Éprouve moi

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  • #78022
    Dreaming_Marie
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    🎶Bring it in, bring it out

    Bring it in, bring it out

    It’s so simple that it’s easy not to see or believe

    But you’re exactly where you need to be so just breathe

     

    On s’est donné rendez-vous dans ton appartement. Je suis arrivée un peu en avance, alors j’ai tourné en rond dans le quartier en enchaînant les cigarettes. En m’engageant dans ta rue j’ai essayé de me refaire une contenance, mais mes jambes tremblaient. Merde, je dois puer la clope ! Je m’arrête deux minutes, je prends un chewing gum. Je ne t’ai pas vu m’observer derrière tes rideaux. Même à cette distance tu sens la panique qui me gagne. Tu n’as pas vraiment saisi pourquoi je me ronge les sangs comme ça pour une fessée, mais bon, tu te promets d’être délicat, de ne pas m’effaroucher.

    J’arrive enfin à ta porte, je toque, tu laisses passer quelques secondes avant d’ouvrir, un grand sourire sur ton visage pour recomposer mon esprit en perdition. Je te regarde, tes pieds nus, ton pantalon décontracté, ta chemise relevée sur tes avant-bras, ton cou, ton regard, tes lèvres …

    – Doucement petite perverse, je te rappelle que ce n’est pas ce que tu es venue chercher.

    -Mais non, mais je n’ai rien dit !

    -Tu n’as pas eu besoin de parler. Ton regard me dévore mais je ne sais pas si c’est vraiment du désir ou plutôt l’énergie du désespoir. Tu as peur ?

     

    Je baisse les yeux, mes joues sont brûlantes.

    -Oui j’ai peur.

    -De quoi ? De moi ?

    -Non, d’avoir mal.

     

    Tu éclates de rire et je me sens un peu vexée.

    -Bien sûr que tu vas avoir mal ! Mais ne t’en fais pas, je ferai en sorte que tu aimes ça.

     

    Ces derniers mots chuchotés à mon oreille commencent à me détendre. L’excitation reprend doucement le contrôle de mes pensées. Oui, c’est pour ça que je suis venue. Tu vois mes lèvres s’entrouvrir, un léger frisson le long de mon cou, et tu comprends que c’est maintenant. Ce n’est pas le moment de prendre un verre ou de discuter du temps qu’il fait. Je suis là, pour toi et surtout pour moi, pour être éprouvée.

     

    -Tu veux pleurer alors, c’est bien ça ? Pas de préambule, je ne te demande pas quelles vilaines choses tu as faites pour le mériter ?

    -Non, mais je suis sûre que tu n’as pas réellement besoin d’une excuse pour frapper, si ?

    Ma petite provocation ne t’atteint pas le moins du monde. Tu reprends avec le même sourire insolent que moi.

    -Absolument pas en effet ! Ça m’amuse quand même de faire expier leurs péchés aux petites chiennes dans ton genre, mais pour aujourd’hui je serai grand seigneur, je me contenterai de répondre à tes désirs.

     

    Tu t’approches de moi, un sourire vicieux aux lèvres. Ce n’est plus le sourire rayonnant que tu avais en m’ouvrant la porte, c’est celui d’un chat qui s’apprête à jouer avec sa proie. Tu attrapes mon cou, tu serres, tes yeux dans les miens :

    -Alors ne l’oublie pas. Tout ça, tout ce qui va arriver maintenant, ce sera uniquement pour combler tes besoins.

     

    Ton rire moqueur humidifie mon entre jambes, et quand tu entreprends de baisser mon pantalon j’ai peur que tu ne voies déjà une tâche se former sur ma culotte. Je ne sais pas si tu le remarques, mais tu ne dis rien. Tu te laisses tomber dans le canapé, mon jean glisse à mes chevilles et tu empoignes mes cheveux pour m’allonger en travers de tes genoux.

    -Est-ce que tu es prête ?

    -Je ne sais pas.

