Dans le bureau du Duc

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  • Ce sujet contient 14 réponses, 10 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par lunapower, le il y a 2 semaines.
15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 15)
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  • #60876
    CorrigeeDelivree
    Participant


    Après avoir lu quelques-uns des vôtres j’ai eu envie à mon tour de vous partager ce petit récit sans prétention.

    Il fait partie des scénarios que je me raconte le soir avant de m’endormir pour faire de beaux rêves…

    Si il plaît à quelques-uns d’entre vous, j’en aurais volontiers d’autres à partager par la suite.

    J’espère que mon petit univers vous plaira.

     

    Au plaisir d’échanger avec vous 😊

     

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    #60887
    salamboflaubert75
    Participant


    Je l’aurais lu avec plaisir @corrigeedelivree mais quand je clique dessus c’est noté le site est inaccessible…

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 semaines et 2 jours par salamboflaubert75.

    Sal

    #60889
    CorrigeeDelivree
    Participant


    Ah ben mince! J’ai cru bien faire en partageant en pièce jointe mon fichier Word. Je vais tenter un copier coller peut être.

    Merci de ton intérêt en tous cas 😊

    #60890
    CorrigeeDelivree
    Participant


    Gabrielle suivait sa jeune maîtresse dans les couloirs du château, le cœur battant et les jambes tremblantes.

    -Mais tu vas te dépêcher oui ? La houspilla cette dernière en lui lançant un regard noir.

    Gabrielle essaya tant bien que mal de presser le pas pour ne pas l’énerver davantage. Elle était déjà en bien assez mauvaise posture comme cela pour ne pas en rajouter !

    La jeune fille s’arrêta devant une grande porte dorée derrière laquelle on entendait rire un groupe de jeunes hommes. Après avoir brièvement frappé elle entra sans attendre de réponse, en traînant Gabrielle par le bras.

     

    L’un des jeunes hommes se leva, il n’était visiblement pas ravi de cette intrusion.

    Gabrielle le regarda timidement , impressionnée de se retrouver là dans les appartements privés du maître des lieux…

     

    Il était devenu leur seigneur depuis peu mais il avait su imposer auprès de tous une autorité et un respect sans faille.

    Cela faisait un mois maintenant qu’il était devenu le nouveau duc d’Uzès, leur seigneur et maître.

    Le jeune homme n’était revenu sur ses terres qu’après la mort de son père, cela faisait 15 ans qu’il n’y avait mis les pieds.

    Il se racontait qu’il avait d’abord voyagé en Europe quelques années et qu’ensuite il aurait vécu à la cour du roi de France. Mais personne parmi les domestiques ne savait vraiment.

    Gabrielle, comme beaucoup d’autres serviteurs, ne le connaissait pas. Elle était arrivée au service du précédent duc d’Uzès alors que le jeune Louis était déjà absent.

    Il avait impressionné tout le monde le jour de son arrivée, par son élégance et sa prestance.

    Il était si différent de son père !

    Là ou ce dernier était plutôt petit et costaud, Louis, lui, était vraiment très grand et bien bâti.  Il portait des vêtements modernes et luxueux.

    Un vent de jeunesse et de fraîcheur avait envahi le château à son arrivée…

    Il était dynamique et joyeux, contrairement à son père.

    Le précédent duc était plutôt placide et débonnaire, mais l’ensemble des domestiques  comprirent vite que leur nouveau maître saurait faire respecter son autorité avec fermeté et sévérité malgré son apparente affabilité.

    Il avait pour cela réuni dès son arrivée tout le personnel du château pour leur énoncer les règles auxquelles il entendait les voir se soumettre.

    -Je me montrerais pour vous un maître bon et juste, si vous me servez comme je l’entend et respectez mes conditions. Il ne sera pas question pour moi de tolérer la paresse, le vol, le manque de respect envers moi ou ma famille, comme cela a pu l’être parfois du temps de mon père. Avec moi toute faute sera sanctionnée.

    Pour cela, si je l’estime nécessaire un châtiment corporel pourra vous être infligé. Par moi seul car ici personne ne doit se permettre d’administrer la justice à ma place. Mon autorité est souveraine chez moi. Est-ce bien compris ?

