Bêtises & Fessées

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  • #52848
    Myroir
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    Voici un récit que j’avais publié il y a quelques années sur le forum Docti, aujorud’hui bloqué.

    En texte normal : Elle

    En italique : lui

    -1-
    Il ne m’a pas donné la moindre fessée depuis deux semaines. Pour mériter la dernière, j’ai dû installer un virus sur son PC ! Il était furieux mais pour autant, il ne m’a administré qu’une toute petite fessée de rien du tout, sans même me déculotter. Une semaine auparavant, j’avais cassé la télécommande de sa chaîne hi-fi. Mais il s’était contenté de me prendre dans ses bras et me serrer contre lui en me disant que ce n’était pas grave.

    J’en viens à faire des rêves de fessées magistrales. Je finis par envisager de me fesser moi-même, même si je sais que cela ne présente aucun intérêt. Ce que je vais faire maintenant, si j’en ai le courage, je le redoute autant que je le désire. Je ne sais pas si je parviendrai à en supporter la honte. Et dans le même temps, j’appelle de mes vœux cette honte ultime. Je prie pour que cela suffise pour qu’il me traite à nouveau de vilaine fille, qu’il me mette encore une fois en travers de ses genoux, qu’il fasse claquer sur mes fesses ses mains à la fois lourdes et fines. En tout cas, ce petit restaurant dans lequel il m’a emmené est bien romantique et convient parfaitement à mon… projet. La nappe descend presque jusqu’aux cuisses, la salle est presque déserte et nous sommes placés au fond, ce qui permet de contrôler toutes les allées et venues.

    Chaque jour je résiste à l’envie de lui administrer une fessée. Elle fait pourtant tout pour en mériter une. Mais j’ai besoin d’une pause. Nous avons besoin d’une pause. Depuis deux mois que nous sommes ensemble, notre relation me semble par trop basée sur ce fantasme. Son omniprésence n’est pas en cause tant il nous donne de plaisir. Mais j’ai envie de la séduire à nouveau, qu’elle me séduise à nouveau, de faire monter le désir, comme la pression dans une cocotte-minute. Et c’est bien ce qui arrive. Je ressens déjà une frustration croissante lorsque je l’embrasse, lorsque je lui pelote les nichons, lorsque je passe la main entre ses cuisses. J’imagine alors des scènes insensées dans lesquelles je lui administre en public d’interminables fessées que je ponctue de réprimandes humiliantes.

    J’ai décidé que ce soir, nous irions dîner dans un petit restaurant français que j’ai fréquenté qu’il y a quelques années. Les soirs de semaine il n’y a pas grand monde, surtout à l’étage. 

    – 2 –
    Depuis 10 minutes, je ne l’écoute plus vraiment. Je sais juste qu’il me parle du Canada et de l’Islande. Je me détends, je me laisse aller. Je n’y arrive pas. Sa voix grave et douce me berce et me rassure. J’aurais pu le faire chez lui mais est-ce que cela aurait été suffisant ? Et puis je veux aller jusqu’au bout de mon idée… de ma folie.

    (………..)

    Ca y est, je redeviens une petite fille. Une vilaine petite fille. Mon dieu. Je sens une torpeur envahir mon esprit. Pas seulement mon esprit, c’est physique, comme si mon crâne s’engourdissait, comme si des milliers de fourmis prenaient possession de moi. Le temps s’étire. Avec la nappe qui me cache et la moquette qui feutre le bruit, personne n’imagine ce qui se passe sous la table. Je me sens tellement vilaine.
    Je suis une vilaine fille.
    Je suis une vilaine fille.
    Je suis une vilaine fille.

    Je ne cesse de répéter cette phrase dans ma tête, cette phrase dont les mots m’obsèdent. Je suis vraiment une très vilaine fille.

    Je l’interromps au milieu d’une phrase en lui déclarant d’une voix blanche : « j’ai… j’ai fait une grosse bêtise. »
    – comment cela tu as fait une grosse bêtise ? Quand ?

    Sa voix est enjouée, décontractée comme si nous entamions un jeu que nous connaissons bien.

