Aventure cycliste 3

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4 sujets de 1 à 4 (sur un total de 4)
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  • #63121
    ALAIN ELOGE
    Participant


    <h1 class=”western” align=”center”>Aventure cycliste</h1>
    <h1 class=”western” align=”center”>3<sup>ème </sup>partie</h1>

    <h2 class=”western”>« Ne soyez pas en retard »</h2>
    Après avoir prononcé ces mots, à la fois un ordre, une menace et une promesse, l’homme s’éloigna de la clairière, laissant Zaza seule et pour le moins dubitative. Allait-il la laisser là, au milieu de nulle part, avec son vélo inutilisable ? Mais il avait laissé entendre qu’il allait « s’en occuper », donc il comptait l’emporter. Mais comment ? D’autre part l’allusion à la « gamine » n’était, après tout, pas si obscure. Il laissait clairement entendre qu’il avait l’intention de « s’occuper » d’autre chose. Et la première expérience de Zaza l’amenait évidemment à craindre que ce soit de ses fesses. La perspective l’inquiétait, à juste titre. Mais le fait qu’il ait eu le culot de la convoquer, chez lui, la laissait encore plus interdite. L’idée qu’elle puisse se rendre d’elle-même à un tel rendez-vous lui apparaissait comme surréaliste. Quant à lui confier son vélo, quelles que soient les capacités dont il avait fait preuve lors de sa première crevaison, le prix pour son derrière lui apparaissait bien élevé. Pourtant elle obéit à l’injonction de ne pas bouger, et quelques minutes plus tard, le vieil homme revint vers elle, marchant à reculons pour guider une voiture dans le chemin défoncé qui amenait à la clairière. Elle était conduite par une femme d’une soixantaine d’années, aux cheveux gris coupés courts. L’homme embarqua le vélo de Zaza à l’arrière de la voiture, puis consentit à expliquer d’un ton bourru :

    <i>« Elle va vous ramener chez vous, vous déposerez le vélo chez moi en passant »</i>

    Eh ben, il ne s’embattait pas le mec ! Il sifflait, et une femme arrivait, comme ça. Qui était-elle ? Sa femme ? Et il lui aurait froidement demandé <i>« ramène cette dame chez elle, je lui ai collé une fessée il y a quelques temps, et j’ai bien l’intention de récidiver dès demain » </i>? Ou bien était-il menteur et dissimulateur comme le sont généralement les hommes ; et avait-il la chance d’avoir une femme crédule sinon complaisante ? A moins que ce ne soit pas sa femme ? Il avait dit « chez moi », pas « chez nous ». En tout cas, la femme ne dit rien durant le parcours jusqu’à chez Zaza. Elle conduisait en silence, et Zaza ne prit pas l’initiative d’entamer la conversation. La voiture s’arrêta devant une maison, pas très loin de chez Zaza. Elle n’aurait aucune difficulté si, d’aventure, elle devait la retrouver. La dame retira le vélo du coffre et le déposa dans ce qui semblait être un garage. Puis elle demanda simplement :

    <i>« Je vous dépose où ? »</i>

    Zaza indiqua son adresse, et la dame l’y emmena, toujours silencieuse. Tout juste, au moment où sa passagère sortait du véhicule, lui dit-elle :

    <i>« Bonsoir. Prenez soin de vous. Et ne soyez pas en retard demain, il est très exigeant sur la ponctualité. »</i>

    Ainsi, « elle » savait qu’il l’avait convoquée pour le lendemain. Mais cela voulait-il dire qu’elle savait pourquoi ? Pouvait-elle croire que c’était seulement pour récupérer son vélo ? La dernière phrase, sur l’exigence de ponctualité laissait aussi Zaza interrogative. Qu’avait elle voulu dire par là? Était-ce simplement un conseil, ou une sorte d’avertissement ? Etait-il possible qu’elle invite tout naturellement Zaza à être à l’heure pour prendre sa fessée ? Zaza avait aussi remarqué que la femme ne l’avait jamais appelé « madame », comme il aurait pourtant été normal de le faire. Et qu’elle avait dit « il » et pas « mon mari ». Mais elle se dit que, peut-être, elle cherchait un sens à ce qui n’en avait pas. Et encore, n’avait-elle pas entendu ce que la dame avait marmonné entre ses dents en redémarrant :

    <i>« En tout cas, je l’aurai prévenue, il ne pourra pas me tenir pour responsable ! »</i>
    <h2 class=”western”>Dialogue singulier</h2>
    Pour Zaza, la question était claire : « y aller ou pas ». Elle entama une sorte de dialogue intérieur.

