Les "vacances prolongées"

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  • Ce sujet contient 31 réponses, 14 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Anonyme, le il y a 4 années et 10 mois.
15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 32)
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    Messages
  • #6342
    Anonyme
    Inactif


    Dans un autre topic, quelqu’un avait émis l’idée de créer un groupe pour les “retraités” de la fessée, auquel @monsieurno avait répondu :

    On n’arrête pas la fessée, comme me l’a souvent répété une personne d’une rare clairvoyance : tout au plus prend-on des vacances prolongées. ?

    Si ce projet n’a pas été validé, cela m’intéresserait d’en discuter…

    Sans pour autant évoquer les raisons qui poussent certains ou certaines à faire un “break” (cure de désintox ?, congés parental? arrêt maladie?), car on entrerait peut-être dans le champ du personnel, bien que je suis curieuse…

    – comment faites-vous au quotidien ?

    – Y-a-t-il des périodes où vous n’en avez simplement pas envie ? Si, oui, pourquoi? Et pendant combien de temps?

    – Ou bien, les événements de votre vie font que vous avez des priorités qui passent avant tout ?

    – Dans ce cas, faut-il s’efforcer à désaimer la fessée, ne plus aller sur les forums, afin d’être moins exposé et ainsi se consacrer pleinement à sa vie personnelle, familiale, professionnelle ?

    – Ou bien faut-il au contraire laisser un espace à son fantasme, que ce soit sur une activité (artistique, littéraire…), sur le web ? Et dans ce cas, ne risque-t-on pas de se retrouver à nouveau confronté au désir de pratiquer et de vivre encore et encore la fessée ?

    – Bref, peut-on parler d’une “spirale de la fessée” ? ?

    #6352
    Monsieur No
    Participant


    Puisque je suis cité, je vais préciser un peu ma vision des choses. 🙂

    J’ai fait un ‘break’ de cinq ans à partir du moment où j’ai quitté DD, en 2008. Je ne peux pas pas dire que cette pause ait été difficile à vivre : il y avait une multitude de bouleversements dans ma vie, j’avais cent mille choses en tête, et le fantasme s’est naturellement estompé. Il n’a pas disparu, mais il est devenu accessoire, dispensable.

    Et puis… un jour il m’est revenu en pleine tronche. Ça a été brutal. Je n’évoquerai pas les circonstances dans lesquelles cela s’est produit, car elles sont trop personnelles, mais ce qui était devenu un vague désir est redevenu un quasi-besoin. C’est le moment où j’ai découvert l’existence des “Fesses à claques” de notre chère @fraise et vécu pleinement mon fantasme.

    Donc oui, le désir de fessée va et vient. Encore aujourd’hui, pour moi, il peut être très fort pendant une période de quelques semaines puis devenir moins présent, pour laisser de l’espace à d’autres préoccupations. Ce que nous vivons dans notre quotidien a assurément un impact direct sur la puissance de ce désir.

    J’ai conscience de ne pas vraiment avoir répondu à votre question. J’aurais aimé le faire, mais je suis loin d’avoir le recul suffisant pour cela. J’espère que d’autres s’en chargeront. 🙂

    #6359
    Paulparis
    Participant


    Difficile de sortir ce fantasme de mon cerveau obsédé. J’y pense plus ou moins mais tous les jours, même s’il m’est impossible de pratiquer tous les jours… Ca me taraude

    #6362
    Anonyme
    Inactif


    Coucou Liberty,

    Pour ma part j’ai fait plusieurs breaks parfois pour des raisons persos ( santé, famille, boulot), parfois à la suite d’un échec avec un partenaire……
    Lorsque je fais un break en général je disparais de partout, j’ai besoin de me retrouver et de faire le point sur mes envies, mes priorités…..car en parler me titille …..
    Là je reviens d’un long break justement, et mes envies s’étaient endormies, mais je pense que les vrais amateurs de fessées n’en sortent jamais réellement, tôt ou tard l’envie revient…..
    C’est un besoin qui va et qui vient….
    Je peux parler oui d’une spirale car c’est sans fin, break puis reprise puis break etc….
    Je ne m’en déferai jamais je pense, lorsque je suis en couple “vanille” au bout d’un moment je m’ennuie…..
    C’est dans mes tripes, donc même si abstinence complète pendant parfois des années comme le dit si bien @monsieurno à un moment cela nous revient en plein face et il faut assouvir ce besoin…

    #6388
    lunapower
    Participant


    moi c’est assez compliqué, vu que je switche 🙂
    La fessée j’y pense au moins une fois par jour ne serait-ce que pour faire un petit coucou sur un forum ou discuter avec une amie chipie

    En tant que fessé, il y a des périodes ou j’ai moins envie physiquement. Ca peut durer parfois quelques mois mais sans frustration, puis l’envie revient! Là par exemple ça doit faire 5 mois et l’envie commence à se faire plus présente, il va falloir remédier à ça ^^

