Le danger et le jeu

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15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 37)
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    Messages
  • #63118
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    1/21

    Elle ne connaissait ni sa voix ni son visage et pourtant elle venait d’accepter ce rendez-vous sur une plage.
    Il fallait en convenir, certaines envies sont des urgences sourdes à toutes les raisons. Rencontrer cet inconnu faisait partie de ces envies irraisonnées.
    C’était devenu évident depuis quelques jours.
    Les circonstances qu’il avait exigées pour cette rencontre étaient inconvenantes et particulièrement insolites mais elles étaient aussi très excitantes.
    Elle ne le connaissait que depuis à peine un mois, ils s’étaient rencontrés sur un forum dédié aux fantasmes.
    Il avait profil court et étrange : « J’aime le danger et le jeu, c’est pour cette raison que j’aime la vilaine, le jouet le plus dangereux. On joue ? ».
    Cette référence à Nietzsche ne pouvait que faire écho en Mona, fraichement agrégée de lettres.
    Elle lui avait envoyé un message bref : « Vilaine à la dérive, cherche vent dominant pour mettre le cap sur ses désirs ».
    S’ensuivit des échanges débridés, mystérieux et intimes, laissant à la marge les contingences de leurs vies privées.
    Elle aimait l’écriture depuis toujours et le plaisir s’était d’abord lové dans leurs premiers écrits. Attendre ses messages et laisser le flot dense des mots s’organiser dans les réponses qu’elle lui faisait.
    Elle s’était sentie comprise puis, petit à petit, devancée dans ses fantasmes.

    Etait-ce vraiment « la vilaine », le jouet le plus dangereux… ?

    Elle avait donc fini par accepter cette première rencontre.
    Elle se rendrait sur la plage naturiste qu’il lui avait indiquée.
    Elle y installerait sa serviette proche de la dune et abandonnerait sa tenue.
    Elle s’allongerait sur le ventre.
    Elle attendrait que son téléphone sonne…

    (A suivre)

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #63120
    Christal
    Maître des clés


    Chouette, c’est ma série préférée 🥰

    Ça va être la saga du printemps sur le Forum. Il va y avoir de l’audience 🙂

    Rien n'est acquis, tout est fragile...

    #63129
    Gabrielle
    Participant


    Cela promet 21 chapitres hummm… et a la question: Etait-ce vraiment « la vilaine », le jouet le plus dangereux… ?

    moi je dirai que c est le joueur de vilaine le plus dangereux

    je préfère masquée

    #63163
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    2/21

    Je venais de finir mon petit déjeuner, un peu tardivement et j’étais en retard.
    Je m’étais levé à 9h15 au lieu des 7h45 habituels.
    J’avais pris l’habitude de me lever sans réveil depuis deux ans. Le corps sécrète une hormone naturelle appelée corticotrope, qui permet à l’organisme de se réveiller tout seul.
    Ma corticotrope s’était sans doute faite la malle dans la nuit pendant que je discutais sur skype avec une Mona chancelante à mesure que fondaient les heures qui la séparaient de notre rendez-vous du lendemain.
    On s’était quitté vers deux heures du matin, quand je l’avais fermement encouragé à aller dormir.
    Elle était allée au lit, avait-elle facilement fermé l’œil ?
    En ce qui me concerne, je m’étais absenté du monde sitôt la lumière éteinte.

    Ce matin, je devais mettre un terme à la rédaction de l’appel d’offre pour le gros œuvre d’une villa moderne à Annecy. Mais je n’avais franchement pas la tête à ça.

    Etre mené par son entrejambe et sa libido, à mon âge et dans ma situation, relevait des grands mystères de ma vie. Sophocle disait que posséder un pénis revenait à être enchainé à un fou !
    J’avais depuis longtemps capitulé devant cette fatalité et cet impératif reptilien qui me gouvernait jusque dans des circonstances où il m’aurait fallu être moins faible.

