Le bureau de Mr Thomson

Accueil Forums Discussions générales Récits Le bureau de Mr Thomson

4 sujets de 1 à 4 (sur un total de 4)
  • Auteur
    Messages
  • #81910
    la vilaine
    Participant


    « Mais qu’est-ce que je fais là ?… », se demandait Alice, le cœur battant la chamade, tandis que ses pas l’amenaient petit à petit dans le fond de ce long couloir aux tons rouge sombre. Alors que d’habitude, on peinait à trouver un instant de tranquillité dans cet établissement, à toujours être entourée des autres filles ou de professeurs, là Alice se retrouvait étrangement seule, dans un environnement étrangement silencieux.

    C’était le début du mois d’octobre et l’automne était tombé d’un coup, froid et venteux. En ce début de soirée de samedi, il ne restait que quelques filles dans le bâtiment. La plupart rentraient chaque week-end dans leur famille. Alice avait préféré rester là : elle en avait assez de l’ambiance familiale pesante, des disputes de ses parents.

    Elle avait ainsi commencé à sympathiser avec quelques filles qui elles aussi restaient le week-end au pensionnat – pour des raisons certes variées, mais qui soulignaient tout de même un trait commun entre toutes : l’absence de cocon familial. Elles se sentaient vaguement différentes des autres. Peut-être un peu plus autonomes, voire vaguement grandes.

    Il était 20h. La nuit était arrivée, on entendait le vent souffler fort au dehors. Alice n’était pas mécontente d’avoir intégré ce pensionnat. D’avoir en quelques sortes un lieu auquel elle appartenait et où elle avait sa place.

    Mais ce samedi soir, la situation était très particulière. Elle avait beaucoup hésité à prendre sa décision.

    Le discours du Directeur, lors de leur première matinée au pensionnat, avait fait forte impression à toutes. Alice en avait retenu l’idée qu’il fallait obéir, vraiment, rentrer dans le rang, travailler. Et faire preuve de vertu, à tout moment. Lorsque le Directeur avait parlé, debout sur l’estrade, on aurait entendu une mouche voler. Parmi la centaine de filles assises sur les bancs, en face de lui, aucune n’avait osé commenter, sourire, ni même chuchoter. Et quand il avait abordé le sujet de la masturbation, aucune n’avait non plus osé baisser le regard – par peur peut-être d’attirer l’attention ou de laisser soupçonner une attitude de défi. Les joues s’étaient empourprées, dans les rangées, tandis que le Directeur avait énoncé les règles.

    C’était la première fois qu’Alice entendait quelqu’un parler de masturbation. Evidemment, elle savait de quoi il retournait – mais c’était un sujet tellement intime et embarassant, qu’elle crut s’évanouir lorsque le Directeur l’aborda, tout en les dévisageant à travers les rangées.

    La masturbation était absolument interdite au pensionnat. C’était même peu de le dire : le Directeur avait eu des mots très durs, très gênants, évoquant « le vice » et « la perversion ». Il avait martelé : « absolument interdite ». Et avait ensuite demandé : « Est-ce que c’est clair ? ». Personne n’ayant osé répondre, il avait donc répété sa question plus fort – et face à ce ton autoritaire et menaçant, toutes les filles avaient répondu « Oui, Monsieur ».

    Le Directeur avait fini par ajouter cette phrase, qui depuis tournait par moments dans la tête d’Alice : si tentation était trop forte, alors on était invitée à venir dans le bureau de Mr.Thomson.

    Les premières semaines, Alice s’était appliquée à être la plus irréprochable possible. Elle qui d’habitude était plutôt « à la cool », elle avait veillé à être la pensionnaire sage, obéissante et travailleuse que l’on attendait. Elle se levait sitôt que la cloche sonnait. Veillait à toujours bien se coiffer, à avoir un uniforme propre et aussi peu froissé que possible, à s’appliquer dans son travail, à ne pas chercher d’histoires avec les autres filles, à répondre poliment à chacun de ses professeurs. Et elle était fière de tous les efforts qu’elle avait réussi à fournir – fière de pouvoir être une Alice aussi convenable.