    <i>«Mais pour qui se prend-il ce malade ? Il espère que je vais me ramener et lui demander de me flanquer une raclée ? Il peut toujours se gratter ! »</i>

    <i>- « Oui, mais tu dois bien récupérer ton vélo ! »</i>

    <i>- « Ah, c’est vrai, je ne vais quand même pas le laisser à ce vioque ! »</i>

    <i>- « Ben alors vas-y, mais tu sais ce qui arrivera ! »</i>

    <i>-  « Il n’oserait quand même pas …chez lui …en plus il est peut-être marié »</i>

    <i>- « T en es sûre ?  Et si sa femme était absente demain ? Et si elle le laissait faire ? Et si ce n’était pas sa femme ? »</i>

    <i>- « Et si, et si …avec des si …. »</i>

    <i>- « Si tu vas chez lui, il comprendra bien que tu sais pourquoi ! »</i>

    <i>- « Il comprendra que je viens reprendre mon vélo, et je lui ferai bien comprendre … »</i>

    <i>- « Bien sûr … comme la dernière fois …. »</i>

    <i>- « Ça n’a rien à voir ! La dernière fois j’ai été prise … par surprise »</i>

    <i>- « Et cette fois</i><i>-c</i><i>i tu ne pourras pas dire que tu ne savais pas ! »</i>

    <i>- « Que je ne savais pas quoi ? »</i>

    <i>- « Qu’il a bien l’intention de t’en coller une ! Tu le sais bien »</i>

    <i>- « Ben … oui…c’est sûrement son intention. Mais il n’en est pas question. J’veux pas ! »</i>

    <i>- « Et s’il le fait quand même ? »</i>

    <i>- « Je le laisserai pas faire …je me débattrai, je hurlerai, je sais pas moi ! »</i>

    <i>- « La dernière fois, tu ne t’es pas tant débattue après tout ! »</i>

    <i>- « Quand même …enfin…au début si … »</i>

    Ce fut pour elle comme une révélation. Elle devait bien en convenir, si elle s’était bien débattue et avait même insulté son bourreau au début, une fois qu’il lui eu baissé la culotte, elle avait cessé de résister. Elle avait reçu sa raclée presque comme si elle était consentante. Presque comme si elle avait admis que cette fessée était méritée. L’idée lui parut terrifiante. Comment aurait-elle pu « mériter » une fessée ? Cela n’avait pas de sens ! Mais le dialogue intérieur se poursuivait :

    <i>« Il faut dire quand même que tu n’avais pas été très polie ! »</i>

    <i>- « Oui … peut-être…c’est vrai … »</i>

    <i>- »Et hier, c’était pire encore ! »</i>

    <i>- « Oui …je suis désolée, surtout qu’il a été sympa quand même. Je … je devrais m’excuser ».</i>

    <i>- « T’excuser ! Tu crois vraiment que cela suffira ? »</i>

    <i>- « Ben … oui…ça ce fait non ? »</i>

    <i>- « Et quand tu te seras excusée, il se passera quoi à ton avis ? »</i>

    <i>- « Je reprendrai mon vélo, et puis c’est tout »</i>

    <i>- « Mais avant tu auras pris une autre raclée ma petite, tu le sais bien … »</i>

    <i>- « J’en aurais peut-être besoin … »</i>
    <h2 class=”western”>Méritée<i> ?</i></h2>
    Elle eut une nouvelle fois une sorte de haut-le-cœur. Elle aurait «besoin » d’être punie ? D’être déculottée ? D’être fessée ? C’était fou. Et pourtant, les idées s’imposaient à elle, comme si elles étaient émises par une autre :

    <i>-  « Ce mec, c’est bien toi qui l’a agressé, il ne t’avait rien demandé. Tu t’es conduite comme une sale gamine, il t’a traitée comme telle, après tout. Et puis, tu n’étais pas obligée de retourner sur ce chemin. Encore moins de le provoquer. la deuxième fois, il aura it pu t’en coller une autre. Tu n’aurais pas pu te défendre, et avoue que tu l’aurais bien méritée, celle-là. Au lieu de cela il t’a soignée, il a réparé ta bécane, et il t’a fait raccompagner. C’est un gentleman finalement ! »</i>

    Mais une fois encore une autre partie d’elle même s’offusquait :

    <i>- « Un gentleman, mon cul ! »</i>

    L’expression qui lui était venue naturellement à l’esprit la fit rire in-petto.

