Jusqu’où ?

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 19)
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  • #58896
    FrenchTouch
    Participant


    Une question me taraude ce soir, alors je vous la soumets. Elle a sans doute été traitée ailleurs. Fesseurs et fessées peuvent y répondre, mais je pense qu’elle parlera surtout à celles et ceux d’entre vous qui ont un certain goût pour l’exploration des limites (de ce que l’on peut subir ou infliger sans que le lien, le jeu, le plaisir se perde).

    Jusqu’où fessez-vous ?

    Il y a ceux dont la cérébralité se satisfait de l’ébauche d’une punition, ceux qui aiment des fesses uniformément roses, bien rouges, ou très marquées, ceux qui atteignent souvent les larmes, ceux qui s’arrêtent un peu trop tôt et ceux qui ne savent pas s’arrêter.

    Pour moi-même, je ne sais pas exactement. Ça varie beaucoup, mais ma tendance (pas toujours mais souvent) est d’aller aussi loin que possible.

    Je ne suis pas très sensible aux larmes, que je ne recherche pas. Je préfère que l’on me supplie plutôt que l’on pleure, mais je sais que les larmes sont souvent le signe d’un lâcher prise important pour ma partenaire. Je trouve juste qu’il y a quelque chose d’un peu solitaire à ces larmes, souvent. Entre elle et elle.

    Anecdote : un jour que je cravachais une belle amie, avec soin et méthode, elle a eu une remarque un peu provocante entre deux coups. Une insolence. Avec une spontanéité inhabituelle, je lui ai administré un parfait coup de cravache, ample et délié, sans le moindre souci de mesure. Je l’ai cinglée si fort que j’en ai pris un peu peur, sur le moment.

    Elle a crié. Un cri bref de surprise et de douleur, suivi d’une profonde inspiration. Puis le silence et un petit moment hors du temps, avec que je la sermonne (inutilement, elle avait compris), et que nous reprenions. C’était limite. C’était bien.

    Alors finalement, je crois que je sais : ce que je préfère, mesdames, c’est de vous entendre crier.

    • Ce sujet a été modifié le il y a 4 mois et 1 semaine par FrenchTouch.
    • Ce sujet a été modifié le il y a 4 mois et 1 semaine par FrenchTouch.

    Adepte du tout répressif

    #58897
    LeSpanker
    Participant


    Je n’ai jamais eu l’occasion de fesser/fouetter une soumise jusqu’aux larmes, mais j’aimerais beaucoup vivre cette expérience un jour.

    #58899
    Spankheure
    Participant


    Personnellement,j’aime aussi explorer les limites et les possibilités avec ma partenaire. Bien-sûr, toujours dans la limite du respect et des limites déterminés avant. Aller jusqu’au larmes ne me dérange pas (bien au contraire), et même chose si je dois être moyennement ou particulièrement sévère ou bien à l’inverse, d’une grande douceur.

    #58908


    Dans les limites, vous ne devriez jamais vous fixer d’objectif. Les limites changent même chez la même personne en raison d’une multitude de facteurs (état émotionnel, sentiment de culpabilité …..) Je crois que le bon fesseur est celui qui sait analyser les traces et sait toujours arriver au point exact, sans rester bref et sans aller trop loin.

    #58924
    Anonyme
    Inactif


    @frenchtouch votre écrit me plonge dans la nostalgie d’un moment vécu. Merci

    #58926
    Lord Stephen
    Participant


    Je suis assez d’accord avec @mariposasdechocolate.

    Il ne faut surtout pas se fixer d’objectifs à atteindre, ce nest ni les jeux Olympiques, ni la Coupe du Monde.
    Une fessée c’est comme un débat ou une discussion. Il doit y avoir de la communication et les réponses doivent êtres adaptées aux échanges. Il faut donc déjà savoir écouter, voir comment se trémousse sa Miss, si son corps ou ses fesses en veulent plus ou crient stop ! Même si elle reste silencieuse, le corps d’une femme en dit beaucoup pendant une fessée.

    Bien sur, le jeu consiste aussi à toujours pousser et repousser les limites. Pour le plaisir du fesseur et aussi, il faut l’espérer, pour celui de la punie.

    Dans ce cas, je pense que c’est le cérébral qui prendra le pas et les mots qu’emploiera le fesseur pour que sa Miss supporte les 50 coups de paddle supplémentaires qui n’étaient pas prévus au programme 😁.

    Les larmes demandent aussi à être interprété : le lâcher prise et l’abandon ou la douleur insupportable qui nécessite un rouge pour un arrêt immédiat de la punition.

    Comme l’a dit justement dit un jour je crois @evaeyes : Vers l’infini et au delà (a moins que ce ne soit Buzz l’Eclair…)

    Un homme n’est rien sans une grande femme à ses côtés.