    Ceux d’entre vous qui ne souhaiteront pas se plier à mes règles sont libres de quitter mes terres. Mais si vous restez, cela signifie que vous acceptez pleinement mon autorité, dans tout ce que cela implique…

     

    La perspective de châtiments éventuels ne découragea personne. Il n’y avait aucune hésitation possible.

    Dans la région, avoir une place chez le duc d’Uzès était une situation rêvée, qui vous mettait a l’abri du besoin. Il n’était évidemment question pour personne de quitter sa place de son plein gré !

     

    Depuis ce premier jour Gabrielle avait eu l’occasion de croiser le jeune maître à plusieurs reprises mais jamais elle n’avait vraiment osé le regarder.

    Il était si impressionnant et imposant de par sa taille, sa beauté et sa prestance !

    Elle se sentait toute petite en sa présence. Une petite servante parmi tant d’autres..

     

    Le cœur de Gabrielle battit à tout rompre quand il se leva de son fauteuil pour s’approcher d’elles.

    S’adressant à sa jeune sœur il demanda en fonçant les sourcils :

    -Mais que fais-tu là Éloïse ? Pourquoi es-tu rentrée comme cela dans mes appartements ? Tu vois bien que je suis occupé ?

    Poussée par sa jeune maîtresse Gabrielle se retrouva propulsée aux pieds du jeune seigneur.

    Devait-elle se relever ou non ? Dans le doute elle n’osa pas bouger.

    Le duc se pencha vers elle pour l’aider à se relever. Gabrielle se redressa, les jambes tremblantes et les yeux baissés.

    S’adressant toujours à  sa sœur il lui dit :

    -Pourquoi m’amènes-tu ici cette jeune fille comme cela ? T’a-t-elle contrariée ?

    -Tu peux le dire. C’est une vraie catastrophe ! Elle est maladroite et distraite. Mais aujourd’hui pire que tout, elle a abimé une de mes robes et brisé mon flacon préféré de parfum. Elle mérite d’être sévèrement punie pour cela.

    Gabrielle blêmit en entendant ces mots.

    Serait-elle la première parmi les domestiques à être punie de la main du maître ?

    Ou bien pire serait-elle renvoyée ?

    -Tu m’entend Louis ? Elle mérite d’être punie je te dis. N’est ce pas toi qui a annoncé que tu serais intransigeant envers ceux qui feraient mal leur travail ? Ou qui manqueraient de respect envers ta famille ?

    Eh bien c’est son cas. J’ai essayé de faire des efforts avec elle mais je me trouve démunie.

     

    Le jeune seigneur fit signe à ses amis de l’attendre là, et emmena les deux jeunes femmes dans le bureau qui se trouvait au fond de ses appartements.

    Il fit asseoir sa sœur dans un fauteuil et s’installa en face d’elle. Gabrielle, elle, resta immobile au milieu de la pièce, tremblante.

    -Chère sœur, tu ne peux pas faire irruption dans mes appartements comme cela, même si tu estimes ton motif légitime. Surtout que là, je ne suis pas seul et tu me mets dans une position embarrassante auprès de mes amis. Je n’aime pas cela.

    -Je ne le ferais plus, je te le promet, minauda Éloïse. Mais toi, vas-tu punir ma servante comme je te l’ai demandé ? Ajouta-t-elle en faisant la moue. Je t’assure qu’elle le mérite pour ma robe et surtout…

    -J’ai compris oui, l’interrompit-il d’un ton agacé. Tu n’as pas besoin de me donner tous ces détails. Je te crois et te fais confiance. Si tu estimes que ta bonne mérite un châtiment je te crois.

    -Bien, répondit Éloïse satisfaite en se levant. Je te la laisse alors.

    -Tu ne souhaites pas assister à la punition que tu as toi-même réclamée à son encontre ?

    -Sûrement pas non, j’ai mieux a faire !

    Comme me trouver une nouvelle robe pour remplacer celle que tu as déchirée, ajouta-t-elle en colère à l’intention de Gabrielle.

