Aventure cycliste 1

Accueil Forums Discussions générales Récits Aventure cycliste 1

Mots-clés : 

3 sujets de 1 à 3 (sur un total de 3)
  • Auteur
    Messages
  • #63123
    ALAIN ELOGE
    Participant


    Aventure cycliste

     

     

    Zaza, profitant des premiers beaux jours, a sorti sa bicyclette pour une promenade champêtre, bravant les rigueurs du confinement sanitaire.  Elle pédale avec entrain dans les chemins forestiers de sa Lorraine. Quand elle est dépassée par un cycliste qui, au moment où il la double alors qu’elle peine dans une montée, se permet un petit signe moqueur en lançant :

    « Pousse, ma poule, t’auras un vélo ! »

    Le sang de Zaza ne fait qu’un tour, d’autant qu’elle a immédiatement remarqué que le quidam utilisait un vélo électrique. Malgré son essoufflement, elle lui adresse un vigoureux :

    « Eh va donc, enfoiré !  J’ai pas b’soin d’moteur, moi, papy !»
    Cela ne ralentit en rien la progression du quidam qui s’éloigne en réitérant son geste ironique. Zaza, elle, continue à peiner, le souffle un peu court d’avoir crié tout en pédalant.

    Quelques kilomètres plus loin, alors qu’elle s’engage dans un sentier tortueux et pierreux elle entend un sifflement caractéristique. Aucun doute, le pneu avant de sa machine vient de crever. Déjà énervée par son altercation avec l’autre cycliste, elle braille une bordée de jurons à faire rougir un charretier. Et quand elle constate qu’en plus elle a oublié de reprendre la pompe qui lui a servi à gonfler les pneus avant de partir elle lance rageusement le vélo, qui pourtant n’en peut mais. La perspective de poursuivre son chemin en poussant piteusement son vélo la fait enrager. En plus le soir va bientôt tomber, et elle pense aux mots de la chèvre de Monsieur Seguin, à la montagne qui devint violette. Désemparée, elle trépigne de colère en maugréant :

    « Putain de journée de merde ! Un connard et maintenant un pneu foutu ! Et me voilà au milieu de nulle part !»

    Certes, il y a fort peu de loups dans les forêts lorraines, mais elle sait qu’il y a aussi peu de promeneurs et qu’elle risque de devoir poursuivre son chemin seule, ce qui ne la rassure pas. Sa peur n’est que plus forte quand elle entend une voix narquoise :

    « Eh … on dirait que madame aurait bien besoin de l’aide d’un connard muni d’une pompe et d’une rustine … »

    Elle se retourne, interdite, pour se trouver nez à nez avec le cycliste qu’elle a abreuvé d’injures un peu plus tôt. Lequel ne semble pas lui en tenir rigueur, puisqu’il est déjà agenouillé près de la bécane et qu’il se met immédiatement à démonter la roue endommagée. Zaza tente bien de lui proposer :
    « Euh… merci monsieur …si vous pouvez juste me prêter votre pompe, je vais me débrouiller »

    Mais l’autre, sans se retourner grommelle :

    « Laisse faire Papy ! »

    Zaza est bien consciente d’avoir été grossière, et elle choisit de se tenir coite tandis que l’autre place une rustine sur le pneu, puis le regonfle et remonte la roue sans desserrer les dents.

    Penaude, Zaza reprend son vélo en main puis, d’une voix qu’elle essaye de rendre charmeuse remercie le quidam pour son aide.

    « C’est bien naturel, entre cycliste, on s’entraide, pas vrai ? »

    Répond-il en ajoutant :

    « Mais ça n’empêche pas d’être polie… »

    Zaza marmonne :

    « Oh … je suis désolée, monsieur…ça …ça m’a échappé … »

    L’autre reprend le mot au bond :

    « Ah ça vous a échappé … fort bien, ma petite. Mais vous n’échapperez pas à la suite … »

    Et sans, coup férir, il entoure les hanches de Zaza du bras gauche, et la fait se pencher sous le sien. Avant qu’elle ait pu se rendre compte de ses intentions, elle a déjà reçu une volée de claques sur le cycliste qui moule ses cuisses et ses fesses. Malgré ses gesticulations et ses cris de colère, le quidam poursuit tranquillement la fessée tout en commentant, ironique :

    « La politesse, c’est comme le vélo, ma petite  … »

    Une nouvelle volée de claques.

