BienVenue

Accueil Forums Discussions générales Récits BienVenue

5 sujets de 1 à 5 (sur un total de 5)
  • Auteur
    Messages
  • #54834
    Biloba
    Participant


    Je compte jusqu’à Troie. Tu me dis quand on aime, on ne compte pas. Je compte sur Toi, tu comptes sur moi.

    Tu me dis : “c’est moi qui décide où, quand, comment et si toutefois j’en reçois, tu peux en recevoir aussi”.               J’en mériterais bien une pour n’avoir réagi que lors de ton troisième malaise, je me hais. Puis une autre pour le suicide au tabac. Entre nous le comte est bon, le marquis, devrais-je dire.

    Tu me fais d’abord mariner quelques siècles dans l’antichambre de tes sentiments, attente close par un baiser furtif le soir où tu as senti que j’allais laisser tomber. Mon orgueil t’avoue que cela en valait la peine, heureux qui, comme uniste, a fait un beau voyage.

    Tu fais tes affaires, tes faux rhums (moi qui n’aime que les vrais), tes grands enfants qu’y faudrait pas qu’ils nous entendent si on pratique notre thérapie de croupe, puis la chaleur humaine que tu as su créer en ta maison.

    Deuxième miracle : tu as dû rouler sur la voie du milieu, comme écrit dans tes l’ivres. Tu m’avais pourtant promis de dormir sur place et tu rentres, deux grammes plus tard, au petit matin, avec ton sourire et les lucioles de l’illumination. Tout ça pour retrouver une bouillotte qui ronfle ? Il bouddha un peu puis ils finissent par sans dormir.

    Et que je tiens à toi mais je ne dois pas te montrer que je m’inquiète parfois, étant donné que je dois te faire confiance : alors je fais mes prières en secret de toi, un peu comme quand j’écoute “les filles seules” de Lynda Lemay, en cachette.

    Troisième station, chemin de croît, alors que nous commencions tout juste l’inauguration de nos charentaises.

    Tu fais des malaises, me parle d’hypoglycémie, ça va passer, ce n’est pas grave, comme d’habitude, comme toujours….

    Je te traîne, malgré toi, aux urgences et cela finit par le scanner à claque : méningiome ? ça mange quoi l’hiver ?

    Là non plus, je ne m’inquiète pas, ça va passer tout seul.

    Le chirurgien se veut rassurant, mais objectif, me parlant de cécité, de perte de parole, de fauteuil roulant et plus si affinités.

    Tu as un joli cerveau. Je pensais y trouver un bel aquarium avec des poissons multicolores, il faut faire de la place. Mon Dieu (le tien, le mien, le m’aime), je ne savais pas que j’aimais Petite Elfe à ce point.

    Mounir, j’ai failli vous embrasser lorsque vous m’avez dit qu’elle allait se réveiller et continuer à me…(censuré) encore longtemps. Moon here au volcan, nous serons, Petite Elfe, j’ai tant failli vous perdre. Vous savez pourquoi, vous savez comment.

    Se réveiller pour la cérémonie d’ouverture des JEux.

    Nous arrivons à Troyes et te voici sur Seine, l’aube ou le couchant. Un rien de soleil t’habille à travers les persiennes. Innocente, immaculée comme tu sais l’être avant que nous fassions de ta promesse une réalité, espérant une absence qui remettrait au lendemain chose promise, rose dû.

    Tu es magnifique, encore plus merveilleuse lorsque tu as le culot de m’expliquer que c’est presque de ma faute. Ainsi, tu négocies autant que tu minimises. Je gronde. En promettant, tu rougis, l’arme à l’œil. Rougir ?  Me présenteriez-vous celles de vos charmes qui sont fêtes pour cela, découvertes ? Découverte de chaque fois.

    Avant d’atteindre le silence, ce silence de ceux qui se comprennent sans MauDire, ce calme avant la tempête, jusqu’à l’esquisse de ton sourire qui scelle la fin de la discussion. Une bouteille à l’amer ; reste une faille dans ton esprit : “il ne le fera pas, du moins pas maintenant”. Reste le coq (et notre trac) conscient de l’offrande, de tes nues vierges de telle fusion, du privilège.

    A peine voilée d’une nacre au-delà des reins, la rivière de tes mèches sur les plis du vêtement, cette culotte roulée de dentelles qui souligne, s’il en était besoin, tes rondeurs irisées comme un satin blanc. Lumière, chemin, la clairière de soleil sur le duvet de tes courbes, vertige en chair de poule sur tes peaux jumelles qui frissonnent, se serrent Lune contre l’autre en attendant l’averse.

    Je commence du bout des doigts, ainsi qu’on explore. Lentement, fleur éclose, tes fesses se détendent et viennent vers ma main, s’épousent à la décente, se séparent à l’ascension, appelant ma paume entière, le cœur qui bat dedans. On se reçoit de tout notre être, PEaU à PEaU, retrouvant notre naissance.

