Coach particulier

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  • Ce sujet contient 4 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par MG, le il y a 2 années.
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  • #76496
    MG
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    “Un… deux…. trois… quatre…” comptait Kasper d’une voix lasse, marquant le tempo pour sa cliente qui effectuait une série de squats. Son fessier en action, la sueur qui perlait sur sa peau, ses tétons rendus visibles par l’absence de soutien-gorge, tout chez elle exacerbait le désir déjà douloureux de Kasper. Il essayait de se distraire en regardant ailleurs, en vain; où qu’il pose le regard, les jeux de miroirs lui renvoyaient les détails de l’anatomie d’une sportive ou d’une autre présente dans la salle ce matin-là. Avec leur legging indécent et leur polo synthétique ultra-moulant, elles n’auraient pas été plus excitantes si elles s’étaient entrainées entièrement nues. La plupart étaient aussi équipées d’un casque sans fil. “Le casque d’inapprochabilité”, avait un jour plaisanté son collègue. D’un côté, Kasper comprenait que ces femmes n’aient pas envie d’être approchées par lui. Qu’avait-t-il à leur offrir, en fin de compte? Une sordide transaction de fluides, avec peu de sentiments et sans lendemain.

    “Onze… douze… OK, 2 minutes de repos.” Comme à la fin de chaque série, elle sortit son smartphone pour le consulter compulsivement. Quand elle était ainsi absorbée par son écran, il avait tout le loisir d’admirer ses traits calmes. Pendant un instant fugitif, son visage s’illumina, comme si elle avait croisé une bonne amie. L’instant d’après, elle se figeait à nouveau dans une expression neutre. Kasper se raccrocha à cet infime signe d’émotion pour tenter d’établir une connexion:

    – Qu’est ce qui vous fait sourire comme ça?

    – Oh c’est rien, c’est le profil d’un mec sur Tinder qui m’a fait rire.

    Kasper demanda à voir la photo; c’était celle d’un jeune homme au regard sombre, cerclé de petites lunettes rondes. Peigné et gominé, un livre entre les mains, il avait l’air de se prendre très au sérieux.

    – Vous le trouvez bien? S’enquit Kasper, incrédule.

    – Oui, enfin, je trouve qu’il a l’air cultivé, sensible. Une personne avec qui on peut avoir une bonne conversation, j’imagine. Et il est écrivain, apparemment…

    Sur un ton qu’il aurait voulu dégagé, mais où l’amertume pointait, Kasper fit une remarque pleine de fiel:

    – Vous ne trouvez pas que ça lui donne un air un peu pervers, ses petites lunettes?

    Elle sourit pensivement:

    – Ah oui… C’est peut-être ça qui me plait chez lui d’ailleurs… Il a l’air de savoir ce qu’il veut, en fait.

    Les yeux dans le vague, elle semblait avoir momentanément oublié la présence de Kasper. En reprenant ses esprits, elle rougit et redevint silencieuse. Professionnel, Kasper fit semblant de ne pas remarquer son trouble:

    – OK c’est reparti pour la dernière série. Un… deux… trois…

    Au cours de la semaine, les paroles de sa cliente lui revinrent souvent en tête. Il était excité comme si un passage souterrain s’était ouvert devant lui dans un mur de la salle. Serait-il possible qu’elle réagisse positivement à un acte pervers de sa part? Des scenarios plus ou moins fantaisistes défilaient dans son cerveau en ébullition. Il convergea finalement sur un plan qui devait en théorie lui permettre de vérifier son intuition sans se compromettre. Vers la fin de la séance suivante, il emmena sa cliente au dojo, une salle matelassée qu’il savait vide à cette heure-là. Il lui proposa alors un exercice au sol. L’exercice se faisait à quatre pattes, et consistait à écarter une cuisse après l’autre, en relevant le genou vers l’extérieur du corps. En temps normal, pour ce type de pose à forte connotation sexuelle, Kasper aurait fait l’exercice en même temps que sa cliente, côte-à-côte, de sorte à ce qu’elle ne se sente pas observée. Mais cette fois-ci au contraire, il se campa volontairement debout derrière elle. Pendant la série, il jeta des regards indiscrets sur ses fessiers en action. Elle pouvait potentiellement observer son manège depuis la glace, et leur regards se croisèrent effectivement à plusieurs reprises. Elle le regardait de manière intense, sans que Kasper ne puisse être certain qu’elle ait surpris ou apprécié ses regards pervers.

