Aventure cycliste 2

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    ALAIN ELOGE
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    Aventure cycliste

    2<sup>ème</sup> partie

    Souvenirs douloureux

    Le chemin est toujours aussi cahoteux, Zaza doit zigzaguer  entre les pierres et les ornières. Depuis sa rencontre avec celui qu’elle appelle « le vieux cycliste pervers », elle est déjà revenue plusieurs fois sur ce foutu sentier ponctué de chausses-trappes. La première fois ses pas, ou plutôt ses tours de roues l’y avaient  amenée « à l’insu de son plein gré » comme aurait dit un autre cycliste. Quand elle avait reconnu la clairière où, après avoir réparé sa bicyclette, l’inconnu au vélo électrique l’avait courbée sous son bras et fessée comme une gamine, elle avait eu un moment de panique. C’était comme si elle se réveillait en plein cauchemar. Elle revoyait la scène comme sur un écran, comme un spectacle dont elle aurait été l’actrice. L’homme qui la prend par les hanches. Qui la force à se pencher sous son bras. Elle avait été tellement surprise qu’elle n’avait même pas eu le réflexe de protester. Avant qu’elle comprenne vraiment ce qui allait lui arriver, son pantalon de cycliste était déjà descendu au milieu de ses cuisses, et une claque violente frappait sa fesse droite. Ce vieux con au vélo électrique prétendait lui flanquer une fessée ! C’était tellement invraisemblable, inimaginable ! Comme s’il était possible de fesser une femme comme elle, une adulte! Eh bien oui, c’était possible, puisqu’il le faisait. Elle avait bien tenté de se débattre, mais le bras gauche du quidam la coinçait fermement, l’empêchant même de protéger ses fesses de ses mains. Elle recevait une fessée ! Elle avait eu beau gigoter, battre des jambes, rien n’y faisait. La main droite de l’homme avait continué à claquer à toute volée son derrière. Un derrière nu, puisque ce vicieux avait brusquement baissé sa culotte, malgré ses imprécations. Elle était cul nu , déculottée, montrant sa lune en plein jour. Le souvenir de ces moments la remplissait de colère et de honte. Ce vieux pervers avait vu son cul. Elle avait été tellement bouleversée qu’au lieu de lui sauter au visage pour lui arracher les yeux, elle était remontée sur son vélo et avait filé. Comble de honte pour elle, elle l’avait remercié ! Bien sûr, dans des circonstances ordinaires, il aurait été normal qu’elle le remercie de son aide pour réparer sa roue. Mais là, elle s’en rendait compte avec horreur, c’était comme si elle le remerciait de l’avoir fessée, de l’avoir punie. Qu’allait-il penser d’elle ? Et s’il revenait, s’il la trouvait là ? A cette pensée, elle avait eu la chair de poule, son cœur s’était emballé, et elle était repartie à toute vitesse, comme si le diable était à ses trousses. Pédalant en danseuse dans les montées, comme quand son postérieur était si sensible qu’elle ne pouvait le poser sur la selle.

     

    Même pas peur !

    Une fois rentrée chez elle, elle était furieuse contre elle-même. Pourquoi diable était-elle retournée sur les lieux de cette agression ? Et pourquoi s’était-elle enfuie comme si le vieux pervers avait pu la voir ? Comme si elle avait peur de lui, alors que, c’était certain, jamais plus elle ne le verrait. Jamais plus elle n’irait se balader sur ce foutu chemin, jamais plus. Et bien sûr, jamais plus elle ne recevrait la fessée, de personne. Jamais plus qui que se soit ne verrait son cul nu. Jamais. Jamais elle ne revivrait pareil moment d’humiliation. Pourtant, quelques jours plus tard, elle y retourna. Et pourquoi se serait-elle interdit de prendre ce chemin ? Après tout il était à tout le monde, et elle n’allait quand même pas avoir peur d’un papy incapable de pédaler tout seul. Elle s’était laissé faire parce qu’elle n’était pas dans son état normal, il avait profité de la situation. Mais il ne l’empêcherait pas d’aller là où bon lui semblait. Alors, comme par défi, elle y était retournée, souvent. Presque fière de surmonter sa peur. Presque par provocation. Pourtant,à chaque fois qu’elle parvenait à la clairière, elle ne pouvait empêcher les images de revenir. Le bras qui l’enserre, elle qui se penche, et la main qui s’abat sur ses fesses. Et surtout, l’horreur pure, la culotte qui descend. Ou plus exactement qui est descendue. Son cul mis à l’air, exposé. Alors elle accélérait, incapable de faire autrement. C’est même pour se forcer à surmonter cette peur irrationnelle qu’elle y retournait, comme pour l’exorciser. « Je vais où je veux, même pas peur ! »