    J’espère que tu vas souffrir, tu le mérites bien ! Je t’avais prévenu que mon frère allait te faire ravaler ta suffisance, sale petite…

    -Mademoiselle, je vous assure que j’ai toujours tout fait au mieux pour vous être agréable et vous servir, osa Gabrielle en levant timidement les yeux.

    -Tu vois, glapit Éloïse en direction de son frère. Elle ose m’interrompre. Et c’est toujours comme ça ! Tu vas apprendre le respect que tu me dois petite garce. Tu vas bien le regretter quand mon frère va te fouetter !

    Gabrielle baissa les yeux, terrifiée.

     

    D’un Pas fier, Éloïse quitta la pièce, laissant Gabrielle seule face au jeune maître des lieux.

    Son ventre se tordit d’angoisse quand il s’approcha d’elle.

    D’une voix étonnamment douce il lui demanda de lever les yeux.

    -N’aie pas peur, je ne vais pas te manger. Regarde-moi.

    Gabrielle obéit, et leva timidement les yeux vers lui. Elle était bien petite a côté de lui, il faisait au moins deux têtes de plus qu’elle.

    -Quel est ton nom ? Demanda t il avec douceur.

    -Gabrielle.

    -Es-tu ici depuis longtemps Gabrielle ?

    -Quelques années maitre, je ne saurais dire précisément.

    -Etais-tu présente Gabrielle le jour de mon arrivée ?

    -Oui maître..

    -Tu as donc entendu ce que j’ai annoncé ce jour là ?

    -Oui, je… oui… répondit-elle en rougissant.

    -Bien, alors tu sais que je ne te soumettrais pas contre ton gré.

    Tu es encore libre de quitter notre demeure si c’est ce que tu veux.

    Que décides-tu ?

    Gabrielle n’hésita pas un instant.

    -Je souhaite rester Monseigneur, je ne veux pas vous quitter… Quitter votre service je veux dire, ajouta-t-elle en rougissant.

    -Bien, alors c’est entendu… Tu vas donc m’attendre ici, ordonna-t-il en l’accompagnant avec douceur dans le coin de la pièce. Je veux que tu restes là sans bouger. As-tu compris ?

    Bien que douce, sa voix était ferme et sévère.

    Gabrielle hocha la tête sans mot dire, impressionnée par l’autorité qui se dégageait de lui malgré son calme surprenant.

    Elle tournait le dos à la porte aussi elle ne le vit pas sortir mais sut qu’il avait laissé la pièce ouverte car elle l’entendit parler avec ses amis.

    Était-il retourné boire un verre avec eux ? Allait-elle l’attendre longtemps ?

    Gabrielle posa son front contre le mur, tremblante. Maintenant que la punition approchait, son cœur s’emballait de plus en plus vite. Ses pensées se bousculaient. Il allait la punir oui, mais avec quoi ? Comment ? Longtemps ? Pas devant ses amis, pas cela non, pitié…

     

    Au bout d’un temps qui lui parut infini, Gabrielle entendit des pas dans son dos. C’était lui ? Incapable de résister elle osa se retourner pour voir.

    Se faisant elle croisa le regard sombre de son jeune maître.

    -Je t’avais dit de rester face au mur il me semble. Tu n’es pas très obéissante, ça commence bien..

    Gabrielle trembla.

    -Maître pardon, je…

    -Viens ici, la coupa-t-il sévèrement.

    Gabrielle obéit mais curieuse, elle ne put s’empêcher de lever les yeux vers lui.

    Dans sa main gauche il tenait un verre, à demi plein. Et dans l’autre, il tenait serré le manche d’un petit fouet au bout duquel dansait une fine lanière.

    Gabrielle manqua faiblir. Le bout de la lanière caressait le sol à chaque pas que faisait le jeune homme. Elle ne parvenait pas à détacher ses yeux de cette danse gracieuse et terrifiante.

    Elle fut tirée de sa rêverie par une main ferme qui l’attrapa par le bras.

    -Allons je t’ai demandé de venir ici, je te conseille de m’obéir sans attendre si tu ne veux pas attiser ma colère.

    Il avait posé son verre sur un meuble, pour avoir les mains libres.

    La tenant toujours par le bras il l’entraîna jusqu’à son bureau.

