Le retour d’Itinéris – deuxième partie

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    Victor
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    Je n’aurais pu demander plus explicite. Résignée, je dégrafe ma jupe plissée, découvrant ainsi mon collant noir et par transparence ma petite culotte en dentelle bleu nuit. Elle me tend la main pour récupérer mes habits. Je délace mes chaussures et les lui confie. J’enlève mon petit pull à col V. Péniblement, face à la caméra, je défais un à un les boutons de ma chemise. Je commence par le bas pour éviter de lui faire tout de suite cadeau de mon décolleté. Je l’enlève puis m’immobilise n’osant plus me dénuder. Elle s’énerve :

    • Vous voulez la traduction de la consigne ? osa-t-elle.

    Je me retourne pour quitter mon soutien-gorge.

    • Face à la caméra ! Et ne me les cachez pas. Il est l’heure d’assumer…

    Je sanglote. Mes doigts qui d’habitude exécutent cette manipulation en un quart de seconde, tremblent sur le bandeau. Je suis obligé de défaire les bretelles une à une, de faire passer l’avant à l’arrière et de le dégrafer comme une débutante. Je lui donne. D’un geste de sa main vers le sol, elle m’ordonne de quitter mes collants. Je glisse le nylon sur mes jambes. Seul petit moment de bonheur. J’adore l’effet de ce tissu sur ma peau. Je fixe Madame Aranjuez une seconde. Et, elle maintient sa demande :

    • Baissez votre culotte ! Un point c’est tout. Et, mains dans le dos ensuite. 

    Je renifle, je passe les doigts dans l’élastique de mon dernier rempart et le descends sur mes hanches. Je n’y arrive pas. Je ne veux pas qu’elle me voie nue. Elle fronce les sourcils et s’impatiente. Elle prend sur son sous-main de cuir une longue règle plate et la claque vivement. J’obtempère. Je me présente comme demandé, nue face à la caméra et à ma thérapeute. Je ne peux regarder l’objectif. Je redoute la suite. Je me tiens sur un pied. J’essaye de croiser les jambes sans perdre l’équilibre pour dissimuler mon sexe. J’arbore un minuscule ticket de métro. Elle a donc une vue bien dégagée sur ma petite fente. Mais ce qui l’intéresse, ce n’est pas ma chatte. C’est ma culpabilité, ma honte, mon malaise, mes regrets. Elle, elle me regarde droit dans les yeux. Je le sais. Je sais qu’elle ne regarde que mon visage même si mon regard fuit le sien. Elle ne m’a pas quitté depuis le premier instant. 

    • Montrez-moi votre petite fente jeune fille, me lance-t-elle tout en me fixant. J’en ai déjà vu.

    Devant mon mutisme persistant, elle claque maintenant sa main sur le bureau. La poussière se soulève de l’abat-jour de sa lampe. Je me pince les lèvres. Une larme déborde de mon œil. Je décroise lentement les jambes.

    Elle oriente la caméra vers le bas.

    • Tournez-vous.

    Elle vient vers moi. Elle cherche toujours mes yeux. 

    • Penchez-vous.

    Je suis vraiment punie et honteuse alors que je n’ai pas encore pris un seul coup sur les fesses. 

    • Attrapez vos chevilles.

    Je me penche maladroitement. Je ne suis pas très souple. Ça tire. J’obéis avec difficulté. Elle s’accroupit, me creuse les joues de ses doigts assurés et me regarde. Elle me précise :

    • À présent, je vous ai en images sous toutes les coutures. La caméra voit désormais votre petite chatte exposée et même votre trou du cul. 

    J’ai du mal à tenir. Je voudrais fuir. Elle a tellement d’aplomb. Aucune hésitation dans sa voix. Elle n’a aucun mal avec ces mots si simples, et à cet instant, si humiliants. Et elle poursuit :

    • J’aurai un souvenir de toute votre intimité dont je pourrai faire ce que je veux. Vous comprenez ?

    Je suis complètement confuse. Elle ne s’intéresse qu’à mon visage depuis tout à l’heure et elle me parle du film de mon maillot. Je suis estomaquée et pétrifiée. Elle continue :

    • Que j’entende encore une fois, parler de vous au volant d’une voiture en communication et je confierai cette vidéo à de très chers amis en manque de sexe. 

    Je ne peux retenir un « NON ! » qui ne trouve pour réponse qu’une saisissante gifle me convainquant alors de retrouver le silence. Sur ce, elle me prend par les cheveux, me relève un peu, mais me maintient courbée et trouve une chaise. Elle prend place et me propulse en travers de ses genoux, comme une vilaine fille. Mon mari, face à elle, ne voit pas directement ma face. Je n’ose le regarder tellement la honte me ronge. Il ne voit pas mes fesses non plus. Du moins, pas en gros plan. Ce point de vue est réservé pour la prise de vue. Lui me voit punie, simplement. 

