Lettre de motivation + CV

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  • Ce sujet contient 7 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Sacha, le il y a 2 années.
8 sujets de 1 à 8 (sur un total de 8)
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  • #76593
    Sacha
    Participant


    – Ça va, mec ?

    – Arrête de m’appeler “mec”, je t ai déjà dit. Ça fait plaisir d’avoir de tes nouvelles ! Me dis pas que t’es célib ?

    Lucie, un des culs qui m’avait le plus abîmé le cœur, était tombée amoureuse d’un de ces fâcheux qui font de la jalousie une preuve d’amour et de la privation de liberté une condition à l’épanouissement de cet amour. J’avais accepté ce triste fait en maugréant comme un enfant privé de Noël mais je lui avais fait promettre que le jour où elle serait célibataire ou qu’elle déciderait de désobéir à son butor, je serai le premier à en profiter. Elle avait promis et c’était une femme de parole (ce qui m’arrangeait tout en m’inquiétant beaucoup dans ce cas précis). Je rigolais parfois en m’imaginant une vieillarde de 80 ans tapant à ma porte pour m’annoncer qu’elle était veuve et que je devais réveiller ma vieille âme endormie pour honorer ma promesse. 

    – Non, tu rigoles ? C’est l’homme de ma vie.

    – Arrête, je suis en train de peindre là et le sentimentalisme, ça me fait peindre de traviole.

    – Tu peins quoi ?

    – Ton cul. De mémoire, forcément. Non, je déconne, je peins une paire de seins mais c’est pas la tienne.

    – Pose ton pinceau et écoute. J’ai convaincu Monsieur de m’organiser un gangbang avec lui et deux inconnus.

    – T’es vraiment trop forte, je devrais t’engager comme attaché de presse.

    – Le truc, c’est qu’il m’a dit “une condition : aucun de tes anciens amants”.

    – T’as pas dit oui quand même ?

    – J’ai dit, en rigolant, “si y a un de mes amants qui se pointent, je te le dirai pas”.

    – Oulà. Bourbier.

    – Il est persuadé qu’il va vous repérer. Donc si tu veux mon cul, va falloir être sacrément malin parce que je te rappelle qu’il est chasseur de tête.

    – C’est carrément du contre-espionnage que tu me proposes comme opération. Et puis moi aussi je suis jaloux, alors te voir te faire dominer par deux autres mecs… Ça va me rendre grognon.

    – Bah, en tout cas, il m’a demandé en mariage et je suis raide dingue de lui. En plus, il parle d’accepter un poste aux États Unis donc…

    – Aux États Unis ?! Mais tu vas pas partir dans ce pays de sauvage ? Y a encore des Etats où la sodomie est interdite, je crois. Tu vas finir sur un bûcher, Lucie.

    – T’es con. Il a mis une annonce sur Wyylde.

    – C’est quoi ça ?

    – Un site échangiste, je t’envoie le lien.

    – Un site échangiste ? Mais quelle horreur. Tu ne crois pas que je fréquente ce genre de trucs, moi, avec mon âme de jouvenceau ?

    – Ouais, c’est ça, mec. Bisous.

    Un seul être disparaît et blablabla. La peste soit des fâcheux et des jaloux. Bon, en même temps, ça me fera une bonne histoire à raconter et cet hiver sordide m’a fait perdre l’inspiration. Mais, en même temps, je l’ai vu une fois son Jules, on dirait Coriolan pendant le troisième acte mélangé avec le Roi Lear du premier. Si je fais un pas de traviole, il serait capable de m’arracher la bite avec les dents.

    J’ouvre le lien que vient de m’envoyer Lucie. Une lettre de motivation et un CV ? Il veut une lettre de motivation et CV, ce grand malade ? Pourquoi pas un projet et une maquette 3D non plus ? J’ai sagement éviter de faire la moindre carrière parce qu’à part pour le stupre je n’ai jamais eu de motivation pour rien et maintenant il faut que j écrive une lettre de motivation et que je fasse un CV pour baiser une ex ? Hors de question ! Plutôt me faire brat, tiens.

