L’écart de trop – Chapitre 2

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  • #75402
    Victor
    Participant


    L’écart de trop – Chapitre 2

    Je me frotte un peu la joue, surprise par le geste de ma tante. Sortie du couloir, je dépose le sac de fringues sur la chaise du hall. Carole me prend le muffin et s’éclipse un instant.

    – Allez, va. Il t’attend. Je vous rejoins, me lance-t-elle en se dirigeant vers la cuisine avec mon chocolat et mes pâtisseries.

     

    Et hop, 10 balles à la poubelle. Je la mordrais pour ça ! Pourriture va !

     

    Mon oncle se tient debout, devant la fenêtre, mains croisés dans le dos. Il porte un costume brun crème, en laine, à petits chevrons. Sa veste  est posée sur le dossier d’une chaise.  Une ceinture marron  marque sa  taille d’athlète. Le petit gilet sur sa chemise blanche à fins  carreaux verts lui donne  fière allure. Et, son pantalon  souligne  ses  efforts au rack à squats. Si ce n’était  pas mon oncle, je le croquerais bien.

     

    Carole me suis  de près et m’indique de me tenir derrière lui. Il ne dit pas un mot. Elle s’installe derrière moi dans un fauteuil. Personne ne parle. Je suis prise en étau : mon oncle immobile devant, ma tante derrière, certainement à imaginer ma culotte baissée.

     

    Je ne suis pas fière. Ma joue me pique encore. Je découvre sur la table basse ce qui ressemble à un courrier de l’université. Il y a mes mauvais bulletins. Ça va barder. Je vois aussi une lettre en  provenance de Rennes. Encore une prune. Ils ont pris soin d’empiler mes derniers PV  de stationnement et mes dernières amendes pour excès de vitesse. Et, à peine cachées,  les factures de réparation de la voiture, et celle de peinture pour le dégât des eaux du mois dernier dû à un oubli de robinet de baignoire.

     

    Devant cet étalage et le silence de  plomb de mes tuteurs, mes yeux ont décliné. Je ne fixe plus les fesses de mon oncle mais les talons de ses boots lustrées. L’ambiance est pesante.

    – Charlotte, tu vois tous ces papiers sur la table ? questionne-t-il, en continuant de regarder dehors.

    – Oui.

    – Quand est-ce que tu as été punie dernièrement ? Rappelle-le moi s’il te plait.

    – Il y a trois jours.

    – Te souviens-tu de cette punition ?

    – Oui.

    – Comment t’a-t-on punie ?

    – J’ai reçu une fessée.

    – Et qui te l’a donnée ?

    – C’est toi, William, dis-je, la gorge nouée.

    – Et que me vaut l’honneur de ta présence aujourd’hui ?

    – Tu vas me punir.

    – Tu le crois ? ou tu me le demandes ?

    – Je le crois, dis-je tremblante, les yeux embrumés.

    – Et pourquoi, est-ce que j’aurai envie de te punir ?

    – Parce que je n’ai pas prévenu que je ne mangerai pas avec vous deux.

    – Et tu crois vraiment qu’une nouvelle punition va servir à quelque chose ?

    – Ouuuh… ouuh… oui…

    – Moi, je commence à croire que tu ne nous présente d’excuses que pour nous faire plaisir.

    – N…

    – Tais-toi ! me lance Carole dans mon dos.

    – Je commence à croire que les fessées ne sont pas suffisantes.

    – Si…. Will…

     

    Carole me décoche un coup de paddle par dessus ma jupe. 

     

    OK, je me tais.

     

    – Alors, on va faire simple, annonce-t-il, toujours de dos. Ou tu ramasses toutes tes affaires, je te mets à la porte dès maintenant et tu te débrouilles pour te loger et subvenir à tes besoins par toi même. Libre à toi alors de te conduire n’importe comment, de te garer n’importe où, de gâcher tes études, de te goinfrer de chocolat, de cookies, de muffins, de churros, ou encore de dépenser toutes tes économies, à tort et à travers, en fringues et en pubs irlandais.

