“Hé meuf, tu t’es déjà pris une fessée ?” : parler kink IRL

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9 sujets de 1 à 9 (sur un total de 9)
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  • #77199
    Sacha
    Participant


    Internet, c’est bien, la preuve, ce site existe.

    On y fait des rencontres, on se raconte des trucs, on se branche sur le chat comme dans un munch permanent sans bloody mary, ni gin tonic mais ouvert h24.

    Mais, en buvant un vrai verre dans la vraie vie avec une vraie personne rencontrée sur le chat, précisément, nous avons évoqué ce sujet qui revient souvent dans les discussions entre kinksters.

    Comment on parle de la fessée dans la vraie vie ?

    Et plus précisément, comment un homme à la paume de feu s’y prend pour amener la passante baudelairienne qui frappe son coeur de stupeur à accepter de se coucher sur ses genoux pour s’y faire compter fleurette et roussir la chute des reins ?

    Et comment une jeune femme à la pénitence difficile devrait s’y prendre pour obtenir la trempe qu’elle attend de la part de ce jeune homme timide, meilleur ami de sa meilleure amie ?

    N’hésitons pas à aider ces Nicolas et Pimprenelle, devenus adultes et pervers à réaliser leur fantasme. Et offrez à tous vos conseils alertes. Et racontez-nous comment vous avez fait découvrir à ceux qui l’ignoraient à quel point c’est drôle de déculotter une femme et de la fesser.

    Un épisode qui me vient en tête correspond à une situation plutôt facile. L’ex d’un ami nous avait rejoint dans un de ces parcs parisiens qui singent la campagne au milieu des pots d’échappements. Nous y faisions, sous le soleil de juin, ce qu’y font ce qui n’ont rien à faire : nous discutions, buvions et fumions. L’ex en question (appelons là Bunny parce que c’est Pâques) nous avait rejoint à l’heure où noircit la ville et la conscience. À un certain moment de la soirée, mon ami décide, ivre, d’agacer les sens de son ex, en hommage au passé et de cette façon enfantine qui me touche tout particulièrement.

    Cela finit en une sorte de pugilat ridicule et aviné dans l’herbe, une séance de lutte improvisée qui sent bon les hormones et la désinhibition. Mon oeil était marqué : Bunny avait l’air d’aimer se battre, avait le verbe haut et une conception de la séduction qui visiblement s’approchait de la guerre de tranchée.

    Personnellement, j’aime au moins autant les brats qui se battent que les soumises qui se soumettent. Mais, à votre convenance : distinguez dans le costume civil les indices irréfutables du kink pervers qui affleure sous l’oeil. C’est probablement le meilleur premier pas à faire pour éviter de se manger une porte au dernier moment.

    Je m’arrangeais dans les semaines suivantes pour entrer en contact avec elle sous des prétextes fallacieux et numériques (“C’est quoi le livre dont tu m’as parlé ?”, ouais, ça marche encore en 2022, ça. Juré.).

    Pendant plusieurs jours, nous devisons innocemment jusqu’à ce que j’instaure une douce confrontation dans l’échange. À mon grand bonheur, elle répond avec beaucoup d’insolence et de défi. Méthode qui a fait ses preuves mais qui peut amener à un simple rendez-vous vanille très déceptif. Donc pas d’emballement à ce stade.

    Je commence donc à instiller l’idée que cette insolence mérite réprimande, que pareilles insultes sont inacceptables. Il s’agit ici de varier le ton : si vous le prenez trop raide, façon Marquis Noir, il sera difficile de sortir du personnage ; si vous le prenez trop enfantin, vous finirez au mieux avec une fessée érotique mais vous allez probablement vous asseoir sur le punitif…

    Là, c’est le moment galère de l’opération. Évitez au maximum les mots trop connotés et restez dans le vague en instaurant un rapport d’affrontement plus que de domination pure.

    Après, vous pouvez aussi vous manger une grosse bache à ce stade-là. Tant pis, elle aime pas avoir mal ou se sentir dominée. C’est le destin, c’était écrit dans les astres et ça marchera mieux demain.

