Journal d'une étudiante accueillie (9)

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    Mercredi.

    Quatre heures du matin : mon réveil sonna. Tout le monde dormait dans la maison mais j’avais menacé Danielle : si je ne mettais pas mes menaces à exécution, elle ne me prendrait pas au sérieux.
    Je descendis discrètement dans la cuisine et y attrapai un pot de confiture aux fruits rouges. Je remontai ensuite à l’étage, entrai sans un bruit dans la chambre de ma sœur et déversai l’intégralité du pot de confiture dans son dressing. Chaque étagère, chaque tiroir y passa ; sans oublier l’intégralité de la penderie. J’allai dans le garage jeter le pot en verre dans la poubelle de tri, allai me laver les mains, et me recouchai.
    En tentant de me rendormir, j’espérais de tout cœur que Dana (et surtout Tom !) ne me punissent pas de trop…

    Neuf heures. Mon réveil sonne de nouveau. Je descends déjeuner : Tom et Dana sont tous les deux là et je suis la dernière de leurs filles à arriver à table. Les visages ont l’air détendu. Je crois que Danielle ne s’est pas encore rendue compte de ce que j’ai fait.
    − Bonjour Marie, me dit Dana. Tu as bien dormi ?
    − Oui, j’ai bien dormi, répondis-je avant de faire le tour de la table pour embrasser toute la famille en guise de bonjour.
    Je m’assis et Dana me lança :
    − Tes fesses ne sont pas trop douloureuses ?
    − Non, ça va, répondis-je gênée.
    − Ton père aurait donc dû être plus sévère.
    − Bon, qu’est-ce que tu me veux, maman ?! m’énervai-je. Oui, Whitney et moi vous avons désobéi ! Mais papa nous a donné une fessée ! C’est bon maintenant, on peut parler d’autre chose ?!
    − Baisse d’un ton, veux-tu ?! me gronda Dana. Sache que je suis encore en colère ! Quand je suis rentrée du travail hier soir et que votre père m’a dit ce que vous aviez fait, j’étais vraiment énervée ! Heureusement que votre père vous a bien punies !
    − Oui, dit Whitney. Le martinet a fait son effet. Arrête d’en parler, maintenant.
    − Quoi ?! m’exclamai-je. Quel martinet ?!
    − Ben le martinet d’hier soir ! dit Whitney.
    − Je n’ai pas eu de martinet, moi ! protestai-je en regardant Tom.
    − Cela fait huit jours que vous êtes ici, et je commence à plutôt bien vous connaître, dit l’ingénieur. J’ai parfaitement assimilé que Whitney craint beaucoup les instruments et en particulier le martinet. Toi Marie, tu es beaucoup plus sensible à la main qu’aux instruments. Je me trompe ?
    Non, il ne se trompait absolument pas. Mais le fait qu’il sache cela me fit froid dans le dos.
    − Je prends votre silence pour un non, dit Tom.
    − Après, si tu tiens à recevoir le martinet, Marie, on peut y remédier ! dit Dana.
    − Non, ça va aller, répondis-je. Mais au fait, vous ne travaillez pas aujourd’hui ?!
    − Pas ce matin, répondit Tom. Nous emmenons Perrine et Danielle au centre commercial.
    − C’est une blague ?! m’exclamai-je.
    − Non, absolument pas. Dit Dana. Je ne vois pas pourquoi vous auriez de nouveaux vêtements, et pas vos sœurs. Donc nous allons les emmener faire du shopping pendant que vous faîtes vos lignes.
    − C’est abusé ! s’écria Whitney.
    − Carrément ! continuai-je. En plus, vous nous aviez dit que vous nous y emmèneriez hier soir, mais vu l’heure à laquelle vous êtes rentrés du travail, ça aurait été compliqué !
    − D’où la nécessité de prendre notre matinée aujourd’hui, dit Dana.
    − De toute façon, je ne les ferais pas vos foutues lignes ! aboyai-je.
    Tom se leva instantanément, m’attrapa par le bras, me sortit de table et me colla une bonne claque sur les fesses.
    − Je crois que je n’ai pas bien entendu ! Tu ne feras pas quoi ?! Dis-moi, ça m’intéresse !
    Voyant que je ne répondais pas et que la claque qu’il venait de me donner m’avait calmée, Tom me lâcha et retourna s’asseoir. Je me rassis également et finis mon petit déjeuner en silence.

