Le Bistrot latino

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  • Ce sujet contient 11 réponses, 12 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Baccardi, le il y a 12 mois.
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  • #49500
    Eva
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    22h30 Nous sortons en riant du bar latino où nous passons la soirée(Monsieur et moi). Nous sommes dans une ruelle pavée, au cœur de la vieille ville. Sur le tableau électrique des affiches collées et déchirées donneraient presque une atmosphère surannée. La musique endiablée nous parvient au rythme de l’ouverture du sas qui n’a jamais vraiment fonctionné.

    Il m’avait proposé le thème de la soirée, et en fin d’après-midi j’étais passée chez le caviste chercher un cigare. Il ne fume pas souvent, mais nous connaissons quelques amateurs, je savais donc où aller et que choisir.

    J’adore ce caviste d’ailleurs. Tout est en boiserie, et vitrines, avec de jolies boites en bois à l’intérieur.

    C’est très masculin. Un côté feutré mais de salon cuir.

    J’en suis ressortie avec un cigare cubain dans un petit étui à visser estampillé. Assez contente de ma ballade. Je me suis même pris un cigarillo Julieta, histoire de rire et de gouter. Après tout pourquoi pas ?

    Et puis parce que une soirée « latino » ne le serait pas sans une femme « femme », je suis rentrée et ai enfilé ma plus jolie robe courte. Je ne la porte jamais en fait. Elle est jaune, à bretelles croisées dans le dos et décolleté, légèrement évasée. Elle tombe très bien sur mes hanches son tissu étant fluide et élastique et fait une jolie patineuse mais…elle est très courte.

    Je décide donc de la « twister », avec mon perf en cuir, et des chaussures à talons noires. Latino rock ?

    Mais revenons, à nous !

    La soirée chez Julieta est à la hauteur de sa renommée, et son cocktail caîpirinha….à tomber. Ou à danser.

    Des airs de Salsa se succèdent. Nous ne la dansons pas vraiment, mais nous dansons. En tous cas, je suis bien dans ses bras, à onduler lascivement.

    Les autres couples sont enlacés, l’ambiance est surchauffée, à s’enflammer.

    Une jambe passée entre les siennes, sa bouche contre mon oreille, je passe mes jambes de deux en deux, ce qui fait balancer mes hanches contre les siennes et frotter mes seins contre son torse.

    Je sens son sexe tendre le tissu de son jeans et ça m’excite profondément. Enivrée de désir et peut être un peu de Caîpi je me laisse porter par la musique et son rythme.

    C’est alors que Monsieur m’a soufflé à l’oreille : Rentrons.

    Il me tient fermement par le bras, et j’aime ça. A la sortie il passe même un bras pardessus mon épaule et nous rentrons en marche rapprochée. L’air de la nuit étant un peu frais après l’atmosphère surchauffée du bar, cette douce chaleur qui exale de lui me fait comme un cocon douillet. Seules mes jambes sont exposées au froid, le reste est bien au chaud entre ses bras.

    A la maison, je n’ai pas fait long feu. Il m’a plaqué contre le mur dans l’entrée, et me regardant droit dans les yeux, en me tenant le menton et la joue me dit :

    -Mais tu sais que cette petite robe est un appel au crime ? à la trousser ?à la fessée ?

    -Quoi ?mais je l’ai mise pour toi…dis-je en battant des cils.

    -Oui et elle me plait. Mais ça ne va pas m’empêcher de claquer ce joli cul de petite ….

    -De petite quoi ? lui dis-je implorant un peu des yeux.

    Tout pour faire sortir le Mâle.

    En réponse, il m’a retournée contre le mur, m’a placé les mains, écarté les jambes et soulevé le bas de ma robe, en m’ordonnant de ne pas bouger. Il part dans la chambre et vaque à ses affaires me laissant exposée en plein milieu de l’entrée jupe troussée en culotte.

    L’alcool me monte un peu à la tête dans cette sorte d’effervescence de pensées. Je suis tous ses mouvements de loin, mais ne dis rien et ne bouge pas. Les mains toujours posées sur ce bout de mur, que je sens limite faire partie du bout de mes doigts.

    J’attends et je sens l’air sur mes cuisses, ma robe plus serrée à la taille là où elle est remontée et pincée pour tenir.

    J’ai envie de bouger, de continuer à danser. D’ailleurs, y penser me fait décaler mon poids et du coup glisser le talon sur le parquet.Je suis obligée de ramener mon pied, et donc..j’ai bougé.

    Monsieur a vu ou entendu mon mouvement depuis la cuisine. Je l’entends revenir d’un pas décidé, et je sens sa main venir saisir ma nuque.

    De nouveau sa voix revient à mon oreille, son souffle au creux de mon cou :

    -Hé beauté !T’as bougé !dit il en jouant avec l’élastique de ma culotte en dentelle.

    Je respire plus vite, car j’attends la claque en fait, mais non rien. Il se contente de me sentir le bout des cheveux, et je sens son sourire. Cette sensation est si intense qu’elle me fait ployer les genoux, tendre les reins et pointer les seins.