    <i>« Un gentleman qui met à l’air le cul d’une pauvre fille sans défense! Et qui la bat comme plâtre ! »</i>

    <i>- « Oh ! Comme tu y vas ! Tu n’en n’es pas morte quand même. T as reçu une bonne trempe, ce n’est pas si terrible après tout ! »</i>

    <i>- « Putain ça fait quand même drôlement mal, merde. J’ai eu les fesses en feu, elles étaient encore rouges quand je suis rentrée chez moi. »</i>

    Une nouvelle fois les mots qui lui venaient à l’esprit la firent sourire.

    –  « <i>Oh la la ! Si je m’exprimais comme ça devant lui</i>, <i>y’a pas de doute, il aurait un bon prétexte pour m’en coller une »</i>

    <i>- « Et peut-être que ça te ferait le plus grand bien ! »</i>

    Ainsi, à son corps défendant, en arrivait-elle à admettre que la seule perspective d’une nouvelle punition corporelle l’amenait à prendre conscience de ses écarts de langage. Elle qui usait – et souvent abusait – d’un langage fleuri pour ne pas dire de charretier. Elle en venait, insidieusement, à peser le pour et le contre de la perspective d’un nouveau passage sur les genoux de celui à qui elle pensait maintenant plus comme « son fesseur » que comme « le vioque »

    <i>- « Peut-être bien que j’aurais besoin d’être … »</i>

    Elle hésitait sur le terme, renâclant à assumer ceux de « être prise en main » ou de « punie quand je le mérite »

    – « <i>Mais en même</i> <i>temps, ça fait quand même un mal de chien ! »</i>

    Déjà elle justifiait ses hésitations par la crainte de la douleur, et plus par celle de la honte d’être déculottée. Et en poursuivant son introspection elle prenait conscience que, certes, elle avait paniqué quand il lui avait dénudé les fesses, mais qu’une fois la fessée commencée, elle avait eu tellement mal aux fesses qu’elle en avait en quelque sorte oublié l’humiliation d’être cul nu. Ou plus exactement que quelque chose en elle l’avait amenée à presque admettre que cette mise à l’air de son derrière était en quelque sorte nécessaire. L’idée s’imposait d’elle même : quand on prend une fessée, c’est cul nu, évidemment. Elle prenait aussi conscience que, sans y avoir bien sûr réfléchi, une fois la fessée terminée, quand elle s’était relevée, elle avait d’abord eu le réflexe de se frotter les fesses endolories avant celui de les cacher en remettant sa culotte.

     
    <h2 class=”western”>Révélation</h2>
    Et c’est en repensant à cette culotte qu’elle avait tardé à remonter qu’elle prit conscience … que celle qu’elle portait était humide. Cette fois, elle ne censura pas les mots qui s’imposèrent à elle :

    <i>« Putain, c’est pas possible, quand je pense à tout ça je mouille mon slip ! »</i>

