Le bureau du directeur : une étrange missive

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  • Ce sujet contient 106 réponses, 6 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Anonyme, le il y a 4 années et 11 mois.
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  • #7391
    Fraise Des Bois
    Participant


    Se rend dans le bureau du directeur, respire un grand coup et toque à la porte. Sans réponse, glisse sous la porte une enveloppe, contenant la lettre suivante :

    A l’attention personnelle de Monsieur le Directeur @monsieurno

    Monsieur le Directeur,

    En votre absence, j’ai été témoin d’une profonde injustice dont je suis d’ailleurs quelque peu la complice. En ma qualité de déléguée de classe toujours pas élue, mais autoproclamée et par intérim, je souhaite la porter à votre connaissance, car elle me pèse sur la conscience.

    Je sollicite un rendez-vous aux fins de vous expliquer la chose, lorsque vous serez disponible bien entendu. Je ne pense pas avoir besoin de plus d’une demi heure de votre temps, même si ce que je m’apprête à vous révéler sera sans aucun doute une épreuve pour moi.

    Avec mon plus profond respect,

    Fraise des Bois.

    "Fi des femelles décharnées, vive les belles un tantinet rondelettes !"

    #7398
    Monsieur No
    Participant


    Le directeur était plus détendu que jamais. Ces quelques jours passés loin de l’institut lui avaient fait énormément de bien : temporairement libéré des écrasantes responsabilités liées à sa charge, il avait pu se ressourcer, se retrouver. Il était à présent enthousiaste à l’idée de reprendre le chemin du bureau. C’était une belle journée ! C’est en sifflotant l’ouverture de La Traviata qu’il pénétra dans le secrétariat.

    “Bonjour Daphné ! Comment all…”

    Le directeur s’arrêta net en voyant les agents de la maintenance essayer d’effacer, à grand mal, une inscription réalisée à la peinture rouge sur sa porte.

    “Mais qu’est-ce que cela signifie ?”

    Daphné, terriblement gênée, se précipita vers lui.

    “Je suis terriblement navrée monsieur le directeur. Nous ignorons encore qui a osé faire cela. Je crois que le professeur Max a commencé son enquête mais…”

    Sans attendre davantage, le directeur pénétra dans son bureau. Ce faisant, il piétina une enveloppe posée à même le sol. L’ouvrant, il prit connaissance du contenu de la lettre qui s’y trouvait. Il prit une grande inspiration puis se tourna vers sa secrétaire.

    “Chloé, veuillez demander à mademoiselle Fraise de se rendre dans mon bureau. Immédiatement. Réunissez nos autres pensionnaires dans la salle commune. Qu’elles se tiennent toutes face au mur, mains sur la tête, en attendant mes instructions. Il semble que je ne peux pas m’absenter quelques jours sans que cet établissement se transforme en maison de fous…”

    #7401
    Fraise Des Bois
    Participant


    Toque à la porte entre’ouverte. Yeux baissés.

    “Puis-je entrer, Monsieur le Directeur ?”

    "Fi des femelles décharnées, vive les belles un tantinet rondelettes !"

    #7402
    Monsieur No
    Participant


    “Oui, entrez et fermez la porte derrière vous” répondit le directeur.

    En pénétrant dans le bureau, la jeune fille ne manqua pas d’apercevoir le lourd paddle, la canne en rotin et le martinet qui reposaient sur le bureau, parfaitement alignés. Le directeur se tenait pour sa part face à la fenêtre, dos à la porte, semblant surveiller la cour. Sans se retourner, il ordonna :

    “Au milieu de la pièce, jupe relevée, mains sur la tête. Tout de suite. Vous avez deux minutes pour m’expliquer en détail ce qui s’est passé en mon absence. Je veux des noms et des faits. N’omettez rien, ou je vous jure qu’il vous en cuira.”

    #7412
    Fraise Des Bois
    Participant


    Entra dans la pièce qu’elle connaissait désormais bien, ferma la porte, et se positionna à l’endroit demandé. Fraise avait l’impression à cet instant que son coeur allait sortir de sa poitrine, tant son battement était puissant et rapide. Elle était consciente que ce qu’elle s’apprêtait à faire aller lui attirer de sombres ennuis, mais se sentait vraiment coupable de rester silencieuse devant l’injuste situation dont elle avait connaissance. Rassemblant ses esprits, et son courage :

    Monsieur le Directeur, si j’ai demandé à vous voir, spontanément, ce n’est pas pour rapporter ce qui s’est produit en votre absence. Voyant le directeur se lever vivement de son fauteuil, elle porta ses mains sur sa tête, dans un mouvement précipité. Du moins, ce n’est pas exactement l’objet de ma démarche… Il s’est certes passé des choses en votre absence mais ce dont je voulais vous parler concerne davantage une profonde injustice, que je crois savoir que vous n’apprécierez pas.

    Fraise était à présent au pied du mur. Elle savait qu’à ce stade, elle en avait trop dit et qu’elle ne pouvait plus faire machine arrière… Pourtant, elle marqua un grand silence, incapable de poursuivre sa narration, prise d’un redoutable vertige à l’idée que son acte allait attirer de terribles conséquences, pour elle et pour ses petites camarades.

    "Fi des femelles décharnées, vive les belles un tantinet rondelettes !"

    #7417
    Monsieur No
    Participant


    Jupe relevée ! tonna le directeur. Et ne perdez plus de temps en précautions oratoires : je vous ai demandé des noms et des faits.”

