Au GIN – Chapitre I

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    Victor
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    Au GIN

    CHAPITRE I

    Je ne progressais plus. Et même, sur certains exercices, mes performances s’amenuisaient. Je reprenais du poids. Je ne comprenais plus comment avancer alors que la compétition nationale que je visais se déroulerait dans 6 mois. Je devais me ressaisir. 

    Ce jour, l’un de mes coachs m’aborda, s’inquiétant. Il me proposa de reprendre les choses en main. Les semaines passèrent. Sa ténacité, ses riches connaissances techniques et le rythme soutenu imposé eurent raison de ma régression. En revanche, sa confortable marge de progression en termes pédagogiques m’empêchait de plus m’améliorer. Je désespérais presque de parvenir aux minima requis en vue des qualifications.

    Je m’interrogeais. Pourquoi en étais-je incapable alors que ce club produisait des championnes depuis tant d’années ? Pourquoi les autres grimpaient-elles sur les podiums ? Pourquoi n’étais-je pas capable de gagner passeport ?

    Un soir, tard après l’entrainement, alors qu’il ne restait plus que moi, j’en profitai pour me reposer, nue dans le jacuzzi. Il m’apostropha de la porte du SPA et m’indiqua très calmement que ma qualification éventuelle relèverait du miracle et qu’il était encore temps d’abandonner plutôt que de risquer l’humiliation publique. Il tourna les talons et fit quelques pas avant que je ne me lève folle de rage, dégoulinante. Je lui déballais mes questions, n’ayant même pas fait attention à ma tenue. Je l’insultai presque lui indiquant qu’il n’était pas capable de produire la moindre lueur de compétitrice en moi, qu’il n’était bon à rien et que je ferais mieux d’aller voir ailleurs s’il continuait de me considérer ainsi. Le ton monta encore. Le mien surtout. La lumière s’éteignit et une grosse voix masculine m’interrogea :

    • On ne vous a jamais appris la tempérance, Madame ?
    • Et vous êtes qui ?! Vous, dans le noir !
    • Vous croyez que vous allez vous hisser sur la plus haute marche du podium ? Sans effort ?

    Je manquai de m’étouffer. Je venais ici tous les jours ou presque et plusieurs heures :

    • Pardon ?!
    • Nous savons bien que vous n’êtes pas à la hauteur…
    • Le silence… Enfin une bonne réponse, Madame. Rentrez chez vous. Calmez-vous. Présentez-vous demain dans le hall. Demandez Sir Bombay à 18 h. Soyez ponctuelle !

    On ralluma. Plus personne ne me tenait compagnie. Je quittai les lieux, interloquée et déterminée à montrer que je ne baisserais pas les bras si facilement.

    Le lendemain à l’heure convenue, Inès, à l’accueil, sonna pour se faire remplacer, quitta le comptoir et m’enjoignit de la suivre. Dans l’ascenseur menant au bar à jus, elle inséra une clé de service et verrouilla l’ascenseur entre deux étages. 

    Elle était plus grande que moi et me tournait le dos.

    La lumière de la cabine s’affaiblit. 

    • Un titre de championne se mérite, Madame.
    • Sir Bombay a des méthodes particulières.
    • C’est-à-dire ?
    • Si vous souhaitez vraiment devenir une athlète, obéissez et cessez vos comportements puérils. Le voulez-vous ?
    • Pff… puisque je suis là !
    • Oui ou non, Madame ?
    • Oui.
    • Mademoiselle ! me  reprit-elle.
    • Pardon, Inès ? 
    • Ne deviez-vous pas cesser vos comportements puérils et obéir, Madame ?

    Je rongeai mon frein, ahurie de me faire ainsi reprendre  par une quasi amie :

    • Oui, Mademoiselle.

    Sur ce, elle déverrouilla l’ascenseur. Il s’arrêta à un étage intermédiaire non numéroté. Un bruit d’interrupteur industriel atteignit mes oreilles et l’éclairage vira du blanc au bleu. La cabine s’ouvrit sur un sas sombre obturé d’une porte munie d’une plaque « Docteur » et ornée d’un énorme saphir traversé d’un faisceau lumineux.

    Inès me commanda : 

    • Déshabillez-vous, ici, Madame. Gardez votre culotte. Enlevez tout le reste. Le docteur Saphir va vous recevoir…

    Presque nue, et inquiète, je me tenais face à l’entrée de cette pièce. Inès me fit mettre un bandeau bleu sur les yeux et me demanda de croiser les mains dans le dos au-dessus de l’élastique de mon sous-vêtement. Elle s’empara de mes affaires, recula dans la cabine et l’ascenseur se referma m’abandonnant seule dans ce vestibule, seins nus.

    Au haut-parleur, je reconnus la voix d’hier soir :

    • Bravo, Madame. Pardonnez mes méthodes. Saphir va vous examiner. Laissez-vous faire. S’il vous juge apte, Inès vous récupèrera pour notre rendez-vous.

    La porte du cabinet s’ouvrit. Un homme me guida me tenant par une épaule. J’avançai, anxieuse, les bras croisés, obéissante, selon la consigne d’Inès. Il me fit monter sur un vieux pèse-personne. Je reconnus le bruit des poids de réglage. Il me mesura sous une toise. Il examina mon dos ; je me penchai ; il vérifia l’alignement de mes vertèbres. Il m’assit, me prit la tension. Il me chuchota « Madame, 15 squats, s’il vous plait ». Et il reprit mes constantes. Il écouta mon cœur et ma respiration, passant son stéthoscope glacé sur ma poitrine. Il m’assit de nouveau, testa certains de mes réflexes. Il m’allongea et recroquevilla mes bras, les déploya, puis mes jambes. Il serra autour de ma cuisse une sangle qu’il verrouilla. Je sentis deux points froids sur ma peau. 