    – N… Non… William, s’il te plait

     

    Un revers de rame tombe sur mes fesses et me rappelle au silence. 

     

    Ce qu’elle peut taper fort !

     

    – Ou alors Carole te punit autrement, pendant les six prochains mois, en continu.

     

    Je me retourne vers ma tante qui réplique :

    – C’est à ton oncle que tu dois ta réponse, ma chérie.

    – J’attends, Charlotte, me lance-t-il.

    – William, je peux tout t’expliquer.

    – Je ne te le demande pas. 

    – Mais…

    – Bien. C’en est assez. Je te laisse préparer tes affaires et te sauver.

    – Non non non William, j’accepte d’être punie par Carole.

     

    Il se retourne alors, cherche mes yeux, s’approche, attrape ma queue de cheval, la tire fermement vers le bas, trouve mon regard, prend mon visage tremblant dans son autre main et m’interroge de nouveau, les yeux dans les yeux :

    – Charlotte, j’écoute. Que choisis-tu ?

    – Oncle William, je choisis que tante Carole me punisse. 

     

    Il baisse ses mains sur mes épaules et m’imprime un mouvement de rotation :

    – Demi-tour alors, jeune fille !

    Je reçois une claque sur les fesses avant que ma tante ne se lève et me soulève le menton. Je ne peux plus fuir son regard.

    – Je vais énoncer le programme. Surtout, tu te tais, tu acquiesces ou tu t’en vas. Oui ?

    – Oui, Tante Carole.

    – Pendant les six prochains mois : 

    • Globalement, tu obéiras et suivras nos instructions ;

    Ça, j’avais compris…

    • Chaque semaine calendaire, et j’insiste bien sur ce mot, toute nue, tu recevras une fessée très appuyée, à la main et aux instruments et tu iras au coin, à quatre pattes, si cela nous fait plaisir, au salon, à la salle à manger, sur la terrasse, dans la cuisine, ou dans le hall pendant une heure au moins ;

    Calendaire, calendaire… Elle veut dire qu’elle pourra me taper le dimanche puis le lundi si ça lui chante ?

    • Tu seras privée de sortie et n’inviteras personne à la maison ; 

    Ça va être simple les révisions…

    • Nous t’emmènerons et irons te chercher à l’université selon ton emploi du temps ;

    La honte quoi ! A 21 ans… 

    • Ton iPhone sera confisqué et remplacé par un Nokia 3310 à carte prépayée ;

    Oh  le retour de SNAKE… Connasse ! Et je fais comment pour mon emploi du temps ?

    • Ton macbook restera au salon pour tes études et tu demanderas la permission pour l’utiliser d’avantage ;

    Et pourquoi pas écrire à l’encrier aussi ?!

    • Tu n’utiliseras plus la voiture et te limitera aux transports en commun. Eventuellement, si besoin, nous pourrons te conduire ;

    Ah la saleté ! Quelle perte de temps !

    • Tu n’utiliseras ta chambre que pour dormir et éventuellement te masturber ;

    Proposez-moi donc de me toucher la chatte tant que vous y êtes ! Quoi qu’avec mon oncle, je ne dirais peut être pas non…

    • Tu étudieras au salon et pas dans ta chambre ;
    • Tu iras te coucher à heure fixe : 21h30 du dimanche au jeudi et 22h00 du vendredi au samedi. Nous ferons quelques exceptions quand nous aurons des invités ;
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    Retour en enfance quoi !

    • Tous les samedis et tous les dimanches tu feras une sieste de deux heures ;

    J’en rêvais tiens ! Comme un bébé ! Non mais Oh, ça suffit !

    • Ton oncle démontera la porte de ta chambre ;
    • Tu laisseras toujours grande ouverte la porte de la salle de bain ;
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    Bah tiens ! Ils n’ont qu’à venir me savonner aussi !

