Est-ce que le degré de masochisme varie avec le temps…?

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  • Ce sujet contient 13 réponses, 14 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Ruby, le il y a 1 mois.
14 sujets de 1 à 14 (sur un total de 14)
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  • #78265
    Monsieur Jones
    Maître des clés


    Au cours d’une discussion, elle me glisse: “je suis moins masochiste qu’avant…

    Moi ça m’interpelle cette phrase et l’idée que l’intensité du masochisme, ou de l’envie d’être confronté à une douleur qu’on saurait transcender par un mécanisme cérébral et/ou physique, pourrait varier ou cours du temps.

    En ce qui me concerne, j’ai des pulsions sadiques qui varient énormément en fonction de la personne et du cadre de ce que j’explore avec elle. Je suis un sadique rationnel, c’est à dire que je n’explore pas une zone d’intensité haute (voire limite) sans une vraie raison.

    Mais le vrai sadique a-t-il vraiment besoin de bonnes raisons pour l’être, au fond… (vous avez 3 heures).

    Malgré tout cette pulsion sadique est plus ou moins là. Il m’arrive par exemple souvent de fantasmer une fessée au delà du raisonnable.

    Mais revenons-en au sujet du masochisme? Parce que si le sadisme est avant tout cérébral, le masochisme lui est une alchimie étrange où se mêlent sensations physiques et petits manèges cérébraux, capable de gravir les montagnes de l’excitation.

    Au passage, je crois qu’explorer l’humiliation et la honte est aussi une forme de masochisme même si on s’éloigne de la définition initiale venue de Sacher-Masoch.

    Cette réflexion s’adresse donc à vous chères déculottées.

    Avez-vous, vous aussi, éprouvé la sensation que votre degré de masochisme et donc de recherche d’intensité dans la douleur, la contrainte ou l’humiliation variait au cours du temps…?

    Faites de vos fesses le plus bel endroit de la terre...

    #78266
    Plume
    Participant


    Le BDSM est un moyen d’explorer et d’assouvir des penchants autodestructeurs, voire des pulsions de mort, de manière plus sécurisée …

    Le sadomasochisme est les deux versants d’une même pièce. Tout le monde la possède … On choisit juste parfois la découverte de l’un au détriment de l’autre ou bien de taire tout ça pour essayer le juste milieu (un peu comme Gary) …

    Alors ça varie en fonction du temps, de l’humeur … De la personne en face aussi …

    Devenir plus apaisé au fil du temps, des saisons ou au moins chercher cette tranquillité peut dispenser d’aller sur ces chemins parfois …

    Et puis le masochisme, c’est prendre du plaisir à souffrir donc c’est directement lié au ressenti. Un jour, on va être plus sensible physiquement et psychologiquement qu’un autre … Les limites sont mouvantes d’un coup sur l’autre …

    Quand je ris ou je souris alors qu’il me fouette, ça rentre dans la définition ?

    Vu de l’extérieur, j’ai sans doute un petit côté maso, mais c’est surtout parce que – même si je suis plutôt douillette – je ne ressens pas vraiment la douleur la plupart du temps en BDSM … – Vive le cocktail d’endorphines !
    Je cherche plus la peur, la surprise, l’adrénaline, la découverte, l’excitation que la douleur pure.
    Quand je la sens vraiment, en général, je m’arrête – ou au moins je fais une pause. Et si je ne la sens pas c’est que je l’ai directement transformée en quelque chose de plus agréable. Donc est-ce vraiment du masochisme 🤔
    Vouloir se perdre dans un océan de coups est une idée séduisante mais c’est plutôt une quête d’absolu et de déraison parfois que de masochisme pur …

    De manière générale, vivre – alors même qu’on sait que l’on va un jour souffrir – a quelque chose de maso aussi 🤔

    Je crois que j’amène plus de questions que de réponse … (Vous avez 3 heures aussi 🙃)

    https://bordelcerebral.blogspot.com/

    #78272
    chtiFesseur
    Participant


    Je ne suis pas une déculottée, mais je voulais juste faire une remarque sur le sadisme cérébral… j’ai comme un doute. Il y a un moment où ce n’est plus notre cerveau qui est en action, mais plutôt nos vils instincts sadiques justement qui se nourrissent de la douleur de l’autre, de ses cris, de ses gémissements, de sa soumission.