    Dans ce cas béni, Bunny marchait totalement ! C’en était déroutant. Quand ça marche trop bien, on s’enflamme. Quand elle devient plus insolente que la pire des brats rencontrées ici, on finit par se demander si elle a vraiment compris l’enjeu. Quand ça marche trop bien, on finit même par douter.

    Progressivement, le jeu s’est resserré jusqu’à un état de tension tel que la proposition de venir boire un café à la maison ne pouvait que s’accompagner d’une promesse des pires sévices de l’enfer : « Bon, viens boire un verre que je te règle ton compte ».

    Mais, même en l’état, c’est toujours excessivement difficile de savoir si tout cela ne va pas s’éteindre dans une grande déconvenue. Et, dans le même temps, ce genre de situation où l’idée de la fessée et de la punition flotte dans l’air sans avoir été distinctement formulée est toujours le plus érogène.

    Bunny se pointe donc et, après quelques échanges de convenance, nous entamons à l’oral cette joute que nous avons déjà expérimentée à l’écrit. Je lui tends le piège où je veux qu’elle tombe. Elle y saute à pieds joints et me tance sur les défauts que je grossis pour qu’elle les remarque.

    Je bois une gorgée de café, j’expulse la fumée de ma bouche et je me lance :

    – Bunny, tu mérites vraiment de t’en prendre une sévère.

    – Une quoi ?

    – Une fessée ?

    – Une fessée ? Je suis plus une gamine.

    Ici donc il s’agit avec maitrise et circonspection d’arriver au moment où vous lui expliquez que la fessée disciplinaire n’est pas nécessairement un fantasme pour grabataire juvénile et pour gamine perverse. Que c’est une activité tout à fait respectable. Surtout, il s’agit ici de faire preuve d’empathie et de vous assurer que l’objet de votre désir a conçu pour vous un désir égal : ça s’appelle le consentement et c’est important dans la loi française.

    Une fois que je m’étais assuré que Bunny avait dans l’esprit les mêmes idées déplacées que moi, j’entamais les hostilités et j’attrapais son poignet. Rieuse, elle tentait de se dégager mais, beaucoup plus significatif, elle tentait de me mettre une gifle. Je l’esquivais et la basculais sur mes genoux dans le même mouvement.

    – Non mais sérieux, quoi. Tu vas vraiment me mettre une fessée ?

    – Excuse-toi.

    – Alors là, compte là-dessus…

    Première salve. Sur le jean. Ça crépite comme d’habitude mais le plaisir de l’attente, celui de la surprise et de l’inconnu, est différent. Un corps inhabitué à la fessée, qui ignorait jusqu’à l’existence de ce fantasme, réagit de façon particulière. Il se tord, il laisse échapper des rires enfantins et incontrôlés, il masque moins sa jouissance. Retenez votre main en même temps que votre enthousiasme car il ne s’agirait pas de donner à votre disciple un premier aperçu trop excessif.

    Malgré ma retenue, je sens le ventre de Bunny se soulever contre ma cuisse. Dans le feu de l’action, je me suis à peine rendu compte que j’avais attrapé sa main droite et que je la lui avais coincée dans le dos. Elle ne porte pas de ceinture. Je n’avais pas remarqué. Je me mords la lèvre d’anticipation…

    – Tu t’excuses maintenant ?

    – Même pas en rêve ! Lâche moi, fait-elle en riant, c’est de la triche !

    – Pourquoi de la triche ?

    – Parce que, dans cette position, je peux pas te mordre !

    Je passe ma main sous son ventre et déboutonne en un clin d’oeil son jean.

    – Heu, tu fais quoi ?

    – Excuse toi ou je te mets une fessée déculottée. Je t’ai dit que tu t’exposais à de grosses représailles à faire la maline avec moi.

    – De grosses représailles ? J’ai rien senti pour l’instant.