    Mais les jours passaient et ce qui, au départ, n’était qu’un vague petit sujet, devint finalement un réel tracas, qui revenait sans cesse et la travaillait, parfois plusieurs heures par jour. Cette tension au bas de son ventre.

    Ce samedi-là, elle avait donc beaucoup hésité. Il reignait un tel ordre et une telle discipline (et elle s’y soumettait si bien) qu’il lui paraissait impensable d’oser enfreindre « la règle »… Mais par ailleurs, cela lui semblait tellement embarassant de venir avouer son état (ce besoin de se masturber) à quelqu’un – qui plus est, à un homme adulte faisant partie de la Direction.

    Au final, la conclusion était venue à elle : elle voulait obéir, respecter les règles, et se trouvait face à une difficulté. Elle acceptait donc de suivre l’injonction du Directeur : aller voir Mr.Thomson.

    Elle imaginait un Monsieur plutôt âgé, comme un Docteur, qui aurait vu passer des générations de jeunes-filles. Et qui les écoutait d’un air compréhensif, leur donnait éventuellement un sirop ou un médicament pour calmer les nerfs, et accordait discrètement l’autorisation de se toucher.

    Voilà : Alice se trouvait devant la fameuse porte. Un écriteau en bois : «  Mr.Thomson ». Heureusement, toute cette aile du bâtiment était déserte, le week-end, et personne n’avait pu voir qu’elle se rendait dans le bureau de ce Monsieur aux étranges attributions.

    Son cœur battait fort. Elle rajusta son uniforme, lissant le tissu de sa jupe grise, remettant sa chemise blanche correctement en place, de même que le petit pull marine. Elle remonta ses chaussettes foncées jusqu’aux genoux, de manière bien symétrique sur ses deux jambes. Ses cheveux étaient convenalement coiffés, avec une queue de cheval bien nette. Légèrement rassurée par son apparence, Alice leva son bras tremblotant. Resta quelques secondes ainsi, écoutant les battements de son cœur dans ses oreilles. Et frappa trois petits coups. « Oh mon Dieu, qu’est-ce que je fais ? » pensa t-elle aussitôt.

    Quelques secondes passèrent. Alice tendit l’oreille. Peut-être le bureau était-il vide à cette heure-ci. Oui, c’était évident, la plupart du personnel encadrant devait quitter les lieux le week-end. Rassurée, Alice allait repartir quand elle entendit derrière la porte : « Entrez ! ».

    Une goutte de sueur perla sur son front. Elle prit la poignée et entra, le feu aux joues.

    C’était une grande pièce, plutôt austère, avec un large bureau en bois. Et sitôt qu’elle referma la porte derrière elle et leva les yeux, elle comprit son erreur : M.Thomson n’était pas un vieux Monsieur expérimenté et compréhensif, un confesseur bonhomme et bienveillant, mais un homme grand, plutôt bien bâti, d’environ 40 ans, à l’air sévère.

    « Oui ? », demanda t-il assis derrière son bureau, sans lever les yeux de ses papiers.

    « Je… euh… je suis venue vous voir… »

    Alice ne trouvait pas les mots. Elle avait besoin de son aide, à lui, pour qu’il comprenne sans qu’elle n’ait à en dire plus. Il devait savoir pourquoi elle était là. Il n’était question de M.Thomson pour aucun autre sujet, qu’il s’agisse des études, du sport ou des choses administratives.

    Mr. Thomson finit par lever les yeux et la détailla, de ses yeux gris perçants.

    « Jeune-fille, on ne va pas y passer la nuit. Que puis-je faire pour vous ? »

    Tout l’incongru de la situation lui apparut : elle, jeune-fille sage et travailleuse, venait trouver cet homme d’une quarantaine d’années, un inconnu, pour lui confier qu’elle ressentait le besoin de se masturber.