    – à l’instant, il y a quelques secondes, je… suis encore en train…

    En terminant de prononcer ces mots, je fonds en larmes. Je n’ai pas besoin de me forcer, je fonds vraiment, sincèrement, en larmes. Et j’y prends un plaisir fou. Je délaisse ce rôle d’adulte que je tiens quotidiennement, au travail, avec mes proches, chez lui. Ce rôle que chacun d’entre nous joue. Je me remets entre ses mains en espérant qu’il accepte de me prendre en charge, qu’il me sorte de cette situation délicate dans laquelle je me suis encastrée. Je suis prête à en assumer toutes les conséquences, dont la plus douce est l’espoir d’une mémorable fessée.

    L’espoir ? Il y a encore quelques minutes je nourrissais en effet ce désir, maintenant, je redoute autant cette punition que je l’appelle de mes voeux. Car je me sens redevenir cette petite fille qui craignait par-dessus tout les châtiments corporels, que seule ma mère m’assénait. Désir de fessées, crainte et honte se mêlent et se donnent rendez-vous dans mon bas-ventre, dans ma culotte dont l’état attise les sensations. Mon esprit, qui ne m’appartient plus, hésite entre deux options : céder à la panique et sortir en courant, ou succomber à la volupté qui m’envahit.

    – 3 –
    De la voir ainsi pleurer à chaudes larmes, j’en éprouve mille sentiments contradictoires. Envie d’être infiniment indulgent, de la prendre dans mes bras, de la consoler, de lui dire que ce n’est pas sa faute, que cela peut arriver à toutes les petites filles. Mais aussi envie de réagir avec sévérité et de la traiter comme une vilaine fille qui a commis la pire des bêtises.

    Et entre ces envies, un très envahissant désir, sexuel, de la mettre à l’abri des regards dans l’unique but de relever sa robe, d’écarter sa culotte et de la prendre d’un seul coup, court-circuitant sans nuance tout préliminaire. Mais il n’est pas question que j’affiche ce dernier désir. Sans comprendre pourquoi je fais ce choix, je fronce les sourcils, j’arbore mon expression la plus sévère – la plus sincèrement sévère – et je lui assène :

    « Ce n’est pas vrai ! Tu n’as pas fait ça ! Ne me dis pas que tu as fait cela, là, dans un restaurant, pratiquement en public ! Tu es complètement inconsciente ?»

    En forme de réponse, je recommence à pleurer de plus belle et je baisse la tête. Mon dieu comme il me fait les gros yeux ! Il est si sérieux ! Bien davantage que lorsque je commets une bêtise plus conventionnelle, prélude à nos jeux de fessées. Cette fois, il n’a pas l’air du tout de jouer. Peut-être suis-je allée trop loin. Peut-être aurais-je dû me contenter de renverser mon verre ou de faire tomber mon assiette. Mais je n’ai pas été guidée par la raison. A l’instant fatidique, mon cerveau reptilien ne m’a pas laissé le choix. Et lorsque j’ai commencé, il m’était impossible d’arrêter. Non pas physiquement, mais comme si j’avais passé un point de non retour. J’avais commencé, je devais terminer. J’avais sauté dans le vide. A Dieu va.

    J’évalue la hauteur de la nappe. Elle est probablement suffisamment importante pour masquer la catastrophe. J’appelle notre serveuse et lui demande l’addition, d’un ton doux mais ferme. Elle se permet pourtant de me demander si nous désirons prendre un dessert. J’envisage vaguement de lui répondre que nous devons partir d’urgence car mademoiselle a commis une grosse bêtise, que je dois lui administrer une fessée et m’occuper d’elle. Mais je réponds simplement par la négative en précisant que nous sommes très pressés. Quelques minutes plus tard, je règle l’addition, elle se lève de table avec précaution, la couleur sombre de sa robe ne trahissant en rien son état, excepté pour l’observateur averti que je suis.

    Nous sortons du restaurant. Il faut beau, chaud. Je marche rapidement en la tenant par la main. Elle a du mal à suivre le rythme. Un pas sur deux, elle est obligée de courir. 

