Fessée des artistes, peinture d’un sortilège

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    Abi San
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                                                   « Si j’ai du goût, ce n’est guère

                                                         Que pour la terre et les pierres. »         

                                                                                   Arthur Rimbaud – Faim

     

    Comment cela a-t-il commencé ? Comme souvent, elle ne l’a pas vu venir.

    Il était rentré en milieu d’après-midi. Elle était allée le chercher gare de l’Est, sur le quai en provenance de Sedan, avec son docte visage de corporation-en-Champagne, entouré de ses deux collègues en talons et tailleurs. Il lui avait fait signe de patienter, au commencement du quai, avant de la rejoindre.

    En le regardant revenir sur ses pas, elle avait pensé à la transformation du réel, qui s’opérait si aisément autour d’eux ; comme un enchantement né de leur être, par leur art peut-être.

                   Dans une volière, un homme joue de la flûte au milieu d’oiseaux et de bulles brillantes.

    Il marchait à elle dans ce hall de gare vitré, auréolé de son sourire de volière, de battements d’ailes et de bulles qui éclataient en lumière, et l’apparition qui lui avait été donnée, un instant plus tôt, au sortir de la bouche du métro, se dessinait de nouveau sur sa pupille, pour se confondre à lui : flottante sur la ligne 9, assise sur un strapontin dans l’abondance écoulée de ses tissus, une geisha était assise, le visage blanc, fixé au loin, intemporelle. Sortie tout droit du Karyūkai, de son monde de fleurs et de saule, dans les entrailles de la terre, elle enseignait à tous ces passants pressés ce qu’eux deux savaient déjà : le raffinement artistique s’obtenait dans la délicatesse des intuitions florales associée à la force, à la souplesse flexible, du bois de saule.

    En se laissant étreindre dans ces retrouvailles, elle avait pensé qu’elle aimait les maiko, ces toutes jeunes initiées de Kyoto, qui ne maquillaient que leur lèvre inférieure, de façon à avoir un air boudeur.

    Arrivés dans leur appartement, sur ces anciens côteaux qui abondaient, jusqu’au début du siècle passé, de raisins et de pêches destinés à approvisionner les tables les plus prolixes des souverains de l’Europe, au terme des dédales colorés de cette ville-sous-bois, dont le nom désignait dans le temps un petit monastère, transformé à présent en petite Bamako, elle s’était alanguie dans la multitude de coussins du grand canapé qui faisait l’angle, dans la fenêtre.

    Elle le regardait aller et venir, sa veste enlevée, les manches de sa chemise remontées sur ses avant-bras ; il était passé dans la cuisine, avait posé deux verres d’eau sur la table. Elle respirait le bonheur de le retrouver après une semaine, il était venu s’étendre près d’elle. Déployée, devant eux, il tenait déroulée une grande feuille qu’il parcourait des yeux.

                        Une couronne de lauriers est accrochée à une harpe.

                 Des violons, une palette et des pinceaux de peintre sont posés sur une table.

    Il préparait le thème de sa galerie intime à venir, vingt-et-une peintures de corps symboliques exposés, enfouis encore dans les terres de l’automne, patientant aux jours du scorpion.

    Devant eux, posée au mur sur l’étagère, une hampe florifère poussait dans une boite de métal noyée de terre, sur laquelle était inscrite artiste de merde.

    Au bout d’un temps il réenroula la feuille sur elle-même, posa le rouleau sur la table, et la regarda.

    Elle eut la sensation dans ce regard, dans ce silence, que quelque chose de contenu affleurait à la surface. Elle sentit le flottement dans son ventre. Elle lui sourit, pour échapper au poids qu’il levait au-dessus d’elle.

    Il se redressa, quitta le salon. Elle respira.

    Quel poids effleuré, dans sa vague conscience ? C’est vrai, il y avait eu ces crises au fil de la semaine, dans son absence. Ce vernissage d’abord, qu’ils devaient égrener ensemble, peint en chapeau haut de forme sous des pommeaux de canne décadente, avant qu’il ne s’envole pour Madrid au dernier moment.