    Le rendez-vous de 15h avec Mona occupait tout mon esprit. Le fou de Sophocle hurlait.
    La mer était calme, l’eau était clair. Nager me ferait le plus grand bien.
    Le chantier d’Annecy allait prendre sa première journée de retard.

    A 14h45, je quittais la maison en direction de la plage où elle m’attendait déjà.
    Elle était en avance, j’avais reçu un texto : « croupe inquiète en place, il y a du monde. J’ai gardé un chapeau de paille avec un ruban rose »
    J’avais simplement répondu : « vous êtes en avance, profitez-en pour vous rafraichir et regagner votre serviette à 15h »

    A 15h, j’étais sur la plage à 25 mètres du chapeau de paille au ruban rose.
    Elle regardait dans l’autre direction, allongée sur le ventre comme je lui avais demandé.
    Je pris le temps de m’installer.
    Un rapide tour d’horizon m’apprit que la cambrure de Mona ne laissait pas indifférents certains regards qu’elle avait pris au piège.
    En avait-elle conscience ?

    Sur le ventre, le regard à l’abri derrière des lunettes de soleil, je composais son numéro, comme on tape les trois coups, dans ce théâtre indécent où les regards feignent de ne pas voir la pièce qui s’y joue…

    A suivre

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #63182
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    3/21

    La sonnerie du téléphone la fit sursauter. Pourtant elle le fixait depuis plus d’une minute.
    – Bonjour Mademoiselle
    – Bonjour Monsieur
    Ils s’interpellaient toujours d’un « Mademoiselle » ou d’un « Monsieur » et ce petit côté solennel, dans l’intimité de leurs échanges, lui plaisait.
    On ose dire bien des choses quand on les ponctue avec ce genre de civilité. L’inconvenant, drapé de politesses, devient alors un chant envoutant.
    – Votre chapeau est du plus bel effet
    – Ou êtes-vous ?
    – Derrière vous mais ne vous retournez pas
    – Vous ne venez pas me rejoindre ?
    – Pas encore
    – Quand ?
    – Quand vous aurez fait vos exercices
    – Quels exercices ?
    – Des exercices simples
    – Vous viendrez ensuite ?
    – Oui
    – C’est un examen de passage alors ?
    – L’examain est pour plus tard
    – Et bien je suis à votre disposition alors !
    – Ne me flattez pas avec des phrases pareilles
    – Rire, que voulez-vous que je vous dise d’autre, j’attends mes exercices, Monsieur !
    – Une première de la classe ?
    – Toujours !
    – Exercice 1 : Obéissance. Etes-vous prête ?
    – Je crois…
    – Allez-vous vous appliquer ?
    – Oui Monsieur ! (sourire)
    – Parfait. Soyez sage et Obéissante et suivez mes instructions !
    – Commencez par serrer les cuisses
    Après une légère hésitation, elle colla ses jambes.
    – Bien. Cambrez-vous !
    – Parfait. Forcez encore sur votre cambrure
    – Quel cul !
    – Contractez doucement votre périnée en comptant lentement jusqu’à 10. Relâchez ensuite.
    L’exercice était étrange, incongru et pas si simple à réaliser. Elle s’appliqua.
    – Maintenant frottez imperceptiblement les cuisses l’une contre l’autre
    Elle obéit dans un mouvement presqu’invisible mais elle sentait tout son sexe réagir
    – Stop
    Mona s’appliquait, elle se prenait au jeu et ressentait une troublante envie de bien faire.
    – Contractez à nouveau votre périnée et comptez jusqu’à 10
    – Frottez vos cuisses à nouveau.
    – Stop
    Ces exercices secrets en public étaient excitants et elle s’appliquait pour ne pas se trahir, ballotée entre la peur d’être vue et l’excitation d’oser les faire sur la plage.
    Après avoir effectué cinq fois l’enchainement précédent, elle lut une nouvelle instruction.
    – Ecartez les cuisses, Mademoiselle
    Le salaud ! Il savait.
    Elle hésitait
    – Je ne veux pas avoir à le redire, Mona.
    Elle obéit en écartant légèrement les cuisses.
    – Ouvrez-les plus encore, Mademoiselle
    Elle força sur l’ouverture de ses jambes. L’air marin lui léchait l’entrecuisse.
    – Ne bougez plus
    Elle passa dix minutes dans cette position avec l’impression que la plage toute entière observait le sexe distendu qu’elle exhibait et qui salivait honteusement.
    Il reprit enfin :
    – Parfait. Fin de l’exercice.
    Elle enferma son sexe en rapprochant les jambes. La discussion reprit
    – Vous mouillez, Mademoiselle ?
    – Vous le savez très bien.
    – Vous mouillez, Mademoiselle ?
    – …
    – Vous mouillez, Mademoiselle ?
    – Oui
    – Vous mouillez, Mademoiselle ?
    – Oui, Monsieur !
    – Bien ! vous venez d’avoir 16/20 à votre exercice d’Obéissance. Vous êtes reçue !
    – Vous me rejoignez ?
    – Pas encore…
    – Vous exagérez !
    – Encore un exercice Mademoiselle et je vous rejoins.
    – Vous êtes méchant !
    – Oui, Monsieur Méchant, même ! Prête ?
    – Non !
    – Ne me poussez pas à inaugurer votre carnet de punition.
    – Mon carnet de punition ?
    – Oui…
    – Je ne savais pas que j’en avais un
    – Vous le savez maintenant. Prête ?
    – Vous êtes vraiment méchant ! oui, prête !
    – Exercice 2 : Récompense
    – Aaaaaaah, une récompense !
    – Oui, un 16/20 mérite une récompense
    – Quelle est ma récompense ?
    – Vous avez la permission de vous fouiller puisque vous mouillez et que vous avez été sage.
    – Sur la plage ? vous plaisantez !
    – Non pas sur la plage.
    – Ou ?
    – Vous vous dévergonderez dans l’eau.
    – Mais on va me voir !
    – Faites-en sorte du contraire.
    – Et si je jouis ?
    – Vues les circonstances, il y a peu de chance que ça arrive.
    – Peu de chance ?
    – Le stress du monde autour. Mais quand bien même vous arriveriez à en faire abstraction, vous n’en avez pas la permission. Pour se fouiller et jouir, il faut un 18/20 !
    – Vous êtes dur !
    – Actuellement ? oui, terriblement !