    En tant que fesseur, pas de véritable break depuis que j’ai commencé à fesser des demoiselles!
    Comme diablotine je pense que je ne m’en déférai jamais, les “vanilles” m’ennuient en général profondément…

    https://lesaventurescuisantesdecamille.blogspot.com/

    #6457
    Fraise Des Bois
    Participant


    Chez moi, la seule période où le fantasme s’est mis en veilleuse, c’était il y a une petite dizaine d’année, quand je traversais une épreuve pas facile sur le plan santé. La parenthèse a duré le temps de la grosse difficulté (cad quelques mois, huit ou neuf). Mais ce n’était quand même jamais très loin. Sinon, je suis atteinte de fessodépendance depuis que j’ai… disons 5 ans (c’est l’âge approximatif auquel je me souviens d’avoir connu mes premières réactions bizarres autour des punitions) et jusqu’à aujourd’hui, et en pratique depuis mes 23 ans jusqu’à ce jour (j’en ai 37). Sans me lasser. Jamais. 😉

    "Fi des femelles décharnées, vive les belles un tantinet rondelettes !"

    #6458
    Misty
    Participant


    Ça fait tellement partie de moi que le jour où ce fantasme se mettra en veilleuse, il faudra peut être s’inquiéter rires.
    Comme Fraise, les fessées, les punitions m’ont fascinée très très jeune. Mes premiers troubles remontent à ma deuxième section de maternelle. Ma première approche de la sexualité s’est faite en pensant à des fessées… j’ai bien d’autres fantasmes qui trottent dans ma petite tête mais celui-ci reste ZE fantasme impérissable. Il arrive que j’aie moins de temps pour y penser bien sûr mais tout au plus il dort dans un coin et seulement d’un oeil. Je ne me lasse jamais 😉

    #6494
    Anonyme
    Inactif


    Je ne sais pas si je peux appeler ça un break à partir du moment où, quand je me donne du plaisir, je pense rarement à un massage crânien et si je ne pense pas spécifiquement à la fessée non plus, on reste dans ce domaine. Si j’arrête d’y penser tout court sur de longues périodes ? Non, puisque je ne breake pas des masses sur le plaisir que je m’offre mais des breaks sur la fessée, oui. Il y a des périodes où je n’en ai pas du tout envie. Quand j’en ai envie, ça ressemble à ça : (faut remplacer musique par fessée ;D)

    Mes priorités ne sont jamais prioritaires par rapport à ce que je ressens. Peut-être que si c’est pour un truc urgent… ah bin non, même pas.

    les “vanilles” m’ennuient en général profondément…

    J’ai l’impression qu’on fait la différence entre moldus et sorcier(e)s quand j’entends ou lis “vanille”. 🙂

    #7135
    Anonyme
    Inactif


    Merci à tous pour vos réponses.

    Je vais tenter d’y réagir avec mon raisonnement, mais excusez-moi par avance si je psychologise de trop… ☺️

    Donc oui, le désir de fessée va et vient. Encore aujourd’hui, pour moi, il peut être très fort pendant une période de quelques semaines puis devenir moins présent, pour laisser de l’espace à d’autres préoccupations. Ce que nous vivons dans notre quotidien a assurément un impact direct sur la puissance de ce désir.

    Je suis plutôt d’accord avec votre vision des choses, @monsieurno et j’aime beaucoup cette idée d’alternance entre désirs “dispensables” et “quasibesoins”. ?


    @Fraise
    et @misty,
    Je pense aussi que les véritables passionnés de la fessée construisent ce fantasme dans la petite enfance. Je vais éviter de parler de psychanalyse ici (et je ne suis pas forcément bien placée pour le faire) mais
    en ce sens, nous avons tous connu au moins une période de refoulement : entre l’âge de raison et l’adolescence, soit la période dite de “latence” dans le développement psycho-sexuel. Vous savez, cette période où vous croyiez pouvoir vous débarrasser de ces pensées obsédantes pour vous consacrer à l’exploration et à la compréhension du monde, aux apprentissages scolaires, aux découvertes en tout genre, qu’elles soient intellectuelles, sociales, créatives, sportives, stratégiques, ludiques, etc. Tout cela, avant que les conflits œdipiens et les fantasmes de fessée ne reviennent nous hanter tandis que notre corps devenait pubère…

    Il paraît que la vie psychique d’un individu est n’est qu’une alternance entre périodes de latence et reviviscences de sa sexualité infantile, ces dernières faisant parfois (seulement parfois) écho à des remaniements importants (puberté, pré-parentalité, séparation, deuil, “crise de la quarantaine”?, etc.). Mais tout fonctionnement (même dysfonctionnant) a avant tout une fonction de survie…

    Je pense donc qu’il n’est pas question de lassitude mais plutôt de refoulement. Si l’on refoule parfois ces désirs, même consciemment et volontairement, c’est pour pouvoir se consacrer à d’autres aspects de la vie qui ne laissent pas de place, malheureusement, à ce type de pratiques.