    D’un revers de main il balaya les papiers qui s’y trouvaient avant de la contraindre à se courber sur le bois verni.

    Gabrielle, docile, se positionna comme il le souhaitait, le haut du corps reposant entièrement sur Le bureau, les fesses bien en arrière, dressées et offertes.

    D’un coup de talons sur ses pieds il lui fit comprendre qu’elle ne pouvait pas garder les jambes serrées. Obéissante Gabrielle écarta les pieds et, prête à recevoir  son châtiment, posa sa joue sur le bois frais du bureau.

    Malgré son apparent calme, elle était terrifiée et tremblait de tout son corps.

    Louis, de son côté, savourait sa toute puissance.

    Quel délice d’avoir ainsi sous son autorité un si joli corps de femme prêt à recevoir le châtiment qu’il avait décidé de lui infliger.

    Gabrielle le voyait dans le miroir en face d’elle, elle vit son sourire carnassier et quand il mordit sa lèvre , le cœur de Gabrielle fit un bond dans sa poitrine.

    Il était si beau, il avait une telle prestance ! Jamais de sa vie elle n’avait rencontré d’homme comme cela. En voyant son visage dans le miroir elle comprit qu’il se réjouissait à l’avance du châtiment qu’il allait lui infliger et même si elle avait peur de ce qui l’attendait, elle se sentait honorée et fière d’être celle qui lui offrirait ce bonheur-là…

     

    Elle frémit quand il retroussa sa robe dans son dos, mettant brusquement ses fesses à nu.

    Son intimité dévoilée, Gabrielle rougit violemment et ne put s’empêcher de regarder dans le miroir en face d’elle.

    Elle y croisa le regard de son seigneur, qui se mordait à nouveau les lèvres à ce moment-ĺà. Comme gêné d’avoir été vu, il s’approcha d’elle et sans attendre davantage, posa fermement une main sur le dos de la jeune femme pendant que de l’autre il administra une forte claque sur le derrière rebondi qui s’offrait à lui.

    Gabrielle s’attendait à la morsure du fouet, aussi fut-elle très surprise.

    Une nouvelle claque s’abattit, puis une autre et une autre…

    Elle se mordit les lèvres à son tour, se retenant de gémir.

    Mais en fait il va me donner une fessée comme a une petite fille ? Pensa-t-elle, presque rassurée. Peut-être n’a-t-il pris son fouet que pour me faire peur après tout ?

    Les claques s’enchaînaient les unes après les autres. Sous cette main ferme qui lui fessait sans ménagement le derrière, Gabrielle sentit un feu qui commençait à naître dans son bas ventre. Une vague de désir irradia jusqu’à sa gorge d’où s’échappa un gémissement pas tout à fait de douleur…

    L’avait-il entendu ?

    Sûrement car il s’arrêta net…

    Gabrielle entendit ensuite le frottement de la lanière sur le sol, comme lorsqu’il était entré.

    Elle n’eut pas le temps de craindre quoi que ce soit, un coup cinglant sévèrement appliqué lui arracha aussitôt un cri de surprise. Elle ouvrit les yeux pour voir dans le miroir qu’il avait à nouveau levé le bras, avant de sentir la morsure dans sa chair.

    Il allait lui falloir être courageuse !

    Le coup suivant atterrit sur ses hanches et elle ne put retenir un cri plaintif. Les larmes lui montèrent aux yeux.

    Le duc fit le tour du bureau pour boire une gorgée de son verre, toujours le fouet en main. Il le faisait danser sur le sol avec régularité, comme pour ne pas perdre le rythme.

    -Sais-tu compter ? demanda t il doucement à la jeune femme.

    Que dois je répondre ? Se demanda t elle. Dois je dire la vérité ? Ou non ? Qu’aimerait-il entendre ?

    -Oui maître je sais, glissa-t-elle finalement d’une petite voix. Je sais compter jusqu’à douze.

    -Bien, alors tu compteras à haute voix les prochains coups que tu recevras. Deux fois douze. As-tu compris ?

    Gabrielle laissa échapper un sanglot :

    -Oh maître, deux fois douze je ne pourrais pas… je serais morte avant…

    Il ne put retenir un petit rire.

    -Mais non, tu verras. Tu y arriveras.