    En se relevant lentement, Mona, légèrement irritée, prit soin de regarder furtivement derrière elle. Difficile de repérer ce « Méchant » parmi les couples, les femmes et les hommes qui s’était amassés depuis tout à l’heure.
    En rentrant dans l’eau, elle se dit qu’il avait intérêt à venir vite.
    Elle s’était mise en danger publiquement et ne comptait pas continuer à faire la part belle à cet inconnu si troublant soit-il !
    Elle disparut progressivement en s’enfonçant dans l’eau jusqu’aux épaules.
    Puis le chapeau de paille pivota, dévoilant les montures rondes des lunettes de soleil à travers lesquelles Mona scrutait maintenant la plage…

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    #63183
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    4/21

    La plage était bondée. Rien d’anormal, il faisait chaud, c’était le début de l’été et la température de l’eau flirtait avec les records de la saison.
    Mona était joueuse, je l’avais senti dès nos premiers échanges. Son caractère affirmé imposait qu’on sache lui suggérer le plaisir des choses avant de les lui imposer.
    ça tombait bien, j’aimais murmurer à l’oreille des vilaines afin qu’elles dansent comme des papillons autour de la flamme qui embraserait bientôt leur petite forge à fantasmes.

    En matière de fantasme, je classais les gens en trois groupes.
    Ceux qui ont des fantasmes enfouis dans les limbes de leur lobe frontal mais qui, surement gouvernés par un surmoi disproportionné, n’en ont pas conscience. Ceux-là vivent très bien, à l’abris du désir impérieux et de la nécessité qui convoquent les autres.
    Il y a ceux qui ont conscience de leurs fantasmes et de leurs envies parfois ancrés dans leurs premiers émois mais qui, pour des raisons d’éducation ou de moralité, restent orphelins de ces désirs inavouables. Mais un jour, la providence d’une rencontre les pousse à la lisière des bois pour y faire, comme Mona prochainement, leur coming-out.
    Enfin, il y a ceux qui ont apprivoisé leurs fantasmes et qui les nourrissent ou les affament pour mieux les explorer, parce que ces fantasmes sont vivants et changent au gré des expériences et des rencontres.

    J’avais les yeux embrochés sur le cul de Mona pendant nos premiers échanges de textos.
    Elle se soumit à mes exercices avec une humeur joyeuse et complaisante.
    Ça commençait bien.
    Je notais avec amusement que l’écartement de ces jambes, maintenues bien ouvertes sur son sexe, avait mis en alerte maximale un grand brun à ma gauche, un blondinet qui jouait d’inventivité pour profiter de cette situation malgré sa femme qui dormait sous un parasol à côté et un opportuniste qui s’était allongé pas loin de Mona et faisait semblant de lire avec des grands airs d’intellectuel.
    Il ne fallait pas que je laisse Mona trop longtemps seule dans cette situation si je ne voulais pas que le jeu m’échappe.
    Elle avait joué avec son périnée et son entrecuisse en suivant mes consignes.
    Puis quand elle est allée dans l’eau pour s’y caresser en cachette, j’avais enfin pu découvrir sa silhouette merveilleuse sur laquelle tous les regards de la plage avaient convergé.
    Sa poitrine n’avait rien à envier à ses fesses. Son visage était mangé par des lunettes de soleil et son chapeau de paille disciplinait une partie de ses longs cheveux denses.