    Or, il me semble que le refoulement n’est pas “bon” en soi; comme on dit : chassez le naturel, il revient au galop. Et on en revient à cette spirale infernale…

    Je crois que cette problématique touche principalement les personnes, qui, comme moi, cloisonnent bien leurs désirs de fessée du reste de leur vie, parce qu’elles ne peuvent faire autrement. Mais je n’ai pas de solution à ce problème et trouve que c’est un véritable casse-tête…

    Je suis cependant ravie et rassurée de savoir que certaines personnes vivent pleinement ce qu’elles ont envie de vivre. ?

    (Mais faut-il encore savoir ce qu’on veut dans la vie… ?)

    #7138
    Misty
    Participant


    Tiens, c’est intéressant ça 😉

    En ce qui me concerne, je crois que je n’ai jamais fait de pause, au sens où j’ai toujours été “anormalement” obsédée par les punitions et les fessées. Ça m’a toujours habité, toujours fait fantasmer. Ma mémoire à long terme, qui est plutôt bonne (j’ai tout un tas de souvenirs très nets de ma petite enfance et de mon enfance) me fait dire que ce fantasme ne m’a jamais quitté, même dans les périodes où j’avais clairement d’autres chats à fouetter. Il a toujours été là, au mieux il faisait la sieste, depuis ma plus tendre enfance, prêt à me sauter dessus à la moindre occasion, à tel point que je me suis trouvée anormale, et perverse, pendant de très longues années (entre ma petite enfance et ma puberté). Puis mon corps a changé, j’ai compris certaines choses, et j’ai fini par me dire que le plaisir coupable que je ressentais depuis si longtemps à la pensée d’une fessée était naturel et pas condamnable… Internet aidant, j’ai aussi compris que je n’étais pas toute seule 😉 😉
    Ma sexualité s’est battie autour de la fessée, ça ne m’a pas pris comme ça tout d’un coup “tiens et si j’essayais la fessée” comme c’est le cas avec d’autres fantasmes. Et c’est pour cela, du moins je pense, qu’il n’est pas prêt de me lâcher ^^

    #7140
    Paulparis
    Participant


    Merci @misty pour ce développement. Il correspond à ce que je pense à 100%, mais en plus c’est bien écrit

    #7146
    Anonyme
    Inactif


    Oui c’est intéressant ce que tu dis @misty.

    Alors je m’inscris en faux : tout le monde ne connaît pas forcément cette période de latence définie par Freud… Comme quoi chacun est différent et vit (ou subit) ses désirs comme il peut avec ce qu’il est. ?

    #7150
    Anonyme
    Inactif


    En ce qui me concerne, je crois que je n’ai jamais fait de pause, au sens où j’ai toujours été “anormalement” obsédée par les punitions et les fessées. Ça m’a toujours habité, toujours fait fantasmer. (…) Il a toujours été là, au mieux il faisait la sieste, depuis ma plus tendre enfance. (…)
    Ma sexualité s’est battie autour de la fessée, ça ne m’a pas pris comme ça tout d’un coup “tiens et si j’essayais la fessée” comme c’est le cas avec d’autres fantasmes. Et c’est pour cela, du moins je pense, qu’il n’est pas prêt de me lâcher ^^

    Je crois que nous sommes tous ici plus ou moins dans le même cas (bien que je ne me souvienne pas avoir eu des pensées envahissantes de fessée à l’âge de 7-10ans, des pensées parasites certes, que je chassais très vite de mon esprit, mais pas jusqu’à y penser tous les jours comme c’était le cas à la petite enfance et après la puberté, mais c’est sûrement propre à chacun).
    Et bien sûr que ces désirs ne nous lâchent pas complètement, qu’on ne s’en lasse pas. Nous sommes toutes et tous dans même bateau ?.

    Mais parfois, les aléas de la vie nous obligent à renoncer à tout cela (contre notre gré bien souvent), et la question était de savoir comment gérer cela au quotidien, parce que justement le fantasme, même si on n’a pas toujours l’opportunité de le vivre en pratique, lui, est toujours là…

    Et je suis très admirative des personnes qui arrivent à inclure la fessée dans leur vie quotidienne… ? Ce n’est malheureusement pas mon cas. ?

    #7152
    Misty
    Participant


    Je crois que nous sommes tous ici plus ou moins dans le même cas (bien que je ne me souvienne pas avoir eu des pensées envahissantes de fessée à l’âge de 7-10ans, des pensées parasites certes, que je chassais très vite de mon esprit, mais pas jusqu’à y penser tous les jours comme c’était le cas à la petite enfance et après la puberté, mais c’est sûrement propre à chacun).

    Je crois aussi qu’en matière de fantasme, on ne peut pas faire de généralité. Tout au plus peut on confronter nos expériences personnelles mais il n’y a pas de règle à en tirer 😉

    #7155
    Anonyme
    Inactif


    Et heureusement! ?
    Pour ma part, j’ai toujours été en quête de sens et les théories psy m’étayent pas mal dans mon raisonnement, mais je ne prétends pas au consensus. ?

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