Le premier café (partie 2 suite et fin)

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  • Ce sujet contient 3 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Saul, le il y a 8 mois.
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    Anonyme
    Inactif


    Chaque minute s’étirait, la notion de temps s’écoulait differement. Comme un avant goût du sentiment de rupture temporelle que tu recherchais entre autres.
    En faisant ton entrée, tu signerais sans le savoir un point de départ, celui qui chamboulera ta vie, irrémédiablement.
    Cet avant, après, tu n’en prendra conscience que par la suite. Cette démarche, ce rendez-vous, un vrai point de départ qui t’enlisera pour de bon dans un secret, à toi, rien qu’à toi, que tu savoureras autant que tu détestera en porter la croix jours après jours.
    Ce tournant, ce moment décisif. Une étapes que tu allais franchir de ce pas, aujourd’hui, dans ce modeste bar tabac qui avait l’avantage d’abriter une petite terrasse extérieure tout au fond de la salle, très en retrait; en recule du reste du monde et des passants, dehors, la vie continuerai de suivre son cours pendant que la tienne, face à lui, serai comme temporairement suspendue. Ce lieu est parfait (bien joué, auto clap pour le choix ! Discrétion absolue. Tu t’applaudis ah bon !? Mais que fais tu de ta culpabilité ? Trahir la confiance dans ton couple. .. tu t’en félicites ? Carrement ?! Tu ferai définitivement partie de ces personnes immorales alors ?!)
    Bon.. sourdine, lance toi, de toute façon ça n’engage à rien. Ce ne sera peut être tout au plus qu’un café, bien que sucré à l’omission (sucré à la trahison ! ? Au frisson !? )
    Arrêtes de réfléchir et avance !
    Un pas après l’autre.
    Le pied droit hésitant, le gauche bien décidé, tu te frayes un chemin.
    Tu te faufiles habilement dans l’étroitesse d’un couloir qui c’était formé entre le comptoir et ces imposantes tables à banquettes, celles en vieux Skaï usées.
    Ces assises d’un bleu clair tirant presque sur le vert, donnaient à ce troquet une ambiance so “made in 80’s” (baby!)
    Bien que propre et entretenu, sa vétusté lui donnait presque un aspect poussiéreux.
    Mais il y avait de l’âme dans ce café, du vécu, tu l’affectionnais tout particulièrement pour y avoir pris quelques ponctuelles habitudes.
    Tu savais qu’il t’aiderait à trouvé de l’aise malgré ton malaise intérieur, celui qui te tordait le ventre d’appréhension.
    (mais pour l’heure tu ne savais encore rien de la dimension que pouvez prendre ce sentiment… Tu n’es pas au bout de tes peines ma chérie ! Le pire est à venir, ce n’est qu’un simple exercice la ! Saches-le… Il va falloir apprendre à dompter tous ça, tu verras… ! )
    Retour au café. Il flottait dans l’air ce parfum bien particulier, un subtil mélange olfactif d’arabica mélé d’houblon, peuplé de sympathiques habitués bien que pour certains un peu éméchés ou/et mal réveillés. La moyenne d’âge était plutôt avancé, comme les membres d’un club de retraités, occupés pour la plupart à tuer le temps en jouant à “l’amigo”, un espèce de super bingo sur écran télévisé. (Exit les bars branchés, très peu recommandés pour un rendez vous interdit, bien trop fréquentés! )
    Un peu plus tard d’ailleurs, nous nous y sommes essayé, néanmoins nous n’étions pas des plus concentrés sur les numéros sortants. Totalement absorbés par le fait de faire plus amples connaissances…
    Il est vrai que l’enjeu de ce jeu là, était bien moins intéressant pour nous que celui des jeux à venir pour lesquels nous étions réunis ici aujourdhui.
    A notre inssu, nous aurions pu faire fortune avec notre ticket, qui sait, mais nous étions bien autrement occupé à s’apprivoiser.