    Maintenant elle regardait le rivage avec des allures sages et oisives.
    Qui donc pouvait deviner ce qui se jouait plus en profondeur, pendant que d’une main elle se fouillait furtivement et que de l’autre elle pinçait machinalement le bout d’un sein, comme elle avait pris l’habitude de le faire quand elle se masturbait seule.

    Je la laissais aller au bout de son exercice avant de me lever d’un coup pour aller la rejoindre…

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    #63184
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    5/21

    L’homme qui rentrait dans l’eau était en plein contre-jour.
    Elle le regardait s’avancer et se servait de ses bras pour équilibrer son corps basculé sur le dos dans l’eau qui la portait.
    La situation était gênante mais le mélange de honte et d’excitation qu’elle ressentait depuis une demi-heure lui plaisait. Cette sensation lui avait permis de franchir des limites qu’elle n’avait jamais osé dépasser jusqu’à cette rencontre.
    Enfin, il était là.
    – Bonjour Mademoiselle
    Sa voix était joueuse et calme.
    – Bonjour Monsieur
    Mona était rassurée, l’homme avait une allure séduisante, ses traits étaient fins et sa musculature entretenue. Mais ce qui la réjouissait le plus, c’était ses bras et les veines apparentes qu’on pouvait y observer. C’était irrationnel, elle fondait à chaque fois qu’elle apercevait ce genre de relief et là, elle était servie.
    – Avez-vous aussi bien exécuté votre dernier exercice que les précédents ? dit l’homme en levant le bras pour ajuster ses lunettes de soleil.
    – Pas vraiment, grimaça Mona plongée dans l’exploration visuelle de la veine qui serpentait le long de son bras droit.
    – C’est fâcheux, ça.
    – C’est de votre faute aussi, vous m’avez fait douter, je me suis dit que vous ne viendriez peut-être pas.
    – Vous avez eu tort, vilaine.
    – C’est vrai, j’en suis consciente. Ce « vilaine » venait de claquer dans son bas ventre.
    – Que pensez-vous de la situation ?
    – J’ai l’impression de flotter dit-elle en riant
    – Dans l’eau, rien d’étonnant !
    – Sauf que là c’est dans ma tête que ça dérive, je suis nue avec un inconnu qui me fait faire des exercices étranges, dit-elle en riant encore pour masquer son malaise.
    – Mais vous n’avez pas fait le dernier.
    – Si je l’ai fait un peu avant que le doute ne surgisse.
    – Vous êtes-vous masturbée le regard tourné vers la plage ?
    – Oui
    – Mais vous avez stoppé ensuite
    – En effet
    – Un exercice avorté, cela m’obligera à vous punir.
    Mona détourna la tête. Elle ne riait plus, trop concentrée pour dissimuler les effets que cette affirmation venait de convoquer.
    – Avez-vous déjà été punie, Mona ?
    – Non, répondit-elle après un temps d’hésitation.
    – Et bien vous le serez ce soir.
    – Ce soir ? ou ça ?
    – Chez moi
    – Mais on ne se connaît qu’à peine.
    – Est-ce une raison pour ne pas recevoir ce que vous avez mérité ?
    Elle ne répondit rien, l’idée de cette punition avec cette homme lui plaisait.
    Il ajouta :
    – Allons faire connaissance autour d’un verre, il y a, pas loin d’ici, une paillotte, dit-il en tendant le bras vers une cabane turquoise sur pilotis.