     

    Retrouvailles

    Et bien sûr, ce qui devait arriver arriva. Ce jour là, alors qu’elle roulait sur ce fichu chemin, prenant bien garde à éviter les pierres pointues et les ornières, elle aperçut, quelques mètres devant elle une silhouette qu’elle reconnut immédiatement. « Putain, c’est lui, c’est le vieux cycliste pervers ! » Elle ralentit, tout en veillant à ne pas faire crisser les freins. Elle s’apprêtait à faire demi-tour et à s’enfuir. Partir, vite. Loin de ce pervers dangereux. Mais, brusquement, elle redémarra. Droit devant elle. A fond de train. Il allait voir si elle avait peur de lui ! A grands coups de pédales, penchée sur le guidon, elle poursuivait celui qui avait osé la traiter comme une gamine, comme une soubrette. La distance qui les séparait diminuait, elle se rapprochait de lui, qui ne l’entendait pas arriver. Il n’était plus qu’à quelques mètres. Elle accéléra encore, et elle le dépassa, penchée sur sa machine, les mains crispées sur le guidon, sans lever la tête, sans le regarder. Elle le laissait sur place, le vieux ! Elle éclata de rire. Elle l’avait battu, ridiculisé une nouvelle fois. Elle leva la main droite, dans le même geste que les vainqueurs d’étapes du Tour de France, et dressa le majeur bien haut. « Tiens, le vioque, voilà pour toi, bien profond ! »

     

    Plus dure sera la chute

    Elle était si fière d’elle qu’elle ne put s’empêcher de se retourner brièvement pour voir la tête qu’il faisait. Dans ce mouvement, le vélo dévia un peu vers la droite. Elle rectifia brusquement sa trajectoire d’un coup sec. La roue avant s’enfonça dans une ornière, déséquilibrant la machine. Zaza tenta de redresser, mais la roue resta coincée et le vélo s’abattit brutalement. La chute avait été si brutale que Zaza fut quelques instants avant de prendre conscience de la situation. Elle venait de prendre une gamelle monumentale, ses genoux et son coude droit, écorchés, la faisait souffrir et seul le casque qu’elle portait heureusement lui avait évité des dommages plus graves. Mais en plus, c’était inévitable, le vieux cycliste pervers allait arriver. Elle fut un moment tentée de fuir à toutes jambes en abandonnant sa bicyclette. Mais elle se rendit aussitôt compte qu’une telle fuite serait illusoire. Elle n’était pas en état de courir. Elle était au bord de la panique. Elle imaginait déjà la suite que donnerait le vieux cycliste à son geste de défi et à ses propos injurieux. Il allait se venger, c’était sûr. Profiter sans vergogne de la situation. Il n’aurait aucun mal à la retourner comme une crêpe, à l’immobiliser, à la déculotter. Cette perspective terrorisait Zaza. La première fois, elle avait été prise par surprise, elle ne pouvait évidemment pas prévoir que ce cycliste se révélerait être un monstre de vices et de perversité. Comment aurait-elle pu même imaginer que de tels satyres existaient ? Que des gens qui paraissaient normaux puissent agir de manière aussi incongrue, violente, vulgaire ? Qu’un homme civilisé puisse penser flanquer la fessée à une femme adulte, qui plus est en plein air, c’était déjà inimaginable. Mais qu’il puisse le faire encore plus. Et pourtant, il l’avait bel et bien fait ! Il lui avait baissé la culotte, il avait mis son derrière à l’air, le salaud. Il l’avait frappé, fort, longtemps, jusqu’à ce qu’elle ait les fesses brûlantes. Et surtout rouge brique, elle l’avait constaté à ses dépens dès son retour chez elle. Il allait recommencer, ce sadique. Elle allait encore être fessée, elle ne pourrait pas y échapper .

