Le mot magique

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  • Ce sujet contient 27 réponses, 12 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Anonyme, le il y a 2 années et 5 mois.
15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 28)
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  • #28166
    Vincent flâneur
    Participant


    J’ai peut-être mal cherché, mais je ne trouve dans ce forum « causons fessée «  aucun sujet relatif à un grand classique des forums spankophiles : le safe word. Personnellement, je préfère parler de mot magique. Je suppose que la question est abordée à l’intérieur d’autres sujets, mais elle est suffisamment importante pour être traitée à part, me semble-t-il.

    A mon avis, et je sais que ce n’est pas l’opinion de tout le monde, le mot magique est au coeur de la fessée entre adultes consentants, car il est l’expression même du consentement. Certes, il arrive qu’une spankee dise « j’ai besoin d’une fessée », mais ce n’est pas le cas le plus fréquent. Et dans la plupart des cas, la règle, « non, c’est non » oh combien importante et absolue dans la vie vanille, ne s’applique pas à la fessée. Un des charmes de celle-ci est que la chipie dise non, proteste, négocie, gémisse, crie, voire se débatte ou pleure et que le fesseur ignore superbement toutes ces réactions, ou plutôt les considère come autant de preuves de l’efficacité de la correction qu’il est en train d’administrer ou s’appréte à donner. La chipie serait d’ailleurs fort marrie, et très frustrée, si son fesseur avait l’idée baroque de tenir compte de ce qu’elle raconte.

    Mais parfois, ou souvent, la chipie ne veut réellement pas être fessée, ou pas pour cette raison, ou pas dans ces conditions ou ce contexte. Parfois aussi, ou souvent, elle commence à être fessée et s’aperçoit que non, finalement elle n’en a pas envie, ou que c’est trop douloureux, ou plus prosaïquement, qu’elle a très mal, non à ses fesses, mais à ses cheveux qui sont malencontreusement coincés sous un pied de la chaise… A moins que renversée trop vite la tête en bas, elle soit subitement prise de nausée…

    Dans tous ces cas là, et bien d’autres, le mot magique fuse de sa bouche, et comme par magie, justement, le fesseur, si intransigeant l’instant d’avant, cesse aussitôt de la corriger, ou renonce à le faire s’il n’avait pas commencé. Ce renoncement peut être définitif – il y a des rencontres qui tournent court et ce n’est pas un drame -, ou concerner la journée, une heure ou quelques minutes, c’est à la chipie d’en décider.

    J’ai toujours eu un mot magique, très simple et que j’aime bien car il souligne le caractère ludique de la fessée : Pouce ! Une amie, au cours d’une longue relation, l’a utilisé plusieurs fois et de plus en plus souvent quand nos liens se distendaient. Une autre l’a utilisé très rarement, ou jamais, mais y tenait beaucoup, comme moi, car c’était la garantie de son consentement, et je crois que cela lui permettait de lâcher prise sans inquiétude.

    Ce que je n’ai jamais expérimenté en revanche, mais que j’aimerais bien essayer avec celles que cela intéresserait, c’est un mot d’alerte, une sorte de feu orange avant le feu rouge, de carton jaune avant le rouge, de discret message envoyé au fesseur : je commence à avoir trop mal, à être moins bien… Ce pourrait être « pitié ! », mot que, je suppose, peu de spankees utilisent spontanément. Le spanker sait alors qu’il lui faut bientôt conclure. Mais ce mot d’alerte ne conviendrait qu’aux chipies qui veulent un peu garder la maitrise des évenements, alors que la plupart aiment justement -hors safe word- s’en remettre complètement à leur partenaire.

    Il est en tout cas un autre mot, ou plutôt une autre expression, qui ne prête pas à débat et auquel tout fesseur sait parfaitement répondre : « même pas mal ! ». Une dame de ma connaissance se risquait quelquefois à me lancer cette provocation, mais ensuite, elle ne la répétait pas avant longtemps ! On se demande pourquoi…

    #28170
    mi-ange
    Participant


    “La chipie serait d’ailleurs fort marrie, et très frustrée, si son fesseur avait l’idée baroque de tenir compte de ce qu’elle raconte.”
    Et pas qu’un peu !!! ?
    … J’ai la chance d’avoir un spanker qui me connaît assez pour qu’il n’y ai ni mot d’arrêt ni mot d’alerte.. Il le sens…
    Mais pour une première fois, c’est nécessaire.
    Et ça permet de pouvoir pleurnicher sans que cela soit pris pour autre chose que ce que c’est : un besoin de se lâcher, de se libérer.
    Le mot pour dire qu’il faut continuer mais moins fort permet d’atteindre un état tout à fait délicieux.
    Le feux orange est un laissé passé vers la jouissance.. Ou du moins ce moment ou la douleur céde place à une chaleur intense et tellement agréable.

    #28200
    Pro Fesseur Xavier
    Participant


    Et que dire de “l’anti safe word” quand lors d’une fessée particulièrement énergique, la spankee part d’un fou rire incontrôlable. C’est une invitation à redoubler d’effort, non ?

    Blague à part, merci pour ce très bel article @vincentflaneur. Et en effet, si j’ai souvent abordé le thème du safe word en message privé, je n’ai souvenir de ne l’avoir vu ici que sur le vademecum de monsieur No.

    #28203
    mi-ange
    Participant


    Un fou rire incontrôlable ? Je ne vois pas… ?