    Tu souhaites, tu fouettes explorer tes limites, allant jusqu’à la frontière. D’un murmure, tu demandes pardon dans le même souffle que la main qui tombe, recevant le poids de ce pardon en ton milieu carmin, dansant de tout ton long depuis la pointe des cheveux jusqu’aux orteils.

    J’appuie ma main gauche au bas de ton dos, comme pour te fondre sur mes genoux, comme pour t’aimer un peu plus fort avec cette main comme le fait l’autre.

    Ta voix accompagne ta main sur les rougeurs, comme une étoile blanche qui protège tes fesses en feu.

    Assise, quelque incandescence sur mes cuisses et d’autres en nos yeux, ta tête sur mon épaule, une main dans la tienne, éternels à l’uni sommes, éternels àlunissons.

    #54837
    SandrineG🍑
    Participant


    C’est….beau. Tout simplement.

    "Et mes fesses, tu les aimes mes fesses" 😉

    #54841
    Badine79
    Participant


    J adore les jeux de mots superbe recit merci

    #55292
    Biloba
    Participant


    CHATS PERCHÉS

    Ton briquet est une cause perdue, comme mes clés. L’affreud jojo se cache aussi dans les orties que nous allions cueillir sans gants en nous plaignant de ce que cela piquait les mains. Nous allions jusqu’à perdre la prière de Saint Antoine, offerte manuscrite par un voisin. Bien vérifier au réveil que sa tête est toujours là. Sors donc les deux bœufs, que je les compte….

    C’était ainsi, “mythowoManne” et “dealer de stères”, personne n’aurait cru, nous en ferions nos cuites. L’été à Pussy de notre première rencontre. Un mois de travail en montagne pour accoucher d’une “souries” attirée par le beauf fort et vice versa sa croupe. Nous faisions nos courses au Bell achat en prenant tout à La Léchère.

    Petit Cœur, Feissons sur Isère. Fessons à l’extase.

    Tu déplorais d’être orpheline. Je te prête, si tu vœux,  impair en 64. Avec une mère veille sans pilule, mariée en blanc, comme dans les comptes de faits.

    Tu m’as ramené dans tes bagages, vers ta hotte Savoie. Le BORNe roulait sous tes fenêtres, couvrant l’écho de nos fessées, mais bon sang de train de marchandises à ne jamais dormir. Petit bornant, je te regardais, sommeil couchiante, j’avais Angkor tant à te dire. À te dire près du joli petit chien noir, qui remue la tête à l’arrière de l’auto, qui range bien ses affaires, discret comme : un Terre-Neuve ! Terre neuve l’un pour l’autre.

    At home crochus dans ce joyeux bordElle, danse des corps grandiOse, nous pratiquions en fantôsmes le karma sous drap avec nos restants de vie.

    Tu en avais soupé des hArdeurs de ta pleine lune. J’avais marre au diable de n’être que le confident.

    Nous grimpions aux “lierres”, au plat de Résistance, jusqu’à l’auberge constante, pour redescendre repus, siester dans le vacarme du train sans faim.

    Ta suite, fallait oser : distribuer tes fragments dans des lieux publics, ces papiers de ta solitude avouée, avec de quoi te contacter. Ceux qui ont bien voulu afficher ton annonce.

    Un monde s’en fou est parfois triste. Je te souhaite d’avoir trouvé.

     

    #55404
    Biloba
    Participant


    Désolé, mais j”ai l’impression que les messages suivants ne sont pas arrivés à leurs destinataires, les voici donc :

     

    à bernard42, il y a 24 jours :

    Merci de m’avoir demandé comme ami.
    Sinon, on se croise, on se Croisic, et on ne fait que du tricot avec nos fils de vie.
    Le père Georges se désolait car il n’y avait plus d’oiseaux. Il n’y avait plus d’oiseaux car il ne les entendait plus chanter. Il ne les entendait plus chanter car il était devenu presque sourd. Sa voisine ouvrit la fenêtre et lui montra les oiseaux.

     

    à Amandine, il y a 24 jours :

    lions, 18 octobre 2020,

    Merci de m’avoir demandé comme ami.
    Amis donnés amis parcours ? Un vers devin ?
    Un petit pour la route : ce rêve d’il y a quelques années qui me disait “elle est dans les feuilles” en me montrant des tapis d’automne.
    Il faudra bien, un de ces jours , rendre aux arbres ces feuilles sur lesquelles nous écrivons. Il y a des mots pour cela.

     

    à Jim, il y a 15 jours :

    Merci de m’avoir demandé comme ami.
    Une forêt, un arbre centenaire, ce sont, semble-t-il, nos yeux qui prennent les meilleures photos. On devine la chance, la “veine” du bois sous l’écorce.
    Les pieds sur Terre, la tête dans les nuages, cet arbre parmi les autres nous invite à slalomer au chemin de traverse.

     

    Bonne lecture et prenez soin de vous.

5 sujets de 1 à 5 (sur un total de 5)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
PHP Code Snippets Powered By : XYZScripts.com