    – Ecrase toi en vol, avait-elle sifflé dans le téléphone.

    – Ne me parle pas comme ça.

    Elle ne se rappelait plus ce qu’elle lui avait dit dans ces élans. Elle se souvenait juste de sa phrase, l’interrompant, au milieu d’une diatribe.

    – Je vais te coller une gifle, je te préviens, si tu continues.

    Sa montée en tension qui explosait, et résonnait sur lui quand elle l’abreuvait à distance de son verbiage volcanique. Lorsqu’il était loin, il était si peu doué en organisation, qu’elle s’arrachait les cheveux à essayer de combiner les rendez-vous avortés de la semaine suivante. Elle ne se souvenait même plus du motif de la seconde crise ; ce devait être de son fait à lui, bien sûr. Elle avait besoin qu’il l’écoute quand elle entrait en frustration ou en dépit, qu’il passe avec elle dans les sinuosités de ce qu’elle ressentait. Et cela passait aussi vite que cela venait. Elle ne savait plus, après la nuit écoulée, la cause de ses rages. Pour cette fois, elle se souvenait seulement qu’en lui parlant, ce jour-là, elle avait fait éclater au sol, de fureur, un centre de table ciselé dans l’ambre, en forme de double couronne entrelacée, qu’il lui avait offert quelques jours plus tôt.

    – Tu me fais monter le palpitant de colère, avait-elle entendu résonner dans le téléphone. Arrête de faire la fée capricieuse.

    Un treuil grinça derrière elle, qui montait une charge en plateau derrière la vitre du salon, sur l’ancien mur à pêchers de l’immeuble. Elle ne tourna pas la tête, étendue dans ses coussins, l’entendit revenir dans le salon.

    Il s’assit au bord du canapé, non pas près d’elle comme tout à l’heure, mais face à elle.

    – Alors qu’est-ce qu’il t’a pris, dis-moi ? à hurler comme cela, pendant cinq jours ?

    Elle sentit, amplifié d’un coup, le flottement revenu de son ventre. Alors, il n’avait pas passé l’éponge. Elle ne se souvenait même plus de ce qui lui avait traversé la tête dans ces joutes et dans ces cris. C’était achevé, tout cela ; résolu. Elle haussa les épaules, avança la main pour lui caresser la joue.

    – Je ne sais plus, Schatzi. J’étais sous pression, c’était de la colère fugace, oubliée : toi, tu as la capacité de l’endurer, le pouvoir de me la laisser exprimer ; cela glisse sur toi, non ?

    – Oui, mais ça casse les oreilles.

    Elle guettait les signes annonciateurs sur son visage, tapie comme une chatte dans ses coussins. Quand il la regardait ainsi, fixement, dans la menace de l’éloignement de son corps conjugué à sa trop grande proximité ; elle sentait la menace de la fessée dont il l’entourait, sans qu’il ne l’exprime encore en paroles. Ce silence l’enserrait comme une proie livrée, elle eut envie de se mordre la lèvre inférieure. Il la considérait sans plus parler, sans faire un geste de nouveau. Elle se renfonça voluptueusement dans ses coussins, lui tendit légèrement la main.

    – C’est toi qui me pousses à bout, mein Schatz, qui me livres à mes énervements quand tu ne fais pas ce que tu dis, que tu annonces mille choses qui jamais ne peuvent se combiner.

    – J’ai toute latitude pour te calmer, habiba, donc énervée ou pas, cela m’indiffère royalement. Tu m’as bien trop mal parlé depuis cinq jours pour ne pas t’en prendre une bonne.

    Mille papillons dans son ventre. Elle avale sa salive. C’est dit, maintenant ; mais elle le savait. Il ne fait toujours pas un geste. Il lui reste de pouvoir gagner du temps, un semblant d’issue dans ce regard qu’il tient sur elle : comme pour attendre sa justification – lui donner l’occasion de faire décroître la peine encourue.

