Feu d’hiver…

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    Eva
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    Elle a projeté.Elle a jeté les dés et ils sont tombés sur “autorité “.
    Je me regarde dans le miroir, et je doute. Vais- je être à la hauteur de ce qu’elle attend de moi? Naturellement au cours de nos échanges,  elle a construit une image de moi. Ferme, rigoureuse. Bien sûr que je sais l’être aussi. Néanmoins, étant aussi d’un tempérament de feu, j’ai brisé la glace et abattu mes petites barrières, laissant toute la place à mon naturel enjoué et enflammé. Des fois assez loin de sa vision d’autorité.
    Je connais pourtant ses besoins, elle souhaite au plus profond d’elle même être punie. Sévèrement,  durablement.
    Alors qu’elle est en face de moi, telle que décrite et vue maintes et maintes fois, je cherche à percer le mystère de ses doux yeux noirs.
    Est elle gênée ?anxieuse? Je ne le sens pas.
    J’y vois le plaisir de me voir et cette attente en toile de fond, punis moi….
    J’en perds un peu ma boussole, et me demande pourquoi?Je n’ai quasi pas de raisons de la punir, elle est une bonne petite, et globalement sage.
    Sur le moment, les mots ne me viennent pas, ce sermon qu’elle attend ne sort pas.
    Néanmoins c’est avec fermeté que je lui ordonne de venir là en pointant mes cuisses du doigt. Elle hésite,  il y a un petit temps de latence, dans quel sens?( elle est gauchère et moi droitière). Enfin, elle s’allonge en travers de mes cuisses. Une main posée sur ses collants, je la caresse et découvre ses fesses, ses rondeurs sous mes doigts. Je lui demande alors de me dire pourquoi je la punis. Je claque ses fesses, méthodiquement.Je frappe fort. Je commente en même temps les petites phrases qu’elle murmure presque, tout en faisant glisser le nylon pour la mettre à nu. Les traces de ma main restent sur sa peau et je claque jusqu’à ce que ce soit d’un rouge prononcé. La force de ma frappe faiblit un peu et la main me chauffe.
    Je la fais se relever, et me lève moi même. Je ne suis pas satisfaite par ses petites phrases murmurées, ce n’est qu’une ébauche.
    C’est donc debout derrière elle que je lui intime  de se mettre à genoux aux pieds du canapé et que je lui dis:
    -tu vas rester là 5 minutes, je te surveille, et tu vas réfléchir à pourquoi je te punis.
    Elle se tient immobile, sage, pendant ces 5 minutes. Je la regarde bras croisés derrière,  je veille. Je prends une photo, je la trouve belle ainsi.
    Au bout des 5 minutes, je m’assieds sur le canapé en face d’elle et lui saisis fermement le menton. Une envie me saisit, celle de la gifler. Je lui repose la question et trouve ma voix sifflante, vipèrine. Si elle ne me donne pas autre chose qu’une petite phrase de petite bêtise, ça va partir je le sais. J’attends d’elle une réflexion plus profonde sur le pourquoi je la punis. Mon regard est perçant,  elle baisse les yeux et me répond. Je sens toute la sincérité dans sa voix, la peur aussi que ça ne me suffise pas, et une profonde réflexion issue de son esprit en trouble. Satisfaite, je lui relache le menton.
    Je lui ordonne alors de se mettre à quatre pattes. Je glisse une main dans son cou, la caressant. Puis fermement,   j’enroule mon poing dans ses cheveux et tire. Je la guide alors jusque ma chambre tenue en laisse par la fibre naturelle de ses cheveux. Elle suit bien, le bout de son nez juste derrière ma jambes, suivant mes pas.
    Arrivée à la porte, j’exige qu’elle retire sa culotte avant d’entrer dans mon monde. Je me surprends un peu, je me sens comme dans une bulle, un peu détachée. Comme si mon affect avait été laissé à la porte en même temps que sa culotte. Je sais alors, que c’est à la petite sadique qu’elle va avoir affaire. Je lui ordonne de se mettre à genoux sur le lit. J’ouvre son sac contenant les instruments que j’ai choisi dans sa petite collection. Elle attend, sagement. Je  me saisis de sa cravache, que j’abats fermement sur son cul. Elle est trop douce cette cravache. Elle ne me plaît pas. Je prends alors sa badine en main.Elle siffle et s’abat sur ses fesses, laissant une marque blanche.Ahhh…ça je préfère. Je la fais compter. Je souris de cette prise en mains immédiate de cet instrument que pourtant je n’ai jamais utilisé,  j’aime sa droiture et sa rigidité. Je souris aussi car elle compte par 10 et reprend à zéro à chaque dizaine. Tant pis pour elle,  je ne compte pas le nombre de dizaines. Je strie ses fesses et marque ses cuisses, cela me plaît. Les rougeurs laissées par mes mains s’estompent, et je vois rouge, j’ai envie de rouge surtout lorsqu’elle me dit:
    -tu n’es pas si Méchante…