    Le visage du directeur était tendu. Tout le bénéfice de ces quelques jours de détente semblait déjà perdu.

    “À moins que vous n’ayez besoin que l’on vous encourage à parler ?” ajouta-t-il, d’un ton sec comme un claquement de martinet, en posant sa main sur le paddle de cuir que Fraise ne connaissait déjà que trop bien.

    #7418
    Fraise Des Bois
    Participant


    Non Monsieur, inutile. Elle releva sa jupette comme on venait de l’en sommer. Bien qu’elle n’eût pas encore parlé, et que le directeur n’eût aucune raison de chercher à la sanctionner (pour le moment en tous cas), elle obéit sans résistance.

    C’est à propos de ces inscriptions, Monsieur… que vous avez probablement vues à votre retour de congrès… Le Professeur Max a cru devoir fouetter Succube, sur dénonciation, alors que…

    Fraise ne savait plus comment finir sa phrase…

    "Fi des femelles décharnées, vive les belles un tantinet rondelettes !"

    #7425
    Monsieur No
    Participant


    “Alors que quoi ?” demanda le directeur d’un ton inquisiteur, prenant le paddle en main, son regard fixé sur Fraise.

    #7428
    Fraise Des Bois
    Participant


    Alors qu’elle n’est pas la seule responsable de cette bêtise, Monsieur. Je trouve très injuste qu’elle soit punie et pas… et pas nous autres… Fraise déglutit bruyamment tant il lui avait été difficile de poser cette affirmation.

    "Fi des femelles décharnées, vive les belles un tantinet rondelettes !"

    #7431
    Monsieur No
    Participant


    Le directeur continuait à fixer Fraise, qui ne quittait pas des yeux ses mocassins vernis, n’osant soutenir le regard terriblement intimidant de cet homme. Il ouvrit un tiroir de son bureau et en sortit une feuille de papier, sur laquelle il posa son stylo-plume.

    “Approchez. Vous allez inscrire le nom de toutes les conspiratrices sur cette feuille, en indiquant leur part de responsabilité dans cet acte de vandalisme. Une fois que ce sera fait, vous ôterez votre jupe et irez vous positionner au coin, à genoux, mains sur la tête. Exécution.”

    #7436
    Fraise Des Bois
    Participant


    Fraise était soulagée qu’on lui permette de ne pas prononcer les mots qu’elle s’apprêtait à livrer. Elle saisit la feuille de papier blanc, et s’assit sur le bord de la chaise, devant le bureau de Monsieur No.

    Hésitante, elle commença à écrire :

    Idée initiale : Fraise (très mauvaise idée, j’en suis consciente et vraiment, vraiment désolée… je précise que je suis prête à tout nettoyer pour réparer les dégâts causés).
    Validation : @misty, @liberty, @succube
    Proposition d’utiliser la confidence pour échapper à une sanction méritée : @siah
    Création du slogan : Liberty
    Diversion par bris de carreau à l’aide d’un ballon : Misty
    Guet : Fraise
    Inscription : Succube
    Dénonciation par caftage : Misty
    Proposition de faire retomber la faute sur L. : Liberty
    Proposition de faire retomber la faute sur le Professeur Max ou des voyous de quartier : Fraise
    Punition par le Professeur Max: Succube (et fraise, dans une bien moindre mesure)
    Repentir actif : Fraise

    Au moment où elle mit un point final à son écrit, elle eut envie de déchirer la page, mais elle se ravisa, détestant l’idée de l’injustice subie par Succube plus encore que la correction à laquelle elle s’exposait. Elle posa son stylo et tendit la feuille à Monsieur No, sans le regarder. Elle se rendit alors dans le coin de la pièce comme demandé, s’agenouilla et attendit.

    "Fi des femelles décharnées, vive les belles un tantinet rondelettes !"

    #7439
    Monsieur No
    Participant


    Le directeur se saisit de la feuille.

    “Ai-je besoin de vous rappeler la seconde partie de mes instructions, jeune fille ?” dit-il tout en parcourant des yeux la confession de Fraise.

    Puis, sans attendre, il appuya sur le bouton de l’interphone.

    “Daphné, je veux voir mesdemoiselles Misty, Liberty, Sia et Succube dans mon bureau. Au plus vite.”

    #7440
    Fraise Des Bois
    Participant


    Non Monsieur…

    Fraise dégrafa sa jupe, la plia hâtivement en une forme de petit boudin et la glissa sous ses genoux. Elle posa alors derechef ses mains sur le haut de sa tête, et attendit.

    "Fi des femelles décharnées, vive les belles un tantinet rondelettes !"

    #7443
    Fraise Des Bois
    Participant


    Se répétant en elle-même ce qu’elle venait d’entendre, Fraise crut devoir réagir. Elle fit pivoter légèrement son buste vers Monsieur No et trouva juste de lui préciser :

    Monsieur le directeur, je vous ai dit que Succube avait déjà été punie… assez sévèrement, de ce que j’en ai entendu, par le Professeur Max…

    "Fi des femelles décharnées, vive les belles un tantinet rondelettes !"

    #7447
    Monsieur No
    Participant


    “Et je vous ai parfaitement entendu, mademoiselle Fraise, répondit le directeur. Contrairement à vous, je n’ai pas besoin que l’on me dise plusieurs fois les choses. Maintenant, plus un mot ! Et ôtez cette robe de sous vos genoux : vos parents ne vous ont pas acheté ce bel uniforme pour que vous le laissiez traîner par terre.”

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