    Après avoir parcourru la pièce dans toute sa longueur, balayant du regard chaque client présent, stressée à l’idée que parmis eux se cache déjà celui qui t’attendais..
    Tu avais déjà une première idée de son apparence, tu es formelle, il n’est pas encore arrivé, à peine assise, les aiguilles de l’horloge murale commençaient déjà à s’affoler.
    Mais c’est quoi cette pression de fou.. fiou…
    (ma fille si juste le fait de le voir, ici, à l’abri de toutes “péripéties” te met dans cet état.. Je donne pas cher de celui dans lequel tu te trouveras si première fessée un jour il y a. Les pommes, l’infarctus ? Non non du calme ! On se ressaisi ma grande, tu avais dit de l’assurance et de l’applomb !)
    Allez on inspire, on expire, on souffle un bon coup… Un coup ? Mais oui c’est ça il faut boire un coup ! (eureka) Il te faut un verre ! Nan mais quelle idée un café ! ? Avec ta nervosité n’y penses même pas !
    Allez, ni une ni deux tu agites vivement tes deux bras comme une naufragée ferai signe à un bateau de sauvetage au large.
    “Bonjour, j’aimerais vous commander une double dose de votre meilleur courage, de préférence un douze ans d’âge, bien tassé, on the rocks et rondelle de citron s’il vous plaît ? d’avance un grand merci !”
    Bon ce nectar de bravoure, n’était en réalité pas si fort ni musclée, mais juste ce qu’il fallait pour détendre tes ongles battants la mesure sur la table avec une agaçante musicalité.
    Ce premier Martini (dans le sens où il ne fut pas le dernier ce jour la), l’affaire d’une unique gorgée, je pousserai même à dire un shooter, non loin d’une consommation par intraveineuse voyez ?!? BREF. Anxieuse (très) vous l’aurez bien compris ! Continuons…
    Tu te souviens très bien de ce que tu portais ce jour là, cette petite robe mi longue, fluide, colorée et fleurie, qui te donnait une allure printanière et un chouillat juvénile.
    A contrario tu avais choisis de casser l’effet et de l’associer d’un blouson de cuir style perfecto, comme pour dire… “quelque peu vulnérable, certes, mais rebelle mon cher Monsieur !”
    Une tenue au reflet de ta double personnalité, à la fois douce, légère, et pétillante mais au caractère bien trempé d’une italienne qui n’a pas sa langue dans sa poche !
    Bien que depuis, il faut bien le dire, après quelques bonnes fessées pour manque de respect envers sa personne, Monsieur a réussi à tempérer et canalyser ce feu en toi. L’occasion est belle de lui redire ici, un joyeux merci ! Merci d’avoir accompagné, guidé, puni et soigné tes débordements excessifs et agressifs.
    Tu griffais… Tu miaules désormais.
    Chapeau, y’avait du boulot !
    Une robe à motif donc et dans ton sac à main, ton petit atiraille plutôt commun, usuel et féminin… un trousseau de clef, un rouge à lèvre, ton téléphone, deux ou trois carte de fidélité (c’est assez drôle ce concept de carte de fidélité quand on sait que tu te rend à un rendez-vous en secret de ton bien aimé… ), des tic tac acidulés, un peu de monnaie mais surtout surtout, ce petit intrus inhabituel, glissé au dernier moment, à la volée, et à la demande de ton mystérieux candidat au titre de fesseur.
    Cette petite pince à épiler qui se demandait elle même ce qu’elle était venu faire la. (Curieuse demande n’est ce pas…!? Monsieur n’est pas que surprenant, il avait son plan ! Il en a de la suite dans les idées ton spanker préfèré !)
    Tu commandes un autre Martini.
    Ton cœur haletant avait bien besoin d’un second remontant.
    Tu cherches à occuper tes mains, ne sachant plus qu’en faire, alors tu te mis à vapoter, sans relâche jusqu’à disparaître dans un gros nuage de fumée blanche.
    Tu inhalais comme si tu cherchais à aspirer tout l’oxygène qui te manquais.
    Patchée, tu avais cessée de fumer depuis presque 3 mois, tu en étais plutôt fière, mais en l’état tu te sentais assez séduite par un dérapage “contrôlé”…