    Ô joie, ô bonheur de ces jeunes filles qui savent à demi-mots accompagner vos fantasmes ! Déjà déboutonné, le jean laisse apparaître une culotte noire tout à fait prometteuse. J’y passe ma main à demi assez lentement pour lui faire prendre conscience de la suite. D’un coup sec, je descends ensuite jean et culotte jusqu’à mi-cuisse. Elle est menue mais a de très belles fesses, lourdes et potelées. Je prends quelques secondes pour en admirer la forme et je me retiens d’y poser la main… Il faudrait pas qu’elle me prenne pour un simple pervers, quand même !

    – Tant pis pour ton cul.

    Comme un chef d’orchestre, je lance l’allegro en alternant les côtés, en m’appliquant à faire rebondir la fesse à chaque coup, en déplaçant mon corps progressivement pour garder le sien dans une position confortable (c’est mieux quand les novices réalisent rapidement à quel point la fessée est jouissive) et en travaillant en aplat la couleur rapidement cramoisie de ses fesses déjà brunies par le soleil.

    Elle rit. Elle m’insulte, elle se débat trop mollement pour que cela ait le moindre effet. Son bassin se soulève quand j’appuie la fessée, que ma main s’agrippe à ses fesses, qu’en serrant sa chair, je révèle un peu plus de son intimité.

    – Tu ne m’avais pas dit que tu aimais ça, les fessées, en fait, dis-je.

    Sa respiration lourde et agitée ne lui permet pas de répondre.

    Je continue : « Si tu aimes trop ça, je vais devoir passer à plus sévère ».

    Bunny était totalement inexpérimentée en matière de BDSM mais elle avait une sexualité hautement débridée et un rapport très assumé à son corps. Alors j’ai poussé mon audace jusqu’à lui montrer pourquoi j’avais autant de racines de gingembre dans ma corbeille à fruits.

    Et vous, les chatons, comment vous avez réussi à amener vos mouches dans votre piège à miel ? Les gros ratés sont évidemment les bienvenus aussi : contribuez au bonheur de l’humanité et évitez à vos congénères les mêmes déconvenues !

    • Ce sujet a été modifié le il y a 5 mois et 2 semaines par Sacha.
    #77203
    celine
    Participant


    Bravo sacha tres belle narration

    #77236
    Omega
    Participant


    Excellent! On s’y croirait!

    Rien de tel à raconter, malheureusement, en ce qui me concerne.

    #77308
    EmmaLu
    Participant


    Je ne passe plus beaucoup sur la petite planète rose et perverse mais ce post m’a donnée envie de participer à nouveau et de façon sporadique au site.

    J’étais en Licence quand mes amis ont appris mes penchants pour les mains et les fesses rouges, les marques et les sermons. J’étais en cours d’info, un des cours les plus ennuyants qu’on peut avoir en sciences humaines et sociales. (croyez moi sur ce point, pourquoi je mentirais ? Les gens qui ont décidé de comprendre ou d’aider les autres gens, ne le font pas en développant des skills de bureautique !) Tellement ennuyant que mon pote avait chipé mon téléphone et pianotait doucement dessus.

    “qu’est-ce qu’il fout avec mon tel, ce débile, pourquoi il ouvre la conversation messenger que j’entretiens avec LUI ?” me suis-je dit, naïve. Certains d’entre vous ont peut-être déjà compris ce qui était évident et que je n’avais pas vu. Mon brave poteau avait inscrit un mot tout simple, un mot neutre, un mot qui ne veut rien dire : “je”.

    Et après… et après il se contentait de cliquer lentement et de façon répéter au milieu de l’écran lisse.

    Les mots apparaissaient les uns après les autres, sagement, tranquillement, sans aucune autre intention que celle d’exister. Evidemment mon cœur rate un battement. Mon monde s’arrête alors que ce mec que je connais depuis environ 1 an, me plante l’écran de mon téléphone devant les yeux, les siens écarquillés d’étonnement mais pas dénué d’une certaine espièglerie. Sur l’écran rétro-éclairé, le prédicteur orthographique croit bien faire son travail en me projetant perfidement le mot “fesseur”.