    « Ça ne s’oublie pas … »

    Une nouvelle rafale.

    « Mais il faut parfois un rappel … »

    Nonobstant ces mots, Zaza hurle :

    « Mais je ne vous permets pas, espèce de vieux satyre lubrique ! »

    Les mots semblent avoir ébranlé son adversaire. La main cesse de s’abattre sur le derrière offert, mais le bras la maintient fermement en position. Et il reprend :

    « La fessée non plus, ça ne s’oublie pas … mais il faut la pratiquer régulièrement !  »

    Cette fois, Zaza tente, vainement, de se dégager en lançant une nouvelle bordée d’injures. Mais sa voix s’étrangle quand elle sent son cycliste (le vêtement, pas le monsieur) glisser. Le cycliste (le monsieur cette fois) est bel et bien en train de la déculotter! Il se permet même un commentaire goguenard :

    « Oh mais qui se douterait que mademoiselle la mal élevée porte une si jolie petite culotte sous ses vêtements de routarde ! »

    Zaza est tellement tétanisée qu’elle ne songe même plus à hurler. Elle a le souffle aussi court que tout à l’heure quand elle pédalait dans la montée. Ses jambes ont beau battre comme si elle nageait la crawl, elle ne peut se libérer de l’éteinte qui la laisse vulnérable. Pourtant, au moment où elle sent les doigts de l’homme saisir l’élastique de la culotte elle retrouve la force de hurler :

    « Nooon monsieur …pas la culoooote ! »

    Mais il est déjà trop tard, l’air frais qui lui caresse les fesses déjà chaudes de la raclée initiale serait suffisant pour qu’elle se rende compte de la situation. Elle est bel et bien cul nu, au milieu de la forêt, à la merci d’un sadique ! Lequel prend le temps de commenter, facétieux :

    « Eh, mademoiselle, une fessée c’est cul nu …c’est la règle …surtout pour les petites insolentes et vulgaires ! »

    Et, incontinent, la main reprend ses allers et retours, claquant à toute volée un derrière maintenant brûlant, et s’égarant aussi sur l’arrière des cuisses. L’ignoble individu se permet en plus de remarquer :

    « Des cuisses de cycliste … musclées et réactives, compliment, mademoiselle ! »

    Zaza n’a plus la force de protester. Elle ne peut que subir en gémissant une fessée carabinée.

    Quand, enfin, l’homme la repose sur ses pieds, elle n’a même pas le réflexe de l’apostropher. Vaincue, elle remonte péniblement son slip et son cycliste, réprimant une grimace de douleur quand celui-ci glisse sur ses fesses endolories.

    Comme si rien ne s’était passé, l’homme remonte en selle et l’invite :

    « Allez, en route, je vais vous suivre. A cette heure, dans ce coin isolé, vous pourriez faire de mauvaises rencontres … »

    Elle n’a pas le réflexe de lui rétorquer qu’en matière de mauvaise rencontre, elle a déjà donné.  Ce n’est qu’une fois rentrée chez elle que Zaza se souviendra qu’au lieu d’agonir d’injures celui qui l’avait ainsi fessée comme une gamine, elle est remontée elle aussi sur son vélo et a même lâché un

    « Merci, monsieur … »

    Avant de repartir, mais cette fois en pédalant en danseuse pour éviter que son derrière meurtri ne touche la selle …

    #63131
    Victor
    Participant


    Très sympathique cette petite histoire sportive. Encore s’il vous plaît 😄

    #63199
    Cristal_1
    Participant


    Génial, j’ai adoré

3 sujets de 1 à 3 (sur un total de 3)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
PHP Code Snippets Powered By : XYZScripts.com