    Cette réalité qu’elle ne pouvait nier la plongea dans une nouvelle introspection. Elle mettait en lumière ce que, jusque là, elle avait refusé de s’avouer. Le soir de sa malencontreuse rencontre avec ce papy cycliste et sévère, elle avait filé sous la douche et tout naturellement commencé par s’asperger les fesses d’eau froide. Le contraste entre la chaleur dégagée par son derrière et l’averse avait été brutal. Paradoxalement, l’eau glacée ravivait la sensibilité de ses fesses, et en même temps calmait la brûlure. Mais surtout, elle n’en prit conscience qu’en y repensant, tout en continuant à arroser son postérieur endolori, elle avait ressenti une sorte de bien être sensuel. L’eau ruisselait sur ses fesses, s’insinuait entre elles, coulait le long de ses cuisses qu’elle écartait spontanément. Puis elle avait dirigé le jet d’eau sur son ventre, sur ses seins durcis, insistant sur les tétons dardés. Le froid la faisait frissonner, mais elle n’avait rien fait pour interrompre l’averse glacée. Au contraire, elle avait dirigé le jet plus bas, jusqu’à sa chatte. Quand l’eau glacée avait atteint cette partie si sensible, elle avait été secouée par un frisson. Mais elle n’avait rien fait pour se soustraire à cette sensation à la fois douloureuse et délicieuse. Elle avait écarté plus encore les jambes pour que la lame glacée pénètre plus avant. Quand elle frappa sur son petit bouton dardé, les jambes de Zaza flageolèrent. Elle se laissa tomber à genoux, laissant la vague de la jouissance la ravager.

    Le souvenir de ce moment de plaisir, succédant à la séance claquante dont ses fesses avaient été les victimes, entraîna Zaza dans un abîme de perplexité. Jusque là, elle s’était interdite de faire le lien entre les deux. Maintenant, alors qu’elle constatait que la seule perspective d’une nouvelle raclée la faisait mouiller, elle ne pouvait plus se cacher la vérité. La fessée avait été douloureuse, ô combien, la situation l’avait remplie de honte, l’idée qu’elle puisse se reproduire la terrorisait, mais en même temps l’excitait.

    Sans qu’elle en soit vraiment consciente, sa décision été prise. Elle irait au rendez-vous, ou plutôt elle se rendrait à la convocation. Et en effet, à l’heure dite, elle se présenta au domicile du cycliste.
    <h2 class=”western”>Quand il faut y aller…!</h2>
    Elle avait retrouvé sans peine la petite maison où celle qui l’avait raccompagnée après son accident avait déposé son vélo. Avant de tirer la chaîne reliée à une cloche qui pendait au portail, elle eut un mouvement de recul.

    <i>« Putain, mais je suis folle ! Il me siffle et j’accours. C’est pas possible, je me tire. Tant pis pour mon vélo, qu’il se démerde avec »</i>

    Mais aussitôt elle se reprit :

    <i>« Il va croire que j’ai peur de lui, ce vieux pervers. Je ne lui ferai pas ce plaisir. S’il pense que je vais reculer, il se trompe. Je vais lui montrer que Zaza ne tremble pas devant lui ! »</i>

    Et, comme on se jette à l’eau, elle tira brutalement la chaîne. Le tintement de la cloche la fit sursauter. Presque aussitôt, le vieil homme apparu à la porte du garage. Souriant, presque affable, il l’invita d’une voix forte :

    <i>« Entrez, jeune dame, le portail est ouvert »</i>

    « Jeune dame », les mots la mettaient d’emblée à sa place. Cette fois sans hésiter, elle poussa la grille en entra, et rejoignit celui qui l’attendait et qui l’invita d’un geste à le rejoindre dans le garage.

    <i>« C’est bien d’être venue, jeune dame, votre machine est prête, ce n’était pas aussi grave que je pensais »</i>

    Il interrompit d’un geste de dénégation les remerciements qu’elle s’apprêtait à lui adresser et s’enquit à la fois gentiment  et ironiquement :

    <i>« Et vous même, vous êtes réparée? »</i>

    Elle acquiesça, rassurée par le ton enjoué de son interlocuteur qui reprit :

    <i>- « Nous avions dit quelle heure, jeune dame ? »</i>

    <i>- « Ben, dix heures … »</i>

    <i>- « En effet. Et quelle heure est-il ? »</i>

    <i>- »Ben dix heures ! »</i>

    Le regard du vieil homme était à la fois moqueur et inquisiteur quand il lança :

    <i>« Il faudrait corriger cette manière de commencer toutes vos phrases par ce « ben » vous savez »</i>

    Un peu déstabilisée par cette remarque stylistique elle haussa les épaules en grommelant ;

    <i>-« Oui, bon, on n’est pas à l’école non plus ! »</i>

    La riposte fut immédiate, et le ton de la voix plus sec :

    <i>-« Je vois que vous n’avez pas perdu non plus la mauvaise habitude des insolences, jeune dame ! »</i>

    Et avant qu’elle n’ait pu se justifier il ajouta :

