Huiles essentielles

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13 sujets de 1 à 13 (sur un total de 13)
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  • #74974
    FrenchTouch
    Participant


    Je me demandais : que vous reste-t-il quand vous faites une rencontre ? Que vous reste-t-il après, quand le bruit et la fureur, le désir, le jeu, les instruments, les cris, elle, lui, eux, quand tout ça s’arrête, et que vous reprenez la route ?

    Pour moi qui court en général après le temps, j’ai besoin d’un moment d’arrêt et de solitude, peu après, pour faire provision de souvenirs, pour fixer certaines impressions.

    Après ce petit rituel de décantation, disons, il reste en général : un sourire, un regard mutin capté entre ses cheveux en désordre, une étreinte, une répartie. Des choses finalement assez douces, même quand ce fut rude.

    Un reste de parfum aussi, une trace de cette huile de massage aux huiles essentielles utilisée (est-ce bien raisonnable ?) comme lubrifiant, quelque chose qui persiste un peu, qui tarde à partir, et on est plutôt content que ça reste un temps. Ça vous fait sourire d’un petit sourire énigmatique qui invite des questions auxquelles on ne répond pas.

    Une fois n’est pas coutume (pour le rustre urbain que je suis), je rend l’antenne avec du Trenet (si si, carrément).

    Excusez, je deviens sentimental quand on me donne du sucre.

    Que reste-t-il de nos amours
    Que reste-t-il de ces beaux jours
    Une photo, vieille photo
    De ma jeunesse
    Que reste-t-il des billets doux

    etc

    • Ce sujet a été modifié le il y a 4 mois et 1 semaine par FrenchTouch.
    • Ce sujet a été modifié le il y a 4 mois et 1 semaine par FrenchTouch.
    #74977
    Chelonia
    Participant


    Que reste-t-il ?

    – Une sensations de bien-être, une certaine légèreté, de déconnexion avec le monde réel où il va falloir retourner et faire comme si rien ne c était passé…

    – Pour les odeurs j aurait pris soin en amont de ne pas utiliser d huile parfumée… Et je prendrai soins de les effacer avant le départ de la chambre si ça a eu lieu dans un hôtel… Mais tout en évident des savons qui n existerait pas à mon domicile… Éviter de sentir le propre alors qu on est sensé être allé faire une journée de soldes par exemple…

    – Il restera également des sensations plus ou moins douloureuses au niveau du fessier et peut-être quelques rougeurs… Mais idem pas de marque trop visible…

    – Il peu aussi rester des traces hors fessée selon le lieu du rdv: une griffure de ronce, quelques piqûres de moustiques…😂

    – Et à plus long terme il restera le souvenir de ce plaisir partager. Lui restera beaucoup plus longtemps que le reste. Il se peut qu une photo puisse également aider à se souvenir mais ce n ai pas systématique…

    #74978
    Gabrielle
    Participant


    Il peu resté une musique … un jour j’ai lâché prise sur une musique et depuis quand je l entends mes sens s éveillent!

    il reste aussi une couleur de vernis à ongle que Monsieur a demandé à l occasion.

    il reste un mot glissé dans l’oreille alors que j avais les yeux bandé. Il reste le son de sa voix que ma tête va se souvenir. Il restera aussi le bandeau avec lequel il vous a rendu aveugle et qu’il vous a donné…

    mais il reste ensuite la solitude … ce manque …. Vous étiez tout, le centre de son monde pour un jour, une nuit…. Puis c’est la re-descente.
    mais île choses est sûr rien n y personne ne pourra vous enlever ces souvenirs dans lesquels vous vous replongez.

    je préfère masquée

    #74980
    Nush
    Maître des clés


    Que reste-il de ces moments ?…

    Une odeur de peau. Une saveur légèrement salée de sa peau. Le bruit des claques, le bruit du cuir.

    Des souvenirs. Surtout la mémoire du moment. Très forte et pendant des années.

    Qu’est ce qui réactive la mémoire de ces moments ? Mes pensées qui soudain s’égarent lors d’une réunion un peu ennuyeuse, un regard qui ressemble au sien, un geste qui me ramène à un autre.

