. “j’ai du retard” me disais-tu, “de ma naissance à ta première, je n’en avais jamais reçu”.

    Agnès Soréelle, drame de beauté, vous voici sur l’autel. Dans l’écrin du sillon, ta petite fleur qui respire. Je deviens sculpteur tandis que vous joignez les chères pour mieux sentir et recevoir jusques au choeur. Vous déprimez, je vous imprime et exprimez bien vos couleurs. Vous revenez après l’onction parfois demander nouvelle salve, à joues tes supplément. Je m’imagine sur vivant dans l’aquarelle de vos yeux. Apprenez donc à vous aimer, ne serait-ce que dans mon regard.

    Entre tes dômes flamboyants, ta bague épousait mon désir. Tu te trouvais, je me perdais, parfois venions au même temps.

    Nous passions, nous passions…

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