    – 4 –
    Il marche si vite qu’il est à la limite de la brutalité. Si je ne courais pas de temps en temps, je m’étendrais probablement de tout mon long sur le trottoir. Sa main serre si fort la mienne en tenaille, aucun espoir (ni désir) de m’échapper. Je lui appartiens.

    L’entrecuisse inondé et bouillant puis désormais chaud/froid, je me sens terriblement vulnérable. Mais je le serais bien davantage s’il n’était pas là pour gérer la situation, s’occuper de moi, me protéger. Je suis maintenant persuadée qu’il va faire tout cela. La honte, je ne la ressens pas vis-à-vis de lui. Ou juste assez pour me sentir bien. Quant aux autres, aux passants, dont certains se retournent vers nous, j’en fais à moitié abstraction. D’un côté, j’appréhende l’horreur de la situation. D’un autre côté, je parviens à me persuader que personne n’est conscient de mon forfait. Je glisse vers un état second dans lequel me promener ainsi, entre les gens, est un délice plus qu’une humiliation. À moins que la perspective de cette humiliation ne me mette elle-même en transe.

    Je lui demande si nous rentrons chez lui. Il ne me répond même pas. Des images traversent mon esprit : il s’arrête sur un banc, me met brutalement en travers de ses genoux à plat ventre, relève ma robe et m’administre devant tout le monde une fessée mémorable. Je suppose qu’il ne le fera pas mais cette pensée m’excite terriblement. J’imagine les passants formant un petit attroupement pour assister au spectacle. Des passants attentifs, qui ne se moquent pas, juste témoins de la scène. Les hommes aussi bien que les femmes admirent mes fesses bien rondes. Les uns mettent la main dans leur pantalon, les autres glissent la leur main sous leur jupe. Tout le monde se masturbe. Puis les femmes se penchent en avant, les hommes soulèvent leurs jupes. J’entends des dizaines de claquements de mains composer un concert de fessées. D’autres sons viennent se greffer sur cette symphonie. Ceux des cris et des gémissements féminins. Et ceux des réprimandes masculines.

    Je reprends contact avec la réalité en bousculant un quadragénaire, qui m’adresse un sourire en forme d’excuse.

    Tu es décidément une vilaine fille. Monte dans la chambre et attends-moi.

    #53035
    Myroir
    Participant


    La suite !

    – 5 –
    Pour les avoir souvent fréquentés dans un contexte professionnel, je connais la configuration de plusieurs hôtels de luxe parisiens, qui présentent les mêmes avantages. Si l’on est bien habillé et que l’on donne l’impression de savoir où on va, on y entre comme dans un moulin, surtout en journée. Ce sont en effet de véritables villages, avec restaurants, bars et autres salons, qui ne sont pas réservés aux clients de l’hôtel. De plus, dès que l’on s’égare un peu dans les couloirs, on ne rencontre plus grand monde, le personnel brillant soit par son absence soit par sa discrétion. Dernière spécificité de ces lieux à l’abri des misères du monde, il est très aisé de trouver des toilettes qui sont particulièrement bien réparties, toujours vastes, généralement désertes et évidemment, confortables et accueillantes. En somme, c’est l’endroit idéal pour m’occuper d’elle.

    Nous pénétrons par l’entrée principale dans l’hôtel George-V. Nous traversons le hall et nous dirigeons à droite, en contournant l’espèce de patio central, vers le bar situé au fond, à une vingtaine de mètres. Mais nous bifurquant avant, en direction de toilettes qui, comme prévu, sont désertes. Je l’entraîne vers celle des femmes. Nous entrons dans une cabine et je referme la porte.

    Lorsqu’il referme la porte, je ressens l’incongruité de la situation. Il est en effet bien rare de se retrouver à deux dans ce genre de lieu. Encore cela a-t-il pu m’arriver, dans une maison ou un appartement, lors de quelques jeux inavouables. Mais nous sommes dans des toilettes publiques qui, il est vrai, sont très probablement bien insonorisés. Tout de même, cette isolation phonique suffira-t-elle à masquer le bruit de la fessée que je vais certainement recevoir ? Retiendra-t-il ses coups pour atténuer ce bruit ? Ces questions sont à peine formulées dans ma tête, envahie par ce mélange récurrent de crainte et de désir de recevoir une fessée.