    #28206
    Vincent flâneur
    Participant


    Le fou rire arrive en deuxieme position, dans la hiérarchie des anti-safe words, après le « même pas mal », car il peut être involontaire, mais c’est sûr, il est bien placé ! 🙂

    #28221
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    En ce qui me concerne et même si je ne comprends que trop bien l’intérêt d’un safeword dans certaines conditions, je n’en ai jamais utilisé.
    Tout d’abord parce que je considère que, de fait, son utilisation induit qu’on rentre dans un moment « scénarisé » ou « joué ». Hors j’aime à penser que ces « jeux » n’en sont pas ! et que les moments précieux où je la croise sont bien ancrés dans Notre réalité.
    On ne joue pas. On dévoile à l’autre une part bien réelle de notre personnalité.

    Alors bien sûr, ne pas utiliser de safeword nécessite un peu de temps, il faut « apprendre » l’autre, connaître son champ lexical, savoir lire sur son corps (certains petits détails sont très pratiques…

    a

    ).
    Cet apprentissage prend du temps, on ne le fait pas en une seule rencontre.
    Mais c’est aussi le temps de cette exploration qui donne un plaisir intense à ces relations, non?
    A l’écoute de tout ce qu’elle peut nous dire quand elle reste silencieuse, on ouvre et on décadenasse, une par une, les portes qui nous mènent jusqu’à ses secrets indicibles…

    Un safeword, c’est un peu comme une ceinture de sécurité, quand on l’utilise, c’est qu’il y a eu une sortie de route.
    Alors autant tout faire pour adapter sa conduite et faire en sorte que celle qui nous accompagne se sente en sécurité…

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #28223
    Amoureuse
    Participant


    Ah oui, le fameux safeword. Certainement utile les premières fois, quand on ne sait pas doser l impact, et lorsque l autre est encore inconnu.

    Tout comme Monsieur Méchant, je n’aime pas l’idée de jouer ou de scénariser une relation. je me connais que trop bien et il est fort possible que cela parte en vrille. J aime rire…et pour être troublée…il ne faudrait pas que cela soit théatral.

    Je pense tout de même que si cela devait arriver, si vraiment je ne pouvais plus “recevoir” je chuchotterai son prénom…juste ça.

    #28224
    Anonyme
    Inactif


    Mon safeword, pour peu qu’il en soit un c’est ” stop “. Simple et efficace.
    Parce que si pendant ces instants, je négocie, promets d’être sage, tente d’attendrir… Je reste à tout moment une femme adulte qui reste responsables d’elle même.

    #28226
    mi-ange
    Participant


    @vincentflaneur je me permet de vous contredire : le fou rire, très présent chez moi peut tout à fait se produire alors que la fessée est très sévère… Elle l’était.
    Et mon rire n’était pas du tout un appel à la sévérité contrairement à mes “c’est tout.” tu vieilli” et “on commence quand tu veux”.
    @eilinel les attendrir… Beaucoup de spankers deviennent des agneaux aux sanglots (à utiliser parcimonieusement).
    Quand au ” je serai sage” trop irréaliste.. Le mien ne me croirait jamais.

    #28227
    Anonyme
    Inactif


    Je n’utilise pas mes larmes en fait, quand elles sont là, je les accepte et elles marquent chez moi un lâcher prise, alors je savoure plutôt que de tenter de les utiliser comme ” une arme “envers mon partenaire. Cela n’aurait aucun sens pour moi 🙂

    #28228
    mi-ange
    Participant


    @eilinel un lâcher prise est très compliqué pour moi… Mon spanker le sait c’est aussi pour çà, je pense, qu’une larme, un sanglot de ma part à autant d’importance.
    Ce n’est nullement une arme.

    #28229
    Christal
    Maître des clés


    Pour moi, utiliser un safeword ne signifie pas que le duo en question “joue” plus qu’un couple qui n’en n’utilise pas. Ce duo intègre juste une limite verbale, là ou d’autres arrivent à ne se baser que sur le langage corporel.

    Vous pouvez vivre des moments intenses et magiques et pour autant avoir convenu d’un mot. Simplement parce que vous ne pouvez pas maîtriser tout ce qu’elle EST et tout ce qui va se jouer à ce moment précis.

    La nature humaine est trop complexe pour qu’on puisse calquer ce qui fonctionne avec l’une de ses partenaires sur une autre à mon sens.

    Et avoir un mot ne veux pas non plus dire que l’on va l’utiliser ou que l’on est capable de l’utiliser ?

    La Petite Braqueuse de Rêves

    #28233
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    Pour moi, utiliser un safeword ne signifie pas que le duo en question “joue” plus qu’un couple qui n’en n’utilise pas.

    Ben si quand même un peu, @christal !
    Car, de facto, si on décide d’utiliser un safeword c’est qu’on considère que lorsqu’elle demandera d’arrêter en chouinant, en suppliant, en pleurant,etc… on peut s’autoriser à ne pas le faire tant que le safeword n’est pas utilisé… 😉

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #28240
    Christal
    Maître des clés


    Bah non !
    Vous partez du principe qu’elle va l’utiliser alors que c’est pas le but. C’est juste un “au cas où”.
    Elle est libre de chouiner,pleurer, de faire ce que vous voulez… Tout comme vous l’êtes d’arrêter parce que vous sentez que c’est le moment sans qu’elle ai besoin de prononcer un mot.
    Ce qui vous gêne peut-etre, c’est d’avoir l’impression que s’il y a un mot vous perdez la maîtrise de l’espace temps et ce mot hypothétique pourrait emprisonner vos envies si elle l’utilisait. Ou encore blesser votre “fierté” de ne pas avoir vu qu’elle ne pouvait aller plus loin.

    Tout ça pour dire que pour moi avec ou sans je joue pas un jeu, je le vis.

    La Petite Braqueuse de Rêves

    #28241
    Anonyme
    Inactif


    @christal, je n’aurais pas dit mieux!! Tout est dit! Merci à vous!!

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