    « Euh… Désolée… Je crois que je me suis trompée de bureau ».

    Et Alice s’apprétait à faire demi-tour quand elle entendit :

    «  Non. Vous restez »

    La voix était ferme, habituée à être obéie.

    Il se leva, laissant voir un corps long et entretenu, ainsi qu’un costume gris impeccable. Il fit le tour de son bureau pour s’approcher d’Alice.

    « 2e fois. Je vous conseille de me répondre immédiatement. Que faites-vous ici ? »

    Il s’est planté juste devant elle. Elle baisse les yeux, cherche quels mots utiliser, tremble de ces quelques secondes de silence, et craignant sa réaction si elle prenait plus de temps à répondre, bredouille :

    « Je… suis venue… parce que… euh… j’ai un souci… j’aimerais… pouvoir euh… »

    Il prend soudain son menton dans sa main et le relève fermemement.

    « Vous me regardez dans les yeux quand vous me parlez, Mademoiselle. Est-ce clair ? »

    Morte de honte, Alice relève les yeux. Elle sait que ses joues sont toujours aussi rouges qu’à son entrée dans le bureau, une minute plus tôt.

    « Oui Monsieur », parvient-elle à dire.

    La main tenant toujours le menton d’Alice, ses yeux plongés dans les siens, il articule calmement :

    « Bien. Maintenant c’est votre dernière chance – et je vous recommande de la saisir. Pourquoi êtes-vous ici Mademoiselle ? »

    Ses yeux à lui si près, qui la scrutent. Alice sent que les larmes ne sont pas loin. Comme un sentiment très fort de défaite, de honte.

    « Je… Je suis désolée… J’ai beau essayer de penser à autre chose, de travailler sérieusement chaque fois, je… je n’arrive pas à penser à autre chose… Je n’y peux rien… Je suis désolée… Je… J’aimerais avoir l’autorisation de… pouvoir me masturber, parfois… ».

    Il la dévisage quelques instants, sans rien dire. Puis relâche son menton.

    Peut-être va t-il me signer une autorisation ? Se dit alors Alice. Ou va t-il me sermonner, comme il a dû le faire à pas mal d’autres jeunes filles avant elle ?

    « Mains sur la tête », dit-il froidement.

    Alice obéit, tremblante. Elle aimerait cacher son visage, même disparaître, mais non, impossible. Et devoir soutenir le regard de Mr. Thomson lui semble de plus en plus difficile. Encore plus dans cette position humiliante.

    Il la regarde. Elle attend, le cœur encore plus affolé qu’à son entrée.

    Là, Alice croit défaillir : il approche ses mains, saisit le tissu de la jupe… et le remonte d’un coup. Visiblement habitué à ce mouvement, il retourne ensuite le tissu, trois ou quatre fois, et finit par le coincer à la taille. La voici en culotte face à lui. Mais que se passe t-il donc ?… Alice ne comprend plus. Est-ce pour l’humilier ?

    Quelques secondes passent. Alice sent l’air frais passer sur ses cuisses. Elle devine le spectacle qui s’offre à cet homme devant elle. Elle pense notamment à sa petite culotte blanche en coton, toute sage, qui doit laisser deviner certaines de ses formes intimes.

    Alors qu’elle pense avoir touché le fond, Alice a à peine le temps de voir Mr Thomson tendre à nouveau les mains… et les poser sur sa culotte, au niveau de ses hanches. Non ! C’est pas possible ! Il ne va pas faire ça ! Dans un mouvement réflexe, Alice retire les mains de sa tête et vient appuyer sur les bras de Mr Thomson, comme pour se protéger. Aussitôt, une main en l’air et paf ! Cette gifle sèche sur sa joue.