    Elle le suivi. Elle avait l’impression d’être à la dérive sur un grand fleuve. A chaque circonvolution elle découvrait quelque chose. Mais elle ignorait encore tout du delta où elle rencontrerait l’océan…

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #63185
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    6/21

    J’ai donc pris ce verre avec Mona. Elle s’était enveloppée dans un paréo car le lieu était « habillé ». Curieusement ce paréo dévoilait bien plus que sa nudité. En lui serrant la taille, il mettait l’accent sur sa cambrure et la rondeur de son cul. Quant à ses seins, ils étaient prêts à jaillir sous la pression du tissu enroulé autour de son torse.
    J’adorais l’idée de cette jeune femme sage d’ordinaire qui se dévergondait ainsi dans cette tenue suggestive.

    Elle prit un mojito, c’était de saison. Moi je me contentais d’une bière bien fraiche.
    Le début de notre conversation était décousu, elle n’était pas très à l’aise.
    Je lui parlais d’abord de la région et de ma passion pour la navigation tandis qu’elle m’observait avec ses grands yeux verts.

    Au moment de commander un deuxième mojito, je la sentis plus détendue.
    – Vous allez me manger monsieur le loup ?
    – Cela dépend de vous mademoiselle l’agnelle. Avez-vous envie d’être croquée ?
    Elle sourit.
    Elle me raconta alors la petite fille réservée qu’elle avait toujours été et qui avait longtemps caché en elle le sentiment coupable d’éprouver de l’excitation pour des situations où l’autorité et la contrainte prenaient le dessus.
    La fessée la troublait depuis sa petite enfance et elle se souvenait encore de cette soudaine fébrilité qui l’enveloppa la première fois qu’elle assista à la punition d’une camarade d’école.
    Elle me raconta ses premiers émois en lisant la comtesse de Ségur et ses principes éducatifs.
    Longtemps elle s’était crue anormale, habitée par une obsession déviante. Puis à l’adolescence, en découvrant certains forums sur internet, ce fût une délivrance quand elle comprit qu’elle n’était pas la seule.
    Depuis, elle s’était nourrie de l’expérience des autres en lisant les récits. Elle avait eu quelques échanges virtuels mais n’avait jamais franchi le cap de la rencontre jusqu’à aujourd’hui.
    – Et vous Monsieur le loup, depuis combien de temps flirtez-vous avec les petits chaperons rouges ?
    – Et bien justement ! à cinq ans, pendant les repas de famille, je récitais dans un baragouinage appliqué, debout sur une chaise, cette fable du petit chaperon rouge. Autant dire que j’étais prédestiné…
    Elle rit et reprit:
    – Qu’allez-vous faire de moi ?
    – Je vais vous punir voyons, vous l’avez mérité en contournant mes consignes.
    – Vous allez me faire mal ?
    – Mademoiselle, une correction doit être juste et forcément suffisamment sévère pour que vous vous sentiez punie.
    – Mais ce sera une première pour moi.
    – Ne commencez pas à négocier, vilaine, ça ne marchera pas avec moi et ça ne fera qu’empirer votre cas, lui rétorquai-je avec un grand sourire.
    En se mordant la lèvre, elle resta silencieuse en détournant le regard vers la mer.
    J’en profitais pour lui donner l’heure à laquelle je l’attendrai en lui précisant qu’elle aurait ses dernières consignes par texto juste avant.

