L’écart de trop – Chapitre 8

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    Victor
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    L’écart de trop – Chapitre 8

     

    Rose retire sa main. Carole décolle ses lèvres. Jean me redresse et se relève.

     

    Ça y est, enfin seule. Je l’attends. Il va le faire.

     

    Je jubile. Mon oncle va enfin exaucer ma prière. Je ferais tout ce qu’il voudra. Et, il me parle :

    • J’espère que tu as bien profité de cette pause. Ta pénitence dure depuis moins d’une heure. Redresse-toi. Mains sur la tête. Le nez contre le mur. Il te reste cinquante-cinq minutes.

     

    Ahhhhh. Sadique !

     

    Et alors que je patiente, Rose et Jean échangent avec Carole et William au sujet de ma perversité. Sans mal, ils viennent à bout de la bouteille de champagne. J’entends un second bouchon voler dans le salon. Rose raconte les sensations ressenties lorsqu’elle m’a prise. Puis Carole. Puis Rose reprend la parole et décrit l’excitation ressentie quand elle a joué de ses doigts. Jean n’a, quant à lui, pas de limites en louanges. Il ne cesse de remercier mon oncle pour l’instant qu’il a passé assis devant moi. J’aimerais me retourner, les faire taire, et que lui, le maitre de maison, passe à l’action et me soulage. Je suis avide. Cela ne peut pas se terminer ainsi. Pas maintenant que je suis sur le point d’exploser de désir. 

     

    Les minutes passées au coin me paraissant interminable. 

     

    La seconde bouteille de limonade sparnacienne est asséchée sans mal et voilà qu’ils se mettent à enchainer les cocktails. J’entends parler de rhum, de <i>Cuba libre</i> et de punch. Seule, au coin, à ne pas pouvoir participer à l’apéritif, à ne pouvoir être touchée, nue, les fesses rougies, amenée au bord de l’extase, je me sens désormais abandonnée. Je n’avais jamais été au coin si longtemps. Aujourd’hui, je mesure la chance que j’ai eue. J’ai été fessée mais aussi touchée et excitée. Ce ne sera pas le cas tous les jours. Je le sais. Je me perds à imaginer mes prochaines fessées hebdomadaires et l’interminable supplice du coin. Je ressens complètement les effets de la punition. Mon excitation s’éteint. La fatigue se mêle à l’ennui. Je commence presque à regretter mes bêtises.

     

    J’entends qu’on approche de moi. Une main se pose sur mes fesses. J’ai mal aux fesses. La douleur de la fessée est revenue. On me pétrit la chair. La douleur s’intensifie. Une main glisse sous mon sexe.

    • Toute sèche ! déclare Rose.

    Je ne peux retenir mes larmes. Ils ont gagné. Elle poursuit :

    • Et bien voilà ! Ma chère petite voisine, tu viens de passer une heure au coin. Retourne-toi.

    Naturellement, j’obéis et ne montre aucun signe de résistance. Elle m’enlève mon bandeau. La lumière m’éblouit. Rose porte son pouce sur mon visage et barre la route à une larme :

    • Allons, allons, va donc voir ton oncle et ta tante.

     

    Ils sont assis dans le canapé, les pieds croisés. William pointe le tapis sans dire un mot. Je m’y agenouille, les mains dans le dos. Carole me pétrifie de son regard. Elle pose une main sur sa tête et se tapote le sommet du crâne, comme offusquée. Je pose finalement mes mains sur ma tête. Mon oncle joint ses mains dos à dos et fait des mouvements d’écartement et de rapprochement. J’écarte les cuisses. Ma tante fait un petit signe avec sa main vers le haut. Je me redresse, bien droite, et plante mes fesses dans mes talons. Je suis vaincue. 

     

    Rose et Jean se sont assis derrière moi, chacun dans un fauteuil. Un silence de plomb règne dans le salon. William prend la parole :

    • Nous t’écoutons, Charlotte. Ensuite, tu t’occuperas du dîner.
    • J…
    • Eh bien ! Parle…
    • Je vous présente mes excuses…
    • Il faut vraiment revoir les fondamentaux, Carole, suggéra Rose.
    • Faut-il une nouvelle fessée, Charlotte ?
    • Allez, dépêche-toi !
    • Pour mon comportement ces dernières semaines.
    • Elle ne t’avait pas arrosée tout à l’heure ? demanda Jean.
    • Et, pour t’avoir arrosé… Carole
    • Elle ne voulait pas se faire sauter aussi, sans faire le moindre effort pour le mériter ? renchérit Rose, inquisitrice. 
    • Toute une éducation à refaire, déclara Jean, blasé. 
    • J’attends ! s’impatienta William.
    • Tu vas parler ?! Oui ?!!
    • Et pour…
    • On ne t’a jamais appris à faire des phrases en entier à l’école ? s’étonna Carole.
    • Peut-être sèche-t-elle plus les cours qu’elle ne cire les bancs de la fac… osa Jean.

    L’émotion me gagna.

    • Et bien Charlotte, tu veux un faire-part pour avouer ?
    • Es-tu devenue muette ? questionna Rose.

    Je l’entendis se lever, elle s’agenouilla devant moi, et me pencha brusquement en travers de son genou. Je ne pus opposer aucune résistance. Et elle me fessa à son tour. Chaque claque m’arracha un gémissement. Chaque claque accentua la brulure sur mes fesses. Rose frappait. Les claques tombaient avec vigueur de manière monotone. Aucun changement de rythme. Je sanglotais, une joue collée sur le parquet. Je voyais la pointe de la chaussure de mon oncle taper sur le parquet. Rose me releva. Je repris ma position avec difficulté.