    -Bien sûr que si, tu en crèves d’envie ! A tel point que je suis sûr que je pourrais te faire faire un tas de choses honteuses pour me motiver à accéder à ton désir. Mais bon, tu n’es pas là pour ça. Une autre fois peut-être…

     

    Tu tires sur ma culotte qui rentre entre mes fesses, et ta main s’abat sur moi. Une fois, deux fois, des dizaines de fois. Je suis surprise, tes coups sont rapides, très rapides, mais pas si douloureux que je ne l’avais craint. Je sens mes fesses chauffer, mais je suis rassurée, rien de si difficile finalement. Tu t’arrêtes, comme si tu reprenais ton souffle, d’un doigt expert tu fais glisser ma culotte le long de mes jambes. Je lève le visage vers toi et te vois la rouler en boule. Tu attrapes mon visage, ta main puissante appuie sur ma mâchoire pour me faire ouvrir la bouche. Tu y fourres ma culotte sans ménagement et repousse mon buste vers le canapé.

     

    -On va avoir besoin de ça pour la suite. Je ne tiens pas à ce que tous mes voisins t’entendent crier.

     

    Ta voix est froide et sèche. L’angoisse me prend à la gorge. Comment je vais pouvoir te dire si c’est trop maintenant ?! Les claques recommencent à pleuvoir sur mes fesses déjà brûlantes, bien plus fortes. Tu avais raison, le bâillon est utile. Je ne saurais pas retenir mes cris. Dans un mouvement instinctif, mes mains se placent devant mes fesses, mon corps se tend pour t’échapper.

     

    -Oh non tu ne vas pas t’enfuir maintenant ! Je n’en ai pas fini avec toi. Je veux que tu hurles, je veux que tu sentes que je tu n’as pas le choix, que tu n’es plus maîtresse de ce qui va arriver, que tu ne contrôles plus rien !

     

    Ta jambe chevauche les miennes pour me maintenir en place. D’un geste rapide, tu attrapes mes poignets dans ta main immense. Ton coude appuie dans mon dos. Impossible de bouger sans accentuer la douleur. Tu te penches vers moi et tu me chuchotes doucement :

    -Si à un moment tu veux tout arrêter, tape dans tes mains.

     

    Et tu reprends. Encore, plus fort, toujours rapidement. Une douleur en chasse une autre, et assez vite je me résouds à mon impuissance. Mon corps ne cherche plus à résister, mes muscles ne se tendent plus à chaque fessée, mon visage reste enfoui dans le coussin. Les larmes commencent à couler doucement. J’ai mal, mais je ne veux pas t’arrêter. Cette fois je ne suis pas envahie par la rage, par le besoin de te faire cesser, de te remettre à ta place pour satisfaire mon égo malmené. J’accepte chaque coup comme un cadeau, mes larmes ne sont que du soulagement, l’exutoire de mes tensions.

     

    Tu as senti mon corps se relâcher, il ne reste que mes cris étouffés. Tu relâches toi aussi la pression, tu libères mes bras et mes jambes.

     

    -Ca y est, tu as compris. Même le bâillon, tu n’en as plus besoin. Les dernières vont être dures. Mais j’ai confiance en toi pour ne pas te rebeller. Tu vas compter maintenant. Je ne veux rien entendre d’autre que des chiffres. Rappelle-toi, c’est toi qui l’as voulu.

     

    Les 4 dernières me laissent écrasée de douleur. Chaque morsure sur ma peau me coupe le souffle. Mais tu sens, tu vois que je ne te fais pas défaut. Tu attends le temps qu’il faut pour que la parole me revienne pour compter.

    -Une.

    -Deux.

    -Trois.

    -Quatre.

     

    Ton bras retombe enfin. Il n’y a plus que le silence autour de nous. Le silence, et tes bras qui me soulèvent pour amener mon corps replié, lové contre le tien. Le silence, et ta main elle aussi brûlante qui essuie doucement les larmes sur mes joues.

    #78039
    louviere
    Participant


    très beau texte,un ressenti immense et éprouvant..et un titre qui en dit long..merci

    louviere

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