    Comme si elle m’avait entendu et probablement parce qu’elle me connaît si bien, Lucie m’envoie une photo d’elle en train de manger un bagel… Un bagel, quoi… Qui mange des bagels si ce n’est pour envoyer un message obscène ? J’ai probablement l’œil abîmé par une courte vie où foi et loi ont été comprise avec une perspective si … personnelle… Mais quand même ! Lucie fait bien partie de ces personnes dont la moindre activité semble teintée d’érotisme. Son rire ressemble à un gémissement de jouissance, quand elle commande une baguette, on dirait qu’elle avoue une bêtise et même quand elle lit un livre, on dirait qu’elle force l’auteur, même mort, à lui donner du plaisir.

    Je devrais raconter notre dernière séance. Ça, ça serait une belle lettre de motivation. Elle s’était inscrite au krav maga et, à peine entrée dans mon appartement, elle m’avait demandé de lui serrer la main au lieu de la traditionnelle galoche dont elle me gratifiait. Elle m’avait tordu le bras avec un sérieux de bonne élève et, par de vieux réflexes de judoka, je lui avais rendu la pareille.

    Lucie était habituellement plutôt du genre docile, elle aimait faire la poupée dont on abuse, dont on écarte les jambes, qu’on humilie, qu’on attache. Mais là, mademoiselle, visiblement échaudée par ses trois heures de gymnastique orientale, débattait son corps frêle comme une chatte qu’on plonge sous l’eau. Elle riait nerveusement, comme possédée par l’excitation.

    Je lui plaquais les mains dans le dos, juste assez pour qu’elle ressente la piqûre de la torsion. Juste assez pour ne pas abimer ma poupée. Un rouleau de gros scotch d’électricien pendait à mon chevalet. Je la retournais et lui attachais les moins jointes comme en prière. Prière de faire de moi votre objet.

    Quelques secondes plus tard, j’avais à mes pieds un corps transformé en jouet inerte, incapable de bouger plus qu’un orteil, dont les bandes argentées de scotch faisaient dépasser un téton, deux lèvres fines et les promesses d’une heure de débauche. Je m’étais déshabiller lentement. Très lentement. En sifflant “Pleure, pleure, Maryvonne” d’Anne Sylvestre, j’avais sorti mon nécessaire avec la minutie d’un artisan consciencieux. Sa bouche étant emprisonnée par le scotch et fourée par sa petite culotte, j’avais moi même langoureusement sucé le plug avant de la retourner avec autant de considération que s’il avait s’agi d’un jouet pour enfant égaré dans mon salon.

    M’étirant sur mon lit, j’ouvrais un fichier Word et je commençais à écrire. “Cher Monsieur, je suis tombé PAR HASARD sur votre annonce… ».

    À SUIVRE (enfin, si je passe le premier tour).

    • Ce sujet a été modifié le il y a 2 années par Sacha.
    #76913
    Sacha
    Participant


    INTERLUDE

    – Allô ?

    – Ouais, c’est Lucie.

    – C’est quoi ce numéro ?

    – C’est le numéro de ma soeur. Je peux pas t’appeler avec le mien.

    – Ah bon, c’est quoi ces conneries encore ?

    – Après ton petit numéro, j’ai pas intérêt à me faire attraper avec toi, espèce de crétin.

    – Crétin ? Mais attends, j’ai été tellement bon je suis sûr que…

    – T’as été bon de rien du tout. Il t’a cramé à douze kilomètres. Il est rentré, il m’a dit : « Il est pas discret, ton Sacha ».

    – Quoi ?! Mais c’est impossible, j’ai été super subtil et tout.

    – Subtil ? Tu lui as dit que t’adorais fesser sur du Moussorgsky et sur du Hildegarde de Bingen.

    – Hé bah quoi, c’est vrai, depuis que tu m’en as parlé, j’adore fesser sur du Moussorgsky et sur du Hildegarde de Bingen.

    – Bah justement, je lui ai dit la même chose qu’à toi quand je l’ai rencontré donc il a pas mis longtemps à faire le rapprochement. J’en reviens pas que tu sois si stupide des fois.

    – C’est pas de ma faute, si tu utilises les mêmes techniques de séduction pourries avec tous tes amants.