    Je ne garde aucun objet matériel de lui (de eux…) après ces rencontres. Aucune photographie. Rien.

    Juste ma mémoire. Et sa mémoire.

    C'est la nuit qu'il est beau de croire en la lumière.
    #74983
    CoDée
    Participant


    Aussitôt après la séparation je suis envahie par une sensation de flottement, le temps de me reconnecter à mon esprit, reprendre doucement pied dans le réel. Parfois c’est un effet léger, qui s’estompe rapidement. Mais il arrive que ce soit d’une intensité et d’une puissance telle que j’en ai des vertiges, des nausées. Ces sensations là sont inoubliables.
    S’inscrit aussi dans ma mémoire ce moment de toute puissance que je ressens alors, cette fierté d’avoir vécu quelque chose d’exceptionnel alors que je suis entourée d’étrangers qui ne savent rien.
    Je visualise encore longtemps comment était la gare, le wagon, les gens qui y voyageaient, la route que j’ai dû emprunter si je suis en voiture. Mais aussi la musique que j’écoutais à ce moment là. Je me méfie maintenant des chansons que je mets, que ce soit pour le retrouver ou m’en éloigner, puisque je sais qu’elles seront ensuite chargées en souvenirs.

    De lui il me restera les moments qui auront marqué la complicité qui nous liait.
    Quelques mots particuliers, un regard de connivence, un sourire, un repas partagé, une étreinte, un baiser, le goût de sa peau sous ma langue…

    Je garde aussi gravées en moi les sensations qu’il m’aura fait ressentir pendant qu’il me corrigeait, les positions qu’il m’a fait prendre, ce qu’il m’a dit dans ces moments là, de quel côté il se trouvait, l’expression que dégageait son visage.
    Cette image s’imprime dans mon esprit, comme une capture d’écran que ferait mon cerveau.
    Elle y reste, rangée dans un coin et revient parfois se rappeler à moi, avant de retourner sagement se mettre en retrait.

    Il me restera aussi comme souvenir le texte que j’ai écrit, soigneusement rangé dans un dossier. J’écris toujours après chaque rencontre. Une manière de poser les sensations que j’ai ressenties, garder en mémoire certains détails qui peuvent perdre de leur importance au fil du temps mais qui ont compté sur le moment.
    J’écris pour moi, surtout, mais j’aime qu’il le lise, afin qu’il sache ce que j’ai ressenti pendant que j’étais près de lui.

    De souvenirs matériels il ne me reste rien, je ne garde rien. Même si il y en a un que je regrette de ne pas avoir en ce moment, cette branche qu’Il a cueillie lors d’une balade au bord de l’eau. Je me dis que j’aurais dû la garder, cette branche étant le symbole du pardon et d’un lien renforcé (de bien jolies marques aussi).

    Je suis trop sentimentale décidément…

    #74984
    Paulparis
    Participant


    Comme la plupart d’entre vous – femmes ou hommes – il y a les minutes, ou heures qui suivent la “séparation”. Je flotte, je plane, je revis les meilleurs moments… puis progressivement je me reconnecter avec le monde réel, le monde du bureau, de la vie normale… Il peut arriver que la rencontre soit banale, sans aspérités, et sans l’oublier je la range dans un coin de ma mémoire (de moins en moins vive), sans regrets mais sachant que l’aventure s’arrête là. Si la rencontre a déclenché (c’est souvent le cas) les émotions que j’espérais je me projette déjà dans un rencontre suivante, j’imagine déjà ce que je pourrais faire, proposer, imposer parfois… J’entretiens -lorsque sa vie le permet – le souvenir par des petits sms de temps en temps… les souvenirs des moments forts et des sentiments qui s’y sont développés, et je commence à partager les images d’un prochain rendez-vous…

    Parfois ce rendez vous n’a pas lieu et restera virtuel. C’est ainsi, c’est la vie et il faut en prendre le bon coté. J’ai un jour déjeuné avec une remarquable jeune femme alors présente sur ce site. Le déjeuner, dans un restaurant historique parisien, fut pour moi un enchantement. En quittant le déjeuner j’eu dans la tête l’imaginaire d’une rencontre, d’une punition que j’aurai pu lui administrer, et qui n’eut jamais lieu. Frustration ? Que nenni. Même ce film que je me suis fait fut agréable, doux, savoureux comme une belle tarte à la framboise !