    <i>-« Et que l’exactitude n’est pas non plus votre qualité première »</i>

    Cette fois, l’injustice du reproche la fit réagir vivement :

    <i>-« Ben quoi, y’est à peine dix heures ! »</i>

    Le froncement de sourcils suffit pour qu’elle se reprenne :

    <i>-« Enfin…je veux dire …il est juste dix heures »</i>

    <i>- « A l’heure d’hiver peut-être … »</i>

    <i>- « Oh merde ! J’ai oublié ce foutu changement d’heure ! »</i>

    Probablement trop absorbée par ses hésitations, elle avait en effet zappé totalement le passage à l’heure d’été. Elle tenta de s’en excuser mais une nouvelle fois un geste de la main suffit pour l’en dissuader.
    <h2 class=”western”>L’heure, c’est l’heure !</h2>
    <i>- « L’heure, c’est l’heure, vous connaissez l’expression … »</i>

    <i>- « Oui, Monsieur, je suis désolée … »</i>

    <i>- « Vous connaissez aussi la conséquence d’un retard inexcusable »</i>

    Ce n’était pas vraiment une question, mais bien l’affirmation d’une évidence. Énoncée comme telle. Pas non plus une menace. Mais la simple constatation d’un fait. Elle était en retard, elle ne pouvait le nier. Elle ne tenta d’ailleurs même pas de le faire. Pas plus qu’elle ne prétendit apporter des justifications à ce retard. Il était « inexcusable », le mot ne lui sembla pas excessif. Elle resta donc muette, et ce mutisme était une forme d’acceptation de ce qui était présenté comme inéluctable.

    <i>«  Nous commencerons donc par régler ce petit problème d’horaire »</i>

    Ce n’est que par la suite que Zaza se souviendra que par ce « nous commencerons », il annonçait déjà une suite. Et bien qu’il n’ait toujours pas posé de question, elle acquiesça :

    <i>« Bien, Monsieur »</i>

    Une lueur passa dans le regard de celui qu’elle appelait ainsi. Elle venait d’accepter sans barguigner les « conséquences ». Première victoire pour lui. Il profita aussitôt de son avantage. La première fois, il l’avait fessée en quelque sorte par surprise. Aujourd’hui il en était autrement. Il lui fallait obtenir l’expression explicite de l’acceptation :

    <i>- « Comment allons-nous sanctionner ce retard, jeune dame ? »</i>

    Elle n’hésita que quelques secondes. L’heure n’était plus à tergiverser. Elle en était consciente. Elle était venue de sa propre volonté. Elle avait admis une faute. Le vin était tiré, il fallait le boire. Alors pourquoi tenter de reculer une échéance qu’elle avait d’ores et déjà reconnue ? Elle ne se faisait pas la moindre illusion sur ce qu’il attendait d’elle. Mais prononcer « le » mot était une épreuve. Aussi, presque sans y avoir réfléchi, elle tenta de contourner l’obstacle :

    <i>« Par … par une…punition, Monsieur ? »</i>

    Cette fois, c’est une lueur ironique qui illumina le regard de vieil homme. Elle était sur la bonne voie, elle admettait la nécessité de la sanction. Mais il en voulait plus :

    <i>- « Pourriez-vous appeler les choses par leur nom, jeune dame ? »</i>

    Vaincue, elle céda et concéda, la gorge un peu serrée :

    – «<i>La …la fessée, Monsieur »</i>
    <h2 class=”western”>Vous savez comment ça se passe …</h2>
    Un fugace sourire de victoire éclaira le visage du dit Monsieur, qui reprit :

    <i>- « Vous savez comment ça se passe, n’est-ce-pas ? »</i>

    Elle ne répondit pas, restant inerte, bras ballants, tête baissée. Il insista :

    <i>- « Si je la baisse moi-même, vous en paierez le prix, jeune dame ! »</i>

    Il n’était pas nécessaire qu’il précise de quoi il parlait, elle ne jugea pas nécessaire de faire comme si elle ne comprenait pas. Sans mot dire, sans lever la tête, elle se retourna, dégrafa la ceinture de son pantalon, le laissa tomber sur ses chevilles. Elle savait fort bien que cela ne lui suffirait pas, mais elle interrompit pourtant son déshabillage. La réaction fut immédiate :