    Tom, Dana, Perrine et Danielle partirent pour dix heures. Whitney et moi avions été laissées dans la salle à manger, feuilles et stylos posés sur la table. Nous devions écrire autant de fois que nous le pouvions « Je ne dois pas désobéir à mes parents », jusqu’au retour du reste de la famille.
    Whitney s’attelait. Je la regardais faire, bras croisés.
    − Tu vas te faire défoncer, me prévint-elle en voyant que je n’écrivais pas.
    − Je ne ferais pas ces lignes !
    − Tu préfères que papa te redonne une fessée ?
    − Non. Mais si je cède, j’aurais perdu.
    − Parce que si tu prends une fessée, tu n’auras pas perdu ?!
    − Non car je n’aurais pas fait ces lignes.
    − Tu connais papa et maman, Marie, me dit Whitney. Tu sais qu’ils ne te lâcheront pas avec ces lignes. Tu vas les faire quoiqu’il arrive !
    − Je préfère faire mes devoirs. Au moins, ça me servira à quelque chose.
    − Tu vas te faire tuer, chantonna Whitney. Déjà quand ils vont s’apercevoir de ce que t’as fait à Danielle…
    − Comment t’es au courant ?!
    − Elle est partie en ayant une tâche énorme sur son pull et d’autres petites tâches sur son pantalon, dit Whitney. Elle a trop peur de toi pour parler, mais papa et maman vont vite s’en rendre compte ! Tu as mis quoi ? De la confiture ?
    − Oui.
    − Tu es géniale. Génialement diabolique.
    − Je sais, répondis-je.
    Je partis chercher mes cours dans ma chambre et m’attelai à les recopier au propre, puis à faire mes devoirs.

    J’aurais sûrement aimé être moins « génialement diabolique » lorsque la famille rentra. Sans dire un mot, Dana posa dans l’entrée les sacs qu’elle tenait. Elle se dirigea à toute vitesse vers le buffet et en sortit le martinet. Puis, elle m’attrapa par les cheveux et me leva de ma chaise. Elle me baissa mon jegging d’un coup, emportant ma culotte dans l’élan. Reprenant ma tignasse d’une main, elle tenait le martinet de l’autre. Elle me fila un bon coup de martinet sur les fesses.
    − Aïe ! Mais qu’est-ce que j’ai fait, encore ?!
    − Tu oses le demander ?! me cria Dana avant de m’asséner un autre coup. Regarde les vêtements de Danielle !
    Sachant qu’un autre coup allait tomber, je mis mes mains pour me protéger. Seulement, lorsque les lanières fouettèrent mes paumes et mes doigts, je les retirai vite fait, bien fait !

