Histoire d’eau – Jour 5

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    Victor
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    Histoire d’eau

    Jour 5

    Fierté. Outrageuse fierté ! J’ai réussi. En plein jour ! Lorsque le petit bonhomme passe au vert, je le rejoins de l’autre côté du passage piéton. Je marche droit devant — devant tous ces automobilistes, face à tous ces bipèdes. Je suis désormais invincible. Je ne pleure plus de honte comme au premier jour. J’ai dépassé toutes mes limites. Je n’ai plus peur. J’affiche une inaltérable détermination. Je n’entends plus la rue. Je suis une héroïne. Il n’y a que moi ! Je m’imagine projetée au cinéma, en plan américain, au ralenti, ma jupe virevoltant. Imaginez la musique ! Je suis au centre de l’image !

    Semaine après semaine, j’ai surmonté toutes ces montagnes que je pensais infranchissables. 

    J’avance. Sa silhouette se rapproche. Je perce ses yeux vairons derrière ses petites lunettes rondes. Ses paumes quittent les poches de son manteau à pieds-de-poule. Elles m’applaudissent maintenant devant sa chemise blanche. J’approche. J’ose un clin d’œil à son endroit. Il porte sa main au bord de son Fedora et me salue, subjugué. Je le dépasse sans m’arrêter. Il se retourne, plaque sa main sous mon kilt à motifs prince de Galles et m’accompagne. Je me moque de la foule. Je remonte l’avenue et je claque mes Dr. Martens à surpiqure jaune sur l’asphalte. Rien ne m’arrêtera.

    Mais laissez-moi vous dire que ce n’était pas gagné d’avance. Ce cinquième samedi m’aura demandé autant, si ce n’est plus, de volonté que les quatre précédents. Je viens de relever le plus intense des cinq derniers défis qu’il m’ait imposé. 

    ***

    J’étais arrivée vers 14h00, comme d’habitude, dans le hall de cet hôtel désormais familier. Je l’avais rejoint dans sa suite. Comme les fois passées, il avait disposé plusieurs objets sur le bureau : une enveloppe cachetée de cire rouge, une petite boite, une grande boite et une caisse en bois de vins de Bordeaux.

    Lui me tournait le dos et regardait au loin à travers la fenêtre. Il m’avait ainsi guidée :

    • Assieds-toi. Ouvre le pli et lis à haute voix.
    • « Si je vous satisfais, vous déverrouillerez le cadenas de ma chatte et me baiserez fougueusement pour mon plus grand plaisir, sous le porche du château ».

    Ces quelques mots m’avaient retourné et mon désir était devenu désormais incontrôlable. Depuis la semaine dernière, je n’avais pensé qu’à lui et à la dernière gâterie, qu’il m’avait offerte avant de me boucler, encore, dans ma geôle sexuelle.

    • Ouvre la grande boite, lis le message et obéis.

    J’avais découvert un récipient en acier, une fiole de rhum, une boite d’allumettes et une lettre de consigne : « Abaisse ta culotte, mets là dans ce bac, arrose-la d’alcool et fais-la disparaitre par le feu ».

    J’avais de nouveau obéi, avide d’ouvrir les autres boites. Lorsque les flammes eurent cessé de crépiter, il avait poursuivi :

    • Assieds-toi, ouvre la caisse de vin et pose les bouteilles sur le côté.

    J’avais découvert alors 2 bouteilles d’Évian de restaurant.

    • Décapsule-les.

    J’avais tourné les bouchons et les avais déposés sur la boite. 

    • Ouvre la dernière boite. 

    Mon cœur avait battu. J’avais ensuite mis au jour un joli verre à whisky. Il s’était retourné puis approché avant de prendre la coupe et dégager les boites superflues. Il l’avait claquée devant moi sur le bureau. Il avait pris une bouteille, et m’avait servi un verre en m’ordonnant : 

    • Bois.

    Il avait recommencé. Encore… jusqu’à me faire absorber toute l’eau qu’il avait prévue. 

    Il m’avait ensuite invitée à sortir et nous avions emprunté l’ascenseur pour rejoindre le hall. Il m’avait alors chuchoté à l’oreille : « Quand tu te sentiras prête. Dis-le-moi, je t’abandonnerai d’un côté de la route, quand le feu piéton passera au rouge, tu resteras immobile en fixant un conducteur. Tu te libéreras de la pression. Le petit bonhomme vert s’illuminera. Tu demeureras de marbre et attendras qu’il redevienne rouge. Tu attendras qu’il passe à nouveau au vert pour me rejoindre ». J’en avais suffoqué d’appréhension et de désir. Il avait posé sa main sur ma ceinture de chasteté sous ma jupe et m’avait glissé tout bas des mots crus. La sonnerie d’arrivée avait retenti avant que la porte ne s’ouvre sur une petite famille et que nous nous missions enfin en marche main dans la main.

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