L’écart de trop – Chapitre 3

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    Messages
  • #76146
    Victor
    Participant


    L’écart de trop – Chapitre 3

     

    Je reste tétanisée, ne parvenant à décrocher mon regard de ses chaussures. Je ne vois pas son visage. La pointe de son pied droit commence à battre le sol. Derrière moi, j’entends ma tante lui répondre, faisant de même. Je suis tellement abasourdie par l’annonce de la sanction que mon corps ne répond plus. La honte s’est emparée de moi. Il faudrait que je me mette toute nue. Le temps parait suspendu. William et Carole semblent tout de même s’impatienter.

     

    — De l’aide ? me lance mon oncle.

     

    Je n’y arrive pas. Il me retourne face à ma tante. Même réaction. Je n’ose la regarder dans les yeux. Je fixe ses escarpins, incapable d’obéir. Ses battements de chaussures s’arrêtent. Derrière moi, William s’est rapproché. Je sens la pression de son corps, sa cuisse contre l’intérieur de la mienne. Par terre, entre mes pieds, je vois la pointe de son soulier. Carole s’est levée. Je sais son visage proche du mien. Je sens le parfum de mon oncle. Il a approché ses lèvres près de mon oreille. Il a posé une main sur ma hanche et l’autre a redressé mon visage. Je ne peux affronter les yeux de ma tante. Je vois juste ses lèvres bouger :

    —  Oui, je crois que tu as besoin d’aide, Charlotte.

     

    Et sous mes yeux, elle commence à ouvrir ma chemise. Mon oncle tapote sur mon jean et me chuchote qu’on va bientôt me fesser. Je suis troublée. Je suis angoissée. Lors de ma dernière fessée, je n’ai pas été déshabillée. D’ailleurs, je ne me suis jamais retrouvée toute nue face à eux. En maillot de bain, oui. Mais comme Eve, jamais. 

    William maintient toujours mon visage. Carole s’est accroupie pour sortir ma chemise de mon pantalon et défaire le dernier bouton et les manchettes. La voilà qui me fixe. Non ! Je détourne le regard, mais mon oncle rattrape la situation et immobilise ma tête.

    — Regarde-la bien. C’est elle qui va te punir le plus fortement… me murmure-t-il.

     

    Elle se relève, et prend à son tour mon visage entre ses deux mains. Je n’arrive pas à répondre quoi que ce soit. Je n’arrive pas à bouger. Je me laisse humilier comme si j’étais une petite masochiste. 

     

    Mais tu es complètement tarée, ma fille.

     

    Mon oncle a reculé d’un pas en arrière. Ses mains se sont posées sur les pans de ma chemise. Je la sens glisser sur mes épaules, puis sur mes poignets. Il la pose sur le dossier d’une chaise. 

    — Joli soutif ! déclare Carole, mesquine. Lise Charmel ? Mademoiselle ne se refuse rien.

    Oh !!! Mais je fais ce que je veux de mon pognon.

     

    Les deux mains de William se posent sous mes omoplates.

    — Non !

    « CLACK », je viens de prendre une gifle. Encore !

    — Je ne crois pas que tu sois en position de décider quoi que ce soit, déclare-t-il.

    — Qu’a demandé ton oncle ?

     

    Je n’ose répondre tellement j’ai honte. Elle brandit la main. Cette menace me sort de mon mutisme.

    — Que je me déshabille.

    Ces quelques mots me coutent. Mes yeux s’embrument. Mon cœur palpite. Mes phalanges tremblotent.

    — Et tu penses que l’on ne t’aide pas assez, m’interroge-t-elle, inquisitrice.

     

    Je me tais. Inutile de provoquer. Mon oncle s’empare de la bande de mon soutien-gorge et le dégrafe. Il attrape mon visage, repose sa paume sur ma hanche. Carole se relève, prend les bretelles de mon sous-vêtement et l’enlève. Elle reprend mon visage d’une main et trouve mon regard. Je le fuis. Encore. William appuie son menton sur mon épaule, et, de ses dix doigts, déboutonne lentement mon pantalon, bouton après bouton, puis insère ses mains entre mon jean et ma petite culotte. Je ne sais pourquoi… un drôle de sentiment se mêle à la honte. J’ai chaud. J’ai presque envie d’oser accrocher le regard de ma tante. J’ai presque envie qu’il me pelote les seins. Je sens ses mains un peu plus en arrière, presque sur mes fesses, glisser sur ma peau. Je sais qu’il s’accroupit à son tour pour baisser complètement mon pantalon. Je sais que ses yeux se sont posés sur mes fesses et sur ma culotte. 

    — Très jolie dentelle pour une étudiante. Tu en avais d’aussi luxueuses, Carole, à l’époque ?

    — Non ! Malheureusement, non. Je ne passais pas mon temps chez Aubade, moi. J’aurais pris bien trop de fessées sinon… ose-t-elle envoyer.

     

    Ces quelques mots m’embrasent et m’embarrassent un peu plus. Mais, je trouve la force de croiser son regard. Je lis dans ses yeux un mélange de sadisme, d’autorité et de malice. J’ai chaud.

     

    Mon oncle m’enlève mon pantalon et le propulse sur la chaise. Il se relève et pose sa main sur ma culotte. Son majeur pourrait me fendre les fesses. Je sens la pointe de sa phalange au plus proche de mon sexe. J’ai très chaud. Et plus bas, j’espère que…

     

    — Mais tu mouilles ! s’offusque-t-il.

     

    Et bah si… je mouille. La honte quoi !

     

    —  Petite trainée ! ose ma tante, en faisant un pas en arrière. Tu vas voir la déculottée que tu vas te ramasser ! m’assène-t-elle, en me creusant les joues.

     

    Lui pose mes mains sur ma tête. Je n’oppose aucune résistance. Prise d’un élan d’insolence, je fixe Carole avant qu’elle ne se rapproche, saisisse ma culotte et l’abaisse totalement d’un geste vigoureux, avant de commenter nonchalamment :

    —  Eh bien ! C’est la forêt vierge ici !

     

    Mais quelle connasse ! Je lui demande la messe, moi ? Elle est vraiment sans gêne quand il faut me punir.

     

    —  Cambre-toi, m’ordonne William de sa voix chaude et roque.

     

    Mais, il ne va quand même pas me baiser là, devant sa femme ?

    Tout se mélange dans ma tête : peur de la douleur, honte, insolence, envie…

    • Ce sujet a été modifié le il y a 7 mois par Victor.
    #76148
    Nush
    Maître des clés


    Cette série de récits est des plus étonnante. Descriptions précises et détails parfaits pour qu’on puisse s’y projeter.

    Cette jeune femme je la « connais ». C’est peut-être un moi fantasmé.

    Un jour, la suite.

    NB : je le redis : un véritable art de ‘coupe’.

    C'est la nuit qu'il est beau de croire en la lumière.
    #76150
    Paulparis
    Participant


    Ça serait bien du sadisme que de ne pas nous livre la suite…. vite ….

    #76185
    Rony
    Participant


    C’est vraiment excellent. L’utilisation de la petite voix intérieure de la jeune femme est super bien gérée.
    J’espère que la scène de fessée sera de même facture, ça risque d’être bien piquant ^^

    Pourvu qu'elles soient rouges.

    #76345
    Sombrelle
    Participant


    Troublante et dérangeante cette suite…
    Merci de laisser “un espace” afin de se remettre avant la suite.
    Superbe écriture toujours!

    https://sombressensuelle.blogspot.com/

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