    Les yeux tournés vers l’horizon, elle sourit légèrement en murmurant un petit ‘c’est bien noté, monsieur’ qui me mit aussitôt à l’étroit dans mon maillot…

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    #63186
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    7/21

    Comme il lui avait indiquait, un texto précisa les consignes complémentaires pour le rendez-vous du soir.
    Elle connaissait le quartier. Elle en fréquentait régulièrement la plage de sable, le week-end ou parfois entre midi et deux.
    Quand il lui avait donné l’adresse, elle réalisa que l’extérieur de la villa de bord de mer où ils se retrouveraient le soir ne lui était pas étranger. Elle passait souvent devant cette maison. Etait-ce un signe ?
    Le texto disait :
    « Mademoiselle, ne sonnez pas ! La porte sera ouverte, poussez là. Prenez l’escalier, il vous mènera dans une jolie pièce avec une vue sur la mer. Il y aura une enveloppe sur une chaise. Vous saurez quoi en faire. Tenue accessible de rigueur ! Soyez à l’heure »

    La pression venait de monter d’un cran. Elle avait peur mais c’était excitant. Que risquait-elle ?
    Elle appela Emilie, son amie d’enfance, pour évoquer ce qu’elle s’apprêtait à faire et lui dire où elle allait. Emilie était sa confidente, elles se retrouvaient régulièrement en ville pour déjeuner ou prendre un café. Forcément, Emilie connaissait tout de la piquante relation épistolaire que Mona entretenait depuis des mois. De plus le tempérament fonceur de cette commerciale reconnue, ne fit que conforter Mona dans le choix de cette petite folie qu’elle s’apprêtait à commettre avec ce quasi inconnu. L’échange se conclue par un : « vas-y, fonce, si demain j’ai pas de nouvelle, je lui envoie le RAID ! ». Elle raccrochera et finit de se préparer.

    Le soir, quand elle passa le grand portail ouvert de la maison en direction de la porte d’entrée, la nuit allait bientôt tomber et le jardin était déjà éclairé. Elle ouvrit à peine la porte et se faufila par l’ouverture avant de la refermer rapidement, comme si elle avait peur d’être vue. L’intérieur était meublé dans un style contemporain et épuré, le blanc dominait, seuls le hall et l’étage étaient éclairés.
    Lentement elle monta l’escalier qui menait à un grand grand salon dont tout un mur était vitré et donnait sur la mer avec une vue panoramique. Le blanc dominait toujours, un éclairage indirect et doux rendait la pièce chaleureuse.
    Elle réalisa que ces mains étaient jointes et que toute son allure était empruntée. Sa bouche était sèche. « Mais qu’est-ce que tu es en train de faire, ma pauvre fille » se dit-elle avec un brin d’autodérision.
    La chaise dont il avait parlée était au centre de la pièce avec, sur son siège, une enveloppe sur laquelle était inscrit son prénom.
    Elle l’ouvrit pour la lire.

