Derrière les rideaux … un ailleurs – 2ème partie

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  • Ce sujet contient 9 réponses, 7 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Marc, le il y a 10 mois.
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    • #51619
      Marc
      Participant


      1ère partie

      – Clémence, ça suffit maintenant. Tu retires tout de suite ta main !
      La dite Clémence, debout devant la fenêtre, avait tourné sa tête vers Marc. Ce dernier lui avait saisi son coude gauche afin de la positionner de profil. La main droite de Clémence s’était interposée par réflexe, protégeant son postérieur. Elle sentait qu’il lui était impossible d’obéir. Non, cela ne se pouvait pas. Elle n’allait pas recevoir … Non. La main droite de Marc, fine et longue, ne pouvait pas s’abattre sur ses fesses. C’était impossible. Elle ne pouvait pas imaginer cela. Alors malgré l’injonction, sa main, paume tendue, doigts écartés, n’avait pas bougé d’un pouce, ni d’ailleurs d’un autre doigt.
      – Bon …
      – Aïe !
      La main de Marc s’était levée et rapidement abattue, non sur les fesses protégées par leur bouclier improvisé, mais sur la cuisse nue. Clémence se maudit d’avoir mis le matin ce short si court. Mais il faisait encore si chaud, et c’était si agréable de le porter, sa couleur jaune acidulé étant assortie pour elle à l’été irradié de lumières chaudes. Le soir, lorsque la température se faisait plus clémente, elle adorait sentir l’air un peu plus frais glisser sur sa peau. Mais pour l’heure, c’était un brusque accroissement local de chaleur qui s’était produit. Un coup d’œil furtif lui révéla que les doigts de Marc avaient laissé une légère marque rouge sur la peau.
      – Alors, cette main ?
      – Mais …
      – Allez Clémence … tu sais que tu as mérité une fessée …
      – Marc …
      Tenant toujours Clémence par le coude, Marc attendait calmement.
      – Je comprends que tu sois nerveuse … Tiens … si tu ne sais pas quoi faire de tes mains … tu n’as qu’à tenir le rideau …
      Tenir le rideau … Cela semblait saugrenu. Après tout, pourquoi pas ? songea Clémence en son for intérieur. Au bout de quelques secondes, elle l’avait agrippé et le tenait solidement. Ce simple geste, suggéré par Marc mais réalisé de sa propre initiative lui fit du bien. C’était, malgré son appréhension, comme une sorte de no man’s land entre faire ce qu’elle voulait et s’en remettre à quelqu’un d’autre. Là, elle ne perdait pas tout à fait le contrôle. En quelque sorte, elle participait. Marc, quant à lui, contemplait, ému, les deux jolies fesses protégées par le short et la marque rouge de ses doigts sur sa cuisse, annonciatrice d’autres rougeurs.
      – Ne t’inquiète pas … cela fait moins mal sur les fesses …
      Clémence, en son for intérieur, jura. Cela fait moins mal sur les fesses. Il en avait de bien bonnes ! Elle était sûre que cela allait faire mal.
      – Mais c’est une fessée, Clémence. C’est normal que tu aies un peu mal.
      Tout était dans le « un peu ». Clémence était sûre, quant à elle, que ce « un peu » relevait beaucoup plus de l’euphémisme que de la réalité. Et pourtant, à cet instant, tout ce qu’elle désirait, malgré sa crainte, c’était … de la recevoir, cette fessée. De sentir sur ses fesses la main de Marc, qu’elle imaginait ferme … d’entendre les claques … de … de réagir … elle ne savait pas comment, justement, comment elle allait réagir … à cet ailleurs … elle songea qu’ironiquement elle n’avait justement jamais été aussi proche de cet ailleurs, auquel elle avait songé l’autre soir, avant de s’endormir, cet ailleurs qu’elle avait imaginé derrière ces rideaux qu’elle tenait à présent de ses mains crispées.
      – Et si tu remets tes mains pour te protéger, ce sera la fessée déculottée, comme une gamine.
      – Noooooon !
      Clémence venait de se réveiller brusquement. Elle avait crié et mit quelques secondes à reprendre ses esprits tant son rêve avait été réaliste. Mais non, elle n’était pas en short devant sa fenêtre, tenant les rideaux, menacée de fessée, mais à moitié assise dans son lit, le cœur battant et le souffle court. Elle tendit la main vers l’interrupteur de la lampe de chevet. La discrète lumière avait jailli, lui révélant qu’il était trois heures trente du matin. Elle ferma les yeux, soulagée. Elle allait pouvoir se rendormir. Au bout d’une minute ou deux, elle se leva pour aller boire. Le détour par la salle de bains, destiné à lui rafraîchir le visage, acheva de la ramener dans la réalité. Elle n’avait pas pu s’empêcher cependant de se tourner de trois-quarts, imaginant la marque rouge sur sa cuisse, et cela la fit un peu frémir. Lorsqu’elle se recoucha et referma les yeux, apaisée, elle sut que le lendemain, la première chose qu’elle ferait serait d’ouvrir le tiroir de sa commode et d’en extraire de la pile de shorts son préféré, le jaune acidulé.

      "Le pire n'est jamais certain
      Quand on pense au lendemain"
      Anonyme

    • #51624
      salamboflaubert75
      Participant


      Décidément c’est bien écrit et excitant. J’attends la suite avec impression…

      Sal

    • #51625
      Anonyme
      Inactif


      whaou! j’adore! Quel talent @marc-w !

    • #51626
      Lord Stephen
      Participant


      Mais jusqu’où son rêve va mener Clémence ?
      Va-t’elle enfin rencontrer @marc-w lors d’un diner chez des amis ?

      Un homme n’est rien sans une grande femme à ses côtés.

    • #51645
      Marc
      Participant


      Merci salamboflaubert et Sombrelle 🙂

      Mais jusqu’où son rêve va mener Clémence ?

      Ah, ça, seul elle le sait, et encore, peut-être pas 😉

      Va-t’elle enfin rencontrer @marc-w lors d’un diner chez des amis ?

      Je me pose la même question ! Je crois que je vais devoir poursuivre encore une ou deux parties pour le découvrir avec vous !

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      Quand on pense au lendemain"
      Anonyme

    • #51688
      Anonyme
      Inactif


      Haaaan suite géniale et habile jeux de mises en abyme : encore, encore, encore ! (Oui ça fait trois mots cette fois! :-p )

    • #51696
      Marc
      Participant


      Merci Lou 🙂
      Bon, j’ai parfois deux mots à dire à certaines, mais vous n’êtes pas obligée de vous limiter ;-). D’ailleurs, en parlant des mots des autres, on attend les vôtres 0:-)

      "Le pire n'est jamais certain
      Quand on pense au lendemain"
      Anonyme

    • #51794
      Gants de velours
      Participant


      MARC bravo pour ce joli récit à quand la suite merci

    • #51911
      Pauline
      Participant


      Bonjour Marc, j’ai tout lu d’une traite ! Quel texte ! Tout y est…style, mises en abymes, procédés rhétoriques, désir latent…Le trouble de Clémence me trouble…Vivement le prochain texte ! (s’il vous plaît ^^)

    • #51930
      Marc
      Participant


      Merci 🙂
      J’essaie de publier la troisième partie, mais suite à une tentative de correction du texte (et même pas de Clémence ;-)), je me vois rétorquer que je ne peux répondre à ce sujet (alors qu’il n’est même pas encore publié^^). Ah, l’informatique …

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      Anonyme

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