    Brusquement, tu fût interrompu dans le songe de commettre ta petite bêtise nicotinée, au loin tu l’aperçu, c’était à son tour de remonter cette même allée.
    Waaa, mais c’était pas prévu ça !
    De loin, à chaud, première impression, il est vraiment pas mal ! Qu’il soit si craquant et à ton goût, ça risque de compliquer un peu plus le respect de certaines limites pré-fixées, en cas de réciprocité.. ça craint fais chier !
    Bordel, à la base le physique n’ayant aucune importance quelles qu’elle soit, tu ne t’attendais pas à éprouver quelconques attirances, ça n’a pas sa place, c’était pas dans le contrat ça !
    Bien que agréablement surprise mais a l’esprit raisonnable, tu te reprends..
    Allez, c’est pas grave, considéres juste que le fait qui soit beau mec est un bonus mais sans les “petits plus”, nous nous en tiendrons, si nous y venons, à l’unique mission confiée à l’origine et tout ira bien. (Auto persuasion convainquante mais tu n’étais pas tellement convaincue…)
    Tu le devines de mieux en mieux puisqu’il s’approchait de plus en plus de toi…
    Et en un rien de temps tu avais là, debout, planté devant toi, un grand brun (ténébreux?! Oui on peut le dire ça s’y prête, en quelques sortes, il y’a une certaine cohérence tenant compte de nos “sombres” penchants, mais un brun plutôt jovial et solaire en réalité).
    Une démarche et une gestuelle plutôt très masculine semblable, de mon point de vue, à celle des hommes de carrures que l’on défini comme “alphas”.
    Vestimentairement parlant, vêtu d’un parfait anonymat.
    Un Spanker à lunettes en civil.
    Une paire de basket et un jean lui donnaient un (faux ?!? ) air de jeune décontracté (bah quoi, à un ou deux mois près, la quarentaine guettait, ton sujet de taquinerie favori ça !)
    Autour du cou, une chaîne, cachée partiellement par ce troublant pull aux trois couleurs made in France.
    Blanc rouge bleu (un ensemble de couleurs annonciateur ?)
    Et il y aurait-il une déduction logique à tirée entre un rapport entre lui et ce chef de basse court, une auto proclamation de statut hiérarchique ? Un “coq”… Bon admettons, vu la répartition de nos rôles respectifs, je dirai plutôt oui. Mais.. “sportif…. “! ? Du dimanche plutôt non !? ????
    J’ai donc sous le yeux, en chair, en plumes et en os, mon petit coq brioché ! Enchanté ! (petit tacle gratuit, léger, pour le goût du risque, c’est pour moi, c’est ma tournée patron ! Tchin tchin !)
    Blague à part, tes jambes, du chewing gum. Alors d’abord, première étape, trouver les appuis pour réussir à te lever de ta chaise, tu te prête à l’exercice mais difficilement donc puisqu’elles avec instabilité.
    Dailleurs, heureusement qu’il n’était pas question d’une poignée de main étant donné la moiteur des tiennes.
    Souriant, tendant une joue, il proposa naturellement une bise amicale, démarche aussi normale et naturelle que le rendez-vous pouvait le dégager d’un point de vue extérieur.
    Mais de l’intérieur (Oh de l’intérieur) nous étions seuls à savoir quel (bon) vent nous amenait.. seuls à prendre la mesure de ce tout autre univers vers lequel nous voguions, novices, voiles hissées au vent, cap sur le monde rose et secret. Planète fessée.
    (Enfin novice, toi surtout, notes que lui pratiquait depuis de nombreuses années et donc une certaine expérience déjà mais t’étais sa toute première inconnue, n’empêche quel privilège en vice et versa.)
    Consécutivement à cette bise chaleureuse, nous eûmes quelques échanges, divers et variés, mais entre coupés de quelques sous-entendus adroitement placés. Pas très explicites, plutôt narquois, sarcastique et ironique disons, mais comme si ses malicieuses interventions étaient comme systématiquement suivies de trois points de suspensions…