    Dans ma tête les pensées fusent à grande vitesse alors que le temps s’est arrêté. Je me souviens mettre dis “si encore il y avait écrit fessée, j’aurais pu faire croire à un jeu, à une boutade, voir une coquinerie entre amoureux, mais fesseur, FESSEUR.”

    Je me sens nauséeuse. Dans ma vie, jusque là les personnes au courant de mes kinks se comptaient sur les doigts d’une main. Ma meilleure amie. Ma cousine. Mon copain rencontré sur un site. C’est TOUT ! Et j’en étais fort heureuse.

    Il me pose des questions. Je n’ai pas de voix. A côté de nous, le prof continue à expliquer des trucs nuls sur son pc nul avec sa voix nulle. Je regarde mon pote, mais c’est mon avenir que je vois et il est au bord d’un précipice social.

    A la fin du cours, je m’éclipse. Il ne me suit pas, il n’insiste pas. C’est déjà ça pfiou. Le soir, je raconte à mon copain ma mésaventure. Copain qui me fait bien comprendre l’entièreté de ma stupidité en se moquant allégrement pas seulement de ma bêtise mais aussi de mon angoisse. Ne vous inquiétez pas, il ne reste pas longtemps dans le tableau çui-là. Les jours s’égrainent comme des pierres qui tombent dans un puit.

    Le cours d’info, j’y vais la mort dans l’âme. Je m’assois à ma place habituelle, sans un regard pour le garçon que j’évite consciencieusement depuis une semaine. Il me taquine, m’interroge, investigue. Il finit par dire quelque chose du genre “Au début, j’ai cru que tu sextais avec ton copain, rien de plus normal, mais quand j’ai vu ta tête, han la la.” Et là, le déclic, je parle. Je LUI parle. Et je comprends. Lui, il n’a pas vu écrit “fesseur”, mais bien “fessée”. Un mot banal, un mot qui, dans le langage vanille veut dire “petit préliminaire un peu hot, avant sexe sympa et sans conséquence.” Et pourquoi ? Parce que “fesseur”, je sais c’est dur à entendre à lire, mais “fesseur” c’est un mot qui n’existe pas.

    Mon angoisse était donc infondée. Ou plutôt, mon angoisse s’était auto-fondée. C’était l’immaculée conception de l’angoisse.

    Ma langue est déliée, ma salive est revenue, je parle. J’ai chaud, j’ai mal au ventre, mais je parle. Et lui, il est curieux. Il pose des questions “comment ça fait ?”, “pourquoi c’est bien ?”, “comment tu as découvert ?”. Moi, je réponds et j’en pose une, une seule. “Je suis folle, hein ?” Sa réponse, franche, catégorique et simple : “non.”

    De là naît une belle amitié. Il sera le premier vanille a porté un regard sain et sans jugement à ma pratique, à m’écouter, à s’interroger, à accepter et à comprendre.

    Petit à petit, je rêve de lui, je l’imagine me regarder quand je sexe avec mon mec. Il m’excite un peu je crois, sa compréhension, sa bienveillance et sa curiosité. Il dit des choses comme “j’aimerais savoir comment parler à une fille qui me plait et qui aurait ce fantasme, j’aimerais savoir comment on fait.”

    Je quitte mon copain. C’est les partiels. On va au Parc Astérix. On valide l’année, il fait beau et chaud.

    Je ne sais plus de qui, lui oui moi, est à l’origine de l’idée de se voir, seuls. Sans les autres potes. C’est à Luxembourg, on se ballade, c’est sympa. On parle de sexe, de relations, de fantasmes, de déconvenues romantiques. Les miens, les siens. Toutes les fois où il a presque failli le faire, mais où en fait non. Les fois où c’était bien aussi. De la place du kink, qui sauvage occulte la découverte du corps et de la sexualité pendant la puberté. Du sexe pas ouf avec mon ex. De l’envie de, quand même, réessayer avec quelqu’un d’autre, pour que, pour moi aussi, ce soit bien.

    Je lui dis, à demi-mot qu’il me plaît. Il croit que je me moque de lui. Je répète plus clairement, plus fermement, plus sévèrement presque. Il rit à moitié, il a du mal à me croire. Comment une fille comme moi peut s’intéresser à un type comme lui. Je vois flou. Comment un mec comme lui peut ne pas comprendre qu’il plait à une fille comme moi. Wesh.