    • A l’extérieur, tu ne porteras que des robes, des bas avec porte-jaretelles. Du coup, nous donnerons aux bonnes oeuvres tout le reste de ta garde robe ;

    #tata_rétrograde

    • Si nous ne sommes pas à la maison, nous emploierons quelque’un pour veiller au respect de ces instructions ; 

    Mais, il me prennent pour une fillette ?

    • Bien entendu, tu continueras d’être punie pour les bêtises ponctuelles ;

    Eh oui ! Comme si ça ne suffisait pas de me taper le cul une fois par semaine !

    • A la maison, sur la terrasse et dans le jardin, qui qu’il puisse y avoir avec nous, tu vivras toute nue ;

    Bah voyons !

    • Tu veilleras à mettre une serviette sous tes fesses partout où tu t’assiéras ;

    Mais elle est sérieuse en plus !

    • Nous nous réservons le droit de contrôler ton hygiène intime à tout moment. En cas de défaut, tu seras punie. Et enfin, si tu n’es pas sure de toi, nous t’autorisons à nous demander un contrôle. Cela pourra t’éviter une punition.

    Et puis quoi encore ? Ils ne veulent pas me mettre en couche aussi !

    • Dernier point, nous veillerons personnellement à l’entretien de ton maillot.

    Et bah voilà, ils vont me raser la chatte ! C’est open bar ! Han …. ! 

     

    Je n’en peux plus. C’est un cauchemar. Que d’humiliation ! Que d’infantilisation ! J’imagine à peine une journée type de ma nouvelle vie. Mes yeux pleurent d’appréhension. Je tremble. J’ai trop  tiré sur  la corde.  Je m’en  veux. Impossible de revenir en arrière. Ils ont été clairs. C’est ça  ou  rien… Ce sera malheureusement ça, je n’ai pas le temps de courir chercher un appart’, trouver un job et tout. Et puis si William veut s’occuper de mes fesses de manière plus intime… Pourquoi pas ! Kim attendra six mois pour que nous puissions boire une pinte et draguer les garçons.

     

    Mon oncle reprend la parole :

    – Il y  a-t-il  quelque chose à  préciser Charlotte ?

    – N… Non, dis-je timide.

    – Bien. Ton téléphone s’il te plait.

    – Tiens, dis-je en le tendant timidement.

    – Déshabille-toi devant Carole, qu’on passe à la fessée…

    • Ce sujet a été modifié il y a 2 années et 2 mois par Victor. Raison : Correction mise en page
    • Ce sujet a été modifié il y a 2 années et 2 mois par Victor. Raison : correction mise en page
    #75413
    Nush
    Maître des clés


    Très très intéressant ce récit.

    C’est bien décrit, rythmé et parfaitement théâtralisé. On pourrait prendre un rôle sans aucun problème.

    Et quel sens de la ‘coupe’ ! J’attends la suite. ,-)

    Car le feu qui me brûle est celui qui m'éclaire .

    #75517
    Sombrelle
    Participant


    Ils sont pas un peu vicieux cet oncle et cette tante ?

     

    https://sombressensuelle.blogspot.com/

    #75577
    la vilaine
    Participant


    La suite, la suite !!! 😀

    Bon, après on pourrait aussi imaginer justement l’interdiction de se masturber (avec par ex l’obligation de garder les mains hors des draps, la nuit). Et bien sûr l’interdiction d’avoir le moindre rapprochement intime avec un garçon (ou une fille). Tout cela pouvant être questionné, voire soumis à vérification… 😀 voire testé (est-elle une petite dépravée sensible à certains traitements?..)
    Je pourrais aussi imaginer, plutôt qu’une nudité totale à la maison, peut-être plutôt habillée en haut mais en culotte en bas. Ou alors fesses nues les jours où il y aura punition…

    Bref c’est assez inspirant 🙂 alors au boulot pour la suite !

    #75953
    Jeannette
    Participant


    Tres beau récit

    Quoi que pour le coup je crois que je ne pourrais pas m’imaginer à la place de cette jeune fille

     

     

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