    – En plus, il m’a dit que t’avait été ultra égocentrique et pédant. Tu lui as vraiment montré des photos de toi à poil ? T’es débile ou quoi ?

    – Baaaaah, a priori, c’était pas un entretien comme homme de ménage, je me suis adapté.

    – Fais le malin, fais le malin. Bah en tout cas, c’est terminé. Il veut plus que je te parle.

    – Mais c’est scandaleux ! C’est quoi cet Othello de boulevard, là ! Et les droits de la femme ? On a quand même le droit de se parler, non ? Une amitié si ancienne, une proximité si… si…

    – Niet. Adieu. Je passe à Gare de Lyon mardi pour un changement, j’aurai deux heures à tuer entre 17h39 et 19h39 et l’appartement de ma fille sera libre. Ne m’écris plus jamais, Sacha.

    – Ok, à mardi et adieu.

    À SUIVRE.

    #76920
    Abi San
    Participant


    Les droits pour l’overton hildegardien sont ouverts ? Pour réclamation ?

    #76969
    Sacha
    Participant


    Les droits pour l’overton hildegardien sont ouverts ? Pour réclamation ?

    Absolument pas. Piratage littéraire total. Et je pantoufle en tant que président corrompu de la Commission Permanente pour la Licence Poétique : si tu veux venir faire une réclamation, vas-y, pas de problème. C’est Bingen, bébé.

     

    #76998
    Abi San
    Participant


    si tu veux venir faire une réclamation…

    Ok, à jeudi et adieu

    #77047
    Sacha
    Participant


    SUITE :

    Une chambre, lumière d’après-midi. Un homme, la trentaine fatiguée, les mains couvertes de petites traces de peinture. Une femme d’une quarantaine d’année, élégante sans chichi, jean et haut à rayures. Scène entièrement nue à l’exception d’un lit, dressé comme dans une chambre d’hôtel anonyme. Elle commence.

    – Bah, il ne se passera rien mais c’est de ta faute.

    – Mais pourquoi tu lui obéis ? C’était pas toi la chantre absolue de l’amour libre, inconditionnellement libre ?

    – Si mais avec lui, c’est pas pareil !

    – Elles disent toutes ça les deux premières années. Vu ce qu’on a vécu, j’aurai pu te demander de te mettre en couple exclusif, hein ! Tu aurais sauter sur l’occasion. Je l’ai pas fait par charité.

    – Toi ? Sacha en couple exclusif ? C’est une vanne ? Non mais écoute toi un peu…

    – Non mais je t’aurai trompé, bien sûr, mais si c’est ça que tu voulais, j’aurai pu faire semblant… Il a quoi de plus que moi ce mec ?

    – Oh mais qu’il est vilain ! Tu arrêtes de te comparer, un peu ?

    – Sers moi du café au lieu de m’agresser.

    Sacha s’alanguit sur le lit.

    – Il n’a absolument rien à voir avec toi.

    – Il est bête ?

    – Il est adorable.

    – Je suis pas adorable, moi ?

    – Si. Mais il est gentil, attentionné.

    – Je suis pas gentil, moi ?

    – Ah non, t’es pas gentil, non. Toi, t’es une brute. Même physiquement. Il est délicat, rassurant. Toi, tu es enivrant mais tu sais même pas embrasser. Même avec tes lèvres de fille. Vous avez rien à voir.

    – Bah parfait, on va pas se rouler dessus comme ça.

    – Arrête, je te dis. (silence) La seule chose qu’il accepte, c’est la fessée.

    – Hein ?

    – La seule chose que je peux faire en dehors de notre couple, c’est me prendre des fessées. Il est prêt à me foutre sur une croix de Saint André et me lacérer avec un chat à neuf queues. Mais me foutre sur ses genoux pour une simple fessée, il y arrive pas.

    – C’est parce qu’il est délicat.

    Sacha pouffe en regardant ses mains.

    Attends, ça veut dire que je peux te donner la fesser ?

    – Tu es incapable de donner la fessée.

    – Plaît-il, jeune fille ?

    – Ne fais pas genre. Je les connais tes fessées, Sacha. Notre première fessée, elle a finit dans ma gorge.