    • Alors ? s’interrogea Carole, en se penchant vers moi, en me soulevant le menton, tandis que mon oncle, du fond de son canapé, me précisa : 
    • En une seule phrase, je te prie. Et n’oublie pas le dernier item. Sinon, Rose recommencera.

    La gorge nouée, je pris une grande inspiration et présentai mes excuses, tremblante, la voix chevrotante :

    • Mon oncle, Carole, je vous présente mes excuses pour mes défauts de comportements au cours des dernières semaines, pour t’avoir arrosé Carole, pour avoir osé penser pouvoir faire l’amour avec toi William sans le mériter, et pour n’avoir pas su présenter mes excuses en une seule fois.

    Carole afficha un sourire en coin. William cessa de claquer sa chaussure sur le parquet. Rose n’ajouta pas un mot. Mais Jean s’étonna :

    • Et le mot magique, vilaine ?! Tu ne remercies pas les gens qui ont pris le temps de te punir ?

    Rose se releva et s’approcha de nouveau. Je ne pouvais pas encaisser une fessée supplémentaire :

    • Non, non ! s’il vous plait…

    Rose me coucha de nouveau sur son genou et m’asséna une nouvelle fessée. Elle ne prononça le moindre mot et s’occupa de mon cas sans aucun sentiment, complètement détachée sous les yeux de mes tuteurs auprès desquels je cherchais un regard de soutien. Ils n’en eurent pas. Lorsque la fessée s’acheva, j’aurais voulu m’effondrer au sol. Elle me redressa d’un seul geste. Elle se mit derrière moi, pris mes cheveux en main et me suggéra à l’oreille : « Nous t’écoutons tous, petite gamine au cul rouge ». J’avais les yeux irrités et mes mains tenaient difficilement sur ma tête : 

    • Mon oncle, Carole, je vous présente mes excuses pour mes défauts de comportements au cours des dernières semaines, pour t’avoir arrosé Carole, pour avoir oser penser pouvoir faire l’amour avec toi William sans le mériter, pour n’avoir pas su présenter mes excuses en une seule fois et pour avoir manquer de vous remercier de m’avoir punie. Je vous adresse à vous tous, mon oncle, Carole, Rose, et Jean mes plus chaleureux remerciements pour m’avoir puni.

     

    Le silence s’imposa de nouveau. Je guettais le regard de Carole et celui de William. Ils restèrent de marbre un instant.

    • Pas mal ! 
    • Après une journée de fessée…
    • Ah ! Tout de même…
    • Oui… ça manque un peu d’entrain, mais c’est pas mal.

    William fit un signe à Rose qui lâcha mes cheveux et regagna son siège. Il me fit lever. 

    • Nous te pardonnons pour tout, sauf pour ton comportement au cours de ces dernières semaines, déclara William.
    • Comme tu le sais, tu es punie pour 6 mois, concernant ce point, termina Carole, intransigeante. Nous te pardonnerons complètement au terme de cette punition.
    • Merci… murmurai-je

    Rose se releva encore. Prise de panique j’ajoutai :

    • Merci à tous.

    Elle se rassit.

    William, satisfait, sourit et retrouva un air sympathique :

    • Allez ! Tache de rester sage maintenant ! Tu veux un verre ? me demanda-t-il en me tendant un cocktail.

     

    La soirée ne se déroula pas si mal que ça. J’eus un peu de mal à affronter le regard de Jean et Rose au cours du repas après ce qui venait de se passer. À table, mes fesses me piquèrent toute la soirée. Après quelques verres, je repris des couleurs et mon sourire refit surface. Finalement, Rose et Jean rentrèrent chez eux et ce fut l’heure du coucher.

     

    Je me préparai pour aller au lit. Carole me demanda si je voulais qu’elle m’accompagne à la salle de bain. Je déclinai. En en sortant, mon oncle me dit :

    • Tu connais les nouvelles règles, n’est-ce pas Charlotte ?
    • Oui.
    • Penche-toi alors, que je vois ça.

    Honteuse, j’obtempérais et tirais sur mes fesses. Il les inspecta et passa sa main sur mon sexe.

    • Bien, rien à dire. Au lit, maintenant.

    Carole m’y attendait avec un tube de crème, le bandeau, la ceinture et les liens.

    • Allonge-toi sur mes genoux d’abord.

     

    Elle me massa les fesses avec de l’arnica. Mon oncle quitta la chambre et me souhaita une bonne nuit. Carole me fit assoir sur mon lit et me passa la ceinture autour de la taille. Elle m’attacha les poignets et verrouilla tous les cadenas. 

    • Prête pour une bonne nuit, ma chérie ? demanda-t-elle un bandeau à la main.
    • Oui, Carole. 

     

    Elle me mit mon bandeau et m’aida à m’allonger, me couvrit, éteignit la lumière, et je m’endormis rapidement, épuisée.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 2 mois et 3 semaines par Victor.
    #77833
    Sombrelle
    Participant


    Mince j’ai loupé des épisodes !
    Il va falloir que je  les retrouve avant de lire celui-ci … 🙁

    https://sombressensuelle.blogspot.com/

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