    Grand homme, entre deux noyades, il me lancait des petites bouées de sauvetages mais il faut reconnaître qu’il magniait d’une main de maître (et c’est le cas de le dire) l’art du double sens caché et de te faire perdre pieds.
    J’étais donc bègue, face à cet humour finement amené, le tout agrémenté d’un sourire aussi taquin que carnacier.
    (Assez charmant aussi, d’après moi, son meilleur atout séduction !)
    Bon et cette pince à épiler dans tous ça ? Alors il faut savoir que Monsieur exerce une profession qui l’expose à certains risques.
    Au péril de l’une de ses manuelles activités, une vilaine (plus que moi ahah) écharde c’était permise de se logée au creux de son énorme paume de main..
    La pauvre petite à du se sentir bien perdue au milieu de cette vaste étendue….
    Enorme disais-je… Mais non même pas, gigantesque oui !
    Un adjectif qualificatif bien plus aproporié, sans extrapoler…
    Sérieusement, des mains humaines ? ça ?
    (hallucinant, help !)
    Tes petites mains fébriles s’atelaient à tenter d’extraire ce petit corps étranger tout en blemissant à la simple perspective de devoir subir un jour les foudres de cette “paluche” echardée.
    La situation l’amusait pendant que ta bouche, elle, s’assecheait.
    Un premier contact physique prémédité, petit malin c’était une idée mesquine mais rusée.
    Action brillamment calculée, de façon à ce que tu puisses longuement admirer et de très près (trop près !) l’instrument qui heurterai potentiellement ton chaste fessier. (pas innocent, certe, mais encore vierge de toute fessée)
    Nulles doutes, ton sang circule parfaitement dans ton organisme, tes joues en sont les témoins, et tes fesses chauffent déjà sans avoir été effleurées.
    Ça promet.
    Quand est venu le moment de se quitter, la question de se revoir s’eclaircicait.
    Ça tombait sous le sens.
    Il était certain qu’après un tel feeling et autant de fluidité, l’un comme l’autre bien trop intrigué pour en rester la.
    Le courant passe, la confiance règne, la sécurité est assurée.
    Prochaine étape cette fameuse première fessée.
    Une aventure singulière que ni lui ni toi ne pourrez jamais oublier.
    Graver dans la pierre, la peau et la paume.
    Un indestructible souvenir qui ancrera en nous une magie hors du temps.
    Mais ça, c’est encore une autre histoire…
    Des forces du destin.
    De la croisée de nos chemins.
    “Partenaire particulier (ne) cherche (plus) partenaire particulière”.
    Il l’a trouvé.
    Francis avait vu juste.
    “Ca continue (encore et encore…)
    C’est que le début (d’accord d’accord) “

    #89256
    Guruduth
    Participant


    Un très beau récit qui retranscrit très bien la complexité des sentiments dans une telle situation je trouve, Bravo !

    #89265
    lunapower
    Participant


    Joli témoignage qui dépeint assez bien cette dualité d’émotions que peut engendrer ce type de rencontre. Peur et attirance de cet inconnu, le besoin de se raccrocher à quelque chose de rassurant et familier…

    https://lesaventurescuisantesdecamille.blogspot.com/

    #89291
    Saul
    Participant


    @bichette59 quel délicatesse dans la description de ses émotions contradictoires qui ne peuvent que nous inviter à être encore + vigilants sur la prudence à voir auprès de nos futures “victimes consentantes” lors de ce 1er rendez-vous.  Inutile de dire qu’il nous tarde de connaître la “fatale” issue du 2eme rdv…. mais prenez, comme à votre habitude bien le temps de l’écrire afin de nous livrer toutes vos émotions.

    Suite sans doute à mon post récent, je reçois des sollicitations de fesseurs. donc pour éviter ses importuns avec lesquels je ne me connecterais je précise immédiatement que je suis HETERO, donc messieurs passez votre chemin MERCI

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