    Je perçus la voix suave d’Inès :

    • Tout est en ordre, Madame, mais… les soumises sportives doivent porter quelques accessoires supplémentaires.

    Ce mot « soumise » m’interpella. Je tressaillis. Inès apposa ses mains sur mes bras pour me calmer.

    • Un problème, Madame ? Vous ne vous reconnaissez pas ?
    • C’est que…
    • On ne vous a jamais dit… que vous étiez une petite soumise ? demanda-t-elle en passant ses doigts délicats sur mon torse, mes hanches et mes jambes.
    • Non, balbutiai-je.
    • Et vous ne souhaitez pas poursuivre ? m’interrogea-t-elle, en me massant fermement la plante des pieds.
    • Non ?

    Je me détendis. Elle remonta le long de mon corps, sur mes genoux, sur mes cuisses, sur mon bassin, mes flancs, frôla mes seins, glissa sur mon cou, mes lèvres, mes joues, mon front, et puis s’arrêta sur mon crâne. Le docteur Saphir m’équipa de bracelets aux poignets, et aux chevilles. Elle me releva progressivement. Debout, elle continua ses caresses, dégagea mes cheveux en queue de cheval et me passa un collier. Je me laissais faire. Sa main parcourut mes vertèbres de haut en bas. 

    À présent devant moi, elle effleura mon visage, l’une de mes aréoles, mon abdomen, mon nombril, mon pubis et sa paume se leva. J’entendis un cliquetis près de mon cou puis je sentis une tension entre elle et moi. Elle posa ses doigts sous mon corps sur ma culotte, touchant à la fois mes fesses et mon sexe. Elle se pencha à mon oreille, tout en maintenant la tension sur mes cervicales. Elle enfonça davantage sa main au bas de mon ventre alors que je trempais la seule pièce de coton qu’il me restait. Et, elle expira sur ma joue un souffle chaud entrecoupé de ces quelques mots :

    • N’est-on pas… simplement… une petite soumise… lorsqu’on est ainsi… tenue en laisse ?

    Elle avait savamment pris le contrôle et je lui répondis sans réfléchir :

    • Si… Mademoiselle ! 

    Elle se retourna, posa ma laisse sur son épaule, la tendit et je lui emboitais le pas sans mot dire, excitée et impatiente de connaitre la suite du programme.

    Elle me ramena dans l’ascenseur, toujours aveugle, et les mains dans le dos. À l’étage supérieur, Inès me conduisit au milieu de la pièce. J’entendis des bruits de fonte puis le silence régna. Inès se mit face à moi. Elle me détacha et enleva le bandeau de mes yeux. La lumière, quoique faible, m’éblouit. Je découvris Inès, toute nue et portant comme moi un collier, des bracelets de poignets et de chevilles, une sangle sur la cuisse et une queue de cheval. Elle passa derrière moi en m’ordonnant de ne pas bouger. 

    Je sentais une présence. Elle n’était pas seule. J’imaginais, dans mon dos, une salle de sport privée puisque face à moi, aucun haltère en fonte n’aurait pu claquer comme j’avais entendu précédemment. Je ne voyais qu’un bureau, des photos de compétitions et de podiums, des vitrines de trophées, et un fauteuil retourné. J’apercevais sur la tranche de la table, une gravure en lettres d’or : « Au GIN, Sir Bombay et Docteur Saphir entretiennent les corps toniques ».

    L’homme sur le siège se mit à discourir. C’était la voix du haut-parleur. Je la reconnus immédiatement :

    • Félicitations à vous, Madame. Vous avez pu le constater, j’ai mes méthodes. Mais, je suis désormais convaincu que je peux vous conduire aux qualifications et à la victoire, comme les championnes que je forme ici personnellement depuis de nombreuses années. Vous allez vous entrainer, avec elles, toutes soumises, comme vous, comme Inès. Je vous les présenterai un peu plus tard. Elles se tiennent à genoux derrière vous, les mains sur la tête, en attendant de pouvoir reprendre l’exercice. Les moins sages sont attachées pour leurs punitions. Les délinquantes sont au coin ou en cage pour une durée indéterminée.

    Sa voix grave m’impressionnait autant qu’elle me plaisait. Je voulais regarder cette horde de sportives soumises. Je dus patienter et me contenter de son bureau. Il se leva et vint me tourner autour. Je me sentais ridiculement petite. Il sortit de sa poche une minuscule télécommande. Il fit rouler une molette sous son index et écrasa un bouton. Instantanément, je ressentis une décharge électrique sur ma cuisse. 

    • Voilà, ce qui pourra vous arriver si vous vous montrez désobéissante ou récalcitrante… Redressez-vous ! Mains le long du corps !

    J’obtempérai. Il s’appuya sur son bureau en y posant ses fesses et ses doigts et il m’ordonna sèchement :

    • Je vous veux nue. Baissez votre culotte !

    #89414


    Humm très beau récit,  j’ai déjà hâte de lire la suite.

    Je ne recherche pas de fesseurs ,
    Merci d'en tenir compte.

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