    <i>- «  Comment se reçoit une fessée, jeune dame ?  L’auriez-vous oublié ?»</i>

    <i>- « …Non, Monsieur … »</i>

    <i>- « Alors, je vous écoute … »</i>

    <i>- « C’est … cul nu, Monsieur »</i>

    Elle l’avait dit. Il ne restait qu’à le faire. Et elle le fit. D’un geste presque brusque, elle fit glisser sa petite culotte sous ses fesses. La veille encore, la chose lui aurait parue totalement impensable, et pourtant elle venait bel et bien de se déculotter elle-même ! De montrer son cul, sans pudeur. Une idée lui traversa l’esprit : « putain, il voit mon cul, ce pervers ! Je lui montre la lune, ma lune. J’espère au moins qu’il se régale ! »

    <i>« Approchez, jeune dame ! »</i>

    L’ordre était simple et clair. Il n’était plus temps de chercher à biaiser, ou de faire la prude. Elle se retourna, cacha d’un geste machinal sa foufoune de ses mains, et se dirigea vers celui qui la dirigeait ainsi. Il s’était assis sur une sorte de tabouret, au milieu du garage, dont la porte était restée ouverte. Elle ne prit cependant pas vraiment conscience que son derrière dénudé était ainsi visible depuis l’extérieur. Qu’elle ne montrait pas seulement son cul nu au vieil homme, mais que n’importe qui se présentant au portail le verrait aussi. L’homme tapota ses cuisses d’un doigt. Il la voulait donc sur ses genoux, dans la position presque emblématique de la gamine qui prend une fessée. Quand elle fut à sa portée, il lui prit le bras pour accompagner son mouvement. Elle bascula au travers des cuisses, posant les mains sur le sol. L’homme passa la langue sur ses lèvres, en amateur, en gourmet, en connaisseur. Peut-être eut-il la tentation de caresser de la paume ce derrière qu’il avait déjà vu, mais dont la nouvelle exposition le ravissait. Oui, la chose se confirmait, la donzelle avait un beau cul ! Un très beau cul. Une sphère dont on ne soupçonnait pas la rondeur quand il était recouvert, mais qui semblait se sublimer quand il apparaissait nu. Une raie mince, comme un coup de couteau dans une pomme. La belle, par réflexe ou par pudeur, serrait les fesses. L’homme posa la main gauche au creux des reins, et leva l’autre. La fessée allait commencer.
    <h2 class=”western”>Mettre les pendules à l’heure</h2>
    <i>- « Il faut donc mettre les pendules à l’heure, jeune dame … nous avions rendez-vous à dix heures … »</i>

    La main s’abattit, dix fois. Elle ne lâcha pas un cri. Les fesses restèrent serrées, fermées.

    <i>- « Et vous êtes arrivée à onze heures … »</i>

    Onze claques, alternativement sur l’une et l’autre fesse. Elle ne put retenir un « umpf » étouffé.

    <i>- « Dix, ce n’est pas onze … »</i>

    Avant qu’elle n’ait pu comprendre où il voulait en venir, un rai de douleur déchira son derrière. Sans qu’elle ait pu le voir, bien sûr, l’homme s’était emparé d’une fine baguette souple. Qui cingla dix fois le postérieur. Dix coups, dix cris gutturaux, dix ruades. Dix coups tellement douloureux que les claques de la main apparaissaient maintenant comme presque insignifiantes. A chaque nouveau coup de la baguette, Zaza avait le sentiment que la peau de son derrière éclatait comme celle d’une tomate avant épluchage. L’homme resserra son bras gauche pour mieux la maintenir et éviter qu’elle glisse de ses genoux. Et qu’elle puisse ainsi recevoir onze cinglées. Zaza avait l’impression que son derrière était déchiqueté. Elle ne maîtrisait ni ses plaintes ni les mouvements de ses jambes. Instinctivement, elle tenta de protéger son cul. L’homme saisit ses poignets et les maintint dans son dos en expliquant :

    <i>- « Ah … on ne met pas les mains, sinon on reprend depuis le début … »</i>

    La sanction fut immédiate. Implacable. Dix fois, puis onze fois, la terrible baguette meurtrit à nouveau les fesses. Elles étaient maintenant zébrées de traces rougeâtres. Zaza n’était plus en état de compter les coups. Ses jambes s’agitaient fébrilement. Elle ne se souciait pas que cela exposait à la vue de son fesseur les secrets de son abricot nacré. Et même celui de son petit trou.