    – Tu l’aimes, mon âme douce et torrentielle, tu sais très bien que cela te plait. Tu vas punir ce qui te charme ?

    Il n’a pas pris la main qu’elle lui tend de manière lascive, au-dessus de son coude replié. Il continue à la fixer sans un mouvement ; il entrouvre enfin les lèvres en un petit sifflement.

    – Elle se prélasse sur ses coussins, l’habile hétaïre. Levant ses hanches, sûre de son effet. Ta finesse ne te sauvera pas, au dernier moment. Méfie-toi de ta langue. Tu vas en payer les outrances.

    Elle cambre son dos sans plus faire attention à lui, renverse sa tête en soulevant sa chevelure ; elle sent contre ses doigts les pendentifs d’argent et de malachite suspendus à ses oreilles. Elle entend à l’intérieur d’elle-même d’autres paroles qu’il a laissées tomber, comme des gemmes gelées, au téléphone, il y a trois jours.

             Ne me menace pas, princesse. J’ai vraiment envie de te gifler quand tu me parles comme ça.

    Tout ce temps, il a donc gardé le souvenir de sa hargne sourde en réserve. Elle ne sait plus ce qu’elle a dit au juste, mais elle sait que c’était légitime, motivé par son bon droit, sur le moment. Il l’énerve à ne pas le reconnaître, à ne pas cesser d’avoir toujours raison dans l’étroitesse de ses petites certitudes jupitériennes.

    – Et la couronne d’ambre ? Tu l’as abimée, enlevée de la table ?

    Elle abaisse ses yeux jusqu’à lui, et ses bras contre ses hanches.

    – Je l’ai jetée par terre ; brisée en mille morceaux.

    Elle n’a pas même le temps de voir la détente de son bras. En un instant, elle sent son corps extirpé des coussins, jeté en travers de ses genoux avant qu’elle n’entre en résistance. Elle se cambre mais il est trop tard, elle est déjà couchée, enserrée dans sa force. Quand elle repose, étendue de cette manière sous son bras, elle ne parvient jamais à se désentraver, malgré ses coups de reins.

    Les premières claques pleuvent sur ses fesses, puissantes, sans douceur, sans entrée en matière. Elle porte un sarouel du désert turkmène, dont la finesse de tissu ressemble à une peau en filigrane. Il lui semble déjà être dénudée, en son intimité exposée, qu’elle fait glisser sur lui en s’arc-boutant. Elle sent qu’il enserre son poignet droit : il a cherché et pris sa main, ramenée dans son dos. Elle porte un bracelet iranien, que sa mère arborait quand elle habitait à Bouchehr ; elle n’aime pas être protégée de ses parures quand il l’agrippe – ou qu’elle s’agrippe, à lui. Elle aime sa peau nue contre sa peau seule, dans ce corps à corps primaire.

    – Mes parures ! Shah… Enlève mes parures…

    Il continue la fessée sans écouter. Elle a renoncé à résister, s’abandonne à sa force à lui, à ses sensations à elle ; elle sent la brûlure déferlée sur le bombement de sa peau, sa main puissante qui s’abat sur la chute de ses reins. Elle se sent reliée à lui, dans son déferlement. Il la maintient, sur sa jambe gauche, elle a enfoncé le visage dans le canapé, les pendentifs de ses oreilles lui rentrent dans la chair à chaque coup.

    – S’il te plait, continue-t-elle doucement, de sa voix étouffée.

    Elle sent qu’il passe la main sous ses cheveux, la prend par la nuque pour la relever.

    – Mets-toi à genoux, et tends les mains.

    Elle se redresse, à genoux sur le canapé, lui tend docilement ses deux poignets.