    #78273
    Nush
    Maître des clés


    Le temps. Le masochisme.

    Je crois qu’avec l’expérience, la pratique plus ou moins régulière, le temps qu’on prend pour analyser nos comportements, il survient le temps de reconnaitre qu’on n’a plus besoin d’intensité pour se créer une bulle de douleur et de jouissance.

    Est-ce que cela voudrait dire que je suis moins masochiste ? Probablement. Une variation est envisageable. Mais ce n’est pas « moins », c’est « différent ».

    En ce qui me concerne, avec le temps qui passe, je crois que mon masochisme s’affine, s’enrichit et devient plus exigeant. Non pas en intensité mais en qualité.

    Et surtout il est intimement relié à mon partenaire.
    Avec l’un j’aurais envie d’aller plus loin, plus profond, avec l’autre j’aurais envie de quelque chose de plus léger et presque lascif.

    Le temps.

    C'est la nuit qu'il est beau de croire en la lumière.
    #78280
    Fred
    Participant


    Il y a aussi la notion d’endurance, les novices auront suffisamment avec une fessée à la main tandis que les expérimentées auront besoin d’instrument pour arriver au même stade de satisfaction.

    Puis il y a la forme physique ou non qui influe sur nos ressenti, la libération des endorphines etc…

    Je pense que oui, selon les moments, l’envie, le degré de masochisme doit fluctuer.

    #78285
    Paulparis
    Participant


    A lire les remarques des unes et des autres que je relie à ma propre expérience vécue des deux côtés de la barrière (ou du manche du martinet) je pense que le facteur temps est beaucoup moins important que la personnalité du partenaire. Certains donnent probablement plus envie d’une vigueur, d’un sévérité, d’une intensité différente.

    #78286
    Ô.Céane 🍑
    Participant


    Qu’est-ce que le temps en matière de pratique érotique?…

    Je crois davantage à une évolution en fonction des expériences et surtout de la qualité des interactions. Autrement dit, ce que l’on construit avec son ou sa partenaire à une influence sur le degré de masochisme possible, imaginé, construit, selon moi.

    Il y a des périodes de la vie qui interfèrent aussi. Pour ne prendre que mon exemple, j’ai envie d’un masochisme fort lorsque je suis dans des périodes de grandes tensions. Cependant, je dois avoir un masochisme très ambivalent car j’ai besoin, en parallèle, d’une bienveillance voire d’une douceur tout aussi puissante, si ce n’est plus.

    Cela dit, il m’arrive de me questionner sur ce que je choisis de “m’infliger”. Est-ce le signe d’un masochisme en déclin?… Je ne sais pas encore y répondre, je vous dirai cela au prochain épisode de mes futures rencontres… 😅… Mais force est de constater que j’y retourne et que cela produit toujours autant d’effets…. 😉

    "Et mes fesses, tu les aimes mes fesses"
    Mes récits ne sont pas forcément le reflet de ce que je recherche...juste une inspiration...

    #78288
    salamboflaubert75
    Participant


    En ce qui me concerne ainsi que mon cheminement personnel, mon masochisme évolue et varie, en fonction du partenaire, de mes besoins/envies et également de mes émotions/ressentis ( et des siens ).

    Inéluctablement le temps passe, j’apprends de moi-même, des autres, des expériences, de la vie et accepte d’autres envies à mes bulles érotiques et cinglantes.

    La honte, une certaine humiliation et parfois la régression qui ne s’invitaient que peu dans mes partages se sont révélés   à son contact et sa manière d’être.