    Je vais faire de toi une gentille servante bien docile comme me l’a demandé ma sœur.

    Gabrielle osa lever la tête vers lui, le visage rougi.

    -Mais je le serais sans cela, je vous l’assure monseigneur…

    -Je veux bien te croire, répondit il avec un petit rire. Mais je ne me laisserais pas si facilement attendrir.

    Allons, reprend ta position, écarte un peu plus tes pieds.

    Gabrielle obéit et agrippa le bord du bureau, le tenant fermement de ses deux mains.

    Elle voulait pleurer et supplier mais trop fière pour cela elle s’entendit répondre à la place :

    -Je suis prête Maître…

    Surpris par la détermination de cette timide jeune fille, Louis ne voulut pas la torturer davantage en faisant durer plus longtemps la punition.

    Après avoir fait claquer la lanière en l’air comme pour se remettre dans le rythme, Il recula d’un pas et cingla sans ménagement l’appétissant fessier qui lui était offert.

    -1.. glissa Gabrielle, le souffle court.

    -2..

    -3… elle avait crié celui-ci, surprise par la morsure du fouet sur le haut de ses cuisses.

    -4,5,6…

    A 7, les larmes lui échappèrent bien malgré elle.

    Elle eut du mal a articuler les autres entre deux sanglots.

    Arrivée à 12, elle n’en pouvait plus et sanglotait comme une enfant.

    Jamais auparavant elle n’avait été punie, comment pourrait-elle en supporter davantage ?

    Les jambes faibles, elle se laissa glisser à genoux au sol.

    Le jeune homme lui laissa un moment pour reprendre ses esprits. Puis il lui ordonna avec sévérité de se placer à nouveau dans la position adaptée pour recevoir sa correction.

    -Allons, lève toi maintenant ! Reprend ta position. Je n’en ai pas fini avec toi ! Veux tu que je double ta punition ?

    Gabrielle secoua la tête, tremblante.

    -Non maître, je vous en prie. Pas ça…

    Rassemblant toutes ses forces elle se leva et reprit sa position sur le bureau, retroussant elle-même sa robe qui avait glissé.

    -N’oublie pas de compter !

    Lui asséna-t-il froidement après qu’elle eut oublié d’énoncer les deux premiers coups.

    -2.. hoqueta-t-elle.

    Un coup plus fort que les autres la fit gémir comme un animal blessé.

    -Non tu n’as pas compté comme il faut. Alors c’est celui-là le deuxième…

    -2… s’empressa t elle d’ajouter.

    -3…

    Tout en comptant elle pleurait comme une petite fille.

    La douleur était une sensation qu’elle ne connaissait pas jusqu’alors. Étrangement, alors qu’elle souffrait violemment dans sa chair, son esprit lui, habituellement si désordonné et tourmenté, trouvait alors un apaisement et une sérénité bienfaisants.

    Quand le dernier coup se fut abattu, Gabrielle mit un peu de temps à retrouver ses esprits.

    Elle se trouvait dans un état de flottement , comme déconnectée d’elle-même.

    La voix du jeune Duc la sortit de cet état si étrange.

    -C’est fini Gabrielle, tu peux te relever.

    Obéissante elle se releva, essuyant ses joues humides de larmes.

    Il tenait toujours le fouet dans sa main droite, et caressait le sol du bout de la lanière. Cela semblait être une habitude chez lui.

    -J’espère maintenant que tu as bien compris la leçon et que ma sœur n’aura plus rien à te reprocher. N’est ce pas ?

    Gabrielle leva timidement les yeux vers lui et hocha la tête sans mot dire.

    Il avait un petit sourire au coin des lèvres, comme satisfait du devoir accompli.

    Elle réprima une furieuse envie de se jeter dans ses bras. Apres le châtiment qu’il lui avait infligé elle aurait tant aimé se sentir pardonnée, protégée.

    Se blottir dans ses bras puissants eut été un tel délice…

    A la place Gabrielle s’agenouilla à ses pieds, et se saisit de sa main libre qu’elle baisa à plusieurs reprises avant de la presser contre sa joue brûlante.