    Il enlève les bagues de ses doigts, fait glisser ses bracelets le long des poignets. Il détache son collier, défait ses pendentifs d’oreille tandis qu’elle relève ses cheveux au-dessus de sa nuque.

    – Maintenant que tu ne peux plus te cacher derrière tes apprêts, tu vas assumer tes excès. Pour chacune de tes vitupérations, ce sera la fessée. Tu as beau avoir toutes mes faveurs, ça ne justifie pas tout. Ça n’empêche pas que tu sois punie comme tu le mérites. Tu veux cracher ton fiel, passer par-dessus les murs ? Vas-y, emmerdeuse de matineuse, on te regarde.

    Il a posé les bijoux dans une coupelle, sur la table. Il la prend par le bras, dans sa posture inchangée à côté de lui, l’allonge sur ses deux genoux, et reprend le cours estampillé de sa frappe. Elle se laisse faire, s’abandonne, dépouillée. Elle sent sa main en suspens déjà, passer sous son sarouel, à la ceinture ; il le baisse d’un coup, baisse avec lui la finesse de sa culotte dentelée de pourpre.

    Elle se redresse d’un mouvement de reins, il l’entrave aussitôt.

    – Déloyal, proteste-t-elle à mi-voix.

    – Pas de protocole.

    Elle se débat en vain sous son bras d’airain, tandis qu’il fait retentir sa fessée sur sa nudité. Elle ondule, se cambre dans son feu ; il la laisse échapper au bout d’un temps, à genou au sol, entre ses jambes. Elle enfonce son visage dans la tiédeur de son cou ; il continue, en torrents de claques appuyées sur sa peau dans la position qu’elle a prise, devant lui. Elle se fond dans la force de son bras, les yeux clos, s’appuie sur son corps, reçoit la puissance dont il la parcourt, sans desserrer les dents.

    – Mets-toi face au mur. À genou.

    Elle redresse la tête, le considère sans bouger. La chair saillante de ses reins la brûle. Elle se retient de poser une main sur ses fesses. Il baisse les yeux lentement vers elle. Elle est dressée entre ses jambes, son visage presque à la hauteur du sien.

    – Je compte jusqu’à 3.

    Elle a envie de sourire à ce visage de jais. Envie de le prendre entre ses doigts pour l’embrasser follement ; envie qu’il la serre dans ses bras, qu’il effleure sa peau de sa bouche, à la naissance du cou, qu’il l’étreigne contre lui, l’enferme dans sa chaleur.

    – Un.

    Apparemment, il ne nourrit pas les mêmes desseins qu’elle. Elle suit l’attrait irrésistible qui la recouvre. Les yeux plongés dans les siens, comme un torrent d’aigue-marine renaissant à sa source, elle approche très doucement de son visage de pierre. Elle embrasse ses lèvres, au coin gauche, sans qu’il ne lui rende son baiser.

    – Deux.

    Il la fixe, sans un geste ni une expression de son visage, alors qu’elle approche de nouveau pour déposer un second baiser, au milieu de ses lèvres, dans la douceur extrême de cette peau qui ne répond pas à la sienne.

    – Trois.

    Il lui laisse le temps d’embrasser encore, dans toute la lenteur sensuelle qui l’inonde, le côté droit, chaud et souple, de sa bouche intraitable.

    Elle recule légèrement son visage ; il se lève, se dégage de son corps agenouillé qui l’entrave. Elle le sent passer derrière elle ; il appuie sans douceur, de sa main, son dos contre le canapé.

    Elle ne cille pas, reste dans la position qu’il a imprimée sur elle ; elle l’entend, debout, défaire la boucle de sa ceinture et l’enlever d’un coup sec, net, entre les passants. Son cœur descend dans son estomac en une vague qui la creuse jusqu’au reins.

    Elle serre les lèvres, abaisse ses paupières, avant l’impact du premier coup. Il frappe fort. Elle encaisse. La brûlure la lèche, disparait, revient. Elle inspire, le ventre rivé sur le canapé. Il a déployé sa ceinture en entier ; elle sent les frappes, plus cinglantes dans cette extrémité déroulée.