    Et maintenant, la main de Madame Aranjuez s’abat sur mon cul nu. Elle n’a pas eu la bonté d’enlever ses bagues. Je reçois une pluie de claques. Je ne bénéficie d’aucune délicatesse. Elle me frappe. Elle ne me caresse pas. Elle ne me masse pas. Elle me brûle. Directement. Ses mains molestent ma peau. Mes fesses ne passent même pas par le rose. Dès la première claque, ma peau est tiraillée. Aucune entrée en matière. Je sens seulement la chaleur descendre sur et entre mes cuisses. J’ai mal. J’ai juste mal. Elle frappe tellement fort. Elle n’a aucun mot pour moi. J’aimerais qu’elle me parle — même pour se moquer ou prendre un air dédaigneux. Mais non. Rien ne vient. Elle frappe méthodiquement. Je n’ai pas la force de grogner ou de crier. Je ne gémis qu’à peine. Je ne réfléchis plus. J’essaye d’encaisser. Je serre les dents pour conserver un brin de fierté alors qu’elle recouvre toute ma peau de sa main puissante. Elle frappe. Elle frappe toujours. Elle descend sur mes cuisses blanches. Je retiens mes jambes de se plier. Elle remonte, au plus près de mon dos. Elle s’aventure, au plus proche de mes hanches. Je sais qu’elle me laisse des traces de doigts, très haut, très bas et très loin sur les côtés. Tout cela en plus des auréoles pourpres sur le reste de mon cul. J’aimerais juste que cette horrible fessée cesse… Et, quand enfin elle cesse, Madame Aranjuez m’attrape par une oreille comme une gamine, me relève et me conduit au fond de son cabinet vers un rideau rouge de velours. Vais-je enfin aller au coin ? Le silence dont elle fait preuve en est déstabilisant.

    Elle tire le rideau. Je découvre un véritable donjon et toute une collection d’instruments pour la fessée. Il y a des fouets. J’ai peur. Je m’immobilise. Elle est plus forte que moi. Elle me force à avancer et je découvre ici un chevalet de torture. Elle me fait prendre place à genoux sur les supports latéraux. Elle me lie les jambes. Elle me bascule à quatre pattes. Mon ventre et mes seins prennent appui sur le support matelassé et mes mains sur le même support que mes genoux. Elle me sangle le dos. Elle me lie les poignets. Je suis offerte. Elle ne me parle toujours pas. Elle s’assoit devant moi, une grande brosse de bain en bois en main qu’elle s’amuse à tester sur sa main. Avec, elle soulève mon visage et m’oblige à la regarder. Elle me fixe toujours.

    • Et à présent, la vraie fessée, très chère.

    Elle passe derrière moi et frappe mes fesses tour à tour. La brosse est lourde. Chaque impact démolit ma peau. Le bois s’enfonce dans ma chair. Je pleure sans cesse : de honte, de douleur, de regrets… Je me tortille dans mes liens. Seuls les capitons du meuble me réconfortent. Le rythme s’intensifie. Je n’ai pas le temps de me remettre d’un coup qu’un autre tombe sur mon cul tendu. Je n’ai même pas la force de demander l’arrêt de la fessée. Je sais que ce serait vain. Et puis, plus rien. Je l’aperçois poser sa brosse et prendre une cravache. Je ne la vois plus. Je sens. Sur ma fente, le cuir se poser. Je craque encore. 

    • Comptez de 20 à 0, petite irresponsable. 

    Et 20 coups heurtent bien à plat ma peau si sensible par ici. Elle ne me fait aucun cadeau. L’extrémité de son instrument heurte tantôt une lèvre, tantôt une autre, parfois les deux. Ce que c’est dur ! Des « non » et des « stop » et des « s’il vous plait » fusent. Je l’implore de cesser. Mais elle va aller jusqu’au bout du décompte. Je le sais. Je suis punie. C’est elle qui décide. 

    « 0 ! » Je souffle fort après ce 21e coup. 

    Elle me détache immédiatement. Je n’ai pas la force de me lever. Je me masse les fesses en restant couchée, en sanglots. Elle revient devant, me prend par les cheveux, me soulève un peu et me met une nouvelle gifle avant de me glisser à l’oreille de la rejoindre à son bureau.

    Elle m’invite à m’asseoir. Le feu de la fessée me brûle lorsque je m’assois. J’ai la joue piquante. Et toujours dépourvue du moindre sentiment, elle m’annonce :

    • Revenez tous les mardis pendant 6 mois, sans exception. Nous parlerons et je veillerai à ce que vous restiez dans le droit chemin. Si vous êtes sages, je vous trouverai éventuellement un Nokia 3310 dans 6 mois. Il sera un peu moins lourd que l’ancêtre que je vous confie. Rhabillez-vous et sortez dans la rue. Je vois avec Monsieur pour le règlement et votre abonnement.

    Elle me presse de me dépêcher, me demande de ne pas oublier mon nouveau téléphone, elle me met à la porte, et me la claque au nez comme on vire un mauvais client d’un café. 

    Mon mari me rejoint quelques minutes plus tard sur le perron dans le brouillard. Des chiens aboient au loin. L’orage n’est pas loin.

    • J’espère que tu commences à comprendre le Code de la route maintenant, Laura, me lance-t-il tout en malaxant mes fesses douloureuses. 
    • Oui, Monsieur.
    • Avoir besoin d’une bonne fessée, à ton âge, dans un bureau, à part, comme une sale gamine. Tu me fais honte Laura. J’ai honte ! Et en plus, il va falloir te fesser encore 6 mois comme ça… J’espère que ton nouveau téléphone et les prochaines fessées te permettront vraiment de changer…

    Il est dur, et sa main sur mon cul me fait mal, mais le son de sa voix me rassure. Enfin, une voix familière !

    • Oui, Monsieur…
    • En rentrant, tu copieras 1000 fois que conduire en téléphonant est interdit. 

    Je ne suis plus à ça près. Je m’arrête une demi-seconde l’attrape par la nuque, je m’élève sur la pointe des pieds et l’embrasse au coin des lèvres et lui chuchote, heureuse d’avoir reçu la correction que je méritais : « merci, Monsieur ». 

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