A. et S.

  • Ce sujet contient 4 réponses, 5 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Anonyme, le il y a 6 mois et 1 semaine.
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  • #67047
    CoDée
    Participant


    Cela me titille depuis longtemps de parler de toi S. J’ai hésité mais cette fois je me lance, je franchis le pas. Parce que j’ai envie et besoin de le faire. De parler de toi quelque part. Mais pourquoi ici ?

    Tout simplement parce que je suis bien ici, que j’ai trouvé une communauté de gens qui me comprennent et qui commencent à me connaître un peu pour certains. Mais aussi et surtout j’ai eu envie de le faire parce que j’ai parlé ici de L. , et même si entre toi et moi S. il n’a jamais été question un instant de fessée ou de discipline, je ne pouvais pas te laisser de côté plus longtemps. Il me fallait te rendre honneur à toi aussi…

    A toi, cet éclatant rayon de soleil qui a éclairé et réchauffé une partie sombre de ma vie. Toi, qui fut une exception dans toutes les relations sentimentales, amoureuses que j’ai pu avoir. Et quelle exception !

     

    Notre rencontre a eu lieu dans ce même hôpital où j’avais déjà passé tant de semaines et vécu cette aventure si particulière avec L. Quelques mois plus tard, j’y étais de retour.

    Mais cette fois j’étais seule. Je n’y connaissais plus personne. Et je ne voulais pas nouer de liens. Avec qui que ce soit. Je voulais me laisser couler. Fermer les yeux et ne plus sentir la moindre souffrance. Parce que je ne voyais aucune issue à ce tunnel si sombre dans lequel je me trouvais.

    Je ne sortais pas de ma chambre, ni même de mon lit d’ailleurs. J’étais comme dans un état végétatif. Et c’est toi qui m’en a tirée brusquement un jour.

    Ce jour où la porte de ma chambre s’est ouverte brusquement et que j’ai vu ton sourire si éclatant, tes yeux sombres pétillants, et entendu ta voix si douce  quand tu as dit :

    -Oh pardon ce n’est pas ma chambre !

    Et tu as éclaté de rire. C’est ce rire qui m’a donné envie de sortir de mon lit, envie de te suivre. Attirée par ton rayonnement comme un insecte par la lumière.

    Sur le moment je n’ai pas osé, et tu as refermé la porte avant de disparaître.

    Le soir même je rejoignais la salle commune, cette salle que je connaissais bien pour l’avoir tant fréquentée lors de mon précédent séjour. Mais elle était désormais pleine de gens qui m’étaient tous étrangers. Et toi. Tu étais là, et je me suis approchée sans mot dire, intimidée par ton rayonnement. C’est toi qui m’a adressé la parole en premier.

    Notre entente, notre osmose fut presque instantanée. Très vite nous ne pouvions plus nous séparer. Et entre nous est né ce quelque chose indéfinissable, ce truc entre amour, affection, tendresse, passion…

    Il faut dire que les huis clos exacerbent les sentiments et les émotions, c’est certain. A l’extérieur de cet hôpital, jamais nous n’aurions vécu cette belle histoire toi et moi. Cela j’en suis certaine. C’était si inattendu, imprévu, tellement nouveau. Et quelle perte cela aurait été pour moi, pour nous de ne pas connaître cela…

    S., j’ai parlé ici récemment de manque de confiance et toi, tu en manquais tant. C’est peut-être pour cela que je repense à toi en ce moment d’ailleurs. Comme j’aurais voulu combler cette faille en toi, faire entrer dans ta tête que tout ce que tu pensais être des défauts c’est ce que j’aimais le plus chez toi !

    Ton âge par exemple. Je l’ai maintenant ton âge. Et je peux t’assurer qu’il ne m’empêche pas de vivre ce que je veux…

    Tes petites rides au coin des yeux. Ce qui donnait à ton visage cette si belle expression de joie et de bonheur…

    Ta petite bouche et tes lèvres fines. J’aimais tant les embrasser moi, tes lèvres. Et prendre possession de ta bouche avec ma langue…

    Ta petite taille. Petite oui, j’étais plus grande que toi mais quelle importance !  Au contraire, quand tu te lovais dans mes bras, j’avais l’impression délicieuse d’être tout pour toi, de te protéger contre les souffrances de ce monde, d’être ta source de réconfort…

    Tes cheveux foncés et ondulés que tu aurais voulu clairs et lisses. Je les aimais comme cela moi. J’aimais glisser mes doigts dans tes cheveux si doux, jouer à les étirer, déroulant les ondulations…

    Et ton corps tout entier, qui te complexais, je l’aimais moi. J’aimais le toucher, le caresser, le sentir frémir, se tendre et se crisper sous mes doigts, sous mes lèvres… J’aimais te faire jouir, ma douce petite fée.

    Notre histoire, notre parenthèse fut courte à l’échelle de ma vie mais inoubliable. Parce que tu as été (et tu le seras plus que probablement à jamais) la seule et unique femme de ma vie.

    Nous ne saurons jamais ce qu’il aurait pu advenir de notre histoire si nos vies avaient été différentes. Mais notre rencontre fut et restera l’une des plus belles de ma vie.

    Je te souhaite d’être heureuse ma douce S. Tu es et resteras à jamais précieuse et chère à mon cœur.

    A.

     

    #67048
    lafessée83
    Participant


    Tres belle lettre d’amour, écrit avec son coeur, passion, sincérité . Je ne te connais pas mais juste en lisant ta lettre on ressent tout se que tu a  vécu ? j’en ai eu la chair de poule .

     

    Pratique la fessée depuis plus de 30ans, recherche rencontres, amitiés

    #67054
    Saul
    Participant


    Très émouvant

    Suite sans doute à mon post récent, je reçois des sollicitations de fesseurs. donc pour éviter ses importuns avec lesquels je ne me connecterais je précise immédiatement que je suis HETERO, donc messieurs passez votre chemin MERCI

    #67060
    Anonyme
    Inactif


    très joli récit et très touchant bravo et merci

    #67063
    Anonyme
    Inactif


    J’aime beaucoup ce texte ,  pour tout ce qu’il dégage de “vie”. La même histoire ne m’aurait peut être pas autant  accroché  si l’accent n’était pas mis sur 2 points essentiels. La première surprise/émerveillement lors de la première rencontre et puis cette deuxième surprise/étonnement sur le sexe de l’être aimé énoncé presque en point final. Cette construction participe de l’âme de l’histoire  … les autres aspects “failles” “milieu clos hospitalier” ” force de la différence” … n’en sont tout simplement que magnifiquement éclairés . Bravo !

     

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