    Il me quitte alors, et j’ai envie de crier au désespoir, reviens ! reviens me toucher le bout des cheveux et d’un souffle me faire vriller nerfs et pensées. Mais je ne dis rien.J’attends.

    Au bout de quelques minutes, un air de musique latino s’élève. Un peu plus douce que celle du bar, mais tout de même entrainante, et de toute manière très sensuelle.

    Il passe près de moi, se rend au salon et s’installe.

    J’entends un :Viens ici !

    Il s’est assis dans le fauteuil son verre à la main. Quand j’entre, je suis comme d’habitude saisie par sa prestance. Il emplit la pièce de sa présence. Il est vraiment très masculin, ses cheveux sont noirs, il est naturellement de teint mat, et sa barbe qui commence à repousser me fait craquer. Je souhaite sentir la douceur ferme de ses lèvres en contraste avec le côté rêche de cette barbe.

    Je me mords la lèvre à cette pensée, me rendant aussi compte que je me suis figéepour le regarder.

    Alors je franchis l’espace qui nous sépare, en adaptant mes pas au rythme de la musique et en balançant légèrement mes hanches. Quand j’arrive à sa hauteur, il passe juste une main au-dessus de l’accoudoir pour la poser sur mes fesses, et me fait assoir dessus en me demandant de croiser mes jambes, bien haut. Alors je serre mes cuisses, ramène ma jambe droite au-dessus de la gauche et me tenant aussi droite que possible, je la remonte encore plus haut. Ainsi je suis joliment « posée » sur cet accoudoir de canapé, fesses nues, mes jolies (c’est lui qui le dit !;)) jambes exposées, et la bride fine de mes talons faisant un joli bracelet de chevilles.

    Il me tend alors mon verre avec un petit sourire. Je souris aussi. Je vois de petites paillettes rouges qui sont comme posées sur les glaçons et le jus de fruit. C’est un rhum piment !

    J’adore ça ! Déjà parce que le cocktail est sous forme de planteur et que ça se boit vraiment tout seul. De plus, le piment bien dosé apporte un petit peu de piquant et chauffe délicatement la langue et les lèvres. Et parce que le cocktail rhum /piment…ça fouette le sang !

    Il rit en me disant qu’on dirait une chatte devant un verre de lait. Tellement mes yeux brillent.

    Et il a raison chatte je suis. J’ai tout bu. Jusqu’à la dernière petite goutte tout en discutant.

    A un moment, il me dit, Alors, comme ça tu fais ta belle du soleil?

    -Mhum, oui. Tu aimes ?

    Il se lève et me reprends dans ses bras, d’un geste souple de la main. Je me retrouve collée contre lui, ses mains plaquées sur mes fesses.

    -Tu sais que tu mérites, que je te fesse et que je te baise.

    -Je lui souffle un oui, tout en ondulant contre lui.

    Il me penche alors sur le fauteuil. Fesses bien hautes. Je le sens attraper ma culotte et jouer avec. Il la descend,un peu, beaucoup, la remonte, un peu beaucoup. Je sens le tissus glisser telle une caresse sur mes fesses. Puis il tire, plus haut, et cela vient légèrement cisailler mon sexe.

    Je me sais déjà mouillée, alors que la fessée n’a même pas commencée. Mais je suis aussi chaude que la braise, aussi piquante que le piment.

    J’entends alors ce bruit que j’aime tant. Il ote la boucle de sa ceinture en un cliquetis, et j’entends le cuir se retirer des passants. Je suis suspendue à ce son. En attente.

    -Tu aimes le cuir ?

    Cette question me met dans un état…second. Oui ! Oui !

    Il me tend alors sa ceinture, et me dit : baise.

    Alors je me penche sur sa ceinture tendue et je sens. L’odeur du cuir, de son cuir, la texture et la douceur sous mes lèvres. Je la baise. Oh oui !

    Il la retire de sous ma bouche et vient effleurer mes reins avec. Je lui tends mes fesses le plus possible, en un appel qui dit : viens ! Viens me fouetter le sang.

    Lorsqu’elle s’abbat une première fois je sursaute. Le coup est tombé sur le centre des fesses, cinglant. Je me retourne même pour voir…

    Et là je comprends, il ne l’a pas pliée en deux. Il l’a enroulée sur son point, laissant une langue de cuir dune trentaine de centimètres. Ainsi effectivement elle claque moins qu’elle ne fouette.

    Ma bouche reste ouverte sur le « O », alors que je reprends la position et regarde à nouveau le cuir du fauteuil.

    Il prend même de la distance, et frappe à nouveau. Puis encore et encore. Je couine et piaille un peu, au début. Arrivé à dix, il me demande de me relever, tout en me saisissant les cheveux.

    Tenue bien tendue par cette corde naturelle, j’étire tout mon corps et me fait aussi grande que je le peux perchée sur des talons déjà bien hauts. Quand je suis aussi tendue que la corde d’un arc, il me dit de tenir ainsi.

