Le coin des thérapies et des confessions…

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11 sujets de 1 à 11 (sur un total de 11)
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    Messages
  • #64758
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    Il est bien de prendre le temps de l’analyse de nos petites pulsions, ce fil pourrait être l’endroit de ces réflexions…

    Je vous livre le dernier échange que j’ai eu avec mon thérapeute.

    ********************

    – Il parait que vous l’avez, je cite : « attachée, les poignets liés à chaque cuisse, allongée sur le ventre sur une table, les cuisses maintenues ouvertes par une corde attachée aux pieds de cette table de bois », hmmmmm, comment dire: vous êtes un grand malade ?
    Tout de suite les grands maux ! un malade, un malade, ça ne vous arrive jamais d’écouter le petit garçon joueur et rêveur qui est en vous, ce petit roi soleil, volontaire, excessif et terriblement créatif quand il s’invente des îles ou il dicte la loi ?

    – Ben, je n’ai jamais attaché une amante sur une table en lui nichant une culotte ou un bâillon boule en travers de la bouche, moi !
    Et bien vous devriez, c’est très esthétique !, prenez en un rouge, il s’harmonisera délicieusement avec les joues de celle que vous réduirez au silence.

    – Mais je rêve là, vous avez vraiment un problème ! vous voulez dire que vous l’avez bâillonnée, puis lui avez administré une punition aux moyens d’une cravache et d’une ceinture?
    Et pourquoi pas ? j’ai toujours été fasciné par les cravaches pas vous ? j’aime ses baisers cinglants ou ses douces morsures, cet instrument est sensuel et terriblement ambivalent, il est sévère mais peut être doux, je m’en sers comme mors parfois, ou alors je l’utilise pour forcer l’ouverture des cuisses, relever le volant d’une jupe, ou caresser le grain changeant d’une peau, avant d’aller fouiller avec précision un sexe à disposition. Bien-sûr, j’adore quand sa langue de cuir lèche l’épiderme en y calligraphiant ma signature en lettres rouges…

    – Parce qu’il vous faut une cravache pour découvrir une femme? espèce de gros pervers ! Votre bouche, vos mains, votre nez, vos yeux sont autant d’instruments pour aimer ?
    Ah mais mon nez fourrage dans une chevelure, mes mains frôlent, caressent et fouillent, mes canines pointent sur une nuque offerte avant que je n’en tète le sel. Quand à mes yeux, ils sont verts et bavards, toujours prompts à se jeter dans le regard de celle qui me livre son âme.
    Mais ma cravache reste le sceptre dont j’adoube le petit animal sauvage qui vient à ma rencontre

    – Une chienne, entravée et réduite au silence? c’est votre façon d’aimer une femme? et l’échange? le dialogue?
    Mais je ne suis pas un petit sauvage à la Rousseau moi, je suis plutôt du genre rustre qui ne tolère qu’un regard, un souffle ou une monosyllabe d’approbation quand il murmure ses injonctions.
    Cependant, je vous garantis que l’échange peut être terriblement intense quand on se met en danger en flirtant avec les interdits!

    – Monsieur, vous n’êtes qu’un psychopathe complexé qui ne sait interagir qu’avec des femmes soumises afin d’abuser d’elles.
    Mais mon pauvre ami, où est le plaisir d’obtenir le lâcher-prise chez une femme soumise? c’est bien plus inspirant de l’obtenir chez une femme d’esprit, indépendante, libre et au caractère bien trempé.
    Vous confondez une “femme soumise” avec une “femme qui se soumet” et c’est deux choses différentes…
    J’aime les femmes libres. La liberté, c’est exister, c’est être soi avec l’autre.
    Etre soi, c’est parfois aller à la rencontre de ce que nous sommes, en sondant nos facettes obscures.
    J’aime celles qui s’aventurent à la découverte de leurs envies indicibles, c’est un luxe que d’accepter cette “âme de fond” qui nous habite. J’aime ces exploratrices qui goutent à la saveur de l’abandon quand il s’impose à mes heures victorieuses.

    – Alors comment vous définiriez-vous?
    C’est simple, je suis romantiquement pervers et parfois l’inverse !

    La romantisite aigüe me guetterait elle, encore?

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #64760
    Paulparis
    Participant


    Magnifique, ce dialogue !!! on s’y croirait ! bravo

    #64765
    CoDée
    Participant


    Une bonne idée ce fil Monsieur Méchant.