    Bis repetita ?

    Et en effet, le cauchemar devint réalité. Le vélo électrique surgit dans la clairière. Le vieux monsieur le laissa tomber sans précaution et se précipita sur l’éclopée, qui se tassa sur elle-même, pourtant déjà persuadée que rien de ce qu’elle pourrait faire ou dire n’empêcherait le furieux d’arriver à ses fins. Certes, elle pourrait lutter, se débattre, hurler. Mais elle savait déjà que, finalement, elle subirait le sort de la chèvre de Monsieur Seguin. Sauf qu’elle ne serait pas mangée, mais bel et bien fessée.
    Le vieux monsieur s’agenouilla à côté de la blessée. Quand celle-ci tenta de reculer et de se protéger, il la retint d’une main ferme en grommelant :

    « Ne faites pas l’enfant, et laissez moi voir ces écorchures, elles pourraient s’infecter »

    Il sortit alors une trousse de secours de la sacoche de son vélo et, avec des gestes précis se mit à tamponner les plaies, puis à les recouvrir de pansements. Zaza se laissait faire, en grimaçant quelque peu et en se plaignant :

    « Aille ! Ça pique ! »

    Sans relever la tête, il grogna :

    « Oh, il y a bien des choses qui piquent plus, vous verrez ! »

    Sans qu’elle ait répondu, il l’aida ensuite à se remettre debout, mais constatant qu’elle boitait bas, il décréta :

    « Vous n’êtes pas en état de remonter sur le vélo, et lui encore moins de rouler »

    Quand elle tenta de répondre, il la coupa brutalement :

    « Je ne pense pas que vous soyez en position de discuter, jeune dame. Vous allez vous asseoir sur cette souche, attendre et vous taire. C’est clair ? »

    Zaza renonça à riposter. Docile, elle obéit, bien consciente qu’elle n’était en effet pas capable de remonter sur son vélo et que celui-ci était évidemment hors d’usage. L’homme s’éloigna de quelques pas, et sortit un téléphone de sa poche. Quelques instants plus tard il revint vers elle et annonça :

    « Très bien, ma femme va venir vous chercher, elle emmènera aussi votre biclou »

    Zaza comprenait de moins en moins ce qui lui arrivait. Elle s’attendait à être fessée, malmenée, punie, humiliée par un pervers lubrique. Voilà qu’il s’était transformé en un infirmier attentif, et en un homme marié ! Quand elle essaya de le remercier, il lui coupa la parole d’un ton qui ne supportait pas la réplique :

    « Inutile, jeune dame. Vous allez rentrer chez vous, vous soigner, et au lit ! Vous avez fait et dit assez de bêtises pour aujourd’hui. »

    Comme Zaza baissait la tête sans rien dire, il ajouta, goguenard :

    « Avec vos genoux couronnés, vous avez tout de la gamine turbulente, jeune dame. »

    Et comme s’il tenait à ce qu’elle comprenne bien ses intentions il ajouta :

    « Pour le reste, je vous attendrai chez moi demain, à quinze heures. J’aurai eu le temps de m’occuper de votre vélo d’abord …Attendez ici, sans bouger. »

     

    #63132
    Victor
    Participant


    Je me précipite au chapitre 3. C’est bien écrit et ça se dévore tout seul

    #63200
    Cristal_1
    Participant


    Oh ho on dirait qu’il y a une autre punition qui se prépare…

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