    « Vos mains ! »

    Alice remet aussitôt ses mains sur la tête. Et à ce même instant, elle sent sa petite culotte glisser vers le bas et s’arrêter à mi-cuisses. Jamais elle n’a connu une telle honte. Son sexe ainsi exposé devant cet homme, sa culotte à mi-cuisses (dont elle espère que le fond n’est pas souillé…), ses joues rouges (encore plus celle qui vient d’être giflée), ses mains sur la tête.

    « Très bien Mademoiselle. Vous êtes venue ici pour demander l’autorisation de vous masturber, c’est bien cela ? »

    Alice déglutit. Quelle horreur, c’est encore pire que ce qu’elle pensait, il imagine qu’elle veut se masturber là dans ce bureau ! Elle cherche ses mots et bredouille :

    « Enfin, non pas vraiment Monsieur, pas me masturber ici là devant vous… »

    « Vous êtes venue demander l’autorisation, oui ou non ? »

    Elle se retient de pleurer mais sent les larmes toutes proches.

    « Oui… Monsieur »

    Il la regarde dans les yeux, puis baisse son regard jusqu’au bas ventre d’Alice.

    « Alors, si vous voulez vous masturber, vous allez le faire, petite vicieuse. »

    Et il ajoute :

    « Ici et maintenant »

    Puis :

    « Et cela sera ainsi à chaque fois que vous serez incapable de vous retenir, petite perverse. A chaque fois, vous viendrez ici, dans ce bureau. Et vous procéderez à votre vice ici, sous mes yeux, sous mon contrôle. »

    Alice sentit les larmes piquer ses yeux. Certes elle ressentait ce besoin de se soulager, depuis plusieurs jours. Certes son sexe était gonflé depuis ce milieu d’après-midi. Mais comment était-ce possible : se mastuber devant lui ? Vraiment ?

    Ses pensées furent stoppées par un nouvel ordre :

    « A genoux ! »

    Elle obéit, au ralenti, comme une automate – elle avait compris qu’ici, dans ce bureau, elle n’avait aucun choix. Que lui décidait de tout.

    Elle se retrouva à genoux sur le parquet, la culotte toujours à mi-cuisses, les mains sur la tête.

    « Allez-y. Et je vous interdit de quitter mon regard. Je veux que vous sachiez à tout instant que c’est moi qui décide pour votre corps, pour votre masturbation. Et lorsque cela sera le moment, vous me demanderez l’autorisation de jouir. Nous verrons alors si vous y êtes autorisée ou non ».

    Alice descendit les mains de sa tête. Elle était abasourdie. Elle resta ainsi, quelques instants, à genoux, sans savoir quoi faire. Mr Thomson était environ un mètre devant elle, posé sur le bord de son bureau, les bras croisés. Attendant.

    Alors elle descendit une main, lentement… et posa deux doigts sur le haut de ses lèvres. Ses yeux s’étaient fermés, automatiquement, dans un réflexe pudique.

    « Qu’ai-je dit, Mademoiselle ? »

    Doucement, elle rouvrit les yeux. Les posa sur les chaussures de Mr Thomson, et remonta, doucement, doucement, jusqu’à son visage à lui. Elle était morte de honte. Et son sexe était humide.

    #81928
    laurentfrou-ge1
    Participant


    Le temps passe mais cette Alice reste toujours très fidèle à ses déboires tout en nous surprenant encore. Belle longévité.

    #81930
    la vilaine
    Participant


    Le temps passe mais cette Alice reste toujours très fidèle à ses déboires tout en nous surprenant encore. Belle longévité.

    Haha… 😉 « Longévité » ça m’évoque une vieille dame de 80 ans encore bien accrochée… 🤔 (ce que je suis peut-être 🙃)

    #81933
    laurentfrou-ge1
    Participant


    Ok, belle persévérance. Jolie continuité.

4 sujets de 1 à 4 (sur un total de 4)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
PHP Code Snippets Powered By : XYZScripts.com