    <i>- « Relevez-vous, jeune dame »</i>

    Elle obéit, se redressant avec peine, les jambes flageolantes. L’instinct ne la poussait plus à cacher son sexe des mains, mais d’abord à les porter à son cul, tout en piétinant sur place.

    <i>- « Vous allez réfléchir au respect des horaires, jeune dame … Dix minutes au coin. Les mains sur la tête, et sans bouger »</i>

    Posant une main sur la nuque de Zaza, il l’amena jusqu’au coin au fond du garage. Peut-être ces dix minutes furent-elles plus difficiles à supporter que la fessée elle-même. Mais Zaza parvint cependant à obéir à l’injonction d’immobilité. Elle était juste agitée de tremblements nerveux, et cherchait à reprendre ne respiration normale. Lui s’était tranquillement assis et contemplait le derrière cramoisi, décoré de lignes plus foncées qui commençaient à virer au violet.
    <h2 class=”western”>La semaine prochaine</h2>
    Ce séjour « au coin » avait été une épreuve supplémentaire, mais une suite nécessaire. La douleur persistante permettait en effet à Zaza de « réfléchir ». De faire le point. De comprendre ce qui venait de lui arriver. Ainsi, ce n’est pas seulement le risque de prendre une nouvelle volée qui l’amena à rester immobile, les fesses à l’air et les mains sur la tête. Cette position lui aurait paru infantile voire grotesque quelques jours plus tôt. Elle lui apparaissait aujourd’hui comme la suite logique, presque nécessaire, de ce qu’elle venait de vivre.

    <i>« Remontez votre culotte, jeune dame. Nous nous chargerons des conséquences de vos écarts de langage la semaine prochaine »</i>

    Le frottement de la culotte sur ses fesses endolories, ravivant la douleur, la fit frissonner. L’idée qu’elle devrait remonter sur un vélo et poser le derrière sur la selle lui semblait inenvisageable. Par contre, elle ne songea même pas à contester la perspective d’un nouveau rendez-vous. Elle avait déjà intégré sa nécessité. Son retard avait été sanctionné par une cuisante fessée, ses « écarts de langage » selon l’expression un peu désuète que l’homme avait utilisée devaient l’être aussi. Elle ne le contestait pas. C’était la règle, elle l’acceptait sans rechigner. La fessée ferait désormais partie de sa vie, cela n’était pas discutable. « Monsieur » en déciderait le moment et la sévérité, c’était acquis.

    Alors qu’il lui avançait le vélo, il ajouta :

    <i>« Vous avez été parfaite, jeune dame »</i>

    Cette appréciation l’emplit d’une forme de fierté. Elle avait su aller au bout d’elle-même. La séance avait été difficile à supporter, ses fesses étaient endolories, brûlantes, mais elle avait le sentiment du devoir accompli. La fessée, aussi sévère qu’elle ait été, était méritée. Non seulement aux yeux du Monsieur, mais surtout aux siens. Sans être encore capable de l’exprimer clairement, elle commençait à comprendre qu’une fessée – en tout cas celles que lui infligeait le vieux cycliste – n’est jamais vraiment imposée à celle qui le reçoit. Il avait été son fesseur, mais surtout son initiateur. Et déjà, elle lui en savait gré.

    Il tendit alors une carte de visite, sur laquelle étaient déjà inscrites une date et une heure, en précisant :

    <i>« C’est au village … si vous ne trouvez pas toute seule, demandez la maison du Père Castor, on vous indiquera… »</i>

     

    #63130
    Gabrielle
    Participant


    Joli récit qui montre la dualité interne qu on peu avoir. Merci pour ce texte.
    mais il faut une suite …

    je préfère masquée

    #63137
    Victor
    Participant


    Très sympa. Surtout le discours intérieur de Zaza. C’est tellement ça.

    Continuez vos récits 😃

    #63201
    Cristal_1
    Participant


    Jolie suite, même si j’ai moins aimé la punition, plus sévère

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