    Il fut alors assailli d’un doute horrible. Qu’était-il en train de faire? Son comportement était totalement déplacé. Cédant à la panique, il décida d’écourter la séance. Il souffla à sa cliente: “Beau travail, Camille, on va s’arrêter là pour aujourd’hui.” Il retint ensuite son souffle en guettant sa réaction. Allait-elle lui jeter un regard dégouté? Annuler les prochaines séances? Se plaindre à la direction? Les paumes de Kasper étaient moites. Tandis qu’il angoissait, Camille restait inexplicablement à quatre pattes, comme si elle n’avait pas entendu ses dernières instructions. Et là, l’extraordinaire se produisit. Elle abaissa doucement son visage au sol, le cachant dans ses bras pliés. Son dos se cambra de manière à faire ressortir ses fesses, qui se mirent à balancer très doucement devant Kasper. Celui-ci fut pris d’un fourmillement intense dans tout le corps. Etant toujours placé derrière elle, il n’avait qu’à s’agenouiller et tendre la main pour la toucher. Retourner délicatement le legging sur ses cuisses; découvrir la peau de ses fesses; les caresser; les saisir à pleines mains; introduire ses doigts dans les trous chauds offerts; l’attoucher de l’intérieur, encouragé par ses gémissements.

    Quelque chose pourtant retenait Kasper. En cet instant, il ressentait une complicité très forte avec Camille. Ils partageaient un secret, ce jeu pervers qu’ils avaient osé mettre en place ensemble, échappant au strict cadre de l’ordinaire. Il ne voulait pas risquer de mettre en péril cette précieuse relation pour du sexe. Sur un ton froid qui le surprit lui-même, il dit à Camille:

    – La position de votre dos n’est pas bonne. Vous allez vous faire mal comme ça. Je vais vous proposer un exercice pour corriger votre pose. Venez avec moi.

    Camille obtempéra, et Kasper la mena dans un coin de la salle. Là, il lui intima de se mettre à genoux, face au coin du mur, le dos bien droit. Et de placer les mains derrière la tête.

    – C’est bien. Maintenant, gardez cette pose, et ne la quittez pas avant que je ne vous y autorise.

    Kasper était fier d’avoir résisté à son envie de sexe. Il se sentait en contrôle de lui-même. Et la docilité de Camille lui donnait des ailes. Il sortit prendre l’air. Sur le pas de la porte, il tomba sur une entraineuse qui lui plaisait depuis longtemps, mais à qui il ne savait jamais quoi dire d’habitude. Cette fois-ci, la conversation fusa sans effort. Il était drôle, la fit rire à de nombreuses reprises. Il savait que les rires arrivaient jusqu’aux oreilles de Camille, et cela l’excitait. Punie au coin, elle l’entendait draguer cette autre femme, alors qu’elle s’était vue ignorer ses avances sexuelles quelques instants plus tôt. Il songeait à la rage qu’elle devait ressentir. Les rôles étaient inversés. De longues minutes plus tard, il prit congé de sa collègue et revint vers Camille. Sa pose s’était légèrement affaissée.

    – Les fesses ne doivent pas être sur les chevilles, mais en l’air.

    Camille lui jeta un regard de chienne enragée.

    – “Frappez-moi, alors.” dit-elle d’un ton neutre, avant de se retourner vers le mur.