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #63189
    Monsieuralex
    Participant


    Jadore

    ce récit si bien trousse réveille des souvenirs nombreux ou parfois même les lieux (plage, bar, villa) ont une lointaine ressemblance

    merci pour ce texte et les émotions qu’il réveille 😎😈

    Monsieuralex, fesseur nantais

    #63191
    louna
    Participant


    bon récit j ai apprécier j avais l eau a la bouche   et la d en coup plus vous nous laisser sur notre faim Mr Mechant et la suite c es quoi

     

    bonjour

    urgent très urgent

    je suis a la recherche d un pro professeur pour m aider en français mais aussi pour me remettre dans le droit chemin , je ne suis pas assez obéissante et j ai besoin de fessée pour me calmer se que je refuse se sont les fait rendez vous, il faut que vous soyez sure pour les rendez vous car je n est pas de temps a perdre ma recherche et réelle et j ai vraiment besoin d aide

    merci pour ce qui se proposeront
    je suis a l écoute et vous attend sur la toile

    #63204
    Miss Betty
    Participant


    MM : c’est un excellent début 😊 – serais-je vilaine de vous demander : “A quand la suite @monsieurmechant ? Je suis impatiente de vous lire 😊”

     

    On a deux vies. La deuxième commence quand on se rend compte qu'on n'en a qu'une !

    #63206
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    Chère @missbetty,
    A la question: Suis-je une vilaine?, la réponse est : oui !
    A la question: A quand la suite?: la réponse est demain ! parce que c’est vous, hein ! 😉

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #63212
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    8/21

    Mona était là, dans le séjour, silencieuse.
    J’étais dans ma chambre, debout, adossé au mur près de la porte que j’avais laissée entre-ouverte afin d’épier le moindre son et y percevoir ce qu’elle faisait.
    J’avais aimé observer cette femme s’avancer dans le jardin vers la punition qu’on lui avait promise.
    En se fermant, la porte avait sonné les trois coups de la pièce que nous allions écrire ensemble. Ses pas dans l’escalier semblaient hésitants et elle avait marqué une pause en arrivant dans le séjour.
    J’ai pensé qu’elle prenait une grande inspiration en même temps qu’elle découvrait le théâtre de sa punition à venir. Il me semble qu’elle posa ensuite ses affaires sur le canapé avant de saisir la lettre que j’avais laissée sur la chaise.

    J’avais passé le début de la soirée à parfaire notre rendez-vous. En passant à la superette près de la gare j’avais acheté du mixa-bébé, du chocolat et une boite de préservatifs.

    ***
    Le sexe n’est pas un « passage obligé » pour moi. Prendre le contrôle des fantasmes secrets de l’aventurière qui vient à ma rencontre m’est un plaisir intense dont je sais me satisfaire sans y ajouter l’acte sexuel.
    Obtenir qu’elle lâche prise nécessite d’en découvrir le chemin et j’ai le goût de cette exploration ; d’abord prendre le temps de débusquer en elle le désir, en suggérant les images de ce qui pourrait hanter ses nuits onaniques. Puis, percevoir dans le contraste de ses réactions ce qui la déstabilise et la trouble. Alors seulement, si on aime cette femme au plus près de ce qu’elle nous dévoile, si elle le sent autant qu’elle se sent comprise et acceptée pour ce qu’elle est et ce qu’elle aime, alors elle nous ouvre les portes, parce que l’envie est imperméable à la raison quand on la déchaine.
    J’aimais trouver la clé de cette envie.
    Le sexe n’est pas un « passage obligé » mais voilà, parfois l’aventurière en me dévoilant son âme et son corps, me place sous son emprise et c’est l’arroseur qui est arrosé. J’ai beau résister, c’est une envie bestiale qui me convoque et rend solubles mes manières d’homme.
    Et, parce qu’il n’y a pas d’autre apaisement que de posséder cette femme jusqu’au plus profond de son sexe, parce qu’il faut qu’elle m’y invite en ressentant aussi cette urgence, je patiente en attendant qu’elle me libère.