    J’ai un thérapeute moi aussi. C’est dingue mais il ne comprend pas ce besoin que j’ai de passer du temps avec cet homme dont la (lourde) tâche sera de me corriger sévèrement. Il a du mal à percevoir que je souhaite lui obéir sans réfléchir à cet homme, qu’il me réduise à sa merci. Évidemment il n’entend pas non plus cette furieuse envie qu’il me prenne, comme il le voudra. Que mon plaisir, ma jouissance est étroitement liée à la sienne, à cette envie puissante de le satisfaire. Lui. Celui que j’ai choisi pour cela.

    C’est fou qu’il ne comprenne pas ça non? C’est pourtant tout à fait légitime je trouve!

    La dernière fois que je l’ai vu voici ce qu’il me dit quand même !

    -Mais enfin est-ce bien raisonnable de traverser la France aller-retour une journée pour aller le retrouver ? Cela en vaut-il vraiment la peine ? Vous ne pouviez pas trouver plus près au moins?

    -Ben… Non… Je ne compte pas me livrer au premier venu juste parce qu’il est proche géographiquement non plus. Il faut qu’il se passe quelque chose entre nous, une connexion, une complicité. Le lien doit ensuite se construire à distance avant de concrétiser cela de manière plus… Marquante.

    (Oui oui je parle vraiment comme cela dans la vraie vie, on se moque bien assez de moi régulièrement d’ailleurs tant parfois mon vocabulaire est désuet).

    -Soyez prudente tout de même, je me méfierais de ce genre d’hommes à votre place.

    -Mais ne vous y trompez pas il n’a pas tout pouvoir non plus vous savez. C’est moi qui me déplace et cela n’a rien d’anodin. Je viens pour chercher auprès de lui ce qui me manque, ce dont j’ai besoin. J’y vais certes pour être punie, châtiée, corrigée, giflée, malmenée, pénétrée brusquement, prise, asservie (Oui la liste est longue et non exhaustive), mais c’est parce que je le veux, j’en ai besoin.

    Et quand je le retrouverais en descendant de mon train, au moment où je croiserais son regard j’aurais comme musique dans les oreilles : «Who run the world» de Beyoncé parce que je serais fière de me dire : c’est bien moi qui maîtrise la situation au final. C’est moi qui l’ai voulue. Et même si je m’en remet à lui pour le déroulement de cette journée il n’est peut-être bien au final que l’instrument de mon plaisir, de mon besoin d’obéir, de servir.

    Who run the world ? Girls !

    Who run my world ? Me !

     

    (Je vais changer de thérapeute je pense il comprend vraiment rien celui-là, n’hésitez pas à me faire signe si vous en trouvez  bien )

     

    #64767
    Victor
    Participant


    J’adore. Vous nous ramènerez un audio lors de votre prochaine séance avec le psy. Avec le ton et deux voix. Cela doit être délicieux à écouter.

    merci bien pour ce nouveau récit.

    #64890
    Christal
    Maître des clés


    – Bonjour Christal, votre appel m’a surpris, je croyais que vous n’aviez plus besoin de nos entretiens.

    – Je n’ai plus besoin de nos entretiens, j’avais…juste envie de vous voir. Il y a eu un imprévu dans ma vie, aujourd’hui. Et puis quand bien même.

    – Vous ne voulez pas vous assoir ?

    – Non

    – Enlever votre manteau ?

    – Non…je suis nue en dessous. Ça va faire désordre dans votre cabinet de psy bien pensant.

    – Bien. Pourquoi vouliez vous me voir ?

    – Je vous dis que je ne peux pas m’assoir, que je suis nue sous mon manteau et ça vous fait n’y chaud ni froid. Vous pourriez au moins me donnez l’impression que ça vous excite un peu. Vous en avez jamais marre de contrôler toutes vos émotions !

    – Vous avez envie de vous sentir désirable, Christal ?

    – Vous m’énervez avec vos questions.

    – Vous voulez quoi, Christal ? Pourquoi êtes vous là, ce matin ?

    – Je suis heureuse. Quand je vous ai appelé, ce matin, j’étais heureuse. Je le suis encore et je suis perdue… Je peux pas être autant heureuse. Je flotte sur un petit nuage de coton. On dirait un Bisounours.

    – Ça va aller Christal. Vous verrez vous y prendrez goût au bonheur.