    Je vacille un peu sur mes talons quand il relâche mes cheveux mais essaye de tenir tant bien que mal la position, passant limite des demis pointes aux pointes. Je tremble un peu alors qu’il prend du recul.

    Quand il frappe, je crie et ma hanche se tourne sous l’impact. La langue de cuir est venue lécher le haut de ma cuisse sur le côté.

    Il frappe à nouveau de la même façon, et elle mord carrément cette fois. Je danse littéralement sous ses coups. Levant une jambe, puis l’autre, tournant les hanches à droite puis à gauche, attrapant les coups en cherchant à les esquiver.

    Mes mains, dont je ne sais pas quoi faire, quittent ma tête, redescendent vers les épaules. Elles ébauchent des mouvements réflexes vers mes fesses, mais n’y vont pas, je sais à quel point un coup de ceinture sur les doigts fait mal !

    Je finis par craquer, de tendue je passe à souple. Les claquements de la ceinture s’enchainent et je me penche en avant sous la puissance de ses coups. Je suis mains posées sur les genoux, puis toujours au rythme de la musique je m’en vais les poser sur le sol.

    Je fais comme un pont entre lui et moi, je tends mes jambes écartées le plus possible, lui offrant toute la vue, et mes envies.

    Il fait tomber le cuir, frappe une fesse, l’autre, le haut des cuisses aussi. Je compte quelques fois, pour moi, arrive dans ma tête à vingt et reprends. Je ne sais jamais au final combien de fois je reprends. Je ne sais définitivement pas compter l’esprit en fessée.

    Je suffoque presque tellement c’est vif. Je me sens couler, partir, le sang monté à la tête et la sève coulant entre mes cuisses.

    Je l’entends alors dire : Jolie couleur.

    Là il s’arrête. Mes fesses sont brulantes, irradiantes, sur toute leur surface. Je pose ma main dessus et les sens chaudes. Je sens sur ma hanche là où le cuir a mordu, les traces vives, qui restent en souvenir.

    Sur le haut de mes cuisses aussi, la douleur « ressort » différemment. Je sens les endroits fragiles où la langue s’est attardée avec une grande vivacité.

    Il me dit alors : Redresse toi.

    Quand je me relève, la jupe se décoince à la taille et retombe joliment à sa place.

    Il sourit, me demande de me tourner pour « montrer ».

    Alors que je m’exécute, lui jetant un regard par-dessus l’épaule, je vois son sourire s’agrandir alors qu’il ajoute :

    -Cette robe est un peu courte maintenant chérie, il va falloir patienter pour la remettre.

    Et effectivement, de grosses marques rouges barrent mes cuisses, juste sous le tombé de la robe.

    D’un air mutin, je fais alors glisser une bretelle, puis l’autre, expose mes seins aux pointes bien tendues, et me retourne pour lui montrer mon cul lorsqu’elle tombe à mes pieds.

    Et donc après m’avoir fessée, il m’a baisée. Comme promis.

    Par contre moi j’ai oublié de lui offrir le cigare ! Ce sera pour une prochaine histoire 😉

    Se révèle être "comme une boule de flipper,qui roule qui roule...".

    #49502
    insolite06
    Participant


    Rhum, piment, cuir et langueurs lascives et latinos… joli cocktail!… et joli texte aussi!…

    #49504
    anatole
    Participant


    Un grain de sel sur un cigare oublié dans son étui? Plein de jolies saveurs dans cette histoire….

    Je me sentirais vieux le jour où mon sexe ne me servira plus qu'à pisser

    #49507
    salamboflaubert75
    Participant


    Rythmé, entraînant et sensuel… J’ai adoré ce récit et ne je suis pas tellement étonnée du récit qui te l’a inspiré…

    Sal

    #49510
    lunapower
    Participant


    Vraiment super ton récit @evaeyes 🙂 Je vais me faire un Mojito pour me rafraîchir ^^

    #49512
    Badine79
    Participant


    Cigare rhum salsa tango sensualité
    Musique latino b adore merci

    #49530
    Anonyme
    Inactif


    Merci Eva pour cette belle histoire, elle m’a ravie comme à chaque fois que je te lis, j’ai particulièrement aimé la fin, avec le sourire. Merci pour ce bon moment.

    #49534
    ontheknee
    Participant


    Très caliente, charmant cocktail sensuel et cuisant ,Salsa du démon ou Comparsita plus torride ,plutot très bien narrée cette histoire…

    #49548
    SandrineG🍑
    Participant


    Caliente…Très envoutant, sensuel…piquant!

    Bravo et merci!

    "Et mes fesses, tu les aimes mes fesses" ;-)"

    #49553
    Loup_solitaire
    Participant


    Woaw qu’elle intensité qui se dégage du début à la fin! J’ai adoré, merci

    Créateur de chaleurs corporelle

    #49627
    Marine
    Participant


    Bonjour, moi aussi j’ai adoré, bravo pour ce joli récit 🙂

    #49652
    Baccardi
    Participant


    Superbe texte. Merci

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