    Chez moi cela passe presque inévitablement par le cérébral je peux recevoir la fessée de ma vie, une vraie tannée sans être bouleversée ou troublée si il n’a pas su distillé dans mon esprit ( ou que je ne me suis pas assez ouverte à lui ) les chiquenaudes qui résonnent et touchent mon esprit pour m’emporter tout entière , le corps tremblant par ses mots et le cadre instauré.
    Je crois que le partenaire amène fort probablement des émois qui seront propre à cette relation si particulière mais également le vécu de chacun comme les besoins/envies qui nous saisissent en fonction des périodes de nos vie et à certains moments spécifiques.
    Un dernier point le transfert du contrôle et l’autorité remis si ils sont savamment utilisés et avec le partenaire ayant nos clés troublantes vers nos divins démons instaurent aussi ce que je vais attendre, vouloir et chercher mais surtout si je vais parvenir à m’abandonner si bien à lui et à  mes ressentis, que je déconnecte, lâche prise à la raison pour cette passion, bestialité et parfois sauvagerie qui nous possèdent…
    Néanmoins j’ai toujours quantité de questions en tête ( même si beaucoup moins qu’auparavant et je ne les laisse  plus autant me bouleverser ) quant à cela et ce qui nous y pousse.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 1 semaine par salamboflaubert75.

    Sal

    #78292
    lunapower
    Participant


    Personnellement je ne pense pas que le temps soit le facteur déterminant.

    Le plus important est il me semble le partenaire, on sera plus à même d’explorer les limites, d’autres envies avec un partenaire en lequel on a toute confiance avec lequel on sait que l’on peut aller loin sans que ça n’aille trop loin.

    Par contre le temps peut je pense faire évoluer les envies au fil des découvertes, des besoins. Ainsi j’ai connu une demoiselle qui aimait les grosses raclées a fait évolué ses envies vers un jeu plus doux plus ageplay non qu’elle n’aimait plus ou ne pouvait recevoir une bonne correction (d’ailleurs ça lui est arrivé) mais ce type de jeu ne lui correspondait plus vraiment 🙂

    https://lesaventurescuisantesdecamille.blogspot.com/

    #78309
    Sandra
    Participant


    Malgré mon peu depxérience, je me sens de plus en plus résistante à la douleur ! Est ce que je deviens plus maso ?

    Et puis selon feeling avec le fesseur, la fatigue, peut être que cela varie !

    Si c’était toujours pareil, cela serait monotone !

     

    #78347
    CoDée
    Participant


    Pour ma part, ce qui me fait percevoir mon masochisme de manière différente ce n’est pas le temps mais bien les partenaires que j’ai pu avoir. Par ce que j’avais envie de vivre avec eux/elles, mais aussi parce qu’ils m’ont aidée à mieux me connaître et me comprendre. Petit a petit, pierre après pierre, j’ai construit mon chemin avec leur aide. Et même si ce chemin poursuit sa construction, je me connais et me comprend désormais mieux que je n’y suis jamais parvenue auparavant.

    Je cite les mots de quelqu’un qui me connaît bien :

    “Tel que je le perçois, ton ressort est ta capacité à t’abandonner, à t’offrir, et cette démonstration passe par le niveau de douleur que tu peux accepter de la personne qui souhaite jouer de ton corps en harmonie avec toi. Cette harmonie peut prendre bien des formes suivant ton ou ta complice”

    Son analyse m’a parue très pertinente même si j’y ai ajouté un point important. Je suis autant animée du ressort docilité et obéissance que par celui de la douleur. Il est pour moi tout aussi puissant.

    Pour résumer je pourrais dire que je jouis davantage du plaisir que retire ma/mon partenaire à m’infliger de la douleur que de la douleur elle-même.

    Mais comme il semble que je dispose d’une capacité d’endurance plutôt haute (ce n’est pas moi qui le dit hein ^^), trop me ménager ne m’apportera que peu de plaisir et me laissera avec un goût d’inachevé. La maso en moi sera alors  frustrée.