    Je hausse un sourcil à sa petite provocation et ma tête se penche sur le côté. Ah oui?
    Mes mains passent sur son séant,  sur son dos, et la Madame féline qu’elle a souhaité voir sortir se présente à grandes traces de griffes sur son dos. Je ne pense plus, ne réfléchis plus, je laisse courir mes griffes pour faire crisser et  rougir sa peau . Je me saisis alors de la strap (merci Saku )tout en lui ordonnant de mettre les mains au mur et de cambrer les reins. Je frappe à nouveau son cul, jusqu’à ce que la toile de fond de ses fesses soit parfaitement rouge. Je la remets au carré avec cet instrument.
    Le contact physique me manque, j’ai envie de toucher son sexe. Et c’est les mains au mur,  que je vais la faire jouir. Je m’applique, la caresse, attends, la fais monter, lui susurrant des mots tendres et moins tendres au creux de sa nuque. Lorsque je la sens partir,  pas assez loin à mon goût,  je la prends dans mes bras, et m’allonge tendrement à ses côtés.
    -je ne te punirais plus aujourd’hui. Tu es une bonne petite tu sais….
    Je sens son corps se raidir et sa déception.
    Avec une moue elle me répond:
    -ce serait mieux que je ne sois pas une si bonne petite alors…
    -Bien…je continue alors. Remets toi en position!
    Elle se remet à quatre pattes sur le lit, cambre les reins, et baisse la nuque.
    C’est avec ma ceinture que j’enchaîne et que je  vais totalement lâcher prise. Je ne retiens ni le rythme, ni mes coups. En voyant les marques que je lui laisse, j’exhale un soupir suivi d’un petit rire de pure satisfaction. Elle rit en retour en murmurant petite sadique…
    Je continue, plus fort, plus intensement.Je frappe aussi ses cuisses juste sous la jointure avec les fesses, souriant des langues de feu que je dépose sur son corps. Elle ne bronche pas, ne bouge pas. Sur la couleur écarlate,  je vois perler de petites gouttes de sang là où sa peau est plus fragile. Je passe ma main dessus pour les effacer. Je suis en transe et je continue mais lorsque je dois passer une deuxième fois ma main pour empêcher les petites perles de sortir, je me rends compte depuis mon état second que ma limite est là…que je n’irais pas plus loin.
    Je pose ma ceinture et le lui dit: stop, je m’arrête là. Tu es bien plus maso que je ne suis sadique je crois…
    Je pose un genou sur le lit, la regarde se relever. Je me fais plus tendre et lui dis que j’aurais souhaité qu’elle jouisse plus fort encore. Elle sourit et me dit qu’il va falloir que je lui montre comment je fais.
    A genoux sur le lit, je dénude mes seins et les caresse. Je glisse ma main sur mon ventre, dans mon collant puis dans ma culotte. Je suis surprise de me trouver aussi mouillée. Je n’avais, dans le feu de l’action, pas vraiment pris conscience de mon excitation physique, mon plaisir étant très cérébral. Je me découvre donc  toute ouverte, offerte. Ma respiration s’accélère alors qu’elle me regarde avec la plus grande attention et le regard enflammé. Elle se met à genoux devant moi, vient passer sa main entre mes cuisses. Sa main est douce et ferme à la fois. Je l’ai sentie hésitante mais elle gagne en assurance. Ma respiration s’accélère, je gémis. Mon souffle devient haletant et emplit la pièce.  Je ne le retiens pas, au contraire, j’exhale mon plaisir.Je respire dans ses cheveux, la tête dans son cou, je suis embrumée par ce plaisir intense et rapide.
    Je reprends mes esprits, me relève et l’embrasse tendrement au coin des lèvres. Je sens que le temps nous est compté. Nous passons à l’étape exfiltration du sac. Elle sort le sac et le met dans sa voiture. Elle revient: mission accomplie. Juste à temps. Après cela, nous ne serons plus seules mais liées par une tendre complicité avec des regards appuyés de grande connivence, et quelques sourires resplendissants.

    Nous avons été faire une longue balade après cela, et nous avons parlé à cœurs ouverts de ces petits rien qui font toute notre complicité.
    L’heure approche et il est temps de se dire au revoir. Nous nous enlassons,  elle enfouit la tête dans mes cheveux en me disant: Attends, je veux m’imprégner de ton  odeur, encore…
    Je découvrirais plus tard, dans mon sac, une petite pochette qu’elle m’a glissée là en secret. Dedans, un petit mot disant Merci et des petits bijoux qu’elle aime et qui ont pour elle une forte portée symbolique. Je les pose devant moi sur la table, et du bout du doigt les caresse, émue…de cette marque délicate d’attention. Elle va pour sa part porter les miennes pendant presque trois semaines…

    • Ce sujet a été modifié le il y a 2 années par Eva.

    Se révèle être "comme une boule de flipper,qui roule qui roule...".

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