    – Un, j’étais jeune. Deux, c’est toi qui t’es jeté sur moi.

    – Peu importe. Un vrai dom m’aurait pris les mains et m’aurait giflé pour avoir osé le toucher. C’est ça que j’attendais. Je me souviens, je sentais que tu n’avais pas d’érection et je l’avais mal pris alors je voulais rétablir cet affront à mon corps. Je débutais dans les relations SM, t’étais mon deuxième fesseur, je crois à l’époque.

    – Tu m’avais pas dit ça…

    – Bah j’avais peur de te décevoir, tu faisais tellement le mec !

    – Arrête de m’appeler « mec ».

    – Mais je crois que j’ai été un peu déçue quand j’ai vu que tu te laissais déboutonner ton pantalon aussi facilement.

    – Moi aussi, j’ai été déçu, je crois. Je prenais beaucoup de plaisir à te fesser et ça m’aurait plus de simplemente te donner la fessée. Je me souviens de ce moment. En face du jardin des Plantes.

    – Rue Censier. Pourquoi tu ne m’en as pas empêché alors ?

    – J’ai le coeur trop tendre. Je n’aime pas décevoir les gens.

    Elle pouffe.

    Mais c’est vrai !

    – Bah justement, lui, il est capable de me frustrer pendant des heures. Il s’en fout de me plaire. Il s’en fout de plaire d’ailleurs.

    – Bah heureusement pour lui. Je l’ai vu, je te rappelle, vaut mieux qu’il compte pas trop là-dessus.

    – Tu vois. Tu es un type sombre et cynique, lui, il aime les gens. Il est plus courageux que toi. Il est mieux éduqué.

    Imperceptiblement, les mouvements de Sacha se raidissent. Sa main gauche posée sur le drap se sert avec une violence contenue.

    – Si je pouvais te faire confiance, je t’autoriserais à me fesser mais je suis sûr que tu vas en abuser. Je te fais pas confiance, mon petit.

    – Lucie, tais toi.

    – T’es qui pour me dire de me taire ? On est amis maintenant et on ne dit pas ça à ses amis. Tu as beau te faire passer pour un type intelligent dans tes pièces, je crois qu’il te manque quelque chose, Sacha.

    – Je te le redirai pas, Lucie.

    – La seule chose que j’ai à t’offrir, c’est une vraie fessée. Quelque chose de trop classique pour ton esprit décadent, j’imagine ? Pas de sexe, pas de joujoux, pas de tripotage de gamins. Une vraie fessée violente, sèche et froide pour me remettre à ma place. Tu m’as toujours laissé trop de latitude, Sacha. Tu sais de quoi a besoin une femme comme moi ? Je ne suis pas sûre que tu le comprendras un jour.

    Il lui attrape le poignet. Elle recule son buste, un instant. Il l’attire vers lui avec fermeté. Les yeux de Sacha sont mi-clos. Ceux de Lucie grand ouverts et lancent des éclairs. De sa main libre, elle lui met la main entre les jambes.

    Tant que tu penseras avec ta bite, tu me serviras à rien, mec.

    – Enlève ta main immédiatement, Lucie. Et arrête de m’appeler “mec”, je t’ai dit. Je te préviens, Lucie, c’est la dernière fois que tu m’appelles comme ça.

    – Lâche moi, Sacha.

    – Change de ton. Ce n’est pas comme ça qu’on parle à ses “amis”.

    – C’est le comble ! Tu parles comme un charretier et c’est moi qui devrait changer de ton. Et, en plus, on est pas censé taper ses amis.

    – Et la correction fraternelle, tu connais ?

    – Lâche moi, mec !

    – « Va trouver ton frère et reprends le, seul à seul ».

    Sacha bascule Lucie en travers de ses genoux et, immédiatement, de sa main libre fait résonner sur ses fesses une gigantesque claque. Lucie laisse échapper un cri de surprise plus que de douleur. De sa main libre, Lucie essaye de protéger son séant. Sacha lève sa main et, manoeuvrant l’autre bras de Lucie, la contraint à retirer sa main. Elle finit par lentement ramener sa main libre à sa bouche comme pour se retenir de lui donner le plaisir de l’entendre gémir. Sacha, le visage fermé, abat sa main droite avec un mouvement régulier. À chaque claque, sa main ancre la douleur en se figeant sur le derrière relevé de Lucie.