    #58938
    FrenchTouch
    Participant


    Merci à tous pour vos réponses à ma petite enquête.

    Je précise, s’il était besoin, que tout ceci est toujours respectueux des limites que l’on s’est fixées et très attentif aux signaux envoyés par la partenaire (que ce soit pour en tenir compte ou non, d’ailleurs) 🙂

    Je n’avais pas en tête une notion d’objectif, mais plutôt de tendance naturelle, de penchant. Il n’y a pas deux partenaires, ni deux punitions identiques, mais à l’intérieur de ce vaste champ des possibles j’ai tendance à considérer que c’est fini quand [x ou y] (le x ou le y étant à observer chez sa partenaire, et non une caractéristique de la punition elle-même comme la durée, le nombre de coups, ou autre chose).

    Il m’est arrivé de faire autrement, bien sûr. Mademoiselle, vous allez recevoir [nombre] coups de [instrument]. Penchez vous là. Mais cette manière de faire, bien que plaisante, me laisse en général un peu sur ma faim. Et la demoiselle en question aussi, je pense, souvent.

    Bon week-end à tous 🙂

    Adepte du tout répressif

    #58941
    Eva
    Participant


    Jusqu’où ?grande question….
    C’est aussi l’avantage de garder souvenirs par les images et les textes. La réponse à ce jusqu’où? est pour moi dans ces souvenirs. Et la destination n’est jamais la même. Des fois, je regarde ces images ou relis mes textes et me dis: ah oui?jusque là ?…
    En ce moment je suis “accrochée”au chiffre 10 (bon des fois en série, répétées…lol). Alors que nous avons pu aller bien au delà.Question d’intensité et de moment T.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois et 1 semaine par Eva.

    Se révèle être "comme une boule de flipper,qui roule qui roule...".

    #58950
    FrenchTouch
    Participant


    En ce moment je suis “accrochée”au chiffre 10 (bon des fois en série, répétées…lol).

    Ça me parle bien ça! Je marche plutôt par douzaines, moi, depuis longtemps. Mais je crois effectivement que jamais je ne me suis contenté d’une seule douzaine 🙂

    Adepte du tout répressif

    #58952
    lunapower
    Participant


    J’ai envie de répondre jusqu’où veut et peut la demoiselle! Et c’est très variable d’une demoiselle à l’autre d’une fessée à l’autre. Parfois l’envie sera de pousser le jeu plus loin à en avoir de la sensibilité à s’asseoir parfois l’envie sera plus caressante. Je crois que l’essentielle est d’analyser l’état d’esprit de la demoiselle au moment où elle va recevoir sa fessée et de communiquer avec elle pendant sa correction afin de trouver sa limite du moment 🙂

    #58956
    Mobby
    Participant


    Moi, j’ai eu une fois telle situation qu’une fille m’a demandé: “frappe- moi aussi fort que tu sais.’ Ce que je tenais en main c’était une canne anglaise. Clairement, elle était (elle l’est toujours) une exploratrice. Je me souviens bien que pour un moment j’ai hésité. Puis, je l’ai fait. C’était juste une fois. Je me trouve quelque part au milieu des choses. Je ne cherche pas obligatoirement les limites. Je souligne quand je peux que je me tiens loin des extremes quelconques. Mais, si c’est voulu, clairement, pour quoi pas. Certainement, je ne veux pas faire mal, ou laisser des traces moches pour quelques semaines. Et là j’ai mes propres limites aussi. Donc, je crois que je ne m’entendrais pas avec une masochiste radicale. 🙂

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois et 1 semaine par Mobby.
    #58957
    markau
    Participant


    Question essentielle je pense. Elle renvoie dans deux directions :

    -1- L’échange, les interactions, les réactions du corps, les larmes, les cris du partenaire : les “mots” de la punition. Un message précédent a parlé de conversation.

    -2- Les limites que notre psyché nous pose ; limites au-delà desquelles nous ressentirons un malaise, voire du dégoût. J’ai l’impression que le corps que l’on fesse c’est aussi le notre, les coups sont aussi pour nous.

    Je pense qu’il y a là un beau sujet de philo 🙂

    #58958
    Christal
    Maître des clés


    – Jusqu’à ce que les enfants crient Maman, ma soeur/frère arrête pas de m’embêter !

    – Jusqu’à ce que je dise « stop, j’ai trop besoin d’aller faire pipi ».

    – Jusqu’à ce qu’il me « coupe le pied » avec le paddle et que je me mette à saigner, un peu… Petit rappel, la plante des pieds ne fait pas partie de la zone fessière. Alors si un pied replié traîne par là, ce que déjà ça commence à piquer un peu donc pas besoin de recevoir des coups sur les mains ou les pieds qui passent par là.