    Finalement, il me dit qu’il ne peut pas, qu’il ne veut pas. Que pour lui, ça marche pas comme ça. Je suis déçue, j’insiste pas. C’était bien quand même, la pelouse du Luxembourg, l’ivresse passagère de l’espoir. Il était juste curieux au final.

     

    Quelques semaines plus tard, on part au Cape d’Agde tous ensembles. A l’occasion d’un “je n’ai jamais” au coca, je parle de fessées. Personne ne comprend. Sauf lui, silencieux qui fait comme si de rien. Un autre me dit “ouais j’avoue, une petite fessée pendant le sexe, c’est grave bien”. Grave bien oui…

    On rentre et, un jour chez une copine, on en réconforte une autre. Moi j’arrive un peu plus tard, j’avais une séance avec un gars du site. Une séance fessée fidging, humiliation, marque, la totale. J’ai mal au bide, j’ai mal au cul, j’avais jamais fait une séance aussi poussée en anal. Elles comprennent pas pourquoi je suis pas au top. je leur raconte, je suis mal à l’aise et c’est bizarre, mais je raconte quand même. Et, incroyable, encore une fois, elles sont curieuses. Un peu plus de jugement quand même, faut pas déconner.

    J’apprends aussi, ce soir là, que cette pote triste l’est à cause de ce pote avec qui j’ai tenté une approche subtile mais pas trop. En effet, il ne pouvait pas, il ne voulait pas. En effet, pour lui, ça marchait pas comme ça.

    Au final, tous mes amis de licence savent le secret honteux que je sauvegardais jalousement pour ce genre de site, avant. Evidemment si LUI n’avait pas découvert, par hasard, la kinkerie de mon prédicteur orthographique, j’aurais rein lâché, jamais, jamais jamais. Et jamais, jamais, jamais, j’aurais compris qu’il n’était ni honteux, ni insupportable, ni dégoutant. Qu’il était beau et qu’il attirait la curiosité des gens. Et que donc, ce fameux secret d’avant, n’avait pas besoin de l’être. Au final, ses mains à lui n’ont jamais touché mes fesses à moi, en revanche, ses mots à lui ont fait comprendre bien des choses dans ma tête à moi.

     

     

    #77653
    Anonyme
    Inactif


    Bravo !

    Du vécu !

    Pour le gingembre, il y a une suite à cet histoire ?

     

    #77659
    Sacha
    Participant


    Bravo ! Du vécu ! Pour le gingembre, il y a une suite à cet histoire ?

    Heu bah je lui ai fait un Pad Thai aux gambas. Et on s’est endormis en regardant Les Sopranos.

     

     

     

     

    (je raconte la suite si quelqu’un raconte un de ses souvenirs, ils font les timides mais j’ai déjà eu des confessions sur le tchat… Dépêchez-vous ou je dénonce)

    #77670
    Monsieur Jones
    Maître des clés


    Nous avons rendez-vous un jour de beaujolais nouveau.
    Un petit bistro nous sert de refuge, alors que la nuit glace le reste du monde.
    Nous nous rationnons au Serrano et au rouge fruité, comme si le monde prenait « faim » ce soir.

    Séverine a les yeux bavards, les certitudes triomphantes et une poitrine à perte de vue.
    Séverine a tout juste 25 ans et moi pas !
    Le Beaujolais nous ravitaille deux fois, Séverine a une descente de coupe du monde.
    Nous échangeons des petits fragments de nos vies en trinquant.
    Je lui soutire quelques secrets et lui évoque la possibilité d’un ailleurs.
    Nous convenons de nous revoir mercredi.
    Mercredi, Séverine m’envoie un texto et me demande poliment si cela me dérange qu’elle vienne avec une  « copine » !!!
    là, j’ai tout de suite vu l’épitaphe !!!!