    Je mets la main sous sa robe en direction de l’entrecuisse de sa culotte, que j’inspecte méticuleusement. Elle tortille imperceptiblement son bas-ventre à la recherche de mes doigts que je retire immédiatement. Je la regarde dans les yeux avec des yeux noirs de fureur.

    – 6 –
    En principe le lieu devrait me sembler sordide. Mais je n’ai jamais vu de toilettes aussi raffinées. Faïence aux couleurs pastel assorties avec goût, volume généreux, parfums champêtres, propreté irréprochable. D’autant que la large lunette est équipée d’un système de remplacement automatique du papier qui la protège. Les trois bons mètres carrés de la pièce ne sont en outre que la destination finale d’un parcours qui nous a fait traverser de somptueux couloirs et pièces dont je ne voudrais certes pas d’une décoration semblable chez moi mais qui n’en sont que plus exotiques.

    Je m’assois directement sur la lunette, sans avoir opté pour la fermeture du couvercle qui m’aurait peut-être assuré un meilleur confort. Mais je ressens une certaine perversité à être ainsi installé, tout habillé, alors que l’objectif habituellement poursuivi dans ce type de lieu m’incite de coutume à baisser pantalon et caleçon. Elle reste debout, ne sachant pas si elle doit attendre mon ordre ou prendre d’emblée position sur mes cuisses. J’offre une réponse implicite à cette interrogation lorsque je soulève sa robe et lui demande de la tenir par les côtés. Elle obéit. Je prends quelques secondes pour l’admirer. Ainsi immobile, installée dans sa culotte probablement inconfortable, presque dénudée jusqu’à la taille, attendant sagement la suite des évènements, je la trouve terriblement vulnérable, excitante … belle.

    Cette manœuvre préliminaire me permet de baisser sa culotte à mi-cuisses. Si il lui venait maintenant l’idée de partir en courant sans remonter sa culotte, elle aurait l’air d’un canard apeuré. Étrange comme il me plait d’imaginer cette scène que je ne voudrais pourtant pas voir se concrétiser.

    J’effleure sa fente avec deux doigts puis j’en glisse un dans sa chatte. Cette inspection ne me laisse aucun doute, elle est au comble de l’excitation. Non seulement, sa chatte est lubrifiée à l’excès mais je perçois des contractions instinctives, que ses poumons ponctuent de souffles aussi éphémères que sonores.

    Je veux donner une dimension solennelle à mes propos. Je relève la tête et la regarde durement :

    « A 33 ans, dans un lieu en public, tu viens de commettre la pire des bêtises dont puisse se rendre coupable une petite fille de dix ans. Ni une petite fille ni une femme adulte ne doit se comporter ainsi ! Tu sais que ce qui t’attend. Et malgré tout, ça te fait mouiller ! Tu n’es vraiment qu’une petite cochonne ! »

    – 7 –
    Il ne m’a jamais grondée aussi fort. En tout cas, il ne m’a jamais grondée aussi fort sur un ton aussi sérieux, sans avoir l’air de jouer. Il est vraiment très en colère. Je ne peux m’empêcher d’acquiescer en étouffant un gémissement à chaque phrase qu’il prononce. Mon cerveau n’est tout simplement pas capable de produire le moindre argument, la moindre excuse, la moindre réponse construite.

    – tu sais ce qu’il va arriver maintenant ?
    – oui…
    – quoi ?
    – je vais recevoir une…. fessée.

    Le simple fait de prononcer ce mot me procure une sensation de bien-être.

    – tu admets que cette fessée est pleinement méritée ?
    – oui, j’ai été très vilaine….
    – qu’est-ce que tu as fait ?
    – j’ai été une très vilaine fille.
    – mais encore ?
    – j’ai fait une grosse bêtise…
    – qu’as-tu fait comme bêtise ?
    – j’ai … j’ai fait dans ma culotte.