    #74987
    Nush
    Maître des clés


    Je rebondis sur ce qu’à évoqué @corrigeedelivree dans son post ci-avant. Le ressenti de l’immédiat  ‘après’.

    En ce qui me concerne, je me sens « toute puissante ». Une puissance telle que mon énergie est décuplée, mes sens éveillés, mon environnement est plus présent. Cette particularité dure le temps diurne de l’activité et ne survit pas à une nuit de sommeil.

    C’est non seulement lié à la réalisation d’un moment préparé, désiré, accompli ‘enfin’ mais aussi au sentiment d’avoir vécu un moment très privilégié que tout en chacun ne peut vivre et qui plus est, issu d’une intimité secrète.

    J’avance alors à grand pas et claquant mes talons….

     

    C'est la nuit qu'il est beau de croire en la lumière.
    #74990
    Manfred
    Participant


    N’ayant qu’une expérience à mon actif, j’ai sans doute encore bien de nouvelles saveurs à découvrir. Mais ce qui m’a beaucoup frappé c’est de sentir dans mon esprit se construire lentement mais sûrement le souvenir les jours suivants, comme si je voyais les rouages de mon cerveau travailler au ralenti. Le temps de comprendre ce qu’il s’est passé, d’analyser ce passage à l’acte si longtemps espéré. Quand jusque là on n’a fait qu’imaginer, il s’agit d’une sensation nouvelle, différente de l’anticipation, plus calme mais plus profonde. Cela produit, lorsque le processus est accompli, quelque chose qui n’a pas l’intensité du réel mais reste très précieux, comme un bon livre que l’on peut consulter à loisir et à l’infini.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois par Manfred.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois par Manfred.
    #74995
    Monsieur Jones
    Maître des clés


    Il y a d’abord ce sentiment d’immense solitude quand la porte de la chambre se referme, me laissant naufragé solitaire dans un lit trop grand.
    Il y avait son corps comme un livre, son regard bavard et ses lèvres dans mon cou pour me remercier de mon courroux.
    Il y avait sa peau et ma main et tellement plus encore.
    Il y avait ses cris et mes châtiments, ma voix et ses silences et toutes ces fantaisies disciplinaires cueillies sur des sentiers sans destination.

    Que vaut le pays des merveilles quand Alice n’est plus là ?
    J’étais roi de pic et roi de cœur et je me sens sur le carreau, KO dans les trèfles.
    Mon royaume de cuir et d’inox ainsi que tous ses joujoux étranges sont encore éparpillés dans la chambre. Champ de bataille.

    Accepter de tout perdre pour quelques heures d’éternité.
    Quand on vit les choses comme si il n’y avait pas de lendemain, le bonheur d’être doit savoir laisser la place au bonheur d’avoir été… facile à dire.
    Alors au petit matin, il y a un petit déjeuner que je commande dans un café, assis sur la banquette qu’hier encore je partageais avec elle.

    Alors, il y a mon regard fixe à travers la baie vitrée, la vie qui s’éveille dans ce carrefour parisien et la douce volupté des images, de ce nous avons partagé ensemble, qui me viennent par flashs.
    Une femme traverse la rue en poussant une poussette surchargée d’enfants en bas âges, elle tire un petit bonhomme d’à peine trois pommes et qui sait tout juste marcher. Une main agrippée à l’arceau métallique de ce petit carrosse, il essaie de l’autre de marauder un papier sur le sol comme on volerait avec insouciance un avocat chez le primeur. “Petit bonhomme tout juste sortie du paddock, profite bien de chaque instant, veinard, la vie est belle…

    Et doucement, alors que je suis tout enveloppé dans les réminiscences d’elle, un large sourire se dessine sur mon visage…

    J’ai de la chance.