    Ces mots mirent Kasper dans un état de grande agitation. Il se mit à faire les cent pas dans la salle. Lui, un homme, une bête de muscle qui plus est, on lui demandait de frapper une femme à genoux. Pourquoi? Et elle, comment pouvait-elle s’abaisser à une requête aussi vile? Dans le même temps qu’il se faisait ces réflexions, il sentit monter en lui un désir puissant: celui d’outrager et de soumettre cette femme. Il s’approcha d’elle doucement. Lui ordonna de ne pas se retourner. Tournant lentement son visage vers lui, elle lui désobéit. Elle le dévisageait avec défiance. En contrôle, attentif à ses propres sensations et aux signaux qu’elle lui envoyait, il laissa sa rage monter. “Cette femelle a besoin d’être remise à sa place”, se répétait-il pour faire monter son excitation. D’un revers de la main, il lui asséne une claque soudaine et imprévisible. Elle reste immobile, saisie par la surprise. Puis, lentement, elle se retourna vers le mur, sa joue rougissant sous l’effet de la claque. Il ressentit une grande chaleur dans son bas-ventre, et sentit instinctivement que Camille devait ressentir la même chose. Pour s’en assurer, il lui demanda: “C’est ça que tu voulais?” Elle répondit d’un lent hochement de tête.

    Il voulut recommencer. Afin de donner à Camille une nouvelle occasion de désobéir, il lui intima de baisser la tête. Ce qu’elle ne fit pas. Elle en redemande, se dit-il. Elle a besoin d’être cassée. Il saisit du bout des doigts son téton qui pointe à travers le tissu. En maître sûr de ses prérogatives, il joue tranquillement à agacer ce téton, le fait rouler doucement entre ses doigts. Elle ne réagit pas, impassible. Sans prévenir, il la pince alors fortement. Son corps se crispe, mais elle ne baisse toujours pas la tête. Il tord alors vicieusement le téton entre ses doigts. Elle se contorsionne sous l’effet de la douleur. Il maintient sa prise pendant quelques secondes. Puis, sa rage se dissipant, il la libère. Elle reprend aussitôt la pose requise, en baissant cette fois-ci la tête. Elle est toute rouge, visiblement émue. Lui aussi est ému. Il s’agenouille auprès d’elle et la prend dans ses bras. Elle se laisse faire et l’enlace à son tour.

    Après cette tendre étreinte, Kasper renvoya gentiment Camille au vestiaire. Quand elle fut changée et sur le point de quitter la salle, il vint lui demander si tout s’était bien passé, et si elle souhaitait une séance d’intensité similaire la semaine suivante. D’une voix étranglée, Camille le remercia pour la séance et lui confirma qu’elle désirait une séance d’intensité similaire la semaine suivante. Juste avant de partir, elle lui glissa une dernière phrase, à voix basse et les yeux baissés. Une simple phrase qui allait mettre Kasper en orbite pour le reste de la semaine: “La semaine prochaine, j’aimerais bien être fessée.” Un nouveau monde s’ouvrait.

    #76497
    MG
    Participant


    Merci à Yves et Miss B. pour leurs témoignages qui ont été source d’inspiration pour l’écriture de cette histoire!

    #76500
    Anonyme
    Inactif


    C’est bien plus monnaie courante chez les coachs sportifs d’avoir des petits instants de correction avec leur cliente que dans une compagnie d’assurance^^

    #76509
    la vilaine
    Participant


    rhoo @mauvaisgarcon fallait pas se fier à votre pseudo : ce texte est vachement bien ! 😀 Pff franchement je suis surprise, j’aime beaucoup ce qui se passe dans la tête de Kasper (et il s’en passe…), bref tout cela a du sens… Ca donne envie de prendre un coach sportif – et le défier un peu, bien sûr…

    #76510
    MG
    Participant


    @miss-tinguette : oui c’est possible en effet ^^ j’ai choisi ce cadre car je cherchais une situation plus ou moins hiérarchique, mais sans risque d’abus de pouvoir comme il peut y avoir en entreprise.

    @la-vilaine : merci : ) amusez-vous bien avec votre futur coach : D

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