    Surpris de cette réaction, le jeune duc mit du temps à réagir. Après avoir posé le fouet sur son bureau, il caressa avec douceur les cheveux de la jeune fille avant de l’aider à se lever.

    -C’est fini petite, tu es pardonnée.

    A ces mots Gabrielle laissa échapper quelques larmes et cette fois, ne put réprimer le besoin qu’elle avait de le sentir contre elle.

    Sans y réfléchir elle se blottit contre lui en gémissant comme une chatte.

    Comme il ne réagissait pas, elle prit peur et glissa de sa voix brisée par l’émotion.

    -Maître, vous n’allez pas me punir à nouveau pour cela ?

    Il eut à nouveau ce rire franc et clair qui lui donnait un charme si merveilleux…

    -Non pas pour ça non, rassure-toi.

    Allons viens, reprend tes esprits, dit-il en détachant doucement les bras qui lui entouraient la taille.

    Il prit la main de la jeune fille pour l’emmener à nouveau au coin où il l’avait laissée au début.

    -Tu vas rester ici dans ce coin, contre le mur, jusqu’à ce que l’horloge sonne. Ensuite tu sortiras d’ici, ce sera fini. As-tu compris ?

    Gabrielle acquiesça silencieusement, obéissante.

    Quand elle entendit ses pas s’éloigner elle laissa échapper tout ce qu’il lui restait de larmes, vaincue par l’émotion.

    Son absence la laissait seule et désemparée, comme abandonnée…

     

    Mais le temps dans ce coin face au mur lui fit du bien, lui permettant de réorganiser ses pensées, reprendre ses esprits…

    Quand l’horloge sonna elle sursauta, perdue qu’elle était alors dans ses pensées.

    Il lui avait dit qu’elle pourrait sortir à ce moment là…

    Gabrielle, rêveuse, regardait le fouet abandonné sur le bureau. Il paraissait bien inoffensif désormais…

    En lissant soigneusement les pans de sa robe elle  osa un regard dans le miroir. Son visage était encore bien rouge et ses cheveux désordonnés.

    Elle essuya les dernières larmes sur ses joues mais pour le reste elle ne pouvait pas faire grand-chose…

    Après avoir réajusté ses cheveux, Gabrielle quitta la pièce. Elle marchait à pas lents car chaque mouvement réveillait la douleur lancinante qui émanait  son derrière.

    En entrant dans le petit salon elle fut surprise de voir que les amis de son maître étaient toujours là. Elle avait oublié leur présence, et pourtant ils étaient bien là, à la regarder avec un petit sourire narquois. Ils savaient, c’était certain !

    Peut être même avaient-ils entendu aussi…

    Le rouge s’accentua sur les joues de Gabrielle à cette pensée.

    Timidement elle chercha des yeux son maître qui était debout près de la cheminée, un verre à la main. Lui aussi la regardait avec ce même petit sourire narquois.

    Quelle distance il y avait désormais entre eux ! Gabrielle se demanda comment elle avait pu oser se blottir contre lui quelques instants plus tôt. Il lui paraissait désormais si lointain !

    Elle était a nouveau juste une petite servante parmi tant d’autres et lui, le puissant duc d’Uzès, som maître tout puissant.

    Comment devait-elle quitter la pièce ? Gênée Gabrielle osa une timide révérence envers lui. Elle n’était déjà pas très a l’aise avec cet exercice habituellement, mais avec son fessier endolori c’était bien pire.

    Une vive douleur la fit grimacer et elle laissa échapper un petit gémissement, qui fit bien rire toute l’assemblée des jeunes hommes présents dans la pièce.

    -Pauvre petite, glissa l’un d’eux sur le ton de la plaisanterie. Louis, tu as la main leste dis donc !

    Une vague de rires résonna à nouveau.

    -Il ne fait que son devoir, répondit froidement l’un d’entre eux, plus sérieux que les autres.

    -Mais quand même, moi je ne pourrais pas punir une si jolie fille, ajouta un autre en se léchant les lèvres…

    -Moi je veux bien t’aider la prochaine fois si tu veux Louis. En ami hein… ajouta un autre en clignant de l’œil.

