Les soldes!

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  • #69437
    Anonyme
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    Le rendez-vous avait été pris depuis des semaines, Solange devait passer me prendre à 14h30 pour aller nous livrer à une débauche d’achat en ce premier jours de soldes des Grands Magasins. Comme à son habitude Solange fut ponctuelle, elle portait un très joli tailleur pantalon gris moyen, un chemisier de soie d’un gris encore plus clair, un léger manteau vieux rose elle était chaussée de mocassins anthracite à barrette dorée, ses cheveux retenus en catogan finissaient de lui donner une allure de pianiste romantique, seules deux infimes diamants à ses oreilles venaient rappeler sa féminité. J’avais à peine ouvert la porte que je m’entendis dire «Encore en retard ma pauvre Victorine!», il me restait tout juste à passer mon manteau sur ma robe: mes salomés étaient bouclées à mes pieds, je pris mon manteau et mon sac pour fermer la porte et partir pour nos aventures dépensières! En ce début d’après-midi le trajet fut étonnamment rapide à peine le temps pour Solange de me faire remarquer qu’un pantalon était plus adapté aux circonstances et à la cohue, je ne jugeais pas utile de lui dire que mon Mari me les interdisait et que d’ailleurs je n’imaginais même pas braver cet interdit.

    – De toutes façons nous finirons par nous perdre dans cette marée humaine inutile que tu me suives comme un petit chien, ce serait ridicule, je te donne rendez-vous au salon de thé de la Coupole à 17h45 essaie d’être à l’heure cette fois!

    – Tu as tout à fait raison nous pourrons faire nos emplettes sans nous gêner (je fis abstraction du petit chien encombrant et retardataire que j’étais à ses yeux).

    Après avoir dépensé une somme rondelette mais néanmoins inférieure aux autorisations de mon Maître je gagnais dès 17h30 le salon de thé: je n’avais envie d’être houspillée une fois de plus.

    A l’heure dite Solange débarqua avec deux gros sacs gonflés de vêtements, elle semblait excitée de ses bonnes affaires et me fit admirer ses achats: trois pantalons quatre chemisiers et une veste le tout ravissant je l’avoue.

    Sans que j’ai pu la retenir elle s’empara de ma moisson et commença à l’étaler sur le guéridon.

    -Dis donc ma petite Victorine vingt et une paires de bas, une guêpière, deux serre taille un porte-jarretelles avec les culottes et les soutien gorges assortis, tu n’as que des trucs de catin ou de soumise ma chérie!

    Je ne savais plus quoi dire et je ne cherchais qu’à récupérer mes achats, je sentais mes oreilles rougir et mon coeur battre.

    Solange revint bien vite à la charge.

    -Tu as un amant?

    -Comment peux-tu imaginer cela?

    -C’est exact Jacques n’est pas du genre à accepter cela, par contre ces robes que tu ne quittes jamais, ces colliers ras de cou que tu arbores en permanence auraient dû me mettre la puce à l’oreille!

    Je devenais de plus en plus écarlate, je n’osais même plus ouvrir la bouche si ce n’est pour faire mine de boire mon thé.

    -Victorine on va s’amuser! Veux-tu que je montre à toutes les personnes qui nous entourent tes frivolités et que je dise ce que j’en pense? (Solange avait parfaitement repéré que j’avais un certain nombre de connaissances parmi les consommatrices).

    -Je t’en supplie ne fais pas cela!

    -Tu n’as pas compris le jeu ma pauvre petite, ton Maître il ne t’as jamais interdit d’obéir à une femme? Regarde-moi en face pour répondre

    -Euh non jamais, Solange

    -Désormais je suis Madame et tu me vouvoies! Maintenant répètes après moi, «je demande à Madame de bien vouloir me pardonner pour le manque de respect dont j’ai jusqu’ici fait preuve à son égard»

    Sans trop réfléchir je répétais la formule une fois, deux fois jusqu’à ce que Madame me dise nous allons rentrer maintenant, mais dès ce soir tu vas demander à ton Maître l’autorisation de te faire percer la narine, tu as tout intérêt à être persuasive je veux que tu portes ma marque: tu auras un petit S dont chaque boucle entoure un petit brillant, ton Maître te possède mais moi je te tiendrai bientôt par le bout du nez.

    Que répondre sinon: «Oui Madame» ce que je fis.

    Monsieur m’accorda bien vite son autorisation et trouva même l’idée amusante.

    Ma narine est désormais ornée d’un bijou que je trouve ravissant, je dis désormais Madame à celle que je reconnais m’avoir dominée, je la vouvoie, lui fais une discrète révérence quand je la rencontre et je suis fière de cette preuve d’appartenance, Madame n’a jamais eu besoin de me rappeler que toute notre conversation était sur son portable et stockée en lieu sûr: je lui obéis!

    #69444
    Yves
    Participant


    Bonjour Victorine. Je veux la suite, c’est trop bien raconté. La suite, la suite ! Car il y en a une n’est-ce pas ?

    Mesdames, mesdemoiselles, mon propre plaisir passe par le vôtre

    Blog : histoires-jr33.blogspot.com

    #69445
    lunapower
    Participant


    Voilà un début très prometteur, j’aime beaucoup le style. On s’imagine sans mal la scène. J’ai hâte de savoir ce qu’il va se passer ensuite.

    https://lesaventurescuisantesdecamille.blogspot.com/

    #69449
    Chelonia
    Participant


    Hummm j aime l idée qu une soumise soit partagée entre une domina et son Maître

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