    Elle entend soudain sa voix, penchée à son oreille ; il écarte une mèche de ses cheveux le long de son visage.

    – Calmée ? tu l’attendais, ton jour de paie, la rétribution de tes petits énervements ?

    – Mes petits énervements, glisse-t-elle en palpitant, ce sont tes peut-être que je déteste. Faire ce que l’on dit, c’est sacré.

    – Continue, et tu vas prendre une gifle qui te fera regarder de plus près la pierre sacrée du sanctuaire.

    – Tes peut-être, ce sont tes peurs et tes paralysies, qui t’empêchent de…

    Elle ne l’a pas vue venir, celle-là. Sa joue gauche est cueillie à la volée, elle sent le vermeille de son sang se répandre doucement sous la pulsation battante de sa peau. Il l’a retournée contre lui, elle le fixe de toute l’intensité bleue, relevée en dard d’argent, de son regard.

    Il a pris ses deux poignets dans sa main, il la gifle pour la seconde fois, sur l’autre joue. Elle ferme les yeux, anticipant le troisième coup, tournant son visage de côté devant lui, mais rien ne vient.

    Elle rouvre les yeux avec précaution, il la contemple, souriant à demi.

    – J’aime ta colère, murmure-t-elle en inspirant. Elle m’exalte.

    – Tu la fais monter.

    – Il n’y a pas de place pour la lâcheté dans tes…

    – Tais-toi, Abi. Serre ma main.

    Il enferme sa main droite dans sa main gauche ; de l’autre, il bascule déjà son corps sur le canapé, à la renverse sur le dos, un genou posé contre elle. Il serre sa gorge, au plus fort, dans la strangulation de ce moment. Elle le regarde, vaincue ; sa main caresse l’étau qu’il ferme en collier autour de son cou. Ce regard de gemme qui tombe sur elle ; elle se fascine au creux de sa primalité.

    Il la redresse d’un élan, elle tombe à genou, assise sur ses fesses brûlantes. Il s’est penché vers la coupelle ; il remet son bracelet iranien à son poignet d’argent massif, il la serre contre lui. Elle sent, à droite et à gauche de ses hanches, les marques qui la lancent, pulsées, de sa langue de feu qui l’a ceinturée tout à l’heure.

    Elle se sent plus vivante qu’une torche en mouvement, densifiée dans le moment présent. Elle se penche, sort d’un sachet de toile écrue deux pierres orange, solaires – deux calcites. Il la regarde se remettre debout, s’approcher de lui, les jambes nues et les fesses rougies ; elle roule les pierres dans ses deux paumes gonflées de sang, les renferme entre ses doigts repliés, joints aux siens.

    – Tu es fait de feu et d’airain. Le tissu de ta peau est sûr et stable ; tu es une force ascensionnelle.

    Elle rouvre ses mains, fait rouler les pierres sur ses poignets, sur ses bras ; les pierres passent sur ses épaules, jusqu’à ses clavicules. Elle enserre sa tête dans leur étreinte, redescend le long de son torse, descend pour s’arrêter au creux de son ventre, jusqu’à sa virilité.

    – La prochaine fois que tu éjaculeras, ta semence sera de pierre et de lumière.

    – Tu opères ta magie blanche sur les mains qui t’ont punie ?

    – Leur énergie s’ancre en toi : lucidité, abondance et témérité. Tu leur réponds par ta sudation.

    Il sourit.

    – Mes doigts crépitent, sorcière.

    – Que tes mains soient calcite !

    Il l’étreint dans ses bras, tandis qu’elle referme ses mains d’homme sur les pierres orangées et remet à ses propres oreilles, en souriant, ses pendants de malachite.

    – Tu as gagné, conclut-il. Je vais me faire des bagues en calcite, et te fesser avec.

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