    – Jusqu’à ce que mon immobilité ne soit plus là du tout et que je me mette à danser de manière à esquiver certains coups.

    – Jusqu’à ce qu’elle me recouvre avec une couverture car la fessée dure en heure et que mon corps tremble à cause du contraste chaud//froid et des émotions.

    – Jusqu’à ce que le petit sablier posé sur la table de nuit ait écoulé sa dernière petite étoile dorée.

    – Jusqu’à ce que mon entrejambe lui supplie de me laisser jouir.

    – Jusqu’à ce que je dise ce qu’il souhaite entendre « Oui Monsieur, j’ai compris la leçon (jusqu’à la prochaine fois).

    – Jusqu’à ce que la petite rebelle qui sommeille en moi, lance une provocation pour que la fessée devienne beaucoup plus qu’une « simple » fessée.

    – Jusqu’à ce que mon cerveau se débranche et fasse une erreur 404 : je ne suis plus capable de me souvenir de se qui s’est passé, juste que j’ai touché les étoiles.

    – Jusqu’à ce qu’il me dise : la fessée est terminée, viens dans mes bras.

    Bref, il y a plein de jusqu’où dans mes fessées. En règle général, je ne vais pas approcher mes limites (il m’arrive de fleurter avec mais c’est extrêmement rare) et je ne suis pas une adepte du « toujours plus », loin de là. Je préfère la connivence du moment et écrire seconde après seconde en duo la partition du jour.

    Quant aux larmes, c’est évidemment non (je suis bien de trop crâneuse pour les laisser s’échapper du bord de mes yeux). Pour les cris, c’est rare mais ça m’arrive. D’ordre général, je suis obéissante, docile et appliquée (je vous jure que c’est vrai :))

    Rien n'est acquis, tout est fragile...

    #58959
    Monsieur Méchant
    Maître des clés


    Il n’y a pas de règle en la matière, juste un sentier étroit qui nous tend les bras et que l’on emprunte toujours comme une première fois.

    Cela peut être quelques claques sur les fesses, comme un petit coup de semonce pour la mettre à l’abris de la désobéissance qui rode. En public, dans le salon, n’importe ou en fait ! Piqure de rappel pour lui dire que je l’aime et que je ne la laisserai pas seule, perdue à la lisière de la conduite qu’elle doit tenir.

    Cela peut être une fessée plus sévère, une bonne déculottée, sanction méritée parce qu’elle n’a pas fait ce que je lui avais demandé, souvent par négligence ou parce que ses petits démons l’ont attrapée encore une fois.
    Une fessée déculottée, douloureuse à la main mais parfois avec l’aide précieuse d’un accessoire au cuir patiné par sa chair.

    Mais parfois, la colère tempête dans ma poitrine, elle m’a désobéi délibérément, elle le sait. Et finalement, elle a besoin de ma sévérité et de la rigueur de mon châtiment autant qu’ils me sont indispensables.
    C’est la seule issue pour nous.
    Alors il n’y a pas d’autre limite que celle où elle se sentira douloureusement corrigée, les yeux salés.
    Et s’il faut tuméfier tout son épiderme, s’il faut que sa peau, d’habitude si douce, se couvre de cette texture carton, prélude aux couleurs changeantes que ses fesses douloureuses arboreront les jours qui suivent, je le ferai avec intransigeance.
    Il en va du sens de tout « ça » et de ce lien unique et précieux qui nous unit, non? 🙂

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #58962
    salamboflaubert75
    Participant


    Jusqu’où que la douleur rejoigne le plaisir ( ou vice versa ) .

    J’au toujours aimé les repousser mais il ne s’agit pas seulement de moi donc les miennes ( de limites ) , les siennes, les nôtres et celles du moment.
    Je crois réellement que si on reste connecté à l’autre sa respiration, ses gémissements, ses silences, sa peau… Et que lien qui nous unit a se moment va au-delà des objectifs ou de autres mais va chercher des sensations et émotions plus secrètes et enfouies. Si ce lien est là notre connivence et complicité ne faiblissent pas même au vu du “ sérieux” death situation. Alors on saura se deviner pour aller plus loin sans blesser véritablement l’autre. On le sentira longtemps encore peut-être avec des remotes mais pas de regrets.
    Beaucoup de choses pertinentes et sensées ont été dites mais pour moi l’écoute de l’autre et de ses réactions et ce qui fait que cela devient notre “ bulle” mais nous gardera également des éventuels malheureux dérapages.
    Bref en évitant la raclée automatique sans âme et sans trouble…
    ^^

    Sal

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