L’écart de trop – Chapitre 1

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  • #75183
    Victor
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    L’écart de trop – Chapitre 1

    9 h 30. Fin du cours d’anglais. Miranda Millor, avec son délicieux accent britannique, nous annonce que Monsieur Pimmel ne pourra assurer la séance de droit pénal. 

     

    Mais quel malheur ! Dire que je vais devoir rentrer à la maison, me prélasser, regarder une série Netflix, boire du Coca-Cola, et manger des cookies jusqu’à ce soir en attendant de rejoindre Kim au pub. Je ne sais pas si vous imaginez ma souffrance.

     

    Puisque j’ai le temps, jusqu’à midi, je passe chez VA-PRESTO, un merveilleux petit commerce de mode. Mes amies croient que j’en suis l’actionnaire majoritaire, tellement j’ai de fringues de chez eux. Par contre, si ma tante me voit (encore) avec un sac de la boutique à la main, je risque d’en entendre parler pendant… des semaines. Peu importe, je lui rirais bien au nez qu’elle est frustrée et qu’elle n’a qu’à se faire plaisir de temps en temps. Je ressors finalement avec deux pantalons : un jeans et un autre plus habillé pour ce soir. Petit stop chez James & Harry, la meilleure pâtisserie du campus. Leurs muffins sont une véritable tuerie ! « Le petit Jésus en culotte de velours », dirait mamie. Puis, une pause chez Maria Y Carmen. Elles vendent le meilleur chocolat espagnol du monde. Et pour une fois, il n’y a même pas à faire la queue. Et, pour la route, je prends quelques churros à tremper dans mon breuvage. Vous me trouvez gourmande ? Trop gourmande ? Et bien, quel est le problème ?! Ignares ! Je me suis saignée pendant des mois pour ma compétition de fitness et je l’ai gagnée haut la main ! Alors, aujourd’hui… Relâche ! Et au diable les cinq fruits et légumes par jour. Vive le sucre !

     

    Le temps file et je ne le vois pas passer. 13 h 30 à ma montre. Et merde ! Je me presse. Et merde encore !! Mon cœur s’emballe lorsque je découvre la Mercedes d’oncle William garée devant la maison. Je n’ose approcher la porte d’entrée. Je n’ai pas prévenu que je déjeunais à l’extérieur. Je vais surement me faire démolir. Déjà que j’ai eu le droit à une cuisante fessée il y a trois jours, ils ne vont pas laisser passer de nouvel écart de si tôt.

     

    Bien naïve, je tente tout de même discrètement de me frayer un passage par la porte du garage. Je prends mes talons à la main. Je pénètre le couloir. Je tourne délicatement la poignée de ma chambre. J’y suis presque. Je la pousse tout doucement. J’allume. Et…. Echec et mat. Tante Carole m’interpelle du fond du corridor :

    • Et donc, jeune fille ? Tu comptais venir t’excuser avant le coucher du soleil ?
    • B… bah… b…

    Han ! Misère ! C’est reparti pour un tour…

    • J’attends !… Charlotte… Tu vas te retourner, oui ?

     

    J’hésite. Je suis en fâcheuse posture. Je porte mon sac estampillé VA-PRESTO sur le bras. Mes talons pendent entre pouce et index. Un reste de muffin pèse dans un sachet sous mon coude. Et pour que toutes les chances soient de mon côté, je tiens un verre en carton plein de chocolat sirupeux, dans lequel s’imbibent 3 churros pleins de sucre. Grosso modo, disons que je ne suis pas vraiment en position de force.

     

    • Il faut que je vienne te chercher par l’oreille ou tu vas trouver le chemin du salon toute seule ?
    • Attends Carole. Deux minutes ! dis-je en haussant le ton.
    • Très bien, je t’envoie ton oncle. Tu lui expliqueras pourquoi il a dû annuler sa visite chez l’architecte, envoie-t-elle sans attendre de réponse. William ! 

     

    L’entrevue chez l’archi. Je l’avais oublié celui-là. Le rendez-vous est pourtant prévu depuis trois semaines. Je commence à me décomposer. S’il l’a reporté pour s’occuper de mon cas, je vais vraiment passer un sale quart d’heure. Je réfléchis vite et m’avoue vaincue :

    • Non, c’est bon, Carole, j’arrive tout de suite, dis-je en me retournant, dévoilant ainsi mon paquet et les confiseries du jour.
    • Et bien ! C’est du joli tout ça Charlotte ! Tranquille la vie ? C’était trop te demander de passer un coup de fil pendant toutes tes emplettes ? Que du gras ! Que du sucre en plus ! Tant d’efforts hier pour manger comme une sale gosse ! Alors ? Tu as perdu ta langue ? 

    Et elle vient vers moi. Elle me prend par la main et m’emmène au salon.

    • Non ! Tu vas tout faire tomber ! C’est encore plein de chocolat, dis-je en levant mon gobelet.
    • Donne-moi-le alors. 

    Je le lui tends, et à peine l’a-t-elle récupéré qu’une gifle s’abat sur mon visage. 

    • Celle-là, tu ne l’as pas volée ! Allez, au salon maintenant vilaine ! 

    • Ce sujet a été modifié il y a 2 années et 2 mois par Victor. Raison : quelques retouches de police et un mot oublié
    #75184
    Yves
    Participant


    Cool cette histoire ! Vite ! La suiiiite !!!! 🤣🤣🤣

    Mesdames, mesdemoiselles, mon propre plaisir passe par le vôtre

    Blog : histoires-jr33.blogspot.com

    #75190
    Sombrelle
    Participant


    rhoooo

    https://sombressensuelle.blogspot.com/

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