    – Debout.

    Elle s’exécute lentement et émet un long soupir. Dos au public, elle cache de son corps celui de Sacha. Ce dernier lui défait le bouton de son jean et, d’un coup sec, fait descendre son jean à ses chevilles. Sacha se lève et frôle le corps de Lucie.

    – À quatre pattes sur le lit, Lucie.

    – J’ai pas envie.

    Lucie fait mine de relever son pantalon, Sacha la pousse dans la position susdite. Un genou sur le lit, il colle ses hanches à celle de Lucie et la ceinture de son bras gauche. Les claques reprennent, plus rapides, plus sèches, moins appuyées. Rapidement, Lucie émet de petits cris mal contenus et ses mains tentent de dissimuler ses fesses qui prennent des teintes rouges, roses et blanches, prenant l’allure d’une palette de peintre. La position l’oblige à se cambrer et ses fesses se serrent et se desserrent alternativement.

    – Arrête, ça fait mal. Et je vais avoir des marques.

    – Tu lui diras que c’était « juste » une fessée.

    À force de se débattre, Lucie chute : son buste sur le lit, ses genoux au sol, Sacha  ramène les bras agités de Lucie dans son dos et étend son buste au dessus d’elle.

    – Maintenant, compte.

    Une claque sonore s’abat. Un gémissement retentit.

    – Compte, j’ai dit.

    Idem. Lucie tend ses jambes sous la douleur, avant de se remettre à genoux en tremblotant.

    – Deux.

    – Même pas en rêve. Compte du début.

    À chaque claque, Lucie compte en agrémentant parfois d’un cri. À la vingtième fessée, Sacha émet un long soupir et s’assoit sur le lit, sans décoller son corps de celui de Lucie. Il pose sa main droite sur une des fesses carmin.

    – Tu es à point.

    Lucie se laisse tomber, assise sur le sol nu. Son maquillage a coulé. Elle halète. Il passe le pouce sous son oeil. Sacha se lève et va chercher dans son sac, un petit pot de crème et revient se mettre dans la même position. Lucie le suit des yeux.

    – Viens sur mes genoux.

    Il lui tend la main et l’aide à se relever. Se débarrassant de la culotte qui entoure une de ses chevilles, le pantalon ayant volé durant l’action précédente, elle s’étend sur ses genoux. La tête sur ses mains, le visage tourné vers le public, elle garde les yeux ouverts pendant qu’il masse, sans les regarder, les fesses très rouges de Lucie.

    – Tu es calmée, Lucie ?

    – Tu m’as fait mal. Mais je suis calmée.

    Une pause. Il continue de masser ses fesses.

    – Au coin, maintenant.

    – J’ai encore mal, continue.

    – Au coin. Les mains sur la tête.

    – Y’a pas de coin. On est sur une scène, je te rappelle.

    – Face au public. Debout, de face, mains sur la tête.

    Après une pause, Lucie se relève en soufflant. Elle se place face au public, vêtue de son seul haut, les mains sur la tête, le regard haut. Lentement, le rideau descend très lentement. Après un silence :

    – Tu vois quand tu veux.

    – Silence.

    Un silence.

    – Du coup, c’est interdit la sodomie, en Louisiane ?

    – Lucie.

    – Quoi ?

    – Tais-toi.

    – Ou quoi ? Tu vas sortir ta …

    – LUCIE !

    – Tu fais peur à personne avec tes majuscules…

    Elle sourit. Il se lève. 

    RIDEAU

    #77051
    Abi San
    Participant


    Magnifique. Je prends mes billets pour la Nouvelle-Orleans pour admirer les lumières écarlates de l’avant-gardiste scène intimiste avant que les guichets n’affichent complet. Ça va faire beaucoup de personnes qui vibrent à l’unisson.

    #77059
    Sacha
    Participant


    Alla grande. On ira manger des crevettes frites chez Popeyes en négociant l’adaptation de la pièce en musical pour Broadway. Et on boira du moonshine en conduisant un hydroglisseur pour fêter ça.

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