    – Non mais vous ne  comprenez rien. Je ne vous parle pas d’être heureuse comme ces nanas qui marchent dans la rue le sourire aux lèvres, parce qu’elles se sont achetées une robe ou que le dernier film qu’elles ont vu au cinéma était top, ou que leur mec les a invitées au resto, ou a réussi à leur faire un cunni donc ça met des paillettes dans leur vie !
    Je vous parle d’être heureuse parce que je viens d’être brutalisée avec mon consentement. Parce que j’ai été contrainte et enchainée par désir. Parce que je ne peux pas poser mes fesses sur votre canapé sans mordre mes lèvres et je ne vous parle pas uniquement de celles de mon visage !! Parce que j’ai chaud mais que je suis nue et appareillée sous mon manteau. Parce que chaque mouvement m’arrache des tiraillements. Parce que mes seins sont tendus à l’extrême par des chaines, parce que mon sexe est scellé par des pinces et que mon cul orne un bijou magnifique. Parce que mon dos est lézardé de stries, comme l’est mon cul et parce que j’ai joui comme jamais sous ses coups. Parce que j’en ai pleuré d’envie, parce que je me suis sentie aimée et parce que je veux être heureuse comme ça tous les jours !

    – Avez-vous une sexualité violente Christal ? Il me semble que nous avions effleuré la question mais…

    – Une sexualité violente…. Voilà (mon manteau tombe par terre), c’est ça ma sexualité. Regardez mon sexe coule encore rien qu’à l’évocation de mes frasques malgré le fait qu’il soit fermé. 

    – Qu’attendez-vous de notre entretien Christal ?

    Dites-moi que j’ai le droit d’être celle que je suis ? Dites-moi que je ne vais pas m’étourdir ? Dites-moi qu’il y aura toujours un artiste pour faire de ma peau un tableau magnifié ? Dites-moi que même en sachant tout cela de moi, votre regard sur moi ne change pas en mal même si vous êtes un psy qui semble étriqué et que pourtant je vous aime bien malgré vos grands airs.

    – La vraie question n’est pas le regard que l’on peut poser sur vous, Christal. Je ne suis pas ici pour juger, mais pour comprendre avec vous. Parlons-en ensemble, si vous le voulez bien. Mais je préfère vous avertir, je vous ai pris en urgence, je devrais clore notre entretien un peu plus tôt que d’habitude, devant moi-même honorer un rendez-vous.
    D’ailleurs à ce sujet, pourrais-je vous emprunter les pinces qui ornent vos tétons avant votre départ ?

    Rien n'est acquis, tout est fragile...

    #64948
    Chester
    Participant


    @corrigeedelivree Il semblerait que votre “thérapeute” ait décidé de ce qui serait bien pour vous à votre place… étonnant comme méthode. Cependant, mettez vous à sa place, si vous venez le voir c’est qu’il y a une souffrance en vous, sinon nul besoin de faire appel à ses services.

    Ou alors il a le fantasme enfoui de devenir votre “Daddy” et de concrétiser par quelques fessées ses propos moralisateurs. 😉

    Sa tendre obéissance était haute et sereine,
    Sachant se faire Esclave tout en restant Reine.

    #64949
    Chester
    Participant


    @christal : Si ça c’est pas du transfert moi j’suis danseuse étoile 🙂

    Sa tendre obéissance était haute et sereine,
    Sachant se faire Esclave tout en restant Reine.

    #64951
    CoDée
    Participant


    @chester Mais en fait vous avez raison! Nul besoin de ses services puisque je vais parfaitement bien et sais exactement ce que je veux. Merci pour votre brillante analyse 😉

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 7 mois et 3 semaines par CoDée.
    #64953
    Christal
    Maître des clés


    Et bien, je veux bien vous voir en danseuse Etoile 🙂 car il n’y a point de transfert et rien de ce petit texte n’est vrai 😉  Je me prêtais juste au jeu d’essayer d’écrire un texte “thérapie”.

    Rien n'est acquis, tout est fragile...

    #65054
    florent
    Participant


    Nul besoin de thérapie en effet😄 et nul besoin de s’interroger sans cesse. Nous sommes normaux et en tout cas aussi normaux que les vanilles, qui s’interrogent aussi constamment. Allons de l’avant et fessons, punissons, châtions ces derrières qui le demandent 😉

    #65124
    Saku 😋
    Participant


    Merci @monsieurmechant @christal  @corrigeedelivree De vous êtes prêtés au jeu d’un échange entre un thérapeute et vous . Très agréable a lire ….et si je prenais le temps de me poser dans ce canapé 😊

    - Ne rate jamais une occasion de faire une bêtise

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