Demi le 9

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    Biloba
    Participant


    Tout ceci n’est que pure fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite.

     

    Vous veniez dormir chez moi, vous, votre cœur étranger, vous et votre enfance. Vous veniez dormir chez moi parce que le pavillon français de votre père était construit sur un ancien cimetière et que les fantômes vous importunaient la nuit.  Il fallait déplacer le lit et laisser les volets ouverts pour que vous puissiez dormir vos 46 ans aux veilleuses de la rue. Je vous avais laissé les clés, vous les avez encore.

    La première fois, vous avez fait l’inventaire de tout l’appartement, voire de mes secrets. Vous ignoriez qu’on ne dévoile pas tout en neuf nuits et demie. Votre maman aurait pu vous l’enseigner.

    Puis j’ai rencontré cet homme qui aime sa fille à l’inconditionnel ainsi qu’on peut aimer la “chair de sa chair”. Il a lu tout Giotto. Vous avez de la chance d’avoir un père comme lui, il a de la chance d’avoir une fille comme vous.

    Votre père m’invitait à ses dîners pour faire le traducteur, je vous remercie de me l’avoir présenté. Surtout pour le soir où il m’a montré les limites de Babel et de la transmission du savoir, expliquant un concept que je compris en anglais et en français, mais que je fus incapable de traduire et d’exprimer auprès des convives. Magique.

    Magique comme le fut notre première promenade nocturne dans les rues de Loches (schéol) où nous étions si vivants.

    Je n’ai pas encore rencontré votre mère, ni Vanessa. Nous aurons tant d’émotions à partager et tout le temps, enfin le temps pour le faire. Ce temps que vous n’avez pas pris.

    Ainsi sommes-nous repartis chacun vers ses vanités. Vous m’avez laissé en partant votre silver string ainsi que des fessées qui se perdent dans l’infini. Qu’est-ce qu’aimer ? D’ailleurs, m’en avez vous lassé le temps ?

    Voici ma lettre, celle que vous n’avez pas reçue, telle que vous m’avez regardé et non point reçu :

    Petite curieuse,

    Valise d’osier, si vous osiez, depuis une aventure immobile, un cri, ce cri de calle perdida, ses châteaux en Espagne comme autant de moulins avant. Qui s’aime des graines jusqu’à Mad rides tandis qu’un chagrin les arroze. Vous laissez les poings d’interrogation d’une idylle à peine éclose ; au lait, olé…

     

    Tout ceci n’est que pure fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite.

    #59161
    Biloba
    Participant


    C’est demain soir, à partir de 17 heures, direction sud ouest, un peu au-dessus de la ligne d’horizon, si le ciel est dégagé.

     

     

     

    EN CoULEUR de MOuCHES :

     

    j’âne la suffisHante

    j’oie de vous ânnonc’est

    que j’ai enfin le q s’orties des ronces

    de vos parents qui disette

    de moi gosse, que je ne serai jeanne et rien dans l’avis

    J’âne, la magnifric,

    qui dénigrait les 35 heures

    mais s’en est bien rePue,

    hâlez en pet.

    Toute une vie au régime

    totalitaire, bien entendu.

    Vous vous moquiez de mon écriture,

    de dyspraxie non détectée :

    avec mes mots tordus

    j’ai très consolé votre fille,

    bien sûr avez vite clos l’affaire,

    Sélim eau bout de votre NUIre.

    L’or en ce frère parti trop tôt

    près d’Arc au ciel de JeAnne

    en vert et contre vous

    aux nues de jade

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 années et 5 mois par Biloba.
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