    (………)

    Un long silence succède à cet aveu. Je viens de mettre des mots sur mon forfait. Comme si j’avais brisé un tabou. Jusque-là je voulais mériter une fessée. Maintenant, je MERITE une fessée. J’en ai une conscience aigue.

    Il semble déstabilisé. Il reprend avec une pointe d’hésitation dans la voix.

    – pourquoi as-tu fait ça ?
    – je n’ai pas pu me retenir… j’avais trop envie …
    – a ton âge ? Dis plutôt que tu l’as fait exprès !
    – c’était comme si je rêvais, comme si j’étais obligée de faire cela, j’ai perdu la tête…

    – 8 –

    Il est vrai que je voulais être absolument sure de recevoir une fessée et que je nourrissais ce désir indicible qu’il s’occupe de moi comme d’une petite fille. Mais j’avais peur de cette punition. Et je craignais qu’il me laisse dans cet état, qu’il me lâche devant l’énormité de mon acte.

    – Puisque nous sommes là où tu aurais dû aller si tu avais été une grande fille, as-tu encore envie ?
    – ben….
    – alors ?
    – oui un peu mais….
    – mais quoi ? Quel est le problème ?
    – devant toi ? Comme ça ?
    – tu n’étais peut-être pas devant moi dans le restaurant ? Allez dépêche-toi, nous n’avons pas tout notre temps.

    Il reste assis sur la lunette et ne semble pas disposé à me laisser la place. Son regard dur, son ton inflexible et ses gestes d’impatience ne laissent pas le moindre doute, il faut que je me laisse aller, là, debout devant lui. Ma culotte est encore à mi cuisse. J’esquisse le geste qui me permettrait de la retirer. Il m’attrape fermement le poignet et me dit :

    « La présence de ta culotte ne t’a pas gênée tout à l’heure ! Puisque tu veux être une vilaine petite fille, assume jusqu’au bout ! »

    Ce qu’il me demande est extrêmement humiliant. Objectivement du moins, car devant lui, cette idée de m’oublier à nouveau, sur son ordre, suscite davantage l’excitation que la honte.

    Je ferme les yeux et après une bonne minute, je me laisse aller quelques secondes. Ma culotte freine la petite cascade dans un bruit feutré. Il semble avoir retenu son souffle mais dès que j’ai terminé, il reprend son expression de désapprobation, me traite de vilaine fille et me regarde comme si je m’étais oubliée de mon propre chef, comme si je ne lui avais pas simplement obéi. Les cuisses mouillées et entravées par ma culotte, je me sens terriblement vulnérable…

    … délicieusement vulnérable.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 5 mois et 2 semaines par Myroir.

    Tu es décidément une vilaine fille. Monte dans la chambre et attends-moi.

    #53157
    Myroir
    Participant


    – 9 –
    Il n’a pas l’air de jouer. Il semble vraiment en colère. Cela m’excite et me fait peur. Et lui, est-il excité ? Il est forcément excité. Bien qu’il ait toujours tout fait pour s’en cacher, du moins un certain temps, nos jeux l’ont toujours excité. Je dois SAVOIR. Je m’agenouille brutalement comme une petite panthère, je le supplie de me pardonner, de ne pas me fesser, je penche ma tête vers son bas-ventre, je tente de baisser sa braguette. J’ai juste le temps de constater qu’il bande sous son pantalon en toile. J’ai envie de le sucer. Une envie impérieuse et immédiate. Je suis sa petite pute, sa petite salope, je vais lui bouffer la bite.

    Il me bloque fermement la tête.

    « Tu n’es vraiment qu’une vilaine fille lubrique ! Je t’emmène ici pour te punir et m’occuper de toi, et tu ne penses qu’à me sucer ! »

    Sous la pression de sa main qui serre mon bras, je me relève, piteuse.

    Un simple mouvement de ses yeux, en direction de ses cuisses, a suffi pour que je comprenne que je devais prendre position. Sans un mot, je me mets à genoux et je m’installe sur ses cuisses, d’abord sur le ventre. Puis je me penche en avant jusqu’à ajuster mes fesses. Il remonte légèrement ma culotte pour la placer tout en haut des cuisses, laissant juste mes fesses dénudées.