    Je pressentais que Mona allait me ramener à ma condition animale. Elle me dévoilerait son goût pour la contrainte et l’Obéissance, je lui montrerai avec une douce fermeté le chemin du lâcher-prise jusqu’au moment où, sous dépendance, je n’aurai d’autre issue que celle de fusionner en elle et de me soumettre à ce qu’elle aura déchainé en moi.
    ***

    En rentrant j’avais épuré le séjour en le débarrassant de tout ce qui le traverse au quotidien, l’ambiance était chaleureuse et la mer n’était pas loin. What else. J’avais posé en évidence sur la table Cinglant, un martinet noir dont les dix lanières savaient se montrer sévères quand il le fallait. J’espérais qu’elle le verrait en arrivant.

    Ensuite, j’étais resté longuement sous une douche brulante pour me délasser en écoutant une playlist.
    Une fois séché, J’avais passé un ensemble noir composé d’un kilt, d’une chemise et d’un gilet. En plus de faire son petit effet, cette tenue avait de nombreux avantages…
    Le moment venu, je rejoignais ma chambre pour veiller son arrivée.

    Maintenant, Mona était là, encore plongée dans la lecture des consignes laissées sur la chaise…

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #63213
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    9/21

    « Mademoiselle, j’attends ce moment depuis trop longtemps.
    Comme un petit chaperon rouge, vous êtes venue à moi comme on franchit la lisière d’un bois.
    Vous voilà funambule, entre envie et appréhension, sur le chemin raisonnablement déraisonnable qui mène à votre propre rencontre.
    C’est un plaisir doux de donner vie à certaines de nos facettes, gouter la saveur de ce lâcher prise et accepter cette part obscure qui nous forge.
    C’est aussi un vertige.
    Mais, si nous frappons chaque seconde de ce voyage avec le sceau de l’envie et du plaisir partagés, c’est un bonheur intense que nous trouverons à chacune de ses étapes.

    Mademoiselle, on dit qu’on punit comme on aime et que lorsque les vilaines qui désobéissent ne sont pas punies en retour, elles ne se sentent pas aimées.
    Alors je vais vous montrer combien je tiens à vous et à cette relation que nous tissons ensemble avec le fil du désir.
    Si vous êtes là ce soir, c’est parce que je vais vous corriger pour m’avoir désobéi sur la plage, en dérogeant à mes instructions.

    Ma demande était légère certes mais certaines légèretés doivent être traitées avec le plus grand sérieux et la plus grande sincérité.
    Si vous acceptez nos jeux (qui n’en sont pas), il faudra vous y habituer.
    Quand je vous donne des consignes, je tiens à ce que votre Obéissance s’en fasse l’écho. A chaque fois que vous dérogerez à mes instructions, vous serez rappelée à l’ordre avec une aimante sévérité.
    C’est un principe fondateur avec lequel je définirai des règles à venir.

    Cependant vous avez encore le choix.
    Soit vous prenez vos affaires et disparaissez pour toujours, soit vous restez.
    Si vous restez, vous prendrez le bandeau noir qui est posé sur la table, vous irez au centre de la pièce avant de le placer sur vos yeux et vous me ferez signe pour que je vous rejoigne en disant : je suis prête Monsieur.

    Mais je crois que vous avez déjà fait votre choix, non….? »

    En apercevant le martinet qui était posé à côté du bandeau, Mona sentit son bas ventre se contracter alors que le sang battait ses tempes au rythme des accélérations de son cœur.
    Elle chercha de l’air en gonflant ses poumons comme pour retrouver cette légèreté qui l’accompagnait d’habitude, puis elle alla chercher le bandeau en prenant soin de ne pas toucher le martinet. Elle se mit à sa place en contraignant ses yeux et jeta enfin dans le silence les mots qu’elle redoutait:

    Je suis prête Monsieur !

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

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