    Ici repose un loup, ivre mort en jouisseur,
    pour avoir célébré, l’amour et ses EnVies.
    Il n’a pas ménagé, sa carcasse et son cœur,
    Ô combien généreux, en allant au tapis.

    Il aimait l’illusion, d’échapper à l’emprise,
    de ce temps oxydant, et des rêves qu’il brise,
    Il s’est donné à fond, pour baiser Séverine,
    En implosion il dut, honorer sa copine.

    Pour ces furies ce loup, s’est éreinté des heures,
    Pour en fornicateur, mourir au champ d’honneur. 0_°

    Je n’ai pas répondu à Séverine….
    Un loup qui pose un lapin ça n’a pas d’allure, I know.
    Mais que voulez-vous, c’est ça :l’instinct de survie légendaire du loup !

    (Après ça reste une histoire et une poésie !)

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #77685
    Eva
    Participant


    Bon allez je me lance sinon le Sacha va bouder.

    Je n’avais encore pas eu l’occasion de donner une fessée à une femme. La pensée devenait sacrément obsédante. J’avais pourtant déjà des relations avec des femmes mais ce kink n’était pas réalisé. Vient alors une occasion… je me retrouve à faire une colloc pour un petit mois avec une amie. Une jolie petite blonde, qui a un goût prononcé pour les jupes courtes…ce qui n’a jamais manqué de faire briller mon œil.

    Elle savait que j’aimais aussi les femmes. Et j’avais déjà évoqué à mots couverts le fait que j’avais des relations un peu particulières avec d’autres femmes à l’extérieur de mon couple.

    Lors d’un apero sur la terrasse, alors qu’elle se met à l’aise au soleil telle une chatte qui profite de chaque rayon tout en me racontant ses dernières histoires de cœur ( blessé)…et d’envies sexuelles ça sort tout seul:

    – tu sais moi ,mes envies…c’est aussi du bdsm et plus particulièrement la fessée.

    Ça y est c’est sorti.et je pique un fard. Merde! Mais qu’est ce que tu fais!

    Et là s’ensuit une discussion un peu ubuesque…ou mon esprit divague toutes les 2 minutes vers elle qui s’allonge sur mes genoux. Et elle qui me répond mais tu sais ça pourrait me faire du bien, de lâcher prise,  de pleurer un bon coup etc…

    Jusqu’à ce qu’elle revienne avec des propos sur son ex, et tu sais moi j’ai souffert, je l’ai mal vécu,  je souffre encore et…

    Et là je me suis dit ça va pas le faire. Je tiens à elle en tant qu’amie, le coup de ” je te claque le cul juste pour ce soir” ça va dégénérer….

    Je suis donc restée encore quelques mois avec ma main en suspens…en me disant que non vraiment rien de loupé , ça serait forcément parti en vrille.;)

     

    Se révèle être "comme une boule de flipper,qui roule qui roule...".

    #78602
    Sacha
    Participant


    Comme les fesseurs ont honte d’avouer que leur plaisir ultime consiste à donner des claques sur les fesses des femmes et comme ils ont appris, avec toute la démagogie dont ils sont capables, à faire croire à leur future partenaire que « oui, oui, le plus important, c’est la connexion spirituelle », on oublie parfois à quel point la fessée est une activité physiquement érogène.

    Un jour, j’ai rejoint une jeune femme dans un hôtel du XVe arrondissement de Paris. Elle faisait l’école buissonnière de son école de commerce et elle était déguisée en « étudiante japonaise déguisée en écolière anglaise du XIXe siècle ».

    Je n’ai aucun goût pour les déguisements alors ne croyez pas que j’allais lui faire le coup de la fessée en uniforme. D’ailleurs, j’avais pas prévu grand chose et, après avoir couché avec elle, j’étais en train de m’endormir avec le soleil en pleine figure.

    À plat ventre sur le lit, elle me fixait avec ses grands yeux bleux et jouait avec les poils de mes bras en tapant doucement des pieds sur le lit.

    – C’est vrai que tu donnes la fessée à des filles ?

    – Comment tu sais ça, toi ?