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #75024
    Mia
    Participant


    Tu quittes toujours la chambre en premier. Je ne m’attarde pas, elle semble si grande sans toi. Ton absence ne se ressent pas comme un vide, pas encore.

    Je peux encore entendre ta voix, tes mots qui résonnent dans mon esprit. Je passe négligemment ma main sur les marques que tu m’as dessinées. Je me rappelle la façon dont tu étudies mon corps, déterminé à me montrer que je t’appartiens.

    Ta voix, les marques, ton regard, le sourire qui illumine mon visage, qui oblige les passants à me regarder et à se demander quel est mon secret. Ceux-ci sont les armes que je brandis pour tenir le vide à distance jusqu’à la prochaine fois.

    #75026
    Christal
    Maître des clés


    Ce qu’il me reste…

    Il me reste un printemps qui s’apprête à pointer le bout de ses fleurs et répandre son doux parfum de légèreté.

    Il me reste un été caniculaire qui laisse ma peau rouge, mon souffle court et des envies de sel.

    Il me reste un automne au goût de spleen teinté autant de solitude que d’envies d’encore.

    Il me reste un hiver de feu de glace qui laisse entrevoir toutes les possibilités de faire briller du christal…

    Oui, il reste toujours beaucoup après une rencontre. Il me reste des sensations collées au coeur et au corps. Son regard bavard et sa bouche silencieuse. Sa main qui effleure jusqu’à la dernière seconde.
    Ce petit mot qui s’inscrit dans mon téléphone alors que le train s’en va et qui fera perler sur mon visage les larmes de remerciements de ces moments si intenses.

    Rien n'est acquis, tout est fragile...

    #75061
    Miss Whimsical
    Modérateur


    Je me demandais : que vous reste-t-il quand vous faites une rencontre ?

    C’est comme si j’étais en orbite sur une autre planète, et que je revenais durement sur Terre…Quand la porte de la chambre se referme, quand le train démarre, quand Il disparaît au loin, je suis submergée par mes émotions. J’ai beau anticiper les départs, espérer cette fois y être moins sensible, c’est impossible. Les larmes coulent souvent, brutalement, pas longtemps… Atterrissage tourmenté.

    Les minutes passent, 1h ou 2, pendant lesquelles je suis comme figée dans le passé. Des situations, des regards, des mots me reviennent très nettement.

    Et puis le quotidien doit reprendre. Les images s’estompent. Ma nostalgie laisse place à une énergie renversante. Et tandis que je vaque à mes occupations en profitant de ce nouveau souffle, Son parfum me revient. Capturées dans mes cheveux, ses effluvent viennent me distraire, m’arracher un sourire, un éclat de rire. Je me sens tellement vivante et heureuse, heureuse… ivre de joie !!

    https://missw-s-bonnet.blogspot.com/

    #75654
    Docteur Clack
    Participant


    Que reste-t-il ? Tout.

    Je me dédouble. Une partie de mon esprit reprend mécaniquement les gestes de la vie courante. Je marche, je regarde le monde, mais le réel s’estompe et devient flou comme si je n’étais pas vraiment là. Car l’autre partie de mon esprit est ailleurs, toujours avec ma partenaire. Elle revis chaque sensation, revois chaque image, entends chaque son, comme si le temps s’était immobilisé. Je suis dans cette bulle de félicité dans laquelle le temps ne s’écoule plus. Elle fonctionne comme un rêve qui a supplanté la réalité et est devenu plus présent que celle-ci.

    Depuis mon rêve je me regarde avancer dans le monde comme une pierre qui tombe. Ce n’est pas un souvenir vers lequel je me tourne. Je suis resté dans ce présent que je n’ai pas voulu quitter et elle est avec moi, dans ma bulle de rêve éveillé que je garde avec moi jusqu’au moment où je permettrai à mon horloge de se remettre à l’heure du monde. Mais je vivrai avec deux présents. Celui de la vie qui coule et celui de cette rencontre qui ne pourra s’effacer car j’y suis toujours.

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