    Étrangement, j me sens encore plus vulnérable que s’il avait ôté ma culotte ou même, que si j’étais entièrement nue. J’ai la tête à quelques centimètres du carrelage de marbre, beau et froid. Je sens très distinctement son érection sur mon bas-ventre. Débarrassées depuis quelques instants de ma culotte encore mouillée, mes fesses sont à l’air, me procurant une sensation de fraîcheur qui n’est pas désagréable. Je ne peux réprimer des mouvements d’ondulation afin de tenter de lui offrir du plaisir, ou d’en arracher moi-même. Mais il assène une grosse claque sur mes fesses, qu’il ponctue d’un très sec « arrête ! »

    Mais ce n’est pas encore le début de la fessée. Pour l’instant, il ne se passe rien. Je réprime les mouvements que mon cerveau reptilien dicte. J’attends. Je suis impatiente. Mais c’est une impatience dont je goûte chaque instant. Il s’agit d’une merveilleuse attente, un de ces instants qui font que la vie mérite d’être vécue.

    – 10 –
    Après une minute, deux minutes, peut-être dix minutes, il me dit froidement que je suis une vilaine fille. Mais la fin de sa phrase est noyée dans le premier claquement de main. La fessée commence. « Mon Dieu, je reçois la fessée ! » En temps normal, cette expression a quelque chose de ridicule, tant je suis insensible au folklore religieux. Mais dans le contexte, elle m’excite. Incapable de penser, je la répète à l’envi. Mon Dieu, il me fesse !

    « Mon Dieu, je reçois la fessée ! »
    « Mon Dieu, je reçois la fessée ! »
    « Mon Dieu, je reçois la fessée ! »

    Parfois, dans un souffle, je prononce réellement le début de cette phrase, ou plutôt je la bredouille et je la complète mentalement. « Mon Dieu… »
    Fessée punitive ou érotique ? Les deux ! Mais il ne semble pas l’entendre de cette oreille. À chaque fois que je commence à me frotter contre lui pour essayer d’aller au bout du plaisir qui m’envahit le bas-ventre, il cesse de me fesser et appuie fermement sur mes fesses pour m’immobiliser. Mais la scène se reproduit systématiquement. Finalement, j’essaie de ne pas bouger en espérant parvenir ainsi à jouir. Mais au bout de quelques claques sur mes fesses, je ne peux m’empêcher d’onduler. Et à nouveau il arrête. La frustration devient insupportable.

    Je décide finalement de tenter d’aller au bout, quoi qu’il advienne. Il vient de m’immobiliser pour la énième fois. Puis il recommence à me fesser. Cette fois je parviens plus longtemps que les autres fois à ne pas bouger. Le plaisir, plus cérébral que physique, monte tout doucement. Je répète dans ma tête que je suis une vilaine fille, que je mérite d’être grondée et punie, que j’ai fait une très grosse bêtise, que j’ai fait dans ma culotte, qu’il fallait me donner la plus magistrale des fessées. Le plaisir devient de plus en plus physique, il envahit insidieusement mon bas-ventre. Je l’accompagne en contractant et décontractant les muscles qui entourent mon vagin, à l’insu de mon fesseur. L’orgasme approche. Il me fesse toujours. À chaque claquement de main, je franchis un nouveau palier.

    – 11 –
    Je décide – mon corps décide – de faire fi de ses instructions. Tout à coup, je me mets à remuer mes fesses de toutes mes forces et à frotter comme une furie mon pubis contre ses cuisses et son sexe. J’ai atteint le point de non-retour. Il est furieux. Il cesse à nouveau de me fesser et tente de me maintenir immobile. Mais cette fois il n’y parvient pas vraiment. Il m’ordonne de m’arrêter immédiatement. Mais je continue en gémissant et en lâchant entre deux gémissements que je suis une vilaine fille. Du coup il se remet à me fesser, encore plus fort, et en criant furieusement entre chaque claque : « arrête ! arrête ! arrête ! »

    Tandis que je me noie dans mon orgasme. Lorsque le plaisir devrait retomber, il m’attrape les fesses et me secoue, il n’y a pas d’autres mots, perpendiculairement à ses cuisses comme pour se branler sur mon bas-ventre. En quelques secondes, il jouit. Je comprends qu’il éjacule lorsqu’il cesse ses mouvements et recommence à me fesser. Lorsque j’ai compris qu’il allait jouir, mon plaisir est remonté d’un cran et sous les dernières claques, je parviens à arracher sur le fil, un second orgasme.