    Dana me flanqua au moins une trentaine de coups. Puisqu’ils furent supportables, je ne pleurai pas ; mais je les accusai néanmoins en me frottant copieusement les fesses.
    − J’espère pour toi que toutes les affaires de Danielle ne sont pas fichues !! me gronda Dana. Car ton argent de poche passera intégralement dans le rachat d’une garde-robe pour ta sœur ! Et tu n’as plus du tout intérêt à importuner ta sœur car je te jure que…
    − Tu me jures que quoi ?! rétorquai-je. Je vais reprendre une fessée, c’est ça ?! Une de plus ou de moins, ça change quelque chose franchement ?!
    − Tu trouves que ça ne change rien ? me demanda Dana.
    Je ne répondis pas et campai sur mes positions.
    − Je vois que tu n’as pas fait tes lignes, dit Tom. Tu es bonne pour une fessée à la main, Marie !
    − Mais j’ai fait mes devoirs à la place ! protestai-je.
    − Ce n’est pas ce que nous t’avions demandé. Viens ici, tout de suite !
    − Nan, mais papa ! S’il te plaît !
    − Apparemment, une fessée de plus ou de moins, ça ne change rien pour toi ! Alors viens ici, maintenant !
    − Je retire ce que j’ai dit, ça change beaucoup de choses ! Pas la fessée, papa, je t’en supplie…
    − Tu as beau retirer ce que tu as dit, tes lignes ne sont pas faites. Viens. Ici. Maintenant. Si j’ai besoin de te le redemander, ce sera trente minutes !
    Je fondis en larmes mais avançai de moi-même jusqu’à mon père. Il posa son pied sur la table basse et me bascula en équilibre sur sa cuisse.
    Il plut des claques et des claques, toutes aussi cinglantes les unes que les autres. Je pleurais maintenant à chaudes larmes et suppliais mon père d’arrêter. J’avais le regard sur la box et voyait les minutes défiler, tout comme les claques.
    Lorsque Tom cessa de me fesser au bout de six minutes, il me releva et me gronda :
    − Tu feras ces lignes, que ça te plaise ou non ! Je veux deux cents lignes pour ce soir, sinon je te jure que tu passeras trente minutes sous ma main ! Me suis-je bien fait comprendre ?!
    Trop occupée à pleurer, je ne répondis pas. Tom me claqua le derrière une ultime fois.
    − Me suis-je bien fait comprendre, Marie ?!
    − Aïe ! Ou…oui… pa…pap…papa…, pleurai-je.
    − Rhabille-toi, range tes affaires de cours, et file au coin ! Tu y resteras jusqu’au repas !
    J’obéis.

    L’après-midi : cours d’histoire. Le prof m’énerva tout le cours, mais mes fesses me brûlant encore beaucoup, je me mordis fort la langue pour ne pas répliquer. Je me vengerais la semaine prochaine, si je n’ai plus mal aux fesses.

    En rentrant à la maison (à l’heure !), je fis mes deux cents lignes. Lorsque Tom rentra, il eut un petit sourire de satisfaction et me lança un :
    − C’est efficace une bonne fessée, n’est-ce pas Marie ?
    Je ne répondis pas. Il ne valait mieux pas. Pourtant, j’en avais tellement envie … !!!

    Au dîner, une chose me taraudant, je demandai :
    – Vous n’en avez pas marre de me punir tout le temps ?
    – Nous n’en aurons jamais marre de t’éduquer, Marie. Répondit Dana. Je te l’ai dit, tu vas en avoir marre de prendre la fessée bien avant que nous en ayons marre de te la donner !
    – Tu as bien vu depuis la semaine dernière que s’il t’en faut une ou plus tous les jours, ce n’est pas un problème ! poursuivit Tom.
    – Vous finirez par vous lasser, dis-je.
    – L’espoir fait vivre, répondit Tom.
    – Et tes médicaments, Marie ? me demanda Dana.
    Oups…
    – Non maman, pas la fessée, je t’en supplie ! priai-je. J’en ai eu assez pour aujourd’hui ! J’en ai marre ! Je ferais tout ce que tu voudras…
    – Ce que je voudrais, c’est que tu arrêtes d’oublier tes médicaments à tout bout de champ !
    – J’ai trop de choses à penser… Je suis désolée…
    Des larmes coulèrent sur mes joues.
    – C’est bon pour cette fois, dit Tom. Je vais aller les chercher.
    Dana souffla d’agacement, comme à chaque fois que son mari cède trop vite.

    Avant le coucher, nos parents nous annoncèrent que nous serions tous les quatre interrogées sur nos dix premiers jours de cours, demain soir. En espérant que nous connaissions nos leçons… Ce qui n’était pas mon cas… Heureusement que nous n’avions pas cours demain ! J’allais pouvoir réviser !

    Je m’endormis peu de temps après m’être couchée.

    A suivre…

    #34897
    lunapower
    Participant


    Mais quelle vilaine cette Marie!!! merci @littleprincess

    https://lesaventurescuisantesdecamille.blogspot.com/

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