    – Je le sais, c’est tout ? Mais ça te fait jouir de frapper des femmes ? C’est hyper bizarre, non ? J’ai jamais compris.

    – Si une fessée est bien donnée, elle peut procurer du plaisir. Elles sont souvent folles, ces filles, mais elles sont pas si bêtes, tu imagines bien.

    – Ah, c’est juste pour toucher les fesses des filles, en fait, je m’en doutais.

    – Mais… pas du tout, me récriais-je ! Si tu fesses bien, tu peux arriver à un point de plaisir très complexe à trouver, où la chaleur du corps, la douleur sur la peau et les vibrations qui se communiquent au clito.

    – Mais quel beau parleur. Tu devrais donner des cours dans mon école de commerce, tiens !

    En riant, elle m’arrache un poil sur le poignet et saute sur ses pieds.

    – Aïe, putain !

    – Bon, vas-y, je veux essayer.

    – Hein ? Toi ?

    Je me souvenais avoir vagument effleuré le sujet de la domination avec la jeune fille blonde et souple, à la petite poitrine et au carré blond, qui venait de sauter sur ses pieds au bout du lit. Elle m’avait dit qu’elle prenait plaisir à attacher ses partenaires pour s’assurer de pouvoir s’adonner à son plaisir ultime : après l’amour, elle aimait se mettre à plat ventre et prendre dans sa bouche la queue encore dure et humide de ses amants pour la sucer en frottant son sexe contre les noeuds de la couette. J’avais rapidement changé de sujet… Pourtant, nue comme une enfant impudique, elle enfourcha mon genoux et posa ses coudes sur le lit, la tête sur ses mains, comme une élève attentive.

    – Vas-y, fesse moi, Sacha. Donne moi du plaisir comme ça. Je veux essayer.

    – Non mais il faut un contexte, me dégonflais-je immédiatement.

    – Un contexte ? Tu veux me trouver des bêtises ? « J’avale ton sperme au lieu d’être à un cours de management qui a couté à mon père l’équivalent de trois semaines de smic horaires. Je suis vraiment une vilaine chipie ». Allez, envoie la sauce.

    Je déglutis. Elle est déjà nue. Des tâches de mon sperme sont encore collées à ses fesses. Elle s’est placée d’elle-même dans une position qui me laisse voir son sexe rougi de nos ébats et son oeil de bronze, si joliment dessiné et ombrageux dans le blanc de sa peau toute blanche. Je n’ai aucun moyen, semble-t-il, de susciter en elle la gêne, l’embarras ou la domination.

    Je l’ai ceinturée de mon bras et j’ai posé ma main gauche sur son bas ventre. Et, lentement, je lui ai donné une fessée que je voulais presque sans douleur au début, rythmée comme une petite valse. Mon poignet restait droit quand je fessais et chaque claque était profonde et appuyée. La main accompagnait le mouvement de son corps. Au début, elle était immobile. Sa peau blanche a rapidement tourné à une sorte de pastel irrégulier. Elle a essayé de mettre sa main que j’ai attrapé au vol. « Courage, tu vas finir par aimer », lui ai-je chuchoté. J’ai senti sur ma cuisse nue qu’elle mouillait. J’essayais de la faire parler, plus sûr moyen de savoir où elle en était. « Je sens rien » a-t-elle finit par articulier avec difficulté.

    J’ai ri de la voir ainsi s’abandonner. Ce rire l’a fait ruer. Elle s’est dégagée de mon bras et s’est remise droite.

    – Ça t’amuse, hein ? J’ai rien senti, m’a-t-elle chanté avant de remettre ses fringues et de claquer la porte.

    Une heure après, un message me décide à sortir de ce lit.

    – J’ai encore ton goût sur mes lèvres. Et je suis assise de traviole.

    – Réjouis-toi. Ton premier orgasme par la fessée.

    – J’ai pas joui, il m’en faut plus. Mais je viens de faire une bêtise, j’ai réservé un hôtel demain juste à côté de chez toi. Je crois que je pourrai pas aller à mon cours de compta. Ça compte comme une grosse bêtise, ça ?

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