    Le jeune duc restait impassible. Pour lui ce n’était pas un jeu…

    Comme Gabrielle ne savait pas si elle pouvait partir, la voyant hésitante, il lui fit signe de la main en lui montrant la porte.

    -Va, tu peux rejoindre ma sœur. Tu lui diras de ma part que j’ai accompli mon devoir…

    Gabrielle sortit, rougissante, sous les rires des jeunes hommes visiblement insensibles au châtiment qu’elle avait dû endurer…

     

    Gabrielle toqua timidement à la porte de sa jeune maîtresse.

    Éloïse ouvrit, un sourire narquois aux lèvres.

    -Alors, c’est déjà fini donc ?

    -Oui maîtresse, c’est fini.. répondit timidement Gabrielle. Votre frère m’a demandé de vous dire qu’il avait accompli son devoir… ajouta t elle, les joues en feu.

    -Entre, ferme la porte et fais voir ! Ordonna sa jeune maîtresse.

    Gabrielle faillit pleurer à nouveau mais elle prit sur elle et obéit sans broncher.

    -Bien fait pour toi ! Asséna Éloïse satisfaite, quand elle vit les marques de la punition. J’espère que tu auras bien compris la leçon ! Au travail maintenant, tu as pris du retard ici !

    -Oui maîtresse, glissa Gabrielle en commençant à ramasser les morceaux du flacon de parfum qu’elle avait brisé un peu plus tôt…

    -J’espère que tu as bien compris maintenant qu’il va falloir te tenir correctement si tu ne veux pas que je te renvoie chez mon frère…

    Gabrielle ne put s’empêcher de penser en son for intérieur que finalement , ce ne serait peut-être pas si terrible que cela si elle était amenée à devoir retourner là bas…

    A cette pensée de se trouver à nouveau à la merci de son jeune et beau seigneur, seule avec lui, une vague de chaleur parcourut son corps.

    Machinalement elle effleura du bout des doigts les marques qu’il lui avait laissées.

    Bien que vives et douloureuses, elle les chérirait comme un cadeau précieux qu’il lui aurait offert…

     

     

    #60895
    Gabrielle
    Participant


    merci pour ton texte qui se lit avec délectation. Belle plume.

    je préfère masquée

    #60897
    Biloba
    Participant


    Œil pour œil, dans pour dans. Le Comte est bon, le Duc aussi. GabriElle semble le troubler dans le silence de leur langue de feu. Merci.

    #60900
    CorrigeeDelivree
    Participant


    Merci à vous deux pour ces compliments!

    J’ai longtemps hésité je dois bien l’avouer, avant de partager ici.

    Mais je suis bien contente de l’avoir fait!

     

     

    #60906
    Ouragan
    Participant


    Très bien écrit. Hate de te lire à nouveau.

    #60907
    Dyonisos
    Participant


    un vrai récit historique en plus ! J’ai hâte de lire le deuxième épisode des aventures de Gabrielle chez le prince.

    Je ne doute pas qu’elle tâte rapidement à nouveau du fouet de son maître.

    je suis comme vous passionné par la fessée donnée et reçue et tout ce qui tourne autour de ce fantasme.

    #60910
    LotharioGrimm
    Participant


    Très beau récit ! Très inspirant !

    Je suis un homme de 44 ans habitant en région centre. Attiré par la fessée depuis mon adolescence.

    #60911
    CorrigeeDelivree
    Participant


    Merci beaucoup à tous pour ces jolis compliments !

    Cela me fait très plaisir !

    Je posterais la suite très bientôt alors!

    #60917
    Sombrelle
    Participant


    Félicitations, bravo et merci pour avoir partagé ton magnifique texte avec nous.

    Magnifiquement écrit et si agréable à lire.

    J’ai hâte moi aussi de pouvoir te lire à nouveau.

    Alea Jacta Est
    http://sombressensuelle.blogspot.com

    #60922
    Leo74
    Participant


    Bravo et magnifique récit. Au plaisir de vous lire à nouveaux.

    #60923
    CorrigeeDelivree
    Participant


    Merci pour vos encouragements, cela me fait vraiment très plaisir !

     

    #60924
    lunapower
    Participant


    C’est délicieux, on s’imagine bien la scène. Merci @corrigeedelivree 🙂

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