    (Bon pour une fois que je répond à un post je suis un peu hors sujet 😅)

    #78351
    Dreaming_Marie
    Participant


    Tordons un peu les mots et parlons plutôt du temps qu’il fait (vous avez dit esprit de contradiction ?)… Alors je dirais oui pour moi. Mon masochisme varie selon la météo de ma vie : la quantité de nuages dans mon esprit, la menace de l’orage ou la douceur du soleil dans ma poitrine, l’alizé ou le typhon que déclenchent entre mes jambes mes différents partenaires, …

    La seule constante que le temps qui passe modifie, c’est la base d’expériences dont se nourrissent mes désirs, un peu plus de connaissance de moi-même qui m’emmènera vers la bonne forme de masochisme au bon moment. Parce que comme vous le dites très justement, il n’y a pas qu’une forme de masochisme quel qu’en soit le degré d’intensité.

    #79610
    Christal
    Maître des clés


    Au cours d’une discussion, elle me glisse: “je suis moins masochiste qu’avant…” Avez-vous, vous aussi, éprouvé la sensation que votre degré de masochisme et donc de recherche d’intensité dans la douleur, la contrainte ou l’humiliation variait au cours du temps…?

    Je l’ai prononcé, moi aussi, cette phrase enfin plus exactement j’avais dit : je crois que je suis moins maso qu’avant.
    Je vous refais le remake ? C’était il y a plusieurs mois, je vivais un moment compliqué et lorsque l’on s’est vu, je m’étais persuadée que de ce fait, c’était la dernière fois, lui et moi… Je m’étais mis un poids énorme sur les épaules : je voulais être celle que je n’avais jamais réussi à être avec lui : sage et obéissante. J’avais donc laissé mon côté joueuse et têtue…et lors d’une fessée, je me suis retrouvée totalement désarmée et finalement sans mon “masochisme”, incapable d’encaisser la douleur et encore moins de la transcender. Il ne frappait pas fort mais mes émotions liées au fait que j’étais probablement dans ” Notre dernière fois” et dans la volonté d’obéir m’a fait basculer dans un aspect fragile de moi qui m’est très compliqué d’accepter dans ce petit monde rouge sombre. Il a arrêté assez vite me disant que j’étais devenue douillette…, ce à quoi j’ai ravalé mes larmes étant dans une position qui ne lui permettait pas de voir mon visage et j’ai simplement dit : je crois que je suis moins maso qu’avant…
    Alors pour répondre à la question du post :
    Mon masochisme est toujours là, mais il est lié à mes émotions et à ma manière d’être à Lui à l’instant T. J’ai l’impression que plus j’explore mon côté obéissant moins j’arrive à gérer la douleur…

    Rien n'est acquis, tout est fragile...

    #79612
    Ruby
    Participant


    Super topic, j’adore lire les réponses de tout le monde sur le sujet🙂

    Est-ce que le degré de masochisme varie avec le temps ?

    Avec le temps, je ne sais pas. Je ne pratique probablement pas depuis assez longtemps pour le dire. Ce qui est sûr c’est que pour moi il varie en fonction des moments et des périodes.

    Il y a clairement des périodes où je suis obsédée par la douleur à un point où ça peut même être un peu pesant et fatiguant. Et d’autres (quand même plus rares) ou c’est l’inverse, je n’ai pas du tout envie de ressentir de sensations vives. Mais même dans ses périodes, il peut arriver que mon masochisme soit ravivé par une situation, un instant, l’envie du moment.

    Jusqu’à maintenant ça se passe comme ça. Quand j’aurai un plus grand recul, je serais peut être capable de dire que mon masochisme a augmenté ou diminué avec le temps.

    Mais quand même si je devais donner une réponse tranchée, au jour d’aujourd’hui, je dirais que mon masochisme est allé en augmentant légèrement, sur ces bientôt 2 années de pratiques.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois par Ruby.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois par Ruby.
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