    Nous restons plusieurs minutes immobiles. Une fois mon cerveau reptilien retourné dans sa tanière, je me demande si je ne suis pas allé trop loin.

    Quelqu’un nous a-t-il entendus ?
    Des agents de sécurité vont-il arriver et nous sommer de sortir ?

    Elle s’est relevée puis s’est assise sur mes genoux. Comme moi, elle écoute le silence, de toutes ses oreilles.

    – 12 –
    Encore quelques minutes et nous entendons une porte s’ouvrir. Une porte voisine ! Ce n’est pas quelqu’un qui vient de l’extérieur mais au contraire, une personne qui était restée un moment au petit coin et qui en sort maintenant. Une femme, puisque nous sommes dans les toilettes des femmes, qui a probablement entendu quelque chose car l’insonorisation a ses limites ! Elle ne traîne pas, négligeant de se laver les mains. Je crois deviner, aux hésitations de ses talons aiguille, qu’elle est bouleversée. A-t-elle été excitée par le compte-rendu audio de nos exploits ? S’est-elle branlée ? Nous l’entendons ouvrir une seconde porte et ses pas s’éloignent. Nous attendons encore cinq minutes.

    Voila maintenant un moment que je suis installée sur ses cuisses, mes fesses offertes à son regard. La position serait inconfortable sans les sensations que j’éprouve encore ou dont je garde la mémoire. Bien que je ne puisse pas dire s’il a frappé très fort, je sais que mes fesses sont rouges. Avec une voix douce et apaisante, il me susurre de me relever et m’aide du mieux qu’il peut. Avec tendresse et bienveillance. J’éprouve quelques difficultés car, je ne sais comment, ma culotte était descendue sous mes genoux et m’entrave les jambes.

    Voilà, je suis debout. Lui, reste assis. Il fait glisser ma culotte vers mes chevilles, la retire en soulevant fermement chacun de mes pieds, la met en boule puis la glisse dans la pochette extérieure de son petit sac à dos. Il se lève, retient son souffle, semblant éprouver quelque douleur. Je comprends qu’il a des fourmis dans les jambes lorsqu’il essaie de les dégourdir. Il arrache deux grandes feuilles de papier du lavabo qu’il passe brièvement sous l’eau puis revient s’asseoir devant moi. Je suis immobile. Il écarte un peu mes jambes et entreprend un méticuleux nettoyage. Le chemin que sa main gantée de papier emprunte va du bas de mon dos jusqu’à mon nombril. Je plie les genoux pour lui faciliter la tâche. Ses gestes sont lents et précis.

    Le plaisir n’est plus le même. C’est celui d’un apaisement. Celui de le sentir prendre soin de moi. D’être prise en charge, de le voir gérer tous les détails. De savoir que ma punition est terminée, qu’il m’a pardonné, qu’il ne m’en veut plus. Il me chuchote dans l’oreille : « Je t’aime, vilaine fille ! » Il va chercher deux autres grandes feuilles, revient, m’essuie, dépose un baiser sur chaque zone qu’il vient d’assécher.

    Lui aussi aurait eu besoin d’être nettoyé car à aucun moment il n’a ouvert son pantalon. J’aurais aimé m’en charger mais il ne me l’a pas demandé. Ce détail me dérange quelque peu.

    Elle est propre, recoiffée, repoudrée. Nous sortons. Personne. Nous repassons par les couloirs et pièces traversées à l’aller. Nous traversons le hall. Nous sommes dans l’avenue Georges V. Il fait toujours aussi beau. Nous nous regardons et nous éclatons de rire.

    Tu es décidément une vilaine fille. Monte dans la chambre et attends-moi.

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