Comprendre

14 sujets de 1 à 14 (sur un total de 14)
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  • #34016
    ALAIN ELOGE
    Participant


    Nous avons pour elles du respect (toujouts j’espère) des sentiments (souvent) de la tendresse (idem) voire plus (parfois) Et pourtant nous aimons les fesser, donc leur faire (aussi) mal. COmment comprenez vous ce qui, pour ceux qui ne partagent pas notre monde, est paradoxal ?

    #34018
    Anonyme
    Inactif


    Je crois personnellement que les personnes ne partageant pas notre monde ne peuvent pas comprendre .
    Pour moi c’est un acte d’amour avant tout de la part de mon homme , il le fait justement parce qu’il m’aime, parce qu’il sait que j’en ai besoin et envie. C’est quelque chose qui nous unit profondément, et la douleur en fait partie bien sûr .

    #34029
    ALAIN ELOGE
    Participant


    Malheureusement nous ne disposons que d’un même mot “douleur” pour désigner des ressentis très différents. La “douleur” ressentie quand on s’écrase le doigt dun coup de marteau, et la “douleur” ressentie lors d’une fessée magistrale. Or, entre les deux il n’y a pas qu’une différence de niveau ou d’intensité, mais bien de nature.
    Faut-il inventer un autre mot ?

    #34030
    Anonyme
    Inactif


    Oui, je rejoins Câline c’est une façon d’aimer et d’être aimer.
    Pour moi ce n’est pas paradoxal, c’est simplement un fonctionnement qui nous est propre.
    Et donc si je ne vis pas selon ce fonctionnement, je me sens seule, abandonnée dans l’indifférence de mon partenaire. Je manque d’amour tout simplement.
    Tout comme d’autres couples, ont un fonctionnement differents.

    #34031
    Christal
    Maître des clés


    Aimer, souffrir et prendre du plaisir. Je crois qu’il n’y a rien de paradoxal. Ce sont des ressentis qui s’imbriquent entre eux pour chaque être. Ce qui est différent c’est le degré d’acceptation de la douleur.

    Personnellement, je refuse de souffrir dans ma vie sexuelle, la souffrance (le degré haut de douleur à mon sens) ne m’apporte rien et surtout pas de plaisir car il dépasse mon palier d’acceptation et annihile toute excitation.

    La douleur est pour moi un besoin, mon besoin est un manque et quand il est assouvi, il devient une source de plaisir.
    Un plaisir fugitif, un moment de bien être, de bonheur instantané qui me donne envie de recommencer encore et encore.

    À mon sens c’est autant chez moi psychologique que physiologique. Les endorphines que mon corps émet lors de cette douleur saine réduisent voir transforment cette douleur en bien-être/plaisir et j’éprouve de la sérénité.
    Un peu comme après avoir été courir et mettre fait violence pour aller au plus proche de mes limites et voir les dépasser.

    La Petite Braqueuse de Rêves

    #34033
    Karima
    Participant


    Question intéressante. Alors tout d’abord je ne connais pas vraiment ton point de vue, pourquoi tu aimes donner la fessée, je suppose que c’est une démarche personnelle qui t’as amené à cette pratique et non un service rendu à une partenaire demandeuse qui au fur et à mesure t’as fait apprécier la pratique. Mais si chacun à une vision plus ou moins personnelle de la chose en tout cas dans sa perception, la douleur n’est pas vraiment le point central de la pratique. L’ambiance, les mots, les tenues ou objet joue un rôle qui a son importance. En outre de ton point de vue j’imagine que tu apprécie les jolies fesses et les plaisir de les toucher de manière appuyée certes mais aussi de la caresser … que la petit pouvoir que tu obtient lors de ces séance te plait, et c’est plus ça qui t’as guidé vers cette pratique que la volonté de faire mal. Pour en revenir à la douleur tout d’abord logiquement la fessée est librement consentie par la demoiselle donc il ne s’agit pas d’un acte de torture imposée tu ne relève pas du sociopathe travaillant pour une dictature sanguinaire pour assouvir ses pulsion primaire en toute légalité. Et comme tu le souligne il y a douleur et douleur et celle procurée par la fessée à un coté agréable pour la chipie (après certes la encore tout dépend de l’intensité des dites fessées) et le but rechercher n’est pas de faire mal mais de la plonger dans un état extatique tout en la ramenant dans le droit chemin à l’occasion. Et comme tu le dis la douleur est bien moins intense que un coup de marteau elle ne sature pas tes sens en un instant elle monte progressivement ce qui permet au corps de l’assimiler doucement et de secréter des endorphines … sans compter que la cuisson au derrière a aussi un coté agréable pour la demoiselle. Et les gens qui vont bien plus loin que la fessée là aussi les douleurs infligée sont consentie et progressive ce qui amène sans doute à une forme de plaisir. Maintenant les points de vue des fesseurs devraient aussi t’éclairé je suppose sur leurs démarches à eux et peut être t’apporter des éléments de lecture.

    #34043
    Vincent
    Participant


    Pour moi il n’y a pas vraiment de paradoxe la-dedans. D’une part parce que la douleur n’est pas la finalité en soi mais un moyen de parvenir au plaisir ou a la satisfaction. Quand je pratique la fessée voire même d’autres pratiques bdsm je cherche avant tout a guider ma partenaire vers le plaisir. Chacun est différend chacun peut intégrer une part de douleur ou non dans son univers érotique l’essentiel c’est de se faire du bien au final.

    #34046
    L. Minx
    Maître des clés


    Je ne suis pas d’accord. Je trouve, au contraire, que dans la fessée tout est paradoxale et c’est ce qui me plait !

    Paradoxe de l’attente de la fessée : entre appréhension et désir, entre recherche et évitement
    Paradoxe pendant la fessée : entre douleur et plaisir, entre fermeté et tendresse
    Paradoxe après la fessée : entre rire et larme, entre envie d’arrêter et de recommencer

    Pour moi, une fessée ça doit faire mal, sinon ce n’est pas une fessée, il me manquerait quelque chose… Bien évidemment il n’y a pas que ça; on ne me fesse pas dans le but de dépenser son énergie pour le plaisir d’un peu d’exercice physique ! Je ressens tout un panel d’émotions sous la fessée que l’on m’administre…
    Et c’est bien cela que je trouve paradoxale. On me fesse, on me fait mal, mais ça me fait un bien fou !

    Alors, oui, il faudrait un autre mot que « douleur ». J’aime beaucoup l’idée de « douleur saine » qu’à employé @Christal. Une douleur qui se transforme en plaisir.

    Pour revenir à la question d’origine : Je ne cherche pas à « comprendre » : il faut le vivre ! :p
    Et je pense aussi que ceux qui ne partagent pas ce fantasme ne pourront jamais comprendre.

    #34070
    ALAIN ELOGE
    Participant


    Merci pour cette réponse argumentée et éclairante.
    Bien sur, c’est d’abord un amour immodéré pour les fesses qui m’a amené à la fessée.
    Faire mal n’st évidemment pas le but. Mais je ne peux nier que les gémissements, les fesses qui gigotent, le visage qui se crispe, participent au plaisir. C’est en ce sens qu’il y a “paradoxe” : vouloir plus que tout le bien de l’autre, et pourtnt aimer qu’elle souffre …et qu’elle ne puisse le cacher.
    Par ailleurs, quand la chipie fessée atteint cette sorte de nirvane lors d’une fessée magistrale, quand celui qui la donne n’est plus qu’une “machine à fesser”, c’est aussi une forme de don de sa part;

    #34124
    Pomme
    Participant


    Une fessée magistrale est extraordinaire lorsque la main devient le prolongement des fesses cuisantes , brûlantes , douloureuses , alors je confirme il n y a plus aucun ressenti de souffrance , plus d émotion de douleur mais seulement une énorme vague violente , puissante , qui s abat et provoque une perte de l espace temps , une douceur incroyable , une perte de contrôle délicieuse des pensées ……

    #34153
    ALAIN ELOGE
    Participant


    En effet Karima, je ne prétendrais pas que je donne la fessée SEULEMENT par altruisme !
    Bien entendu, c’est AUSSI un plaisir pour celui qui l’applique.qu Ce qui a motivé ma question c’est de me rendre compte qu’en plus du plaisir de découvrir des fesses, de les colorer, de l’ambiance sensuelle d’une fessée, je ressent AUSSI un plaisir à voir la “victime” se tortiller, grimacer, voire geindre.
    EN même temps, il me semble qu’une fessée est “réussie” quand elle permet à la “victime” (ou “béneficiaire” ?) d’atteindre un état qui dépsse la douleur.

    PS Karima, les fautes d’ortographe ne mériteraient elles pas une reprise en main ? 🙂

    #34154
    ALAIN ELOGE
    Participant


    Pomme : j’aime bien la distinction entre “douleur” (nécessaire) et “souffrance.
    Pour moi une fessée “MAGISTRALE” n’est ni une “grosse” fessée ni une fessée “plus” douloureuse. Mais une fessée qui amène celui qui l’applique à ne pus rechercher SON plaisir mais à accompagner celle qui la reoit jusqu’à cet état de “perte de conscience” dont tu parles.
    AUtrement dit “MAGISTRALE” est une notion QUALITATIVE et non QUANTITATIVE

    #34162
    ALAIN ELOGE
    Participant


    Pour en rester à la réflexion sur le vocabulaire :

    Petit Larousse 2001 :
    Magistral : (du latin magister, maître)
    Qui porte la marque de la supériorité, de l’excellence.Qui évoque le comportement d’un maître ; impérieux, imposant

    Une fessée « magistrale » n’est donc ni une fessée plus longue – le temps ne fait rien à l’affaire – ni une fessée plus sévère, ou plus dure, ou plus douloureuse, qu’une autre. Elle n’a ni pour but, ni pour conséquence, de faire plus mal aux fesses de celle qui la reçoit. L’adjectif, malgré son étymologie, n’implique pas non plus que s’établisse entre les deux protagonistes, une relation de « maître » à « soumise » , même si elle ne l’exclue pas. Une fessée en mérite ce qualificatif que si elle amène les deux personnes concernées à un degré différent du ressenti. Si elle permet à celle qui la reçoit de dépasser peut-être son seuil de tolérance initial. Pas pour supporter une douleur plus vive, mais une douleur de nature différente. Quand elle peut la recevoir, aussi cuisante soit-elle, avec une sorte de sérénité.
    L’intensité et la durée de la fessée ne dépendent plus alors de la volonté de celle dont les fesses sont frappées. Il ne lui appartient plus de solliciter la fin de la fessée. Non que cela lui soit interdit, mais parce qu’elle n’a pas à prendre cette décision. La fessée ne sera véritablement « magistrale » que, justement, si celle à qui elle est appliquée peut assez lâcher prise pour ne plus être en mesure de demander, ou même d’espérer qu’elle prenne fin. Lui faire porter ainsi la responsabilité serait lui nier son droit à n’être, momentanément, que l’objet de la fessée, et donc de n’avoir qu’à la recevoir, qu’à se laisser submerger par ses ressentis.
    Mais, d’une certaine manière, elles ne dépendent pas non plus de la volonté ou la décision de celui qui la donne. A la différence d’une fessée punitive, sa sévérité et sa durée ne dépendent en rien d’une quelconque raison l’ayant motivée. Elle a en effet en rien le but de sanctionner quelque faute que se soit. C’est une fessée en quelque sorte « pure », une fessée essentielle, une fessée pour elle-même. Sans motif autre que la fessée en elle-même. Le fesseur, même si évidemment il y prend plaisir, n’a pas non plus celui-ci comme but principal. Il ne fesse pas pour lui, ce ne peut être un acte égoïste. Il n’attend ni n’espère, ni même ne souhaite, que les mouvements, les réactions, les gémissements de la victime consentante exprime ce qu’elle ressent, comme ce peut être le cas lors d’autres fessées. Il est donc de sa seule responsabilité de faire durer la fessée assez pour qu’elle aboutisse à cet état différent dans lequel elle emmènera celle qui la reçoit. Arrêter trop tôt serait, au sens propre du terme, une forme de mépris, voire de maltraitance. Quand bien même craindrait-il ou regretterait-il la douleur qu’il sait infliger, renoncer avant que soit atteint ce point de non retour serait une sorte de lâcheté. Il est de sa responsabilité de poursuivre la fessée jusqu’à ce point ultime, même s’il peut lui sembler parfois qu’il recule comme l’horizon à mesure que l’on s’en rapproche. L’état même de la paume de sa main ne saurait l’amener à anticiper la fin de la fessée.
    A l’inverse, bien entendu, poursuivre au-delà de ce point serait sombrer dans la violence, qui n’a rien à voir avec la fessée, encore moins avec la fessée qualifiée de magistrale. Il s’agit donc, et c’est tous la mystère de cette fessée magistrale, de sentir le moment où les deux protagonistes entrent en résonance, ou en harmonie. Comme quand les instruments d’un orchestre sont à l’unisson.

    #34175
    Amisa
    Participant


    Cher @alaineloge et Maître ès fessées , une